[Lettre de Sang 15] Partie de chasse

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[Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Le Seigneur Du Sang le Sam 5 Nov 2016 - 17:05

Maljour à tous,

C'est à mon tour de rendre ma copie. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire.

*
*    *

La porte s’ouvrit avec un gémissement, révélant un étroit couloir qui disparaissait dans les ténèbres.

Ils entendirent des bruits de pas résonner entre les murs décrépits et sans âge, puis un cri, étrange, inquiétant.

Ils se regardèrent. Ainsi les autres disaient vrai. Ils empoignèrent leurs armes avec plus de vigueur, puis s’engouffrèrent à l’intérieur.


Reinhard suivit le reste de la troupe, juste devant le prêtre qui fermait la marche. Il s’efforça de se rassurer. Ils étaient huit et ils avaient la bénédiction des dieux. La chose en face d’eux était seule et ne s’était jamais attaquée qu’à un gamin resté un peu trop tard hors du village. La tuer allait être une formalité, l’affaire de quelques heures. Alors pourquoi n’arrivait-il pas à se débarrasser du sentiment qu’il allait vivre sa dernière journée ? C’était stupide. Il allait bien en rire quand il rentrerait chez lui ce soir et qu’il raconterait sa partie de chasse à sa femme. Mais ce cri…

– Alors mon vieux, on rêvasse ? lui lança Erich devant lui. Ça serait bête d’être distancé dès le début.

– Je vérifiais le laçage de mon bouclier, répondit Reinhard un peu sèchement.

– Taisez-vous et avancez, coupa le prêtre d’une voix ferme. N’oubliez pas pourquoi vous êtes là.

Comme s’il pouvait oublier l’état dans lequel le gosse avait été retrouvé. Ou plutôt, l’état des différents morceaux qui avaient été retrouvés. Reinhard frissonna rien que d’y repenser. Une véritable boucherie, il n’avait jamais rien vu d’aussi sanglant. Même les parents n’avaient pas reconnu le corps. Au moins ce carnage avait permis de remonter facilement la piste de la chose qui avait fait ça. Et elle menait directement aux vieilles catacombes.

La troupe de soldats s’enfonçait de plus en plus dans le couloir souterrain, leur chemin étant maigrement éclairé par les torches des premiers hommes de la colonne. Les parois de pierre taillée cédèrent la place à un enchevêtrement d’ossements. Des dizaines, des centaines, des milliers d’ossements. D’innombrables crânes enchâssés dans la roche qui les regardaient passer de leurs orbites sans vie.

– La vache, souffla Erich, mon grand-père m’avait bien dit qu’une saloperie de peste avait fait un massacre dans la région, mais j’avais toujours pensé qu’il exagérait les chiffres.

Reinhard ne répondit rien. Tous ces squelettes, tous ces regards morbides qui l’épiaient… tout ça lui fichait la frousse. Il espérait que son visage ne le trahissait pas, il n’avait aucune envie que son ami le charrie là-dessus durant le reste de sa vie. Il essaya de ne pas prêter attention à ces murs effroyables et se concentra sur le son des bottes claquant contre le sol. Le bruit que faisait la troupe devait être assourdissant, pourtant il semblait comme étouffé par l’obscurité. Reinhard respira profondément, essayant de calmer ses nerfs qui commençaient à être mis à rude épreuve.

Les soldats débouchèrent sur une salle circulaire au milieu de laquelle une colonne de crânes jaunis par les ans montait jusqu’au plafond de pierre. Les constructeurs des catacombes voulaient certainement faire une petite plaisanterie. Une plaisanterie macabre et de très mauvais goût. Reinhard fit le tour du pilier lentement, dévisageant une à une ces têtes privées de toute chair. La lumière des torches éparses jetait des ombres inquiétantes sur les os. Le soldat s’arrêta. Plusieurs crânes étaient brisés, comme si une épée avait éraflé la colonne. Non, le mot était trop faible. Comme si un coup de hache avait voulu fendre le pilier. Une hache à lame très large. Ou une griffe. Une griffe titanesque. Reinhard sentit son cœur battre de plus en plus vite. C’était la chose, il en était sûr. Et il n’avait plus aucune envie de croiser sa route, de ça aussi il en était sûr. Mais trop tard pour reculer maintenant.

– Eh, il y a plusieurs couloirs qui partent de cette pièce, déclara un homme. Quelqu’un sait par où on devrait aller ?

Le prêtre prit aussitôt les devants.

– On se sépare. Vous quatre, prenez à gauche. Toi, toi et toi, vous venez avec moi, ordonna-t-il en désignant Erich, Reinhard et un de leurs camarades.

Reinhard jugea le moment bon pour allumer sa torche, qu’il prit de sa main gauche, son bouclier étant de toute façon solidement lacé à son bras. Il tira son épée, davantage pour se rassurer qu’en prévision d’un combat imminent.

– On est nerveux à ce que je vois, railla Erich en s’approchant. Range ton arme, mon ami, on pourrait croire que tu vois des fantômes.

– Mais bordel ! Erich, tu ne vois donc pas cette marque ? rétorqua l’autre en montrant les crânes fendus. On est en train de chasser la bête qui a fait ça et tu as encore le cœur à plaisanter ?

– C’était certainement avant l’arrivée de la bestiole. Un des gars chargés de creuser les tunnels aura donné un mauvais coup de pioche, c’est tout. Arrête d’être paranoïaque Reinhard, on va juste aller tuer un loup ou une bête dans le genre.

– Comment il serait entré ? Tu sais aussi bien que moi que les loups n’ouvrent pas les portes !

– C’est juste un loup plus intelligent que ses camarades, soupira Erich. Tu n’as pas fini de t’inquiéter pour rien ?

Reinhard resta coi. Il aurait bien aimé croire son ami, mais son mauvais pressentiment ne le quittait pas. Le prêtre leur fit signe avant de s’engouffrer dans un autre couloir. Les deux soldats le rattrapèrent vite. Pour s’assurer qu’il ne parte pas seul, pensaient-ils. La vérité est qu’ils ne voulaient ni l’un ni l’autre être abandonnés du représentant des dieux dans ces catacombes.

Le tunnel qu’ils empruntaient était encore plus enténébré que les précédents. Les torches n’éclairaient pas à plus de trois pas, insuffisamment pour avoir une vision correcte du chemin à suivre. Les squelettes coulés dans la roche semblaient encore plus menaçants. L’étroitesse du couloir ne permettait de ne progresser qu’en file indienne, et Reinhard s’était retrouvé au premier rang, à son grand dam.

Tous sens aux aguets, il avançait pas à pas, lentement. Le soldat s’attendait à ce que le reste du groupe montre des signes d’impatience, mais il n’en fut rien. Les autres ne devaient pas en mener plus large, sauf peut-être le prêtre, confiant en sa foi et en son marteau de guerre.

Chaque mètre parcouru, chaque pas en avant semblait conduire dans les profondeurs de l’enfer. Reinhard sentait l’obscurité l’entourer, seulement maintenu à distance par la flamme vacillante de sa torche. Les ténèbres paraissaient danser au loin, au fond du tunnel. Les ombres étaient-elles vivantes ? Non. Quelque chose vivait dans les ombres. La bête. Le démon. La chose. Mais était-ce vraiment elle ? S’éloignait-elle au fur et à mesure de leur avancée ? Était-elle aussi discrète ?

Le silence devenait suspect. Les armures bruissaient à peine. Aucun son ne résonnait alors que quatre paires de bottes à semelle ferrée auraient dû s’entendre à des lieux à la ronde. Seuls les sons de respiration dont la cadence s’accélérait imperceptiblement devenaient assourdissants. Reinhard avait les nerfs à vif. Depuis combien de temps marchait-il au milieu des morts ? Il ne le savait pas. C’était déjà trop long pour lui. Toutes ces orbites vides qui le suivaient du regard, toutes ces ténèbres, tout ce silence… Il se sentait oppressé. Menacé. Cette crypte allait l’étouffer avant que la créature qui y vivait se montre. Peut-être était-elle déjà là ? Peut-être était-elle juste hors de portée de sa torche, prête à bondir ? Peut-être était-elle juste derrière eux ? Peut-être était-elle suspendue au plafond comme une araignée monstrueuse ?

Ils arrivèrent à un croisement. Le prêtre montra le chemin à gauche pour que Reinhard s’y dirige. Pourquoi n’en donnait-il pas simplement l’ordre ? Pourquoi ne brisait-il pas le silence tyrannique qui les enserrait dans son étreinte cauchemardesque ? Quel était donc ce bruit ténu venant de l’ombre ? Un claquement humide, discret. Ça s’accélère. Ça se rapproche. Reinhard se figea. Il leva son bouclier comme si son bras était empêtré dans de la boue. Ça s’approche encore. C’est tout près. Le soldat sent ses forces disparaître. Non, pas maintenant ! Il ferme les yeux, tire son épée et l’abat avec un cri étouffé. Un couinement retentit. Un couinement ? Reinhard ouvrit les yeux. À ses pieds gisait un gros rat, coupé en deux par son épée. Il regarda la dépouille du rongeur pendant quelques secondes, interdit. Puis il éclata d’un rire tonitruant. Toute cette tension, toute cette peur, tout ça pour un vulgaire rat. Il ne pouvait plus s’arrêter de rire nerveusement.

– Ta gueule Reinhard, chuchota Erich. La ferme ou je t’appelle « le tueur de vermines » jusqu’à ta mort.

– Par les dieux, silence ! renchérit fermement le prêtre. Tu vas nous faire repérer.
Reinhard se tut d’un coup. Pas à cause des injonctions des deux hommes, mais à cause du sang. Pas le sang sortant du corps de l’animal, mais celui qui coulait lentement vers lui, en provenance de l’obscurité.

Livide, il commença à marcher vers la source du liquide vermeil. Il tomba sur un corps. Un corps portant l’uniforme blanc et rouge. Un soldat de l’autre groupe. Un soldat de l’autre groupe à qui il manquait l’arrière du crâne. Un soldat de l’autre groupe, mort. Assassiné. Massacré.

Puis deux pas plus loin, une pièce. Et avec trois autres cadavres à l’intérieur. La seconde moitié de la troupe. Entièrement démembrée. C’était la chose qui avait fait ça.

Le prêtre s’agenouilla auprès d’une des dépouilles, comme s’il y avait pu y avoir une seule chance de retrouver des survivants. Il murmura une prière avant de se relever. Son visage ne laissait transparaître aucune émotion.

– Ce que nous traquons est beaucoup plus dangereux que nous le pensions, déclara-t-il de sa voix inspirée. Vos camarades tombés méritent vengeance, et nous allons la leur offrir. N’ayez pas peur de cette bête infernale, car nous sommes sous Sa bénédiction, et grâce à Sa force et à Sa volonté impérissable, nous triompherons des ténèbres.

– Mon cul oui ! Il hors de putain de question que j’aille me faire bouffer par ce truc ! Alors votre bénédiction, vous pouvez vous la mettre bien profond ! Moi, je me barre. Si vous avez une once de bon sens, vous feriez la même chose.

C’était le troisième soldat du groupe, totalement paniqué. Avant que quiconque puisse le retenir, il se retourna et s’enfuit dans les profondeurs du couloir derrière eux.

Hébétés, Reinhard et Erich fixèrent le point lumineux signalant la position de la torche du fuyard, qui rapetissait à grande vitesse avant de disparaître. À nouveau, l’obscurité se fit dans les tunnels, le silence troublé par les bruits de pas rapides qui résonnaient entre les parois. Le prêtre murmurait des jurons. Mais peut-être le soldat avait-il raison après tout. Si la chose avait massacré quatre hommes entraînés et armés dans le plus grand silence, que pouvaient-ils faire ? Autant se retirer de ces maudites catacombes qui les emprisonnaient.

Soudain, un hurlement jaillit. Pas celui qui les avait accueillis, non. Un cri de peur. De terreur pure. Un cri qui cessa brutalement. Tranché par des griffes acérées.

– D’autres ont envie de fuir ? demanda le prêtre d’une voix égale.

Non, Reinhard n’avait aucune envie de fuir. Il ne voulait pas mourir seul dans le noir. Il ne voulait pas se raccrocher au futile espoir d’un salut. Il était déjà mort, il le savait.

Le prêtre avait décidé de porter le fer au monstre. Puisqu’il semblait les suivre, alors il allait payer. Retournant sur ses pas, le trio se mit en position pour combattre. Le prêtre ouvrait la marche, prêt à abattre son marteau de guerre, suivi de près par Reinhard. Erich devait couvrir leurs arrières. Tentant tant bien que mal de retrouver leur courage, ils s’enfoncèrent à nouveau dans les ténèbres.

La bête ne pouvait pas leur échapper. Le couloir allait en ligne droite, sans la moindre intersection sur une très longue distance. Elle ne pouvait pas fuir. Elle ne pouvait pas les contourner, à moins qu’elle ne soit aussi rapide que le vent. Bientôt la chasse toucherait à sa fin.

Reinhard repensa à sa femme, qui était certainement en train de lui préparer un de ses succulents repas en attendant son retour. Il songea qu’il ne la reverrait sûrement jamais. Mais il voulait qu’elle sache qu’il était mort en faisant son devoir. Il voulait qu’elle sache qu’il s’était battu bravement, malgré la peur qui lui broyait le ventre. Alors, il allait tuer la bête, et il ferait tout son possible pour qu’un de ses compagnons d’infortune puisse sortir vivant de cet enfer. Cette profession de foi lui redonna une certaine détermination.

– Erich, promets-moi de dire à ma femme que je suis mort l’arme à la main, chuchota-t-il

Pas de réponse.

Reinhard se retourna. Son cœur s’arrêta de battre. Erich avait disparu, remplacé par une mince traînée de sang.

Son regard remonta lentement. Au milieu des ténèbres pointaient deux petites étoiles jaunes. Des yeux.

Un cri désarticulé jaillit de la gorge de Reinhard.

Une masse sombre dansa dans l’obscurité du couloir. La créature chargeait.

Le soldat fut projeté contre un mur par un revers d’une force surhumaine.

Sa vision se troubla, comme dans un cauchemar. Il vit le prêtre foncer sur le monstre, marteau levé. Il vit une immense main difforme retenir le coup, et deux autres perforer de leurs griffes tranchantes la poitrine de l’homme de foi.

Il vit une gueule garnie de crocs féroces s’approcher de son visage.

Il vit des yeux pleins d’une ruse mauvaise le fixer.

Il huma l’odeur de la mort.

Il entendit les chuintements et les cliquetis d’une créature née pour la chasse.

Il ressentit une vive douleur dans le thorax.

Puis plus rien.

*
*     *

La caresse de la brise réveilla Reinhard, qui ouvrit les yeux avec difficulté. Le ciel azur, où trônait majestueusement le soleil, s’offrit à sa vue. Il se leva, regarda autour de lui. Il était à l’orée d’une forêt, près d’un chemin de terre battue qu’il reconnut comme étant celui qui menait à son village. Il portait encore son uniforme, mais ne retrouvait plus ses armes.

Mais comment s’était-il retrouvé là ? Que s’était-il passé ? Il se souvenait vaguement d’une expédition, de couloirs souterrains, mais pour ce qui était de la suite…

Aucune importance, pensa-t-il. Il venait de se réveiller en pleine nature, et aucun brigand ne l’avait égorgé, ce qui tenait du miracle. Par contre, il avait très faim. Il ne se rappelait plus à quand remontait son dernier repas, mais il comptait bien rattraper ça dans les plus brefs délais. Il allait rentrer chez lui, embrasser sa femme et s’offrir un copieux repas et une bonne dose de bière.

D’ailleurs, il n’avait plus vraiment envie de faire partie de la garde civile. Risquer sa vie pour un salaire de misère, il ne voulait plus de ça. Non, il allait se ranger, mener une petite vie tranquille. Et puis avoir des enfants. Fonder une belle famille.

Il soupira d’aise à cette pensée, avant de prendre la route vers son foyer.

*
*     *

+++ COMMUNICATION ENTRANTE +++

Contact astropathique perdu avec le système Charybde.
Présence possible de cultes Xenos d'origine tyranide.
Envoyez un vaisseau officiel pour vous informer sur la situation.
L’Empereur protège.

+++ FIN DE LA COMMUNICATION +++
TOTAL : 2527 mots

Chaotiquement,

SDS.


Dernière édition par Le Seigneur Du Sang le Lun 7 Nov 2016 - 19:27, édité 1 fois


Dans les ténèbres, l'aveugle est le meilleur des guides. En cet ère de démence, faites confiance au fou pour vous montrer le chemin.

Il existe trois comportements abjects : la traitrise, la lâcheté et l'incompétence. Ce qui est assez amusant, c'est que se défendre d'une de ces accusations confirme souvent les deux autres.

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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Nero le Dim 6 Nov 2016 - 13:25

Sympathique! c'est drôle comme nos histoires convergent je trouve! Par ailleurs il y a juste ce qu'il faut d'humour pour pour rendre ce récit sombre, alléchant.
T'as fin m'a agréablement surpris. On est sur un monde ancien, pour peu, arriéré face à la galaxie, vaste, occupée en partie par l'Impeium de l'humanité. Bien joué sur ce coup. T'as réussi à nous mêlé warhammer battle et 40k ahah!


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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Zekka le Dim 6 Nov 2016 - 19:02

Hummm...
La fin me surprend: aucune explication sur le pourquoi du comment ? un simple cauchemar ? pas d'indices sur une potentielle transformation de Reinhard en monstre ? pas d'indices sur le fait que la fin ne soit qu'un rêve ?
J'avoue avoir ete surpris par cette fin oo
Le reste du texte est vraiment pas mal, l'ambiance d'un monde peu avancé technologiquement est bien retransmise, à tel point que sans la communication de toute fin, on aurait pu croire à du Battle

Mais cette fin oo ,blague à part, je reste sur ma faim oo

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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Le Seigneur Du Sang le Dim 6 Nov 2016 - 20:26

Ce n'est pas un rêve. En fait, c'est nettement plus inquiétant que ça.

Petite explication :

Comme vous l'avez deviné, l'histoire se passe sur un monde féodal de l'Imperium, colonisé il y a de cela bien longtemps par des colons d'origine germanique.

Le monstre qu'ils traquent est un genestealer, cette sacré saloperie de Tyranide capable de se cacher en étant à découvert, pour peu qu'il fasse un peu sombre.

La subtilité étant que les genestealers ne font pas que massacrer les gens. Il est possible pour eux d'infecter une créature humanoïde pour qu'elle ait envie de faire des enfants, enfants qui seront des hybrides de genestealer et de l'hôte (c'est comme ça que commence un culte genestealer). Et naturellement, l'infecté ne garde aucun souvenir de l'agression...

La dernière transmission est un signal bien plus inquiétant encore. Les cultes genestealers attirent immanquablement les flottes-ruches à eux, coupant les communications psychiques des systèmes envahis à cause de l'ombre dans le Warp, sorte de brouillage astrophatique naturel chez les Tyranides.

Ces quelques explications apportées, je pense que mon texte devient beaucoup plus clair Very Happy Je pense que j'ai un peu trop tendance à péché par excès de mystères, je suis désolé si je largue tout le monde.


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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Rhydysann le Dim 6 Nov 2016 - 20:33

C'est sur qu'avec les explications le texte est bien plus clair! Avec tous tes mystères je pense que tu nous as un peu embrouillés^^. Dommage car j'aime vraiment ton style d'écriture. Avec les explications on peut néanmoins pleinement comprendre et apprécier ton texte, et je peux dire génial!(mais avec les explications)

La subtilité étant que les genestealers ne font pas que massacrer les gens. Il est possible pour eux d'infecter une créature humanoïde pour qu'elle ait envie de faire des enfants, enfants qui seront des hybrides de genestealer et de l'hôte (c'est comme ça que commence un culte genestealer). Et naturellement, l'infecté ne garde aucun souvenir de l'agression...
Comprendre qu'ils n'ont aucun souvenir c'est mission impossible par contre, j'avais juste compris qu'il était au paradis moi Very Happy



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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Le Seigneur Du Sang le Dim 6 Nov 2016 - 20:41

C'est sur qu'avec les explications le texte est bien plus clair! Avec tous tes mystères je pense que tu nous as un peu embrouillés^^. Dommage car j'aime vraiment ton style d'écriture. Avec les explications on peut néanmoins pleinement comprendre et apprécier ton texte, et je peux dire génial!(mais avec les explications)

Oui, c'est sûr que sans ces explications, il faut une sacré connaissance du fluff sur des petits détails pour comprendre. Peut-être que je devrais les ajouter en spoiler après le texte, histoire que personne ne soit trop frustré.


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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Zekka le Dim 6 Nov 2016 - 22:31

Ah ok...
Une histoire inspirée ("inspirée" dans le sens "armée choisie" hein, pas d'accusation ici) du Codex sorti récemment ok ok ^^
Et j'ignorais que les Genestealers pouvait être si discrets oo j'aurais plus penser à un Lictor pour le coup

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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par vzh le Lun 7 Nov 2016 - 10:27

Faire intervenir un genestealer est une bonne idée.
Nous sommes dans l'univers W40k mais sur un monde à l'age médieval, je trouve cela sympa.


Il ressentit une vive douleur dans le thorax.
Puis plus rien

....


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Effectivement, les deux "petits cailloux" que tu laisses ne sont peut-être pas suffisants pour que tout le monde pense à un genestealer. J'avais émis l'hypothèse mais sans plus.
Si c'est important pour toi que le lecteur identifie la créature à un genestealer(le texte se suffit à lui même rassures-toi Cool ), je t'invite à rajouter d'autres "petits cailloux" ("Reinhard eu plus tard le ventre arraché", "Reinhard engendra un monstre avec sa femme", décrire plus la créature de la grotte, se placer dans sa tête et nous livrer ses pensées...) et/ou carrément à le dire dans le message impérial du genre "invasion genestealer supposée", ca enrichit comme ca plus le coup de théâtre final.

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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

Message par Le Seigneur Du Sang le Lun 7 Nov 2016 - 19:21

Zekka a écrit:Une histoire inspirée ("inspirée" dans le sens "armée choisie" hein, pas d'accusation ici) du Codex sorti récemment ok ok ^^

En fait j'avais cette idée depuis un petit moment, ce n'est que le hasard qui fait que ça correspond aux récentes sorties GW Very Happy

vzh a écrit:Si c'est important pour toi que le lecteur identifie la créature à un genestealer(le texte se suffit à lui même rassures-toi Cool ), je t'invite à rajouter d'autres "petits cailloux" ("Reinhard eu plus tard le ventre arraché", "Reinhard engendra un monstre avec sa femme", décrire plus la créature de la grotte, se placer dans sa tête et nous livrer ses pensées...) et/ou carrément à le dire dans le message impérial du genre "invasion genestealer supposée", ca enrichit comme ca plus le coup de théâtre final.

Je retiens particulièrement cette dernière idée, je n'aime pas l'idée de décrire clairement la créature (le mystère est le meilleur ami de l'horreur Wink ). Et c'est vrai que ça rajoute encore plus de poids à la communication finale). Bref, merci à toi vzh !


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Re: [Lettre de Sang 15] Partie de chasse

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