Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Administration le Dim 15 Mai 2011 - 6:40

Tome 1 : L'ASCENSION D'HORUS – Tome I du cylcle de l'Hérésie d'Horus par Dan Abnett

La Grande Croisade est en cours. Les
légions de l'Adeptus Astartes, branche suprême des armées de Terra,
ramènent un à un les mondes dispersés de l'Humanité dans le giron de
l'Imperium naissant. Les Primarques, aboutissement ultime des
expérimentations génétiques de l'Empereur, ses fils surpuissants,
imposants et magnifiques, mènent leurs armées de Space Marines de
victoire en victoire. L'aube d'une ère de suprématie s'annonce pour
l'Humanité. Le plus illustre parmi ces Primarques est Horus le
Glorieux, l'Astre Brillant, favori de l'Empereur. Il est le Maître de
Guerre, commandant en chef de la puissance militaire impériale ayant
assujetti un millier de millier de mondes ; grand conquérant, guerrier
sans égal et diplomate suprême.
Horus est un astre ascendant, mais jusqu'où un astre peut-il s'élever avant de déchoir ?



Tome 2 : LES FAUX DIEUX – Tome II du cycle de l'Hérésie d'Horus par Graham McNeill

La Grande Croisade se poursuit ;
l'Empereur de l'Humanité en a confié les rênes à son fils favori,
Horus, le Maître de Guerre. Tout ne va cependant pas pour le mieux au
sein des armées de l'Imperium. Horus est toujours l'objet de la
jalousie et du ressentiment de ses frères Primarques, et il lui faut
également combattre ses démons intérieurs. Affaibli par la blessure
qu'il reçoit au combat dans le système de Davin, parviendra-t-il à
résister à toutes les tentations que le Chaos peut offrir ?

Le récit épique de l'Hérésie se poursuit dans cette suite de L'ascension d'Horus. Le destin de la galaxie repose désormais sur le simple choix d'un seul homme : la loyauté… ou la dissidence ?



Tome 3 : LA GALAXIE EN FLAMMES – Tome III de la série L’Hérésie d’Horus par Ben Counter

Ayant récupéré de ses graves
blessures, le Maître de Guerre lance les forces de l'Imperium
triomphant contre le monde séditieux d'Istvaan III. Les rebelles y sont
rapidement écrasés, mais la trahison d'Horus se révèle enfin quand la
planète est bombardée d'ogives virales, et les Space Marines se
tournent les uns contre les autres, dans la bataille la plus déchirante
qu'il puisse s'imaginer.
Ben Counter mène à sa conclusion la trilogie d'ouverture de cette nouvelle série épique. L'Hérésie d'Horus a commencé !



Tome 4 : LA FUITE DE L'EISENSTEIN – Tome IV du cycle de l'Hérésie d'Horus par James Swallow

Ayant été témoin du massacre des
forces impériales sur Istvaan III, le capitaine Garro de la Death Guard
s’empare d’un vaisseau et part vers Terra informer l’Empereur de la
trahison d’Horus.
Endommagé par des tirs ennemis, l’Eisenstein
se retrouve à la dérive dans le Warp, la dimension des Puissances de la
Ruine. Garro et ses hommes arriveront-ils à survivre aux appétits du
Chaos et à avertir l’Empereur avant que les desseins d’Horus ne
s’accomplissent ?



aigle2
Administration

Administration
Admin
Admin

Messages : 6892

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Administration le Dim 15 Mai 2011 - 6:44

Tome 5 : FULGRIM – Tome V de la série L’Hérésie d’Horus par Graham McNeill

Nous sommes au trente et unième
millénaire, et l’Humanité est à l’apogée de sa puissance. Tandis que la
Grande Croisade menée par le Maître de Guerre continue de conquérir la
galaxie, Fulgrim, primarque des Emperor’s Children, lance ses guerriers
au combat contre un infâme adversaire extraterrestre. Dans le sang de
cette campagne pousseront les graines qui mèneront cette fière légion à
la trahison, et lui feront emprunter les voies de la corruption la plus
sombre.
En prélude au Massacre du Site
d’Atterrissage sur Istvaan V, Graham McNeill relate la déchéance
tragique de Fulgrim dans ce nouveau roman consacré à l’Hérésie d’Horus.



Tome 6 : LE RETOUR DES ANGES – Tome VI du cycle de l'Hérésie d'Horus par Mitchel Scanlon

Un nouveau voile est levé sur
l'Hérésie d'Horus, cette guerre civile qui faillit mettre à bas
l'Imperium de l'humanité, il y a dix mille ans. Ce volet explore la
sombre et mystérieuse histoire de la légion des Dark Angels et de son
primarque, Lion El'Jonson.
Lorsque la flotte impériale redécouvre
la planète Caliban, l'Empereur et son fils égaré sont enfin réunis.
Mais alors que les Dark Angels d'hier et d'aujourd'hui rejoignent la
Grande Croisade, le destin est en marche et changera à jamais Caliban,
son peuple, et la légion.



Tome 7 : LÉGION – Tome VII du cycle de l'Hérésie d'Horus par Dan Abnett

Un grand confit s’annonce, et il
engouffrera l’Imperium de l’Humanité. Les Space Marines de l’Alpha
Legion, la dernière et la plus insondable de toutes les légions
Astartes, arrivent sur un monde dévoyé pour y soutenir l’Armée
Impériale dans une campagne de pacification contre des forces étranges
et incompréhensibles. Mais quelles sont leurs motivations ? L’Alpha
Legion est-elle digne de confiance, et quel camp choisira-t-elle quand
la grande guerre débutera ? Les allégeances vont être mises à
l’épreuve, et les manœuvres d’une organisation xenos révélées, alors
que le destin de l’Humanité repose dans la balance.



Tome 8 : MECHANICUM – Tome VIII du cycle de l'Hérésie d'Horus par Graham McNeill

Le Savoir c’est le Pouvoir
Alors que les flammes insidieuses de la trahison se répandent dans
l’Imperium, Horus commence à mobiliser les forces qui lui sont loyales
et complote afin de corrompre ou d’anéantir ceux qui tentent de
s’élever contre ses projets. Un combat s’engage, un combat pour le cœur
et l’âme des forces impériales dans lequel l’Astartes, l’armée
impériale, les légions Titaniques et bien d’autres encore vont être
entraînés, avec ou sans leur consentement. Dans ce récit aux
proportions épiques, Graham McNeill nous plonge dans l’histoire de la
guerre civile qui déchira Mars et qui fut à l’origine du Mechanicum
noir.



aigle2


Dernière édition par Horus Lupercal le Dim 15 Mai 2011 - 6:50, édité 1 fois
Administration

Administration
Admin
Admin

Messages : 6892

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Administration le Dim 15 Mai 2011 - 6:49

Tome 9 : CHRONIQUES DE L'HÉRÉSIE – Tome IX du cycle de l’Hérésie d’Horus

Nous sommes au trente et unième
millénaire, et l’humanité s’est propagée à travers la galaxie. Quand
Horus le Maître de Guerre se rebelle contre l’Empereur, la guerre
civile qui s’ensuit manque de détruire l’Imperium. Le conflit fait rage
sur des planètes entières, opposant les Space Marines à leurs anciens
frères de bataille dans une lutte dont seule la mort est la véritable
gagnante. Ce recueil de nouvelles raconte l’héroïsme et les tragédies
de cette époque troublée, sous la plume des auteurs vedettes de
l’Hérésie d’Horus : Dan Abnett, Graham McNeill, James Swallow et
quelques autres.



Tome 10 : LES ANGES DÉCHUS – Tome X du cycle de l’Hérésie d’Horus par Mike Lee

Dans cette suite au roman Le Retour des Anges,
les Dark Angels font face à de terribles épreuves. Arrivant dans le
système de Gehinnom, Lion El’Jonson et ses Dark Angels tentent de
devancer les forces du traître Horus et prendre le contrôle
d’installations de production, essentielles aux plans du Maître de
Guerre pour renverser l’Empereur. Pendant ce temps, sur Caliban, Luther
et les autres frères de la légion se sentent abandonnés par leur
primarque ; rapidement la guerre civile embrasse le monde alors que les
dissidents tentent de s’affranchir du joug impérial. Les Dark Angels
sont alors plongés dans un conflit fratricide où toutes les certitudes
volent en éclats et où les sombres secrets de la légion sont enfin
révélés…



Tome 11 : La Bataille des Abysses

Alors que la nouvelle de la trahison d’Horus se répand, la Grande Croisade s’arrête alors que les primarques et leur légion décident leur allégeance, loyaux envers l’Empereur, ou rejoindre la rébellion et les rangs du Maître de Guerre Horus.

Alors que le Maître de Guerre déploie ses forces, des Astartes loyalistes apprennent que la légion Word Bearers a envoyé une flotte vers Ultramar, le monde natal de la légion des Ultramarines, pour le détruire. À moins qu’ils ne parviennent à l’intercepter et la détruire, les Ultramarines risquent de se voir porter un coup dont ils ne pourront jamais se remettre.

La Bataille des Abysses continue le récit épique de l’Hérésie d’Horus, une guerre civile galactique qui a failli provoquer l’extinction de l’humanité.



Tome 12 : Un Millier de Fils

La Grande Croisade est à son apogée, et les Thousand Sons sont parmi les guerriers les plus dévoués à l’Empereur. Bien que hautement loyale, la légion de Magnus le Rouge est considérée avec méfiance pour ses pratiques arcaniques : craint par l’Imperium qu’il a juré de servir, le primarque est appelé sur la planète Nikæa pour y répondre d’accusations de sorcellerie.

Accablé par le sort, Magnus prophétise la trahison du Maître de Guerre, et avertit l’Empereur en faisant usage de ses pouvoirs interdits, poussant alors le Seigneur del’Humanité à envoyer Leman Russ, primarque des Space Wolves, attaquer Prospero. Mais Magnus a vu au-delà de la traîtrise d’Horus, et ses révélations vont sceller à jamais le sort de sa légion.



Tome 13 : Némésis

Après les horreurs de Istvaan V, Horus déclare la guerre ouverte contre l’Imperium. Dans les ombres du palais de l’Empereur sur Terra, de puissants personnages se réunissent : leur plan consiste à envoyer une équipe d’assassins pour exécuter l’architraitre Horus et mettre un terme à cette guerre avant qu’elle n’embrase la galaxie.
Mais ils ne peuvent savoir qu’un autre assassin est déjà en route, son attention tournée vers la mort de l’Empereur.
Par l’auteur de La Fuite de l’Eisenstein, et Blood Angels : Deus Encarmine et Blood Angels : Deus Sanguinius.



aigle2
Administration

Administration
Admin
Admin

Messages : 6892

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Dim 15 Mai 2011 - 7:08

Voilà que me rappelle des souvenirs, voyons ce que je retrouve dans les archives de mon disque dure.
Voici 3 commentaires que j'avais fait il y a quelques années à propos des 3 premiers volet de l'Hérésie :

aigle2

L’ascension d’Horus – Dan Abnett

Nous sommes au 31ème millénaire. L’immortel Empereur de l’Humanité conquiert la galaxie à l’aide de ses soldats génétiquement améliorés, les Space Marines. C’est un nouvel âge d’or pour l’humanité, qui profite à nouveau des découvertes technologiques, scientifiques, sociologiques après des millénaires de chaos et de barbarie. Tout semble se dérouler pour le mieux, et l’expédition militaire de la Légion des Luna Wolves vole de succès en succès.

Mais à l’approche d’un nouveau système de colons humains « perdus » à annexer, la solide mécanique de conquête impériale menace de se gripper : l’Empereur s’est retiré des champs de bataille, et a délégué son pouvoir militaire à son premier fils, le Primarque Horus. Le nouveau Maître de Guerre ne comprend pas les raisons de son père, et a du mal à faire accepter son nouveau rang à ses autres frères. La mort de son meilleur capitaine le destabilise, et les mystères du monde 63-19 récemment annexé font progressivement doûter de la parole de l’Empereur.

Loken, jeune capitaine fraîchement promu au rang de conseiller militaire du Maître de Guerre, se questionne également sur les changements progressifs qu’il observe au sein de la légion. Un ordre secret, la Loge, s’insinue au coeur de leurs forces militaires. Ses réunions secrètes menacent-elles de créer un contre-pouvoir au sein de la légion ? Quelle créature a donc pris le contrôle d’un frère de bataille, rendant le space marine possédé encore plus fou qu’un berserker ?

Dan Abnett est un scénariste et écrivain déjà connu pour ses récits de super-héros. Son implication dans la Black Library est plutôt prolifique, et il apporte à l’univers de Warhammer 40.000 un style vif, rapide, haletant. Un plaisir à lire pour découvrir la genèse de l’univers 40k ou bien tout simplement pour passer un bon moment avec un ouvrage d’action et de science-fiction.


Les Faux Dieux – Graham McNeill

Alors que le Maître de Guerre Horus progresse sur les champs de bataille de la Grande Croisade, de récents événements ont troublé l’optimisme de son état-major. Sa Légion de Space Marines, devenue la plus populaire lors de la promotion du Primarque Horus, est soumise à une pression énorme. Sous les feux de la rampe, elle ne peut se permettre le moindre écart. Et Horus supporte de plus en plus mal les regards jaloux de ses Frères Primarques.

Alors que sa flotte de guerre fait route vers la lune de Davin, Horus est en proie au doute. Sur ce satellite naturel, il y a laissé un contingent de l’armée Impériale, afin de contrôler le système récemment annexé à l’Imperium. Mais il sait au combien le choix du chef de ce contingent était mauvais. Le soldat était faible, et il a rapidement chuté dans l’incompréhension et la rébellion. Pour Horus, le seul responsable de cette trahison n’est que lui-même. Ainsi rumine le Primarque alors que son vaisseau entre en orbite autour de Davin.

Mais sur le sol de la planète, un terrible piège achève de se refermer sur le Primarque. Des forces maléfiques se sont emparées de la lune, pervertissant les gardes impériaux. Et sur cette lune maudite, Horus tombe, blessé par une lame empoisonnée. Alors le Chapelain Erebus, des Word Bearers, propose un terrible marché. Accepter l’aide d’une secte de Davin et ses soins occultes, ou laisser mourir le Primarque. Les généraux d’Horus se divisent. Mais l’élan du cœur est plus fort que la raison. Et remis affaibli entre les griffes des serviteurs du Chaos, Horus va basculer…

Second tome de la collection L’Hérésie d’Horus, ce roman tient les promesses du premier opus de Dan Abnett. S’il est vrai que le style de Graham McNeill n’est pas aussi dynamique que son confrère, l’auteur est travailleur et sa besogne porte ses fruits. L’ouvrage se lit donc très bien, sans perdre de son souffle ni de sa dimension dramatique. Les graines de l’Hérésie apprêtent à germer, et le lecteur retient son souffle…


La Galaxie en Flammes – Ben Counter

Horus a survécu à ses blessures sur la lune de Davin, mais l’épreuve l’a profondément changé. Désormais persuadé que l’Empereur complote en secret contre l’Humanité, il se prépare à mener une contre-croisade contre l’Imperium. Lentement, avec l’aide du chapelain Erebus, il dresse de secrètes alliances avec une partie de ses frères Primarques prêts à embrasser sa cause. La rébellion se prépare. Et elle éclatera sur le système d’Istvaan.

Lorsque les forces d’assaut des Sons of Horus, des Emperor’s Children, des World Eaters et de la Death Guard renversent le monde-capitale d’Istvaan III, ils sont loin de se douter quelle horrible trahison s’apprête à commettre le Maitre de Guerre. Et pourtant. La première vague d’assaut Space Marine n’est composée que des éléments les plus loyaux à l’Empereur, ceux-là même qui s’opposeraient à l’hérésie d’Horus. Aussi doivent-ils mourir, au plus vite. Istvaan III sera leur tombeau. Pour cela, les partisans d’Horus s’apprêtent à lancer sur les frères le pire fléau : un bombardement biologique orbital, qui détruira toute forme de vie sur la planète.

Le complot est démasqué quelques instants avant son exécution, mais il est déjà trop tard pour le déjouer. Alors que le feu viral s’abat sur Istvaan III, les Spaces Marines assistent, incrédules, à la trahison de leur Seigneur. Les survivants de ce massacre devront faire face à la seconde vague d’assaut, cette fois-ci destinée à les achever, sans reddition ni merci. Les loyalistes n’ont alors plus qu’un seul espoir : retarder le plus longtemps possible leurs anciens frères d’armes, en menant une lutte héroïque mais désespérée, tandis qu’un vaisseau de faible tonnage, l’Eisenstein, tente de forcer le blocus rebelle pour prévenir à temps Terra…

Ben Counter achève ici la trilogie d’ouverture de l’Hérésie d’Horus. Cette collection, qui retrace l’historique de l’univers Warhammer 40.000, s’est concentrée tout d’abord sur le Maître de Guerre Horus. Le Primarque hérétique, qui provoqua dans sa folie l’embrasement de la galaxie pour dix millénaires. Ben COunter se consacre donc à nous décrire, non sans brio, la terrible campagne d’Istvaan. Le style colle avec l’action militaire et le désespoir de ces héros, déchirés entre leur loyauté envers l’Empereur et Horus. L’esprit chevaleresque de ces héros ressort dans cette joute titanesque, où le camp félon n’hésite pas à user de la traitrise et d’armes proscrites pour abattre les nobles vassaux de l’Empereur. Roman agréable à lire, cet opus conclue la trilogie sans lasser le lecteur. Bien au contraire, Ben Counter sait comment retenir notre souffle jusqu’aux dernières pages, et nous donner envie de continuer la série. Malheureusement, cet élan ne sera pas tenu par tous les ouvrages à venir, et il faudra attendre le tome 5, Fulgrim, pour que la suite des événements d’Istvaan (et le massacre du débarquement d’Istvaan V) soient enfin narrés. Une cassure de rythme, que l’on retrouve avec le très médiocre tome 6, et qui handicape lourdement la série. La Galaxie en Flammes conclue avec cette trilogie l’ensemble de tomes probablement les plus
réussis à ce jour de cette collection.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Mer 18 Mai 2011 - 6:44

Voici quelques autres commentaires que j'avais pondu il y a quelques années sur d'autres romans de l'Hérésie :

La Fuite de l’Eisenstein – James Swallow

Témoin malheureux du massacre des forces impériales lors de la trahison d’Istvaan III, le capitaine Garro de la Death Guard s’empare d’un vaisseau et s’enfuit vers Terra pour avertir l’Empereur de la trahison d’Horus. Mais le vaisseau, de faible tonnage, subit de nombreux dégâts en forçant le blocus ennemi, et l’Eisenstein se retrouve à la dérive dans le Warp, la dimension parallèle permettant le voyage à vitesse supra-luminique. Dans cet univers secondaire, les forces démoniaques du Chaos violent les protections affaiblies du vaisseau et pénètrent sur ses ponts. Garro et ses hommes vont devoir affronter les horribles démons de la peste ! Arriveront-ils à survivre aux appétits du Chaos et à avertir l’Empereur avant qu’Horus puisse profiter de son effet de surprise ?

Quatrième tome de la série L’Hérésie d’Horus, ce roman reste avant tout un récit d’aventures spatiales. Il permet de compléter le tome 3 de Ben Counter qui s’achevait sur la terrible campagne d’Istvaan III en s’intéressant à la fuite des derniers loyalistes du système. S’en suit une épopée space-opéra relativement bien construite, avec suffisamment d’imagination et de style pour trembler d’effroi face aux démons du warp. La rencontre avec le Primarque Dorn en fin d’ouvrage mériterait d’être mieux travaillée, mais James Swallow arrive tout de même à rester crédible. Même si Graham McNeill, dans le tome 8, donnera de meilleures répliques au Primarque des Imperial Fists, selon mon goût. Si ce roman reprend non sans difficulté la première trilogie consacrée à Horus, il s’en sort assez bien pour nous livrer un récit haletant.


Fulgrim – Graham McNeill

Le Primarque Fulgrim de la Légion des Emperor’s Children est un perfectionniste. Outre l’honneur de porter le nom d’Empereur dans le titre de sa Légion, il cherche constamment à repousser les limites martiales de ses Space Marines. Lors d’une campagne de conquête d’un système alien, il découvre, au cœur de la capitale ennemie, une curieuse arme que vénèrent ces créatures extra-terrestres. Il est loin de se douter que l’objet est enchanté, et que quiconque brandit cette arme devient le jouet du démon qui l’habite !

Graham McNeill dresse un portrait peu flatteur de Fulgrim. Il est présenté comme un être arrogant, un amateur d’art qui se conduit dans ce domaine comme un dilettante sans réels talents, un arriviste que la possession démoniaque finit par vaincre assez facilement. Toute la trahison de sa Légion pour se vouer au Culte de Slaanesh, le Prince des Plaisirs, montre au combien la chair du Primarque est faible !


Dans sa seconde partie, Fulgrim permet de reprendre le récit de l’Hérésie d’Horus. Après le massacre d’Istvaan III, Horus tend un piège aux loyalistes venus le détruire. Il s’enterre sur Istvaan V et encaisse l’assaut des impériaux. Pendant ce temps, d’autres légions rebelles débarquent, et révèlent au dernier moment leur trahison ! Pris en étau, les forces loyalistes sont défaites. C’est un coup dur pour l’Imperium, qui se prépare alors à subir le terrible siège de Terra.

Ce cinquième tome, bien que correctement écrit, n’est pas vraiment des plus utiles. L’action tarde à revenir sur les événements d’Istvaan, et le pauvre Fulgrim passe pour le dindon de la farce. Un texte agréable à lire malgré tout, pour un scénario un peu ronflant.


Légion – Dan Abnett

Je n’avais pas eu occasion de reprendre ma série de lectures autour de l’Hérésie d’Horus et la genèse des Space Marines. Nous revoilà donc plongés dans l’univers Warhammer 40.000 avec ce nouvel opus signé Dan Abnett. Ce septième tome nous dévoile un peu plus l’historique de l’Alpha Legion, le plus mystérieux chapitre de la Première Fondation, dont les raisons de leur traîtrise sont des plus énigmatiques…

Legion est bâti, comme son sous-titre l’indique, en deux parties : « Secrets et Mensonges ».

Secrets, tout d’abord. En prenant comme scène de théâtre la campagne de « pacification » des Nurthiens, Dan Abnett nous décrit l’un des corps d’élite du temps des Guerres d’Unification de Terra : le Géno. Ces soldats, dont la lignée a été sélectionnée au fil des générations, sont des troupes soudées par un attachement fort à l’humanité et à leur régiment. Ce sont d’excellents guerriers, mais bien entendu en-dessous des capacités des Space Marines de l’Alpha Legion, venus leur apporter un soutien stratégique dans leur campagne militaire. Cependant, l’Alpha Legion ne se déploie pas en grand nombre, comme le feraient les capitaines des autres Légions Astartes. Bien au contraire, cette légion utilise la ruse, l’infiltration et l’information pour saper l’ennemi. Mais son talent ne se limite pas à collecter des données sur les ennemis de l’Empereur. Ses agents sont partout : ils sont marqués d’un tatouage en forme d’hydre sur la hanche. Ce sont des compagnons d’arme, des sous-officiers, d’apparence loyaux à l’Empereur, mais en vérité obéissant aux Primarques jumeaux Alpharius et Omégon. Que veulent-ils du Géno et jusqu’où iront-ils pour assouvir les intérêts de leur Légion ? Sont-ils si clairvoyants et si stratèges qu’ils le disent ? Peut-on duper deux Primarques de l’Empereur ?

Mensonges, enfin. Car même les plus avisés Space Marines restent des humains, parfois aveuglés par leurs idéaux. Lorsque la Cabale, organisme d’extra-terrestres luttant contre l’Humanité, prédit la trahison d’Horus, elle voit là l’occasion d’anéantir l’Humanité dans une lutte intestine contre le Chaos. D’une pierre deux coups : la Cabale veut détruire les deux fléaux majeurs de la Galaxie, selon elle. Aussi va-t-elle user de tous ses artifices pour duper les Primarques jumeaux, et les persuader que rejoindre la cause d’Horus est la meilleure voie afin de provoquer la destruction du Chaos, quant bien même l’Humanité doit en périr. Il faudra user de tous les charmes possibles, de la flatterie la plus vile et des raisonnements les plus fallacieux pour entraîner les Primarques. Mais le résultat va au-delà des attentes de la Cabale.

Dan Abnett amène une nouvelle donnée dans l’Hérésie d’Horus : la trahison des autres races « intelligentes » de la Galaxie contre l’Humanité, ou du moins l’existance d’un complôt entrevoyant l’hypothèse de l’auto-destruction de l’Humanité par le Chaos. Le résultat sera sans équivoques : si l’Alpha Legion n’avait pas trahi l’Empereur, peut-être n’y aurait-il pas eu de siège de Terra, et les légions rebelles auraient été écrasées en quelques décennies. Au lieu de cela, dix mille ans de chaos attendent désormais l’Humanité…


Mechanicum – Graham McNeill

Mars la Rouge, terraformée aux premiers temps de l’ère spatiale, est devenue le berceau du Méchanicum, gardiens technologiques du savoir humain. Alors que l’Empereur de Terra poursuit sa grande Croisade dans la galaxie, la puissante alliance entre l’Impérium et le Méchanicum porte ses premiers fruits. Mais l’Empereur est-il l’Omnimessie annoncé par les prophètes technoprêtres ? Est-il un imposteur, comme le prétend l’émissaire du Maître de guerre Horus ? La planète toute entière retient son souffle, alors que les graines de l’Hérésie éclosent à leur tour. Bientôt, les Titans vont s’affronter et les adeptes ravager les forges de leurs rivaux loyalistes. Mars sombrera dans le chaos, et le rêve d’un avenir humain radieux s’envolera en fumées.

Méchanicum est le huitième tome de la série « L’Hérésie d’Horus« , dans la collection Warhammer 40,000 de la Black Library. Graham McNeill nous régale de son récit d’action, prenant pour scène la plaène Mars terraformée et ultra-industrialisée du 31ème Millénaire. Le rythme du récit est bien soutenu, mais McNeill ne manque pas de nous régaler de croustillants détails sur cette fameuse planète Mars futuriste, au cœur de l’univers 40,000. L’Hérésie ravage la galaxie. Les troupes rebelles d’Horus ont dévoilé leur traîtrise sur Istvaan III et chacun se doit de choisir son camp. La guerre vient donc à son tour ravager la techno-Mars, pour le plus grand malheur de l’humanité. Graham McNeill n’a de cesse de nous rappeler, dans ce roman inspiré de l’historique du wargame, combien la guerre civile sur Mars fut cruelle et destructrice, réduisant en cendres une grande part de la mémoire de l’Humanité.

Un roman très stimulant pour les amateurs de l’univers 40,000 qui saura également intéresser les fans de planet-opéra et de Mars futuristes. Sans être un grand roman de SF, Mechanicum est suffisamment bien construit pour faire passer un bon moment à son lecteur. What else ?


aigle2

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Amiral Tiberius le Mer 18 Mai 2011 - 8:02

Intéressant mais je suis pas forcément d'accord avec tous tes commentaires et critiques. rire1

Concernant Fulgrim, à mon humble avis, c'est quand même pour le moment le meilleur roman de la série de l'Hérésie, avec en second Un Millier de fils. J'adore le style saga épique et romanesque imprimé par McNeil dans ces deux romans. On ressent bien l'ambiance profonde de la période dite des Croisades et de l'Imperium en pleine expansion.


bloodangels
"Il n'y a pas de paix parmi les étoiles, seulement une éternité
de guerres et le rire des dieux avides. "
(Markus Dante, L'Inferno)
Amiral Tiberius

Amiral Tiberius
Scout
Scout

Messages : 113
Age : 31
Localisation : In Hell

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Ven 20 Mai 2011 - 6:33

Quelques autres critiques de mon cru.

Le retour des anges – Mitchel Scanlon

Fin 2008, nouvelle publication dans la série « L’hérésie d’Horus » de la Black Library. Tout de suite acheté, immédiatement lu, et bien entendu blogué !

Un nouveau voile est levé sur l’Hérésie d’Horus, cette guerre civile qui faillit mettre à bas l’Imperium de l’humanité, il y a dix mille ans. Lion El’Jonson, Primarque des Dark Angels, a grandi sur la planète forestière de Caliban. Recueilli par l’Ordre, confrérie de chevaliers, il gagne en force et en puissance.

Lorsque la flotte impériale redécouvre la planète Caliban, l’Empereur et son fils égaré sont enfin réunis. Mais la rencontre entre les Dark Angels de Terra et les chevaliers de l’Ordre promus au rang de space marines n’est pas sans exacerber certaines tensions et jalousies, que les événements de l’Heresie d’Horus n’auront aucune difficulté à révéler au grand jour…

Nouvel opus de la décalogie « L’Hérésie d’Horus » consacré à la genèse de l’Impérium (univers Warhammer 40.000), la rédaction de ce tome a été confiée àMitchel Scanlon. Déjà connu pour ses romans consacrés à Spider-man, cet auteur anglais a également contribué à la revue de comics warhammer de la Black Library.

Alors que les cinq premiers volets étaient consacrés à l’avènement de l’hérésie du Maître de Guerre Horus, vécue depuis le camp renégat, il restait encore à décrire les légions restées fidèles à l’Empereur dans ces heures sombres. Malheureusement, ce sixième tome ne se limite pas à reprendre le cours des événements, mais à détailler le parcours de deux jeunes écuyers de l’Ordre sur Caliban, bien avant que la planète renoue contact avec Terra.

Ce choix de scénario aurait bien pu servir l’auteur, si le style accompagnait agréablement le déroulement des événements. Malheureusement, la description de chevaliers « techno-médiévaux » mélangeant artefacts technologiques et équipements médiévaux classiques, ne tient pas longtemps la route. Descriptions vives mais faciles, dialogues faibles, révélations clichés et suspens en eau de boudin.

La lecture de l’ouvrage lasse donc rapidement le lecteur, surtout si vous êtes déjà habitué à l’excellente plume de Dan Abnett chez le même éditeur. De plus, d’autres ouvrages de la Black Library expliquent certainement mieux que cet opus la genèse des Dark Angels… Même si « Les Anges des Ténèbres » de Gav Thorpe n’est pas une réussite totale non plus.


Les Anges Déchus – Mike Lee

La Légion des Dark Angels a rejoint la Grande Croisade parmi les étoiles. A sa tête, Lion El’Jonson, Primarque et fils de l’Empereur, vole de victoire en victoire aux côtés de ses frères d’arme. De tous ses frères ? Non, car il en a exilé une partie sur leur monde d’origine de Caliban. Et parmi eux figure Luther, son pourtant fidèle bras droit. Pour quelles raisons Jonson a-t-il répudié l’élite de son armée ? Le frère-archiviste Zahariel n’a de cesse de se le demander. Alors que les décennies s’écoulent, que les rumeurs de trahison du Maître de Guerre Horus leur parviennent, Jonson ne leur envoie plus un seul signe de vie. Les auraient-ils oubliés ?

Ces doutes ne vont que s’empirer lorsqu’une violente rébellion éclate sur Caliban. Une partie des nobles d’antan refusent l’industrialisation forcée de cette planète médiévale. A leurs yeux, ces actes ne peuvent que provoquer la chute de la planète. Comment la lumière de l’Empereur pourrait-elle détruire ce monde ? En n’éclaircissant pas suffisamment les ténèbres qui s’y cachent. Et si Caliban était déjà condamnée avant même que l’Empereur ne l’annexe à son empire ? Et si Jonson connaissait déjà la vérité ? Entre manipulations et trahisons, les Dark Angels bannis pourraient bien découvrir une part de vérité qu’il aurait mieux valu garder secrète…

Les Anges Déchus, dixième tome de la série Hérésie d’Horus, reprend la suite du très mauvais sixième tome, Le Retour des Anges. Mike Lee a du mérite pour continuer l’intrigue sur un si mauvais scénario, et s’en sort plutôt bien pour remonter le niveau. De plus, l’élaboration d’un scénario original quant à la sécession de Luther contre Jonson et l’Imperium ne peut que briller en faveur de Lee.

Mais il me faut tout de même tempérer ce tableau élogieux. Le livre s’articule toujours autour des aventures de Zahariel et Nemiel, les fameux amis rivaux du tome six. Ce duo raté, hérité de Scanlon, est toujours aussi mauvais, même si des années-lumière les séparent désormais. Ce nouveau tome n’aurait rien perdu à se concentrer uniquement sur Caliban, bien au contraire. Au lieu de cela, Lee s’égare dans une campagne mineure contre les forces d’Horus sans grand intérêt. Rajoutez à cela une traduction parfois limite et vous obtiendrez une lecture ennuyeuse des scènes les moins importantes. On ne rattrape pas aussi facilement un précédent tome des pires abysses de médiocrité.


La bataille des abysses – Ben Counter

Le Maître de Guerre Horus vient de trahir les idéaux de l’Empereur, et la Grande Croisade à travers la galaxie vole en éclats. Les Astartes, ces guerriers génétiquement modifiés à la force prodigieuse, sont divisés. Le frère combat le frère dans un duel à mort impitoyable.

Peu à peu, l’étendue de l’hérésie d’Horus se révèle aux Légions restées loyales à l’Empereur. Les Ultramarines de la planète Maccrage sont situés aux confins de la galaxie. Leur Primarque n’a pas encore eu vent de la guerre civile qui déchire l’Imperium. Sur l’astroport où le capitaine Cestus attend son vaisseau pour regagner le monde natal de sa Légion, des rumeurs parlent d’un imposant navire de guerre de la légion des Word Bearers. Le capitaine décide d’enquêter, à la tête d’un groupe d’autres Astartes également en transit. Ils réquisitionnent le vaisseau Wrathful de la Flotte Saturnienne et partent à la recherche de ce navire renégat.

Leur traque les mènera à travers l’espace réel et la dimension Warp dans une lutte à mort contre le navire-amiral des Word Bearers, leur révélant toute l’ampleur de la trahison de ces anciens frères d’arme. Cestus devra braver mille dangers, mais également faire face à l’animosité de ses compagnons d’arme, afin de mener à bien ce combat désespéré. Un combat dont l’enjeu n’est autre que la protection de son monde natal, Maccrage, menacé de destruction par les Word Bearers !

Ce onzième roman de la série L’Hérésie d’Horus se faisait désirer ! Le voici enfin publié en français, chez l’éditeur Bibliothèque Interdite. Signé de la plume de Ben Counter, il fallait s’attendre à un récit vif et haletant, dans un univers de space-fantasy particulièrement prenant. Et pour ce qui est de l’action, le lecteur ne sera pas déçu. Les batailles spatiales s’enchaînent aux combats à pied sur les quais des astroports et dans les coursives du gigantesque Furious Abyss. La dimension magique du Warp nous apporte son lot de créatures fantastiques et de duels psychiques.

Les acteurs de cette épopée spatiale sont assez hétérogènes, et il faut se détacher des personnages principaux pour trouver quelque chose d’intéressant parmi tous ces guerriers sur-vitaminés. Ben Counter, pour sa décharge, a choisi de décrire des personnages de Légions aux caractères bien marqués, presque caricaturaux. Un risque pour le récit : les attitudes barbares du capitaine Sapce Wolf Brynngar ou l’inflexible droiture du capitaine Cestus donnent des personnages très premier degré, sans véritable profondeur d’âme. C’est peut-être toute la difficulté de décrire des Space Marines, guerriers psychiquement conditionnés dont la capacité de réflexion semble parfois limitée par leur embrigadement quasi fanatique. Ben Counter se rattrape cependant avec la contre-amirale Kaminska, commandante saturnienne du Wrathful. Cette femme cultivée tolère avec beaucoup de difficulté l’autorité des Astartes. Elle jette un regard critique sur cette folle mission dans lequel est embarqué son vaisseau, et y laisse entrevoir non sans cynisme une parabole de la destruction future de l’Imperium. Va-t-elle jusqu’à suspecter que le véritable mal de cet empire n’est pas l’hérésie d’Horus mais ses guerriers Astartes eux-mêmes ? Le lecteur peut le supposer au travers de ses réflexions.

Ben Counter maîtrise également assez bien l’univers du jeu de figurines Warhammer 40,000. Les traits de caractère propres à chaque Légion représentée dans le récit sont conformes aux descriptions précédemment apportées par les autres auteurs de la série. Face aux droits et inflexibles Ultramarines, les barbares Space Wolves et les meurtriers psychopathes World Eaters marquent un violent contraste ! Il est d’ailleurs intéressant de noter que Ben Counter s’inspire beaucoup de la série Space Wolves de William King pour décrire ces guerriers de Fenris. Cette cohérence entre les différents ouvrages de la Black Library se retrouvera-t-elle également dans les prochains tomes de l’Hérésie d’Horus ? Il y a fort à parier que oui. L’éditeur, sur son blog, communiquait en début d’année sur les réunions d’auteurs entreprises afin de rédiger à plusieurs mains un final harmonieux pour cette série.

Des différences apparaissent peut-être plus avec la série Word Bearers d’Anthony Reynolds. Ce dernier présente une organisation post-hérésie de la Légion, ainsi que des dogmes religieux hérétiques un peu variants. Reynolds appuie plus sur le culte des dieux du Chaos, tandis que la religion de la Parole de Ben Counter prône une unification du Warp avec l’univers réel. Ce point particulier du culte de Lorgar peut cependant refléter des différences de trame entre les croyances pré-hérésie et l’évolution post-hérésie des Légions renégates. Un point de discussion intéressant pour tout joueur de la Légion Word Bearer.

La bataille des abysses marque également la première véritable apparition d’un membre de la légion des Thousand Sons. Les fils du Primarque Magnus le Rouge utilisent toujours leurs pouvoirs psy, malgré l’interdiction de l’Empereur. Cet acte rebelle ne va pas manquer de provoquer la colère des frères d’arme de Mhotep. Les tomes 12 et 13 de la série seront d’ailleurs consacrés à leur planète d’origine, Prospero, et à leur châtiment par la légion des Space Wolves. Le personnage de Mhotep ne peut donc qu’aiguiser notre appétit pour ces deux ouvrages à venir.

En conclusion, la bataille des abysses est un ouvrage tout à fait correct. Roman de gare, ouvrage sous licence, nous ne sommes certes pas dans de la grande S.F. littéraire. Que le lecteur néophyte en soit ici averti. La série de l’Hérésie d’Horus doit être lue avant tout comme un divertissement grand spectacle, et réussit très bien dans cette catégorie. Ce onzième tome n’est pas aussi fort sur le plan narratif que les trois premiers tomes, consacrés à Horus lui-même. Mais il réserve quelques agréables surprises, en attendant le dyptique des Thousand Sons, signés de mains de maître par Dan Abnett et Graham McNeill !

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Sam 21 Mai 2011 - 9:05

Et un dernier pour la route. What a Face

Un Millier de Fils – Graham McNeill

La Grande Croisade de l’Empereur de l’Humanité est à son apogée. Parties de Terra, ses légions de Space Marines ont conquis mondes après mondes. Menées par ses généraux les plus fidèles, ses fils Primarques, ces légions de guerriers génétiquement améliorés sont devenues invincibles. Les Thousand Sons font partie de ces serviteurs les plus dévoués. Le Primarque Magnus le Rouge les dirige avec droiture et paternalisme. Mais l’auguste fils de l’Empereur est aussi un puissant psyker, dont les pouvoirs effraient les seigneurs de l’Imperium. Après avoir fait la démonstration des pouvoirs psychiques de sa légion, Magnus s’est fait parmi ses frères primarques de dangereux ennemis. Leman Russ des Space Wolves et Mortarion de la Death Guard l’accusent de sorcellerie, et son procès s’ouvre sur la planète Nikaea. Poussé par le camp de l’accusation, l’Empereur doit y rendre un terrible jugement : quiconque fera à nouveau acte de sorcellerie sera considéré comme traitre et subira sa colère.

Accablé par cette sentence, Magnus ne peut se résoudre à se détourner des arcanes magiques. Explorant toujours plus profondément les ténèbres du Warp, il entrevoit la vision d’un Imperium foudroyé, où Horus et ses frères renégats assiègent Terra. Magnus décide alors de braver l’édit de son père et de prévenir le Trône d’Or. Mais en faisant cela, il dévoile sa rébellion face aux Lois de l’Empereur, et s’attire les foudres de son père. Leman Russ et ses Space Wolves porteront la colère de l’Empereur jusque sur Prospero, les loups sont aux portes de la planète !

Il y a bien longtemps que je n’avais pas été aussi enthousiaste à la lecture d’un récit de la série « L’hérésie d’Horus » , publiée par la Bibliothèque Interdite. Pas depuis la trilogie ouvrant la saga autour d’Horus et des voies l’ayant conduit à sa traitrise. Graham McNeill nous livre ici un roman époustouflant de 631 pages haletantes, évoquant l’écriture d’un grande saga romanesque. Pour un roman de licence, nous avons droit à un texte de bonne facture, un page turner efficace et travaillé, dont il faudra également féliciter la traduction française de Julien Drouet. Bien entendu, un roman de space fantasy dans l’univers de Warhammer 40,000 déborde forcément d’action. Tous les ouvrages publiés sous cette collection présentent cette marque de fabrique. Mais comment Un Millier de Fils parvient-il à élever le texte au-dessus d’une banale série d’expéditions militaires ? En s’appuyant sur des personnages attachants et un scénario tragique capable de nous surprendre jusqu’à la dernière page.

Plonger dans Un Millier de Fils permet au lecteur de partir à la rencontre de personnages légendaires de l’univers Warhammer 40,000. L’Empereur et ses fils Primarques sont des figures fondatrices de l’Imperium. Mais bien peu de choses cependant sont rapportées concernant Magnus le Rouge, primarque renégat, et Arhiman, puissant sorcier des Thousand Sons. Tout au plus savons-nous que Magnus transgressa l’édit de l’Empereur sur les pouvoirs psychiques, et que son monde natal fut pour cela détruit par les Space Wolves. Dans ce roman, Graham McNeill revient donc sur ces événements contemporains à l’hérésie d’Horus et les analyse à la lumière des portraits de ses personnages principaux. Ainsi nous présente-t-il un Magnus le Rouge érudit, de première apparence réfléchi et contenu. Mais sous ce masque se dissimule un Primarque orgueilleux, vantard et égoïste, bien trop présomptueux quant à ses pouvoirs et son contrôle des esprits démoniaques avec lesquels il n’hésite pas à signer des pactes de puissance. Magnus pêche pour son orgueil, et sa soif de connaissance ésotérique l’emportera sur sa prudence. Le conseil de Nikaea l’a piqué à vif. Refusant d’écouter les précédentes mises en garde de son père, il outre-passe également ses lois. Magnus n’est pas un être détestable pour autant. Philanthrope et dirigeant attentionné pour son peuple et sa Légion, il n’en reste pas moins suffisant et incapable de connaître ses propres limites. Son manque de prudence provoquera sa propre perte. A l’opposé, Arhiman est décrit comme un puissant psyker, tout aussi bon capitaine d’armes. S’il croit au rêve d’âge de lumières de l’Imperium, il considère l’ésotérisme et la sorcellerie comme des sciences à part entière, et rêve d’en enseigner les arcanes aux citoyens de l’Empire humain. Cependant, Arhiman se méfie des prédateurs du Warp et connaît ses propres limites. Il ne prend aucun risque avec ses propres pouvoirs, sachant rester humble et sage là où Magnus se montre orgueilleux et irréfléchi. Les deux personnages s’opposent peu à peu au fil du roman, alors qu’Arhiman se met à douter de la sagesse de son Primarque.

Graham McNeill met en scène ses deux personnages sur bien des champs de bataille planétaires de ce lointain futur, mais également à bord des vaisseaux spatiaux de la Légion et sur la planète Prospero elle-même. L’intrigue suit pour beaucoup le même plan que les trois premiers tomes de la saga. Après une introduction triomphale sur un monde conquis, l’ambiance s’assombrit au fur et à mesure que les combats livrés révèlent leurs lots d’horreurs et de duperies. McNeill parvient à créer un contraste entre ces scènes sombres et l’ambiance radieuse de Prospero, et donne progressivement le sentiment que ce voile de ténèbres va s’abattre définitivement sur la planète des Thousand Sons. La tragédie est rapidement annoncée, et son dénouement inéluctable met immanquablement en haleine le lecteur. Car bien qu’il ne fasse aucun doute sur le sort de Prospero et de sa Légion, impossible de ne pas retenir son souffle lorsque s’enclenchent les rouages du destin !

Pour le douzième roman de la série, Graham McNeill nous offre avec Un Millier de Fils un roman de licence envoûtant, des plus divertissants et au souffle tragique haletant. Il serait dommage de bouder son plaisir, tant les ouvrages de cette série « L’hérésie d’Horus » sont de qualité variable. Un second tome, plaçant cette fois-ci la tragédie sous le regard des Space Wolves, est attendu en version française pour les prochains mois. J’attends de m’y plonger avec impatience !

farao

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Ven 27 Mai 2011 - 13:03

Un petit mot sur NEMESIS de James Swallow.

Présentation :

Après les horreurs d'Isstvan V, Horusse déclare en guerre ouverte contre l'Imperium. Dans les recoins sombres du palais de l'Empereur, de bien mystérieuses personnes tiennent réunion. Leur plan est d'envoyer une équipe d'assassins pour exécuter l'archi-traître Horus et mettre ainsi un terme à cette guerre avant même qu'elle n'embrase toute la galaxie. Mais ce qu'ils ne peuvent savoir, c'est qu'Horus et ses sombres alliés se sont engagés dans un plan tout aussi sinistre que le leur.

Avis :

Le chiffre XIII portera-t-il malheur à l'un des deux camps dans cette guerre fratricide ? En tous les cas elle marque un tournant dans la guerre.

En effet, nous nous éloignons ici des premiers temps forts de l'Hérésie, les évènements d'Istvaan sont déjà loin et la guerre prend sa véritable ampleur, le Maître de Guerre se construisant une route vers Terra en soumettant à son autorité une série de systèmes clés. Que ce soit par la force armée ou la simple terreur qu'inspirent son nom et ses actes.

Ainsi, les Space Marines ne sont plus les seuls concernés, chaque homme ou femme de l'Imperium se trouve confronté à la terreur de la division, contraint de faire le choix entre l'Empereur et Horus, premier de ses Fils. Chaque monde se trouve en proie aux doutes, aux luttes inestines. Dans ce contexte particulier, des forces laissées dans l'ombre jusque là vont tenter de prendre les choses en main.

James Swallow signe là un ouvrage original puisque réunissant tous les éléments les plus douteux de l'Imperium : les Assassins. Car ces méthodes sont celles dont ne peuvent vouloir l'Empereur et ses Fils, contraires à leurs idéaux de noblesse et d'humanisme. Mais dans une galaxie en proie à de tels bouleversements, la frontière est mince entre la noblesse d'âme du combattant et le pragmatisme de dirigeants humains à la longévité bien moins importante. LEs recours les plus extrêmes trouvent alors une justification (bonne ou mauvaise).

L'auteur nous donne donc de nombreux éléments de compréhension sur ces hommes et femmes de l'ombre que sont les Assassins, leur hiérarchie, leurs motivations, leurs capacités. Mais aussi sur ceux qui depuis la "lumière" les dirigent. Un livre aux révélations étonnantes qui donne à réfléchir sur les motivations de chaque camp et sur leur légitimité...

Le livre du tournant. Là où le conflit prend sa vraie forme.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Dim 29 Mai 2011 - 10:29

L'hérésie D'Horus, nouvelles : La Tour Foudroyée / Le Roi Sombre - édition limitée

Présentation :

Le Roi Sombre, de Graham McNeill, se penche sur le mystérieux Konrad Curze, le Night Haunter, alors que Dan Abnett, dans sa nouvelle La Tour Foudroyée, introduit Rogal Dorn lorsqu'il est sur Terra, préparant les défenses du palais de l'Empereur.

Avis :

Ces deux courtes nouvelles sont passionnantes, bien écrites et surtout nous permettent de mettre en relation et de confronter deux Primarques : Rogal Dorne des Imperial Fists et Konrad Curze des Night Lords. Ces histoires permettent donc de voir coment à la veille de la plus grande bataille de l'Humanité, deux des principaux acteurs, deux généraux, se rappellent avec mélancolie de leur passé commun et des évènements qui les ont amené à s'éliogner l'un de l'autre jusqu'à la tragédie du combat fratricide. Deux oeuvres pleines de justesse, compléments de la trame principale, à apprécier tranquillement dans un fauteuil entre deux tomes de L'Hérésie d'Horus.

Auteurs : Dan Abnet (La Tour Foudroyée) & Graham McNeill (Le Roi Sombre)



emperor

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Lun 30 Mai 2011 - 7:49

L'hérésie d'Horus Tome 1 : L'ascension d'Horus.

Présentation :

La Grande Croisade est en cours. Les légions de l'Adeptus Astartes, branche suprême des armées de Terra, ramènent un à un les mondes dispersés de l'Humanité dans le giron de l'Imperium naissant. Les Primarques, aboutissement ultime des expérimentations génétiques de l'Empereur, ses fils surpuissants, imposants et magnifiques, mènent leurs armées de Space Marines de victoire en victoire. L'aube d'une ère de suprématie s'annonce pour l'Humanité. Le plus illustre parmi ces Primarques est Horus le Glorieux, l'Astre Brillant, favori de l'Empereur. Il est le Maître de Guerre, commandant en chef de la puissance militaire impériale ayant assujetti un millier de millier de mondes ; grand conquérant, guerrier sans égal et diplomate suprême.

Horus est un astre ascendant, mais jusqu'où un astre peut-il s'élever avant de déchoir

Extrait :
Spoiler:
" LE MOURNIVAL FRANCHIT derrière le Maître de Guerre les portes en vitrail de son sanctum privé, une large pièce meublée avec goût, construite sous le puits des galeries d’audience, dans le flanc tribord du vaisseau-amiral. L’un des murs était de verre blindé, ouvert sur les étoiles. Devant eux s’affairaient Maloghurst et le Maître de Guerre, et le Mournival se recula dans les ombres, attendant d’être sollicité. Loken se raidit quand trois arrivants descendirent l’escalier de fer en colimaçon depuis la galerie supérieure. Les deux premiers étaient deux Astartes des Imperial Fists, rayonnants dans leurs armures de plates jaunes. La troisième silhouette était bien plus grande. Un autre dieu vivant. Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists et frère d’Horus.nomination d’Horus ; d’autres, comme Angron et Perturabo, avaient ressassé leur amertume, et il avait fallu beaucoup de diplomatie de la part du Maître de Guerre pour calmer leur colère et leur jalousie. Quelques-uns, comme Russ et le Lion, s’étaient cyniquement résolus à cette tournure des événements, sans montrer la moindre surprise.

Dorn salua chaleureusement le Maître de Guerre et alla s’asseoir avec lui et Maloghurst sur les sofas de cuir posés face au mur de verre. Des serviteurs leur apportèrent des rafraîchissements.

Rogal Dorn était un être aussi majestueux qu’Horus en toutes proportions. Lui et son entourage d’Imperial Fists accompagnaient la flotte expéditionnaire depuis quelques mois, même s’ils ne tarderaient plus à la quitter. D’autres devoirs, d’autres expéditions les appelaient. Loken avait entendu dire que le Primarque Dorn s’était joint à eux à la demande d’Horus, afin qu’ils pussent discuter à deux des attributions et prérogatives du rôle de Maître de Guerre. Depuis que cet honneur lui était échu, Horus avait sollicité l’opinion et les conseils de tous les Primarques sur ce sujet. Être nommé Maître de Guerre l’avait brutalement coupé d’eux et élevé audessus de ses frères, et il y avait eu des objections réprimées, notamment de la part de ceux qui estimaient que ce titre aurait dû leur revenir. La rivalité et la compétition sévissaient parmi les Primarques comme dans n’importe quelle fratrie.

Certainement guidé par la main habile de Maloghurst, Horus avait courtisé ses frères, calmé leurs craintes et apaisé leurs doutes, avait réaffirmé ses pactes, et s’était renouvelé l’assurance de leur coopération. Il ne voulait pas qu’aucun se sentît dépossédé, ni méprisé. Il ne voulait pas leur donner à penser qu’ils n’étaient plus écoutés. Certains, comme Sanguinius, Lorgar et Fulgrim, avaient dès le départ acclamé la

Mais d’autres encore, Guilliman, le Khan et Dorn avaient simplement emboîté le pas à Horus en acceptant le décret de l’Empereur comme le meilleur choix, et le plus évident. Horus avait toujours été le plus brillant, le premier d’entre eux et le favori. Eux ne doutaient pas qu’il fût taillé pour ce rôle, car aucun des Primarques n’avait jamais pu rivaliser avec ses exploits, ni accéder à la même intimité avec l’Empereur. C’était vers ces frères indéfectibles qu’Horus se tournait en premier pour demander conseil. Dorn et Guilliman incarnaient tous deux les parangons les plus dévoués des qualités impériales, commandaient leurs expéditions avec une dévotion et un génie militaire sans égaux. Horus briguait leur approbation comme un jeune homme aurait recherché celle de frères plus âgés et plus expérimentés.

De tous les Primarques, Rogal Dorn possédait peut-être l’esprit militaire le mieux aiguisé. Aussi ordonné et discipliné que celui de Roboute Guilliman, aussi intrépide que celui du Lion, mais aussi assez souple pour laisser parler l’inspiration, l’éclat de zèle qui avaient valu tant de lauriers à Leman Russ, au Khan et à leurs semblables. Les états de service de Dorn dans la Grande Croisade n’étaient surpassés que par ceux d’Horus, mais Dorn était réservé quand Horus était charismatique, et c’était pour cela qu’Horus avait constitué un choix aussi évident. En harmonie avec sa personnalité patiente et immuable, la légion de Dorn s’illustrait dans l’art du siège et les stratégies défensives ; le Maître de Guerre plaisantait à ce sujet, en affirmant que si lui savait prendre d’assaut les forteresses comme nul autre, Dorn savait les tenir. « Si je devais un jour attaquer un bastion en ta possession, avait-il lancé lors d’un récent banquet, la guerre durerait toute l’éternité : le meilleur en attaque contre le meilleur en défense ! » Les Imperial Fists n’auraient jamais pu être délogés de nulle part, même par toute la puissance des Luna Wolves."

Avis :

Très bien écrit, ce roman figure le début d'une grande saga livresque délivrant à ses lecteurs une histoire issue d'un univers de jeu complet et dont on ne connaissait que des bribes. Challenge d'autant plus difficile pour les auteurs qui se donnent la réplique dans les livres de cette saga : coucher sur le papier une histoire cohérente et épique issue d'un univers décrit comme chaotique et dont les créateurs gardaient volontairement les détails lesplus intéressants de l'historique dans l'ombre (par manque de temps autant que par commodité).

Ce premier volume met en scène le principal acteur d'un des plus formidables évènements de cet univers de WARHAMMER 40K, connu sous le nom "d'hérésie d'Horus". Et quel personnage serait plus central dans une trahison que le traître lui-même...

Les personnages principaux du roman sont des membres proches de cet illustre personnage, caricature futuriste et SF de Lucifer : Enfant d'un être surpuissant qui domine l'univers connu (je caricature un peu l'univers du livre bien sûr) qui trahit son père qu'il a fini par jalouser.

Bref un roman qui contient beaucoup de détails sur l'historique d'un des jeux de figurines et en ligne les plus connus des fans de SF. Mais il n'est pas essentiel de connaître le jeu pour apprécier le roman (même si ça aide). Très bien écrit il nous emporte allègrement dans cet univers unique et on se surprend, en finissant le roman, à vouloir lire le suivant pour savoir jusqu'où peuvent aller les personnages.

Auteur : Dan Abnett

wolf wolf wolf

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Mar 31 Mai 2011 - 11:23

Les faux dieux.

Présentation :

La Grande Croisade se poursuit ; l'Empereur de l'Humanité en a confié les rênes à son fils favori, Horus, le Maître de Guerre. Tout ne va cependant pas pour le mieux au sein des armées de l'Imperium. Horus est toujours l'objet de la jalousie et du ressentiment de ses frères Primarques, et il lui faut également combattre ses démons intérieurs. Affaibli par la blessure qu'il reçoit au combat dans le système de Davin, parviendra-t-il à résister à toutes les tentations que le Chaos peut offrir ?

Extrait :

Spoiler:
" MAGNUS LE CYCLOPE, Rogal Dorn, Leman Russ ; des nomschargés d’histoire, des noms qui avaient fait l’histoire. Ses yeux continuèrent de remonter la liste : Corax, Night Haunter, Angron… Tout un héritage d’héroïsme et de conquête, de mondes clamés au nom de l’Empereur, pour faire partie de l’Imperium de l’Humanité en permanente expansion. Il l’exaltait de seulement prononcer ces noms dans sa tête.

Mais plus majestueux que tout autre, un nom occupait le haut de la liste. Horus, le Maître de Guerre. Lupercal, avait-elle entendu ses soldats l’appeler ; un surnom affectueux pour leur commandant bien-aimé. Un nom gagné dans les flammes de la bataille, sur Ullanor, sur Meurtre, sur Soixante-Trois Dix-Neuf, un monde que ses habitants, dans leur ignorance, avaient cru être Terra. Et un millier d’autres batailles qu’elle n’avait pas encore confiées à ses implants mnémoniques.

L’idée de se trouver si loin de ses propriétés familiales de Kairos et de poser bientôt le pied sur le Vengeful Spirit pour y enregistrer l’histoire lui coupait le souffle. Elle n’était pas simplement là pour garder trace de l’histoire en marche : au plus profond de son âme, elle savait qu’Horus était l’histoire. Elle passa les doigts dans ses longs cheveux d’un noir de jais, ramenés vers le haut d’une façon considérée comme du dernier chic à la cour de Terra. Non que quiconque put le savoir si loin dans l’espace. Les ongles de sa main descendante effleurèrent sa peau lisse et sans défaut. Ses traits olivâtres avaient été soigneusement moulés par une vie de richesse et de modélisation faciale pour paraître royaux et distingués, avec juste ce qu’il fallait de distance hautaine exprimée dans la ligne de sa mâchoire. Grande et saisissante, elle se tenait assise à son écritoire, un héritage dont son père clamait fièrement qu’il avait été un présent de l’Empereur à son arrière-arrière-grand-mère après les serments prêtés dans les montagnes de l’Oural. La pointe d’or de sa mnémoplume, dont les circuits réactifs écrivaient en réponse à son excitation, courait sur sa plaque de données. Des mots divers se griffonnaient sur l’écran luisant, des pensées ramassées en surface de ses lobes frontaux par la plume et ses cristaux organiques de rétention.

Croisade… Héros… Sauveur… Destructeur…

Elle sourit et effaça les mots d’un revers d’ongle élégamment manucuré, au bord lisse jusqu’au niveau fractal. Puis elle se mit à écrire, d’une écriture cursive aux déliés prononcés.

C’est avec une grande exaltation et un sens solennel de l’honneur que moi, Petronella Vivar, Palatina Majoria de la maison Carpinus, j’écris ces mots. Pendant une longue année, j’ai voyagé depuis Terra, endurant maintes incommodités…

Elle fronça les sourcils et se hâta d’effacer ce qu’elle avait écrit, fâchée d’avoir copié l’affectation pompeuse qui l’avait tant agacée dans la production que les commémorateurs avaient envoyée depuis le front principal de la Grande Croisade. Les textes de Sindermann en particulier, même s’ils s’étaient faits rares dernièrement, avaient le don de l’irriter.

Dion Phraster produisait quelques symphonies acceptables ; rien qui n’aurait eu la faveur des salles de bal plus d’un jour ou deux sur Terra, mais assez plaisantes. Et les paysages de Keland Roget étaient certes pleins de vie, mais montraient une hyperbole qu’elle estimait gratuite dans leur coup de pinceau. Ignace Karkasy avait composé quelques poèmes passables, mais qui dépeignaient selon elle une vision de la Croisade peu adaptée à une entreprise aussi glorieuse. En particulier Le sang de l’incompréhension. Petronella se demandait souvent pourquoi le Maître de Guerre autorisait encore de tels écrits. Peut-être les références cachées de cette poésie lui passaient-elles par-dessus la tête. Elle se mit à rire, à l’idée que quoi que ce fut put échapper à quelqu’un comme lui. Elle s’enfonça dans son fauteuil, et posa la plume dans son léthencrier. Un doute l’assaillait soudain. Elle qui se montrait si critique envers les autres commémorateurs n’avait pas encore testé son propre talent parmi eux. Pouvait-elle faire mieux ? Pouvait-elle rencontrer le plus grand héros de leur ère, que certains qualifiaient de demidieu, bien que ce concept fût parfaitement ridicule et passé d’usage, et réussir là où d’autres avaient selon elle singulièrement échoué ? Qui était-elle pour croire que ses talents parviendraient à faire justice aux fables que le Maître de Guerre forgeait sur l’enclume de la bataille ? Alors son lignage lui revint à l’esprit et sa posture se redressa. N’était-elle pas de la maison Carpinus, la plus altière et la plus influente des maisons nobles de l’aristocratie de Terra ? La maison Carpinus n’avait-elle pas chroniqué l’essor des domaines de l’Empereur durant les Guerres d’Unification ; ne les avait-elle pas vu grandir, et passer d’un groupe de planètes à un empire qui en cette heure même s’étendait vers les deux bords de la galaxie pour reprendre les royaumes perdus de l’Humanité ?

Comme pour se rassurer davantage, Petronella ouvrit son sous-main à la garniture de cuir incrustée d’un monogramme et en tira une liasse de papiers. Au sommet de la pile se trouvait une image, le cliché d’un Astartes aux cheveux blonds, agenouillé en armure devant un groupe de ses pairs dont l’un lui présentait un long parchemin. Petronella savait que ces rituels étaient appelés des serments de l’instant, prêtés avant la bataille pour jurer de dédier toutes ses aptitudes et sa dévotion au combat à venir. Un E et un K entrelacés dans le coin de l’image l’identifiaient comme l’une de celles prises par Euphrati Keeler, et même s’il lui coûtait de reconnaître du talent à une autre commémoratrice, cette composition était proprement merveilleuse.

En souriant, elle posa l’image de côté pour trouver en dessous une page de papier à gros grain. Celle-ci portait le filigrane familier de l’aigle à deux têtes représentant l’union de l’Empereur et du Mechanicum de Mars. L’écriture pressée et angulaire était celle du Sigillite, dont certaines lettres à demi inachevées évoquaient un homme rédigeant en hâte. Les boucles penchées de ses lettres hautes indiquaient un esprit largement préoccupé, même si elle ignorait pourquoi il devait en être ainsi maintenant que l’Empereur avait regagné Terra.

Elle sourit à nouveau, et pour ce qui devait être la centième fois depuis qu’elle avait quitté le port de Gyptus, étudia ce qui représentait le plus grand honneur accordé à sa famille. Un frisson d’anticipation lui courut sur l’échine quand elle entendît les sirènes distantes. La voix automatisée et distordue sortie des haut-parleurs à cerclage d’or, ceux du couloir à l’extérieur de sa suite, annonça que son vaisseau était à présent ancré en haute altitude autour de la planète. Elle était arrivée.

Petronella tira sur une écharpe d’argent près de l’écritoire. À peine un instant plus tard, le carillon de la porte la fit encore une fois sourire, car elle savait sans avoir à se retourner que seul Maggard aurait pu répondre à cette convocation aussi rapidement. Bien qu’il ne prononçât jamais un mot en sa présence – et jamais il ne le ferait, grâce à la chirurgie administrée par les chaperons de la famille –,Petronella le reconnaissait toujours aux trépidations de sa mnémoplume, laquelle réagissait à la morsure d’acier de son esprit.

Elle se retourna dans le capitonnage généreux de son siège.

—C’est ouvert.

La porte pivota lentement, et elle laissa l’instant en suspens tandis que Maggard attendait la permission de se tenir en sa présence.

—Je vous autorise à entrer. Elle regarda son garde du corps austère, âgé de vingt ans seulement, franchir le seuil entouré de frises d’or et d’argent. Chacun de ses mouvements était précis et contrôlé, comme si son corps tout entier, depuis les muscles sculptés de ses jambes jusqu’à ses larges et puissantes épaules, était sous tension.

Maggard fit un pas de côté tandis que la porte se refermait derrière lui. Les iris dansants de ses yeux dorés balayaient la voûte filigranée du plafond et les antichambres adjacentes, à la recherche du moindre signe suspect dans diverses gammes chromatiques. Il gardait une main sur la poignée lisse de son pistolet, l’autre sur celle de sa rapière kirlienne à lame d’or.

Ses bras nus portaient les cicatrices estompées d’une chirurgie amélioratrice, des lignes pâles sur sa peau noire, pâles comme les tissus autour de ses yeux, que les praticiens de la maisonnée avaient remplacés par de coûteux implants d’analyse spectrale et biométrique pour lui permettre de mieux protéger la descendante de la maison Carpinus.

Vêtu de son armure de bandes d’or flexibles et de mailles argentées, Maggard hocha la tête pour annoncer qu’il déclarait la pièce sans danger, ce que Petronella aurait pu lui dire elle-même sans tout ce cérémonial. Mais puisque Maggard aurait payé de sa vie le moindre incident fâcheux, elle supposa pouvoir comprendre tant de précaution.

—Où est Babeth ? lui demanda-t-elle en rangeant la lettre du Sigillite dans son sous-main avant de reprendre la plume dans son léthencrier. Elle en posa la pointe sur sa plaque et vida son esprit, pour permettre aux pensées de Maggard de donner forme aux mots qu’il ne pouvait exprimer par sa gorge. Ce qu’elle lût la fit froncer les sourcils.

—Elle n’a pas à dormir, répondit Petronella. Je dois être présentée au plus illustre héros de la Grande Croisade, et je ne tiens pas à me présenter devant lui en ayant l’air d’une souillon en pèlerinage. Allez la chercher, et dites-lui d’apporter ma robe en velours de coton, la rouge avec le haut col. Je veux la voir ici dans cinq minutes. Maggard acquiesça et se retira, mais pas avant qu’elle n’eût senti un délicieux frisson d’interdit faire trembler la mnémoplume dans sa main. Quelques lettres furent tracées sur la plaque.

Avis :

Parfaite suite de "L'ascension d'Horus", tout aussi bien écrit, ce livre est centré sur les mêmes personnages que le premier volume. Après avoir découvert leur univers et les acteurs du triomphe de Terra et de l'humanité, nous assistons ici aux prémices de le sombre trahison du Maître de Guerre contre l'Empereur de l'humanité.
Les responsables de la trahison se dévoilent de plus en plus et les dissensions naissent entre loyaux envers l'Empereur (et l'humanité) et loyaux au Maître de Guerre Horus. Des clans se forment, ainsi que des intrigues et des complots visant à affirmer la main mise d'Horus sur les troupes impériales.
Les fils trahissent leur père sous la coupe du plus formidable d'entre eux, celui qui aurait du être un modèle de vertu et qui devient guide de la rébellion, guidé par les puissances obscures du Warp et par ses frères déjà eux-même corrompus par ces fausses divinités.
Les faux dieux, issus du monde du Warp, profitent des faiblesses humaines et de la puissance surhumaine des space marines et de leurs primarques pour avoir un oeil sur le monde humain et influer le cours de l'histoire de l'humanité à leur convenance : la mener au chaos, dont leur essence est partie intégrante.
Un deuxième tome qui vaut le premier et annonce un très bon troisième.

Auteur : Graham Mc Neill


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Mer 1 Juin 2011 - 7:58

L'hérésie d'Horus Tome 3 : La galaxie en flammes.

Présentation :

Ayant récupéré de ses graves blessures, le Maître de Guerre lance les forces de l'Imperium triomphant contre le monde séditieux d'Istvaan III. Les rebelles y sont rapidement écrasés, mais la trahison d'Horus se révèle enfin quand la planète est bombardée d'ogives virales, et les Space Marines se tournent les uns contre les autres, dans la bataille la plus déchirante qu'il puisse s'imaginer.
Ben Counter mène à sa conclusion la trilogie d'ouverture de cette nouvelle série épique. L'Hérésie d'Horus a commencé !

Avis :

Concluant le trilogie d'ouverture de l'Hérésie d'Horus, "La galaxie en flammes" est le volume de la trahison avec un grand T. Plus de place pour l'hésitation, plus de place pour la réflexion, plus de place pour le doute.

Avec ce troisième volume, la saga prend pleinement son envol. Désormais il faut choisir ou mourir... Ou choisir pour qui mourir.

Avec un style aussi impeccable que ses prédécesseurs, l'auteur nous entraine dans les premières vraies batailles de l'hérésie, les premiers combats opposant les frères entre eux. Chaque page tournée entraine un peu plus le lecteur dans l'horreur de la trahison etl'anticipation d'une lutte qui ne pourra que mener à une perte immense, quelle que soit la conclusion.

Nous entrainant de plus en plus vite et de plus en plus fort dans l''histoire, ce volume se dévore littéralement. Et sa conclusion nous laisse avec une effrayante constation : plus de retour possible. Les personnages ne peuvent plus se détourner de leur voie, et le lecteur de son envie de connaître la fin.

fist wolf blood

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Invité le Sam 4 Juin 2011 - 13:15

L'hérésie d'Horus Tome 4 : La fuite de l'Eisenstein

Présentation :

Ayant été témoin du massacre des forces impériales sur Istvaan III, le capitaine Garro de la Death Guard s’empare d’un vaisseau et part vers Terra informer l’Empereur de la trahison d’Horus.
Endommagé par des tirs ennemis, l’Eisenstein se retrouve à la dérive dans le Warp, la dimension des Puissances de la Ruine. Garro et ses hommes arriveront-ils à survivre aux appétits du Chaos et à avertir l’Empereur avant que les desseins d’Horus ne s’accomplissent ?

Avis :

Beaucoup considèrerons ce volume comme le plus lent et inutile de la série "L"'Hérésie d'Horus".
En effet le style d'écriture est beaucoup plus laborieux que celui de ses prédécesseurs. De même que l'histoire est nettement moins vibrante de la passion qui animait les trois premiers volumes.
En effet, ce volume est celui de la trahison révélée et de ses conséquences sur quelques personnages bien précis : ceux qui auront pour mission de révéler à l'Humanité la trahison du Maître de Guerre.
Contrairement aux précédents tomes, "La fuite de l'Eisenstein" n'est pas essentiel à la compréhension globale de l'histoire de la chute de l'Imperium. Mais il apporte un complément non négligeable car il présente des membres éminents de cette saga : certains frères d'Horus (aussi bien loyalistes que traîtres).
Un livre qui peut être lu mais ne doit pas être considéré comme indispensable.

Auteur : James Swallow

rhino

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les romans de l'Hérésie d'Horus à la BI

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum