Fils de l’Hydre, La corruption des croisés, Chapitre II (Nouvelle, Warhammer 40K, Alpha Legion)

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Fils de l’Hydre, La corruption des croisés, Chapitre II (Nouvelle, Warhammer 40K, Alpha Legion)

Message par Grundzan le Mer 8 Fév 2017 - 13:19

Après les moult indications tatillonne de Zekka (et il en est remercier car ses conseils sont toujours de bon alois ^^), voici la suite de mon récit
Chapitre II


Les deux vaisseaux émergèrent du Warp à quelques dizaines de kilomètres d’une vaste étendue d’astéroïde s’entrechoquant les uns contre les autres, comme une mer troublée par les remous de leur sortie. Pendant un instant, ils s’arrêtèrent complètement, tous systèmes éteins, guettant un possible adversaire dissimulé parmi les ombres des rochers flottant et les spectres des étoiles lointaines. Une fois certain qu’ils étaient bien seul, les deux navires rallumèrent leurs moteurs pour se diriger vers les prémices de l’immensité rocailleuse. Ils croisèrent pendant près d’une heure aux limites de ces frontières minérales, comme s’ils voulaient les contourner pour atteindre un objectif caché. Peu après, ils trouvèrent une percée dans le flot des rochers et s’engagèrent dans un chenal, l’un derrière l’autre. Ils louvoyèrent dans cette veine, épousant ses tournants soudains et ses déviations plus douces sans jamais toucher un seul astéroïde. A intervalle régulier, des balises discrètes, cachées dans les rocs, clignotaient pour leur indiquer la voie avant de s’éteindre pour éviter toute détection extérieure. Parfois, d’autres structures bien plus menaçantes se manifestaient, pointant sur eux des batteries de missiles prêtes à faire feu si elles n’obtenaient pas les codes appropriés pour les laisser passer, ne laissant que dix secondes à ses futures cibles pour répondre. Une douzaine de tourelles plus tard, les croiseurs d’attaque débouchèrent sur l’immense espace qui occupait le centre de la mer d’astéroïde. Un fort spatial se trouvait là.

Massive, la station projetait son ombre sur les alentours. Elle possédait quatre quais imposants aux allures de longues cathédrales aux toits occupés des macrocanons. Un d’entre eux accueillait un croiseur de classe Murder arborant les mêmes couleurs que le Shadow of Alpharius. Au milieu de la croix qu’ils formaient en se rejoignant se dressait un haut donjon crénelé, une tour de granit et de métal ciselée qui défiait le vide par sa verticalité. Plus loin dans la "clairière", on devinait des exploitations minières grignotant inlassablement les rochers flottants, desservies par des escadrons de  navettes et de barges dans d’incessant aller-retour, tels des insectes-ouvriers butinant des fleurs métalliques avant de rentrer à leur ruche. L’arrivée des deux navires ralentit quelque peu cet intense trafic, les transporteurs s’écartant ou mettant en panne leur laisser la marge de manœuvre nécessaire à l’accostage. Le Shadow of Alpharius s’engagea le premier, donnant l’image d’un lourd cheval de guerre s’accolant au mur de son écurie. Parfaitement parallèle à son quai, il laissa les systèmes de la station prendre le relais, éteignant complètement ses moteurs. Une poignée de secondes plus tard, le True Faith fut lui aussi amarré. Des couloirs de métal jaillirent des docks comme le reductor d’un apothicaire et vinrent se verrouiller sur les sas principaux des vaisseaux, les reliant à la station.

Opharion et ses hommes empruntèrent le couloir les premier, talonnés par Jarius Balzak et ses nouveaux éléments. Ils débouchèrent sur le Pont Primus. Premier sur la trentaine que comptait le quai, il était le plus proche du plafond aux linteaux d’acier et de pierre. Des piliers colossaux soutenaient ce dernier sur toute sa longueur, donnant l’image d’un immense couloir bordé d’arbres de métal. Des maisons individuelles et des habitations communes bâties en plaque d’acier étaient boulonnées aux murs, aux côtés d’ateliers mineurs et de toute sorte de boutique donnant sur l’immense "rue" et une véritable foule se trouvait là, faisant bruisser d’activité les lieux. Des ouvriers et des manœuvres se dirigeaient vers les ponts inférieurs pour participer au réarmement ou aux éventuelles réparations du vaisseau pendant que des mères de famille achetaient des produits de premières nécessité et des aliments aux multiples stands des marchés disséminés dans la travée centrale, régulièrement patrouillée par des escouades d’auxiliaires armés de matraques et de fusil à pompe. Parfois, des petits groupes d’enfants passaient en riant entre les jambes des adultes, mettant de la gaîté dans tout ce tintamarre. Tous et toues, jeunes et moins jeunes, étaient vêtus de la combinaison et de la robe bleu des serfs, portant fièrement leur matricule cousu sur leur poitrine, leur épaule ou dans leur dos. Opharion balaya ce microcosme du regard jusqu'à ce qu’une voix tenant plus du moteur que des sons prononcés par des humains ne le tire de ses pensées.
- Mes hommages mes frères. Vous avez fait bonne chasse ?
Le guerrier se tourna pour faire face à une véritable statue de métal bleu-vert et argent. Haute de six mètres, campée sur de larges membres articulés, ses gantelets énergétiques désactivés, l’armure dreadnought de type Contemptor et son occupant le regardait derrière les lentilles du heaume à demi-dissimulés derrière un imposant gorgerin. Opharion s’inclina avec respect, comme le reste de sa suite.
- Respect frère Fealmon. Et oui, nous avons fait bonne chasse tout en accroissant le nombre nos navires.
- C’est ce que j’ai crû comprendre en vous voyant approcher depuis le donjon. Mais ne restons pas là je vous prie, nous perturbons nos serfs.
Opharion se rendit que des petits groupes s’étaient rassemblés aux alentours pour les regarder avec curiosité, s’arrêta parfois de travailler pour s’approcher de leurs maîtres.  
- Oui, vous avez raison, répondit-il en remettant son heaume, nous n’avons que trop traîné. Escouades, mouvement.
Les marines se rangèrent immédiatement derrière leur seigneur et le dreadnought pendant que les passants se dispersaient aussitôt, non sans avoir exécutés un salut. Les guerriers, suivis des auxiliaires et des nouvelles recrues entreprirent de remonter le quai dix minutes après leur débarquement.

Quelques secondes après s’être mis en marche, le seigneur pirate se coupa du réseau vox commun pour ouvrir un canal privé avec Fealmon. Aussitôt, ce dernier verrouilla les haut-parleurs de son sarcophage.
- Des nouvelles de nos cellules et de nos agents, demanda Opharions ?
- Oui frère, répondit le dreadnought dans ce qui pouvait ressembler à un ronronnement de moteur pour un auditeur extérieur. Notre ami d'Hazia Capitalis nous a informé qu’il est en excellente position pour obtenir de hautes fonctions à la tête de son monde et la Fraternité des Égaux est de plus en soutenue par les habitants d’Hazia II. Elle estime pouvoir lancer sa révolution d’ici peu.
- Parfait. Des troubles en réaction des messages diffusés par ces fanatiques de Words Bearers ?
- Aucuns, les communications ont été rapidement interceptées par les gouvernements planétaires et leurs forces de défense mises en alerte mais c’est tout.
- Pas de patrouille des flottes de défense, de demande d’aide aux autorités du Trône ?
- Non, rien de tout cela.
- Et bien, on peut dire que les dirigeant sont des gens préoccupés par le sort de leur peuple, ironisa Opharion...
Fealmon lâcha un léger grondement que son interlocuteur identifia comme un ricanement.
- Il aurait été fort dommageable que des envoyés de l’Imperium s’intéressent de trop près à notre secteur et révèlent au grand jour nos cellules.
- J’en doute honorable frère, le cloisonnement entre nos différents réseaux est bien trop...
Le dreadnought s’arrêta soudainement, coupant la parole à son interlocuteur et arrêtant le convoi.
- Penser que nos cellules sont impossibles à infiltrer est une grave erreur, seigneur. C’est à cause de ce genre d’orgueil mal placé que mes frères sont morts et que moi j’ai intégré ce corps de métal.
Pendant deux seconde, Opharion resta figé devant le conseil appuyé de Fealmon, peut être à la recherche d’une remarque cinglante, mais l’histoire de la confrérie parlait pour lui... Il choisit finalement de faire acte d’amende honorable et posa son gantelet droit sur sa poitrine tout en s’inclinant.
- Mes excuses très estimé frère, je prends note de vos conseil et je surveillerais mieux mes paroles à l’avenir.
La haute statue d’acier sembla accepter ses paroles et fit un léger d’inclination de son large buste.
- Vous êtes nos héritiers mon frères, ne refaites pas les même erreurs que nous.

Thulia était abasourdie par tout ce qu’elle contemplait. Cette immense station, cette foule, cette profusion de technologie et de bien, ce colosse de métal qui parlait avec le seigneur... Elle était tellement prise dans son admiration des environs qu’un des auxiliaires encadrant leur groupe dût la rappeler à la réalité d’un sifflement. Le convoi arriva finalement au bout du quai. Face à eux, une douzaine d’ascenseurs de plusieurs types semblaient desservir le donjon, les ponts en-dessous et les voies permettant d’accéder aux autres quais.
- A toute la chair fraîche, dans les ascenseurs, les appela Jakar, on va rejoindre le quai ouest.
Thulia fut légèrement surprise, parce que ce n’était apparemment pas la direction des guerriers en amure et du colosse métallique.
- On ne va pas avec eux ?
Le Préfet lui décocha un sourire carnassier.
- A moins que tu sois choisie par nos maîtres pour les servir, petite demoiselle, tu seras cantonnée aux tâches que le Premier Préfet Falisius te confiera, et ce seulement après avoir subis quelques... mises au point.
Thulia fronça les sourcils mais ne répondit rien et suivie le reste du groupe. L’ascenseur, assez large pour embarquer la trentaine de personnes, les amena un étage plus haut. Ils débouchèrent ensuite un couloir circulaire que leur guide improvisé nomma la Jointure. Seul moyen de faire le lien entre les quatre membres de la station, en plus des navettes et des accès réservés aux marines, il était continuellement emprunté par les serfs, bondé à toutes heures d’hommes et de femmes en tenues bleues. Un ascenseur plus tard, ils rejoignirent enfin leur destination. Si le quai ouest n’était pas différent de celui où Thulia avait débarqué du point de vue de sa structure, il semblait contenir beaucoup plus de bâtiments d’habitations communes et un nombre important d’auxiliaire en arme le patrouillaient. Jakar les fit remonter la quasi intégralité du dock pendant un certain temps. Il les arrêta finalement devant un ensemble de bâtiments et les invita à rentrer dans le plus imposant. Thulia fit partie des premiers à pénétrer dans le hall. La salle était aussi bien éclairée que l’ensemble de la station, mettant en valeur les bannières bleues et émeraude qui pendaient à son plafond. Les murs étaient étranges, recouvert de plaques de granit noires gravées de lettres. En s’approchant, la jeune femme se rendit compte qu’il s’agissait de millier de noms, d’identifiants et de matricules anonymes.
- Tu sais lire ?
Complètement surprise par ces paroles sortie d’on ne sait où, elle se jeta en arrière, manquant de tomber à la renverse. Elle se rendit compte qu’un homme s’était matérialisé à ses côtés. Il était habillé comme tous les serfs, à la seule différence de la capuche qui lui recouvrait la tête et des gants de cuir qui recouvraient ses mains. Son visage était invisible, camouflé derrière un masque complètement lisse perçait des lentilles au niveau des yeux. Thulia tenta de se reprendre, cherchant à s’accrocher à un trait quelconque chez ce fantôme.
- Je... oui, je sais lire.
L’inconnu pencha la tête sur le côté, comme un rapace curieux devant sa proie.
- Tu fais partie des recrues amenés par notre seigneur, c’est cela ?
La jeune femme acquiesça.
- Oui, je viens...
- Tu viens avec moi matricule 6-2-9, et rapidement !
Jakar, qui venait de se rendre compte qu’il lui manquait une brebis, vint vers elle au pas de charge et la releva sans ménagement avant de faire un signe de tête à l’inconnu masqué.
- Maître des Agents 2-3-7, ça fait plaisir de vous voir mais vous m’excuserez, je dois amener ces crétins devant le Premier Préfet Dessalza pour qu’ils prêtent serment.
- Intéressant... Je vous suis dans ce cas, Dessalza et moi devons nous voir plus tard.
L’officier haussa les épaules
- Comme vous voulez. Quand à toi, 6-2-9, bouge avant de prendre un mauvais coup !
Thulia fit mouvement, non sans jeter des coins d’œil aussi discret que possible à l’homme qui venait de les rejoindre.

Le Premier Préfet des Auxiliaires Ithalque Dessalza dévisageait les nouveaux éléments de son œil gris et de son augmentique carmin, jaugeant chacun et chacune comme si ils n’étaient que des pièces de viande. Au bout d’un certain temps, il se tourna vers Jakar, ses paroles faisant légèrement tressauter la courte barbe blanche qui dissimulait sa bouche.
- Et tu me dis que c’est le seigneur Opharion en personne qui les a sélectionné ?
- Effectivement, approuva l’officier.
Ithalque gronda légèrement et secoua son crâne impeccablement rasé.
- Notre maître a trop bon cœur...Tu les as déjà mis au courant quand à nos règles de base ou ils ont besoin d’une nouvelle explication ?
- Non, je ne pense pas, nous pouvons directement passer au serment.
Son supérieur grogna une nouvelle fois et cessa de faire comme si ils n’existaient pas.
- Je ne répéterais pas les quelques conseils que le Troisième Préfet vous a prodigué et j’espère pour vous qu’ils se sont bien imprimés dans vos caboches limitées, cela vous rendra les choses... moins douloureuses.
Il leur fit signe de le suivre et les amena dans une nouvelle salle emplie de près deux cent sièges à haut dossier. Une douzaine de serfs se s’affairaient autours d’eux, les vérifiant sous toutes les coutures d’un adepte aux robes rouges les bénissaient avec un encensoir. Ithalque se dirigea vers lui et s’inclina avec respect.
- J’amène avec moi ceux qui veulent prêter serment.
L’être mi homme-mi mécanique lui rendit sa révérence et fit signe au groupe d’avancer.
- Que ceux qui veulent jurer leur foi prennent place.
Un peu hésitants, les hommes et les femmes du groupe choisirent chacun un siège. Thulia s’assit aussi confortablement que possible quand, soudain, des bracelets d’acier jaillirent des accoudoirs et des pieds du fauteuil, l’emprisonnant totalement. Elle tourna la tête, inquiète, et se rendit compte qu’il en était de même pour ses compagnons. Les suivants de l’adepte vinrent vérifier que tous et toutes étaient bien attaché, restant sourds à leurs demandes et à leurs questionnements. Des cercles de métal furent posés sur leurs têtes et reliés aux dossiers grâce à un ensemble de fils eux même réexaminés par le technicien en robes. Une fois toutes ces tâches accomplies, les serfs s’écartèrent et leur maître s’approcha d’une console de commande. Jakar et Ithalque vinrent se ranger à ses côtés, l’étranger au masque d’argent les suivant dans les ombres. L’adepte abaissa le levier principal une seconde plus tard.

Thulia eut l’impression que son crâne allait exploser sous les effets de la douleur. Elle eut l’impression que des sadiques trituraient l’ensemble de son cerveau avec des tisons chauffés au rouge, s’amusant à piquer et brûler chaque partie de l’organe contenu dans son crâne. Des flashs lumineux insoutenables éclataient derrière ses paupières fermées, augmentant les vrilles de douleur. Elle entraperçut des souvenirs à demi effacés et d’autres plus récents, elle entendit des paroles inintelligibles qui semblèrent crever ses tympans. Elle voulut se détacher, s’échapper, fuir toute cette douleur, se frapper la tête sur quelque chose pour faire disparaître ces sensations horribles. Alors qu’elle sentait sa raison s’échapper de son crâne en ébullition, alors que ses pensées ne se réduisaient plus qu’à un magma informe et brûlant, les douleurs cessèrent. Elle ouvrit lentement ses yeux martyrisés pour se rendre compte que l’homme au masque d’argent se trouvait devant elle et la regardait, camouflé par le visage inexpressif, son front presque collé sur le sien.
- Qui sont tes maîtres ?
Sa voix grave et douce résonna dans sa psyché, déclenchant un processus nouveau, une certitude rassurante et agréable renforcée d’une foi inébranlable.
- Mes maîtres sont les Hydra’s Heirs.

Vingt marines progressaient arme au poing à travers les rues denses et les bâtiments  écrasant d’une vaste cité. Parfois, un des guerriers se détachait de la formation, passant de couvert en couvert avant de prendre une position fixe, sécurisant l’avancée de ses frères qui s’empressaient de le rejoindre dans un silence total. Ces courses les amenaient à se déplacer dans la faible lumière des réverbères, montrant des armures neuves, sans aucunes marques d’honneur ou héraldique personnelle. Aucun d’entre eux ne portait la cape d’écaille miroitante de leurs autres frères, se fiant uniquement sur les ombres pour se dissimuler. Les marines progressèrent rapidement, rejoignant un immeuble dont la façade donnait sur une place dégagée. Cette dernière était le théâtre d’une intense activité. Des serviteurs de combat la patrouillaient, braquant le canon des mitrailleuses fixées à leurs troncs dans la direction des bruits qui leur paraissaient suspect, fouillant les ombres de leurs implants oculaire rougeoyant. Au milieu de cet espace, un technoprêtre tentait de ranimer l’esprit combatif d’un  Leman Russ en  incarnant des litanies grondantes. Une poignée d’assistants gravitaient autours de lui, observant avec avidité chacun de ses gestes, enregistrant chaque prière à la machine tout en le suppléant parfois. Une fois toutes les cibles identifiées, les marines se préparèrent à l’attaque. Dix montèrent discrètement à l’étage et se positionnèrent aux fenêtres donnant sur la place, mettant en joue les serviteurs les mieux armés pendant que leurs frères se tenaient prêt à engager l’ennemi directement.

Les premières rafales claquèrent rageusement depuis les hauteurs, ravageant les rangs des androïdes. Quelques-uns répliquèrent, mitraillant l’étage d’où provenaient les tirs, et se mirent à reculer vers leur maître pour lui servir de bouclier. C’est ce moment que choisir les marines cachés pour lancer l’assaut. Formant un fer de lance compact, les guerriers entamèrent la traversée de la place pour atteindre le technoprêtre. Les premiers rangs renversaient les androïdes d’un coup d’épaule, laissant les seconds les massacrer à coup de glaive ou de rafales courtes portée. Impossible à stopper, la formation ne laissait derrière elle que des corps brisés et des flaques de sang synthétique. Devant l’avancée irrésistible de ses assaillants, le technoprêtre s’enfuit, protégé par le fragile rempart de ses assistants et des derniers serviteurs en état de combattre. Une ruelle lui tendit les bras, promettant sa protection. Il saisit sa chance, s’enfonçant dans les ténèbres alors que les marines brisaient ses derniers défenseurs derrière lui. Il courut un peu plus vite et prit un embranchement prometteur... qui le mena directement devant cinq guerriers, genoux à terre et bolter au poing. Alors qu’ils allaient tirer, la sirène de fin d’entraînement retentit, signifiant la fin de l’entraînement.

Dans la cabine d’observation de l’immense salle d’entraînement, un frère à a robe blanche examinait avec attention les rapports transmis par les armures des guerriers, vérifiant avec attention le rythme cardiaque en période de combat ou en progression plus calme, l’activité des implants et leur alchimie complexe, ainsi que les milles autres détails représentés par des lignes de runes et des courbes qui arrivaient continuellement sur les terminaux opérés par ses aides humains.
- Aucune anomalie détectée seigneur Marhan, indiqua l’un d’entre eux, tous les résultats biologiques sont excellents et les organes ont complètement pris.
- Les performances de combat, demanda l’apothicaire ?
- Améliorées de soixante cinq pour cent et une nette progression dans la coordination de l’assaut et la tactique d’engagement de la cible.
- Le fer peut encore être affuté, pensa Marhan à haute voix... Sur le plan de la discrétion, quand est-il ?
- Elle est d’un niveau optimale, maître. Aucune détection de la part des serviteurs de combat avant que l’attaque ne soit donnée et le contournement effectué par une partie du groupe est complètement passé inaperçu.
- Les résultats seront bien meilleurs lorsqu’ils auront reçus leur cape de camouflage.
L’apothicaire et le serf se tournèrent vers l’entrée de la salle d’observation. Opharion venait de passer le pas de la porte automatique pour se révéler dans la lumière tamisée de la cabine de contrôle. Il avait troqué son armure pour une longue robe d’un bleu sombre, serrée à la taille par une ceinture de cuir à laquelle pendait toujours son glaive et son pistolet bolter. Marhan le salua d’un hochement et le serf s’inclina pendant qu’il s’approchait des consoles pour lire les résultats.
- Tu les déclare apte au service, frère, demanda le seigneur ?
L’interpellé parcourut à nouveau les données de sur la tablette confiée par son suivant avant de fixer son maître les yeux dans les yeux, le noir perle rencontrant le bleu du ciel.
- J’aurais aimé les garder en observation encore quelques temps mais...
Son interlocuteur l’arrêta d’un geste, posant sa large main gantée de cuir sur son épaule.
- Marhan, ton avis est primordial dans la bonne marche de nos projets et le destin de ces recrues. Quel que soit ta décision, je la trouverais légitime et elle ne sera pas remise en cause.
L’apothicaire réfléchit pendant une dizaine de secondes avant d’acquiescer.
- Il faut qu’ils se confrontent à leurs premières épreuves.
- Bien, approuva Opharion. Je te propose de prendre personnellement leur commandement pour une intervention sur la voie spatiale menant à Hazia I. Un cargo transportant du matériel intéressant s'est vu infiltré par plusieurs de nos agents. Cela permettra peut être de calmer les grondements d’Hostios quand à notre sous-équipement.
- Sous-équipement, pouffa Marhan ? Alors que vous venez tout juste de ramener un nouveau navire ? Hostios n’exagère t-il pas un peu ?
- Disons qu’il prend très au sérieux sa tâche de maintenir notre fraternité à un niveau de combat optimum, soupira son compagnon.
- Ou alors notre maitre de forge n’est qu’un enfant capricieux, au choix... Pardonne-moi frère, mais je dois rejoindre nos futurs égaux pour le débriefing de l’exercice.
Les guerriers se saluèrent en s’agrippant le poignet et l’apothicaire sortit, talonné par ses seconds mortels. Opharion resta seul dans la cabine et s’approcha des vitres donnant sur la vaste salle d’entraînement. Les jeunes frères la traversaient, revenant au point de départ de l’exercice, discutant entre eux et comparant leurs scores. Le seigneur de guerre sourit en pensant que plusieurs siècles plus tôt, il s’était tenu à leur place et avait subis les même épreuves. Il n’était qu’un simple guerrier, un maillon de la chaîne, l’héritier de dieux qui avaient connus les débuts de la Grande Guerre, qui avaient combattus sous les ordres des Primarques... puis, un bain de sang l’avait transformé en leader.
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Re: Fils de l’Hydre, La corruption des croisés, Chapitre II (Nouvelle, Warhammer 40K, Alpha Legion)

Message par Zekka le Mer 8 Fév 2017 - 18:31

El Tatillon est de retour :p

Bon, comme d'hab, les mauvais points d'abord:
"Pendant un instant, ils s’arrêtèrent complètement, tous systèmes éteins, guettant un possible adversaire dissimulé parmi les ombres des rochers flottant et les spectres des étoiles lointaines." ?
Ils guettent quoi ? avec quoi ?
Parce que l'impression que ça donne, c'est 2 blocs d'acier flottant dans l'espace sans moteurs, sans scanners ^^' donc ils doivent pas voir grand chose en plus d'être très vulnérables ^^' (couper et rallumer des moteurs de la taille d'une cathédrale ça se fait pas comme un moteur de voiture ^^')
Pour ça d'ailleurs que le point de Mandeville (point stable de transition Warp/Réalité) est là où un vaisseau est le plus vulnérable, donc en sortie Warp, on met tout les scanners puissance max et on remet les moteurs (et potentiellement les boucliers) en marche le plus vite possible ^^
Parce qu'en plus, une sortie Warp se voit de loin, scanner ou pas ^^' donc pas la peine de tout couper après; l'arrivée, si ennemi il y avait eu ,se serait vu de loin. Et aussi, l'approche d'un vaisseau est ressenti par les astropathes à proximité plus ou moins grande (sauf peut-être pour le navire WB qui a peut-être reçu des runes pour que sa "signature warp" soit moins grande)

"Massive, la station projetait son ombre sur les alentours." Là encore une petite reformulation serait ,selon moi, de mise comme par exemple "La forteresse était assez massive pour éclipser le soleil"
Parce que, encore selon moi, ta tournure laisse penser que la forteresse est au sol et que l'observateur est dominé par elle ^^

"Plus loin dans la "clairière", on devinait des exploitations minières grignotant inlassablement les rochers flottants" ben du coup c'est pas dans la clairière oo à l'orée à la limite, ou alors il y a quelques astéroïdes épars dans la "clairière" ^^'

Ensuite, tu peux mettre un Contemptor si tu veux, mais les serfs restent normaux, c'est-à dire que s'ils voient un géant de métal, ils vont vouloir s'écarter de sa route en emmenant leurs enfants donc ça créera un peu plus de remue-ménage que ça ^^'
Mais, comme tu l'as écrit un peu après, la curiosité peux les faire approcher ensuite ^^

"le seigneur pirate se coupa du réseau vox commun pour ouvrir un canal privé avec Fealmon."
Déjà, je doute que l'AL se voit comme des pirates ,et il a juste besoin d'ouvrir un canal avec Fealmon, pas besoin de se couper du canal principal ^^'

"demande d’aide aux autorités du Trône ?"
Commence par les autorités du Segmentum déjà x) parce que bon, déjà que l'Imperium a réputation d'être un monstre bureaucratique, si en plus Terra reçevait chaque demande de chaque planète... ils en finiraient pas x') Donc là encore un petit soucis de tournure, car comme les mots que tu donne au dread le confirme, tu donnes l'impression que le système de Kazia est hors de l'Imperium, que son gouverneur n'en fait pas partie ,tout en n'étant pas hérétique oo ce qui est très étrange

Ensuite le forcing mental est, à mon goût, trop rapide ^^' et surtout trop simple: un bête anneau sur la tête et hop ? Une machinerie gigantesque où ils passeraient les uns après les autres serait mieux ,ou un psyker spécialisé

Pour l'entrainement ,j'aurais plus imaginer qu'ils forcent l'adepte à prendre la ruelle en lui tirant dessus depuis plusieurs directions, pas en fonçant dedans comme des Templars en manque de croisade ^^'

"Cela permettra peut être de calmer les grondements d’Hostios quand à notre sous-équipement.
- Sous-équipement, pouffa Marhan ? Alors que vous venez tout juste de ramener un nouveau navire ?"
C'est pour ça que c'est lui le maitre de forge et pas toi Opharion, parce qu'un nouveau navire, c'est beau, mais de quoi réparer les armures et autres équipements, c'est mieux x)
Voilà le dernier "problème" majeur du récit ^^

En bons points, on a quand même la description interne de la forteresse ,le "forcing mental" ,bien que mal décrit selon moi. On a aussi le nom du vaisseau WB, lore approved comme on dit , et l'entrainement et donc le recrutement de la nouvelle génération, malgré le détail évoqué plus haut

Donc encore bravo de continuer malgré mes "tatillonnages" et tout ceci n'est que mon avis personnel, donc nullement parole d'évangile ^^ c'est ton texte ,tu en fait ce que tu veux. Mais comme on dit, la perfection est dans les petits détails :p
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Re: Fils de l’Hydre, La corruption des croisés, Chapitre II (Nouvelle, Warhammer 40K, Alpha Legion)

Message par Grundzan le Mer 8 Fév 2017 - 19:34

Désolé pour les premiers défauts, c'est des choses mal dîtes des manques d’approfondissements (et je m'excuse, j'ai toujours du mal à décrire les sorties warp et toutes les manoeuvre qui s'y afférent) ^^' pour le "pirate" c'est un oubli de ma part pendant la relecture, pareil pour les histoire de communications.

J'ai essayé d'approfondir le forcing mental avec des vision ou d'autres éléments mais le résultat final ne me plaisait pas et de tout façon l'entraînement n'est pas fini, ce n'est que le première marque de la fraternité sur l'esprit de ses agents. Quand à Opharion il est ironique, il sait que tout cela dépasse ses capacités et il se moque juste un peu de son frère (de tout façon les techmarines des gens bizarre, je l'ai toujours dit ^^). Pour l'entraînement je voulais montrer qu'ils pouvaient se la jouer charcutage (le sang tache la céramite ? nan, tu va voir) tout en gardant une attitude très félon fielleux (tuer les gens de dos c'est pas notre genre, nous on fais ça quand ils dorment). Je trouve en plus qu'ils le pousse vraiment dans la ruelle (quand y a quinze types de deux mètre qui tire sur toi moi je dis "courage fuyons").

En tout cas je te remercie encore pour tes aiguillages car ils me permettent d'affiner mon écriture et de me faire réfléchir sur comment je dois dire ou décrire les choses. ^^
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