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Magos de Dan Abnett

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Message par Nico. le Ven 31 Aoû 2018 - 18:14

Présentation:



==> Magos Semi-Poche

L'inquisiteur Gregor Eisenhorn a passé sa vie à arpenter les plus sombres et les plus dangereuses zones de l'Imperium à la poursuite de l'hérésie et du chaos. Mais combien de temps un homme peut-il marcher sur ce chemin sans succomber à l'attrait du Warp? Est-ce qu'Eisenhorn est toujours un champion du Trône, ou a-t-il été séduit par le ce qu'il chasse?

800 pages • Septembre 2018 • ISBN 9781780304038 • Illustration de ???


Magos de Dan Abnett Blproc43

Artwork:

Spoiler:
Magos de Dan Abnett Eisenh11

Ce livre contient:

Ce livre contient:

– Pestilence​
​– Master Imus’s Transgression​
​– Regia Occulta​
​​– Missing in Action​​​
​​– Backcloth for a Crown Additional​​​
​​– The Strange Demise of Titus Endor​
​​– The Curiosity​
​​– Playing Patience​
​​– Thorn Wishes Talon​
​​– The Gardens of Tycho​​​
​​– The Keeler Image​​​
​​– Perihelion​​​
– The Magos​ (nouveau roman de 320 pages)

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Message par Anton Narvaez le Mer 26 Sep 2018 - 19:37

Une nouvelle sortie de Dan Abnett est toujours un évènement, surtout une sortie Eisenhorn.
Je me suis donc précipité sur ce recueil de nouvelles qu'est Magos, même si une petite voix au fond de moi me disait de me méfier, les dernières sorties d'Abnett m'ayant quelque-peu déçues (de bon romans certes, mais l'attente est tellement grande quand on parle d'Abnett que le "bon" ne suffit pas).
Bref je m'égare, le roman est un recueil de nouvelles plus ou moins inédites (Les jardins de Tycho était déjà paru dans le recueil "Craignez l'Alien") et est destiné à un lecteur avisé des aventures de Gregor Eisenhorn; mais aussi celles de Gideon Ravenor

En effet, la plupart des nouvelles nous parlent directement des aventures des deux inquisiteurs fétiches d'Abnett, et ce dernier n'hésite pas à exposer des faits précis et/ou des personnages des précédents opus sans aucune forme de procès.

Pour mettre fin au suspens, le livre est excellent de part sa maitrise, son histoire et surtout son atmosphère.
Bref la review:


Scénario et Mise en scène : 4/5
De par son format de recueil, le livre n'a pas de trame continu, il expose des fait très espacés dans le temps (un peu moins dans l'espace) qui ne semblent avoir aucun rapports les uns avec les autres.
Bon certains personnages sont récurrents, Eisenhorn et Cie en premier lieu, mais ils ne sont pas présent dans toutes les nouvelles et les liens entre les récits semblent inexistants.
Attention spoil: C'est la dernière nouvelle "Magos", par l'intermédiaire d'Eisenhorn, qui met du liant entre les récits, rend utile toutes les histoires et réponds aux les interrogations des lecteurs.
L'effet est un peu le même que la lecture du chapitre sur Rogue dans Harry Potter et les reliques de la Mort.
Je dis bien "un peu", car, et c'est moins premier point négatif, il manque la maitrise que pouvait avoir JK Rowling, et on sens que les liens sont parfois un peu artificiels et servent à ajouter des récits annexes à la grande histoire contée par Abnett.
Le second point négatif, qui est un défaut récurent par Abnett, est la fin du récit de par trop précipitée.
S'en est même troublant, j'ai du relire pour être bien sur du dénouement tellement celà me semblait expéditif..
Voilà pour la mise en scène.
Pour le scénario c'est assez difficile à décrire car il n'y a rien de continu.
Pour faire simple c'est une série d’enquêtes plus ou moins liés au chaos et à l'ennemi emblématique de nos inquisiteurs qu'est la Cognitae ...
Diverses petites affaires qui se finaliseront dans "Magos".

Style et écriture 5/5

Le point fort d'Abnett. Il arrive à créé des atmosphères à chacun de ses récits, Roman Noir, enquête type "les Experts", voir carrément de l'Horreur ou de la mise en abyme psychologique.
Franchement, du Abnett au Top.


Fluff : 2/5

La vision d'Abnett de 40k est à mon gout trop gentillette, les planètes semblent tout à fait vivables, les citoyens impériaux font de la villégiature, ont une vie bien rangée etc...
Çà a tendance à me sortir du récit, mais ce n'est quand même pas rédhibitoire.
Sinon il y a une ÉNORME coquille du point de vue chronologique
Spoiler:
On y parle de Tyrannides et de Grand dévoreur avant même leur découverte sur Tyrann
Coquille que l'on ne peut pas loupé car il y a un calendrier des évènements en fin de livre.
Calendrier fort appréciable.
De manière général on étoffe le fluff relatif à l'univers d'Eisenhorn et on découvre pas mal de pistes pour avoir une autre vision de "Paria".


Avis Personnel : 4/5
Du très bon, voir de l'excellent.
On y retrouve le charisme d'Eisenhorn, l'atmosphère plus légère de Ravenor, et une transition parfaite pour reliés les séries jusqu'à "Paria".
La seule chose dont j'ai eu envi en finissant le bouquin est de me refaire les deux trilogies Inquisitoriales et d'espérer qu'Abnett conclura un jour sa série "Ravenor vs Eisenhorn".


Note finale : 15/20
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Message par Rhydysann le Mer 26 Sep 2018 - 20:16

+1 pour la critique, j'ai le roman mais je compte l'offrir à mon frère qui est un gros gros fan de eisenhorn(et pas de ravenor ce qui est mon opposé Evil or Very Mad ). Je vais donc devoir attendre un peu avant de le lire.

La vision d'Abnett de 40k est à mon gout trop gentillette, les planètes semblent tout à fait vivables, les citoyens impériaux font de la villégiature, ont une vie bien rangée etc...
Marrant il y a des milliers de planète dans l'Imperium alors pourquoi pas...J'aime  bien cette vision personnellement, que tout ne soit pas forcément noir. Les goûts et couleurs quoi Razz


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Message par Anton Narvaez le Mer 26 Sep 2018 - 20:40

Marrant il y a des milliers de planète dans l'Imperium alors pourquoi pas...J'aime bien cette vision personnellement, que tout ne soit pas forcément noir. Les goûts et couleurs quoi Razz

Le Truc, c'est qu'il n'y a AUCUNE des planètes d'Abnett qui ne soit qu'un tant soit peu dans l'ambiance Grimdark:
Frère du Serpent : Monde tranquilou
Eisenhorn : Train touristiques et stations de ski
Fantôme de Gaunt : Y'a Verghast un peu, mais même Gereon n'est pas si terrible
Ravenor : Il me semble qu'il y a une planète Ranch Razz

Après je préfère du Abnett gentillet que du Boltporn trotrodark sans aucun intérêt.
C'est du détail, mais avec Abnett, on se doit d’être exigent.

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Message par vulkan le Mer 26 Sep 2018 - 20:49

Si mes souvenir sont bon (ma lecture de la trilogie Eisenhorn date un peu) les aventures d'Eisenhorn se passe dans le même secteur/sous-secteur, on peut parfaitement supposer qu'il s'agit d'un coin tranquille de l'imperium, plutôt loin des ligne de front et suffisamment bien administré pour qu'il y ait pas une insurrection (chaotique ou genestealers) par semaine. En plus les aventures d'Eisenhorn se passe relativement tôt dans le M41 c'est pas encore la folie et l'état de guerre totale dans lequel l'Imperium se trouve à partir de la seconde moitié du M41.
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Message par Emperor le Jeu 27 Sep 2018 - 11:43


Vu qu'on se paye quasi systématiquement de la cité ruche esclavagiste et du citoyen-forçat chez tous les autres auteurs, je considère les petits apartés bourgeois d'Abnett comme d'utiles sas de décompression qui nous changent des sempiternels clichés - qui seraient soi-disant universels - de 40K. Après tout, sur un million de mondes, il y a de tout en quantité.



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Message par Emperor le Lun 29 Oct 2018 - 14:25


Toujours un plaisir de lire du Abnett en mode Inquisition, même si j’avoue avoir été assez déçu de l’évolution de certains personnages dans Magos...
Malgré tout, on retrouve une qualité d’écriture indéniable et une solidité dans les dialogues qu’on lui connaît bien.

Bon, j’avais déjà lu 3 des nouvelles qui y figurent, et même 4 si Arrière-plan pour une couronne additionnelle avait bien été présente, comme cela est indiqué dans le sommaire de Nico, mais elle n’y était pas. Supprimée de la version française uniquement ou erreur dans le sommaire rapporté ?

Les nouvelles exclusives en français sont aussi diverses que sympathiques. On y retrouve, sur une période de 400 ans et donc à divers stades d’avancement, tantôt le crew de Gregor, tantôt celui de Ravenor, et parfois d’autres personnages annexes, certains décorrélés des 2 trilogies Inquisition (mais liés à Magos), et d’autres déjà vus…

L’occasion de voir Eisenhorn en tout début de carrière, lorsqu’il n’était encore qu’un interrogateur jeune et volontaire, de lire ou de relire plusieurs récits de chasse et de traque animalière (ce qui a comblé le naturaliste qui sommeille en moi), de découvrir le contexte ayant mené au recrutement de ce personnage principal de la trilogie Ravenor qu’est Patience Kys, de s’émouvoir de la fin d’un personnage que l’on connaît bien…

Sur ce dernier point, mention spéciale donc :
Spoiler:
Pour ce texte poignant qui nous narre la fin tragique de Titus Endor, et qui n’est pas sans référence à la maladie d’Alzheimer. Écrit durant la période où Abnett était lui-même malade si je ne me trompe pas.


Deuxième mention spéciale pour le sujet traité dans la nouvelle Une image traîtresse - le déroulé restant quant à lui plus classique, et même vraiment pas ouf en soi :
Spoiler:
Celui d’une vente aux enchères d’un pix parfaitement conservé d’Horus Lupercal, pris par Euphrati Keeler pendant la Grande Croisade, rien que ça ! Le pix s’accompagne de notes manuscrites de la pixographe Sainte, ce qui intéresse pas mal de monde puisqu’en 40K il est de notoriété publique que Keeler a été l’initiatrice du Culte Impérial.

Les Ordos veulent bien évidemment mettre sous séquestre ce matériel hérétique.
Surtout que dans ses notes, Keeler rapporte que, de son vivant, l’Empereur déniait son statut de Dieu et voulait démanteler ce qu'Il appelait la secte du Lectitio Divinitatus :p
Cela amène d’ailleurs Eisenhorn à s’interroger, avec le conditionnement de l’époque, sur qui serait considéré comme hérétique aujourd’hui, Keeler ou l’Empereur lui-même ? xD


Avant d’en venir au gros morceau, Magos, je tiens à m’esbaudir de la présence de la petite chronologie synthétique qui accompagne le livre. C’est tout con, on a simplement les dates pour chaque roman et chaque nouvelle des séries Inquisition d’Abnett, plus quelques autres dates-clefs, mais c’est tellement plus pratique que de devoir les chercher une par une sur le Lexicanum.

On apprend donc que la nouvelle Magos a lieu environ 70 ans après le dernier tome de Ravenor, 20 ans avant les événements de Paria.

Magos donc.
Ambiance excellente, péripéties maîtrisées, échanges savoureux, théâtre d’opération rafraîchissant,… Du Abnett en forme quoi, honnêtement c’est très bon.
On lui pardonnera aussi les quelques facilités scénaristiques typiques des nouvelles - car on est ici plus proche d'une grosse nouvelle que d'un roman à proprement parlé.

Et pourtant…

Déjà, pas de récit à la première personne comme dans Eisenhorn, Ravenor et le tome 1 de Bequin. On y perd beaucoup je trouve.

Ensuite, on peut bien sûr déplorer la toute fin, un peu expédiée comme à son habitude, mais surtout déjà vue :
Spoiler:
Sérieux, encore le coup du démon majeur qui enfle comme un gardon pour atteindre les 300m de haut réglementaires… Coucou la conclusion de Ravenor tome 3.


Ou encore le prétexte qui vise à raccorder le (très bon) personnage du magos biologis à l’histoire, et qui fait quand même assez artificiel :
Spoiler:
Le coup de ces ursidés qui boulotent soi-disant les cadavres de la Cognitae, une question très vite évacuée de l’histoire, pour ne plus jamais revenir. On ne voit à aucun moment ne serait-ce qu’un seul des bestiaux en question !


Mais surtout, et comme je l’ai dit dans mon liminaire, j’ai été déçu de l’évolution de certains persos :
Spoiler:
Et en premier lieu Eisenhorn, qui se paye ici un bon power-up des familles.
Car oui, c’est désormais un psyker de classe… Alpha. Je rappelle qu’il était classé Delta au départ.
Dan verserait encore dans la surenchère ? Car on se souvient tous de Ravenor qui est passé de Gamma (dans Malleus) à Alpha+ dans les derniers Ravenor, en partie grâce à la perte de ses autres sens et aux boosters psioniques de sa chaise, certes.
Et bien apparemment oui. On nous explique donc qu’Eisenhorn aurait été jusque-là psychiquement bridé par un implant des Ordos. Désormais libéré de leur mainmise et de cet appareillage, il est devenu plus puissant, comme un vieux scooter débridé 3 fois et affublé d’un double pot ninja verrait sa puissance décupler quoi.

Je regrette vraiment cette tendance qu’a Abnett à exagérer la puissance de ses persos comme ça. Perso j’ai toujours aimé la puissance psychique modérée d’Eisenhorn, qui a besoin de vocaliser ses mots de commandement et qui galère face aux fortes volontés par exemple, contrairement à Ravenor qui lui roule sur tout ce qui bouge d’une pensée. Je trouve ça plus intéressant, et d’un certain point de vue, encore plus badass qu’une quelconque toute-puissance absolue. Bref, à voir si ça se traduit dans les faits à l’avenir car pour l’instant je n’ai pas vu beaucoup de différences chez Gregor, tant mieux.

Second point. Eisenhorn paraît sacrément lessivé dans cette histoire. Il est vieux, sa vie pluricentenaire se fait vraiment ressentir, tout le monde le trouve fatigué, il doit faire des siestes, et même ses ennemis ne le traitent plus que de vieille carne acharnée aha.
Ce qui m’a surpris au premier abord car j’avais encore en tête Paria, où le gars est en pleine forme et pratiquement inchangé par rapport à la fin d’Hereticus.

Puis un mec de la Cognitae lui inocule un virus Warp, son esprit communie un certain temps avec l’Immaterium, on le voit maîtriser parfaitement l’Enuncia, ses yeux deviennent violets, il arrive maintenant à sourire alors que tous ses nerfs faciaux ne fonctionnent plus, et on finit par apprendre que Cherubaël a maintenant peur de lui. Et en plus de ces nouvelles caractéristiques, il ressort de l’expérience totalement requinqué.

Bref, la complète salade ! Amère déception. Il apparaît corrompu jusqu’à la moelle, toujours fidèle au Trône de son point de vue mais perçu comme un électron libre diablement entêté et dans le déni par le magos à l’œil acéré qui a rejoint son équipe pour cette mission.
Terminé le doute qui pouvait encore subsister sur son statut intrinsèque de Diabolus à la lecture de Paria donc :/ A moins que ?


Et puis il y a Nayl.
A son sujet j’ai été déçu non pas de ses allers-retours entre Ravenor et Eisenhorn en tant que tels, mais plutôt du fait qu’on n’ait toujours pas un début de réponse sur la question…
On retrouve également un Nayl plutôt savant ici, qui explique notamment au magos, avec force détails, la nature de phénomènes Warp. Bien sûr, il est dans les Ordos depuis des décennies et a donc une bonne connaissance du Grand Ennemi, mais je l’ai quand même trouvé beaucoup trop technique et docte pour un spécialiste dont ce n’est justement pas la spécialité. Et puis d’habitude il est plutôt je-m’en-foutiste sur le sujet. Ça m’a un peu dénaturé le perso je dois dire, surtout que c’est fait sans transition par rapport à ce que l'on connaît de lui (j'ai vraiment du mal avec les ellipses temporelles).
On retrouve un peu la même chose avec le personnage de Médéa Betencore.


Autrement, content d’en apprendre un peu plus sur Voriett, l’interrogateur qui ne fait qu’une apparition éclaire dans Paria. Surtout que c’est l'un des persos principaux de la nouvelle. Belle surprise donc.
Et on notera que lui aussi aura changé de camp entre temps…
On voit qu'Abnett s'amuse à nous perdre ; en tout cas il aura fait un gros travail de scénarisation du jeu des alliances pour sa dernière trilogie Inquisitoriale. Wink


Et puis il y a les apports à Paria, qui font de cette nouvelle une lecture indispensable pour qui souhaitera aborder Penitent avec toutes les cartes en main :
Spoiler:

- sur comment Eisenhorn a appris l'existence de Beta Bequin et retrouvé sa trace ainsi que celle du Roi Jaune sur Sancour, et comment Ravenor en a fait de même
- sur la cité Reine-Mab, qui aurait son pendant dans le Warp. Ça promet d’être un profond merdier par la suite, et à mon avis Penitent va être à une toute autre échelle héhé
- sur les éléments qui vont pousser Ravenor à entreprendre la traque de son mentor, alors que dans Périhélion on apprend qu’il avait d'abord refusé d’accéder à cette demande des Ordos, préférant la retraite forcée et l’abstinence psychique à la place
- sur les graels, ces « anti-démons », qui seraient au nombre de 8
- rien à retirer sur le Roi Jaune par contre, la nouvelle Némésis de Gregor. On est toujours dans le flou total à son sujet


Désolé pour ces longs développements, parfois sur des points de détail, mais le personnage me tient à cœur. Smile

Noté le tout Bon.
Belle variété de nouvelles, qui sont globalement très bonnes.
Magos un peu plus décevant - notamment en ce qui concerne les parti-pris de l'auteur ainsi que dans son raccord avec Paria - mais hyper maîtrisé dans la forme, quoi qu'un peu standardisé tout de même.
En tout cas j'aime toujours autant la vision que nous offre Abnett de la "ruralité" Impériale, ses aperçus de ce que peut être la petite vie "provinciale" au sein de la gigantesque machinerie de l'Imperium.

Vivement Penitent ! Cool



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Message par Anton Narvaez le Lun 29 Oct 2018 - 20:23

+1 pour ta review
Et comme toi :
VIVEMENT PENITENT
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Message par Zekka le Mar 29 Oct 2019 - 10:24

Bon, et bien tout est dit, selon moi x)
Noté 18/20 pour ma part
Et comme Emperor,
Spoiler:
J'ai beaucoup aimé le questionnement d'Eisenhorn quant à l'hérésie de Keeler ou de l'Empereur
Sur ce, ben le reste est dit donc pas trop la peine de répéter x')
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Message par Argel Tal le Jeu 14 Nov 2019 - 2:10

Même son de cloche que mes camarades du forum de mon côté, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce recueil de nouvelles et le roman Magos qui vient lier l'ensemble des éléments des différentes intrigues. On en apprend beaucoup sur les missions d'espionnage, de purge ou d'enquête que mènent ou qu'ont mené Eisenhorn et Ravenor au cours de leurs pérégrinations respectives et mais aussi en commun au cours des siècles. J'ai eu un immense plaisir à lire l'ensemble des nouvelles car j'adore les personnages, que je trouve bien écrits, équilibrés dans leurs sentiments et leurs relations, ni trop sympathiques, ni jamais vraiment cruels, à part par nécessité.

Concernant les nouvelles, je les ai quasiment toutes appréciés à une égale mesure, ça reste du très bon Abnett avec tantôt des cités tentaculaires, tantôt des paysages verdoyants, tantôt des villes en ruines ou des forteresses de contrebandiers et autres marchands peu scrupuleux ; bref on voyage dans l'Imperium et on a cette impression de cohérence dans la diversité des mondes et des champs de bataille qui réussit à nous captiver de bout en bout. Abnett fait littéralement vivre ce coin de l'Imperium en explorant ces multiples facettes, en nous rappelant les bons souvenirs des Trilogies Eisenhorn et Ravenor tout en apportant un regard neuf voir un développement approfondi de certains personnages, ce qui n'est jamais pour déplaire avec des individuss bénéficiant souvent de capacités hors - normes, dd puissants pouvoirs et de volontés de fer et pourtant si humains dans leurs réactions et leurs attitudes, si respectueux des doctrines de l'Inquisition, de la croyance de l'Empereur - Dieu et ne cessant pourtant jamais de se questionner sur leurs places et leurs rôles dans cet âge sombre.

La qualité des récits nous offre un panel vaste de personnages, certains connus et qu'ont a plaisir à retrouver comme Nayl ou Médéa ; et d'autres totalement nouveaux tel Drusher ou Macks, venant tous au fur et à mesure se greffer à la grande histoire du légendaire inquisiteur Eisenhorn, lancé dans une nouvelle traque, celle du Roi - Jaune, être dont on ne sait quasiment rien si ce n'est qu'il serait apparemment le dirigeant d'une puissante secte hérétique avec pour objectif de briser les fondations de l'Imperium.

Les nouvelles, dans la mesure où elles viennent éclaircir certaines zones d'ombres et "préparent le terrain" pour Magos, sont donc un apport fort appréciable et permettent d'agrandir le spectre des existences des inquisiteurs Eisenhorn, Ravenor ainsi que leurs coteries respectives, de comprendre leurs motivations mais aussi leurs doutes et les épreuves qui viennent bouleverser leur foi et leurs convictions.

Mention spéciale à la nouvelle Les Jardins de Tycho, ayant pour cadre une ville en ruine où se déroule une enquête haletante pour mettre hors d'état de nuire un individu, un animal ou une entité autre, ceci avant qu'une série de meurtres ne s'allongent davantage. Une nouvelle que j'avais déjà lu dans le recueil Craignez L'alien et que j'ai pris plaisir à relire. J'ai à ce propos remarqué que la traduction entre les deux ouvrages avaient été changé sur des mots, des paragraphes et des tournures de phrases, ce qui m'a un peu surpris car cela aurait sûrement été un gain de temps et d'argent pour la BL de simplement reprendre la même traduction ; on en vient à se demander si ça leur arrive de fouiller dans leurs bases de données.

J'ai également trouvé que le roman Magos était d'une excellente facture, de part ses enjeux, son environnement et la richesse de ses personnages. Abnett sait comment faire vivre un monde, sait comment immerger son lecteur dans un faune et une flore riche, semblable à nos campagnes et pourtant définitivement ancrée dans l'univers de Warhammer 40 000. C'est là tout l'intérêt du livre, nous montrer que Warhammer peut être autre chose qu'un univers de cité tentaculaires, de fronts gigantesques et de luttes sans fin contre les xenos et les hérétiques. Abnett apporte un véritable regard scientifique sur les éléments qu'il nous décrit, ceci en plaçant son récit du point de vue hautement descriptif d'un magos du nom de Drusher, chargé d'une taxinomie d'un environnement planétaire riche en espèces animales et végétales et qui va se retrouver malgré lui à collaborer avec Eisenhorn dans une enquête inquisitoriale.

Abnett a particulièrement réussi à me captiver car il utilise un procédé qui fonctionne à la fois de manière rapide et fluide : celui de mêler entre guillemets l'ordinaire d'un réel qui pourrait se rapprocher du nôtre avec l'extraordinaire de l'univers de Warhammer. Le lecteur va pouvoir s'identifier assez rapidement au personnage de Drusher dans la mesure où c'est un homme banal, avec une vie rangée, un travail et un foyer ; le lecteur peut s'identifier aux joies et aux peines de Drusher, à ses désillusions aussi. Ceci grâce à une histoire construite en trois temps, au travers de deux nouvelles qui viennent construire des bases propices à la psychologie du personnage du roman. Une construction en trois temps donc qui nous permet de comprendre les volontés et les motivations d'un personnage profondément humain, amoureux de sa profession et terrifié à l'idée d'être lié à une enquête inquisitoriale.

Le roman fait aussi la part belle aux personnages que nous connaissons déjà, Eisenhorn et son escouade d'agents inquisitoriaux. On sent la fatigue et un certain désespoir chez eux, coincés entre d'un côté leur devoir envers l'Inquisition et l'Empereur et de l'autre côté leur peur de l'échec et le constat amère que l'entêtement d'Eisenhorn, les ayant déjà conduit aux portes de l'hérésie, pourrait bien les conduire vers une mort certaine. L'objectif de détruire la secte hérétique connue sous le nom de Cognitae semble insurmontable, et seul la volonté de fer d'un inquisiteur jusqu'au boutiste semble maintenir une cohésion qui s'étiole au fil des péripéties, entre espoir et trahison, volonté et remise en question, loyauté et corruption, vie et mort.

Spoiler:
J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié le chapitre 23 du récit, je l'ai trouvé vraiment bien écrit et très poignant. Voir Eisenhorn effectué dans son délire, sous l'effet du poison - Warp, un voyage au travers l'espace et le temps m'a beaucoup impressionné. En effet, Abnett fait en quelque sorte une rétrospective de son œuvre, en permettant à Eisenhorn de revoir ses amis perdus, ceux qui l'ont servis et qui ne sont plus en vie : Midas Betancore, Titus Endor... J'ai trouvé ce chapitre vraiment poignant car il nous permet de nous rendre compte à quel point l'entêtement d'Eisenhorn, sa volonté d'être un loyal serviteur de l'humanité l'a éloigné peu à peu de tout les caractéristiques de ladite humanité : Eisenhorn est seul, malade, au bord du gouffre sur les plans physiques et mentaux.
Il regarde en arrière, se demande si tout cela valait le coup : si ce n'est pas son égoïsme qui a tué Endor, si ce n'est pas son incapacité à protéger Ravenor qui lui a fait perdre son disciple le plus talentueux, si ce n'est pas sa peur qui l'a empêché d'aimer la seule femme qui comptait vraiment pour lui, malgré toutes leurs différences. Eisenhorn en vient même à se demander si le fardeau de servir l'Empereur comme il l'a fait n'était tout simplement pas trop lourd à porter pour un seul homme, si tout ces morts n'étaient pas un prix trop important à payer. Une véritable mise en abîme du personnage d'Eisenhorn, ce dernier repassant au peigne fin son existence, bien plus terne et tragique que véritablement épanouissante et réussit, si de telles choses sont encore possibles au 41eme millénaire ; et tous les évènements qui l'ont amené au moment présent.

Ce chapitre est pour moi un véritable coup de coeur dans la mesure où on laisse place aux sentiments contradictoires, aux vérités inavoués, aux peurs enfouis... Tout ressurgit en un seul instant et vient submerger L'inquisiteur et le lecteur. Un tourbillon d'évocation de la petite et de la grande histoire de l'Imperium qui ne cesse véritablement ses assauts qu'avec l'apparition d'une flamme d'espoir, un brasero dans la nuit allumé par nul autre qu'Alizebeth Bequin elle - même, une flamme qui fait renaître l'ardeur du vieil homme, qui vient lui rappeler ce pourquoi il sert l'Empereur : pour sauver l'humanité dans toute sa fragilité.

Bref, Magos est un indispensable pour tous ceux qui aiment Eisenhorn, qui aiment l'Inquisition ou qui aiment plus généralement Abnett. Il est vrai que l'on peut être un peu déçu par une fin un poil expéditive mais on pardonnera aisément cette rapidité dans la conclusion tant la lecture du récit fut plaisante. Abnett confirme une fois de plus son talent, de par la qualité de son intrigue, la finesse d'écriture de ses personnages, la cohérence de son univers mais aussi la brutalité de l'affrontement qui se déroule sous nos yeux.  Magos conclut avec brio un nouvel arc de la série de romans Eisenhorn et Ravenor et nous fait trépigner d'impatience en attendant la suite de Paria : Penitent
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Message par Tyrion60 le Lun 9 Mar 2020 - 11:57

Arffff il est trop fort cet Abnett!!!! Toujours aussi bon dans ces dialogues, relations entre personnages et descriptions de ceux-ci.
Un très bon recueil de nouvelles qui petit à petit, caillou après caillou nous mènent à Magos.

Entièrement d’accord avec vous les copains. Très bon moment passé malgré une fin expéditive (habituel de l’auteur malheureusement), et un vrai plaisir de suivre à nouveau les aventures d’Eisenhorn et de sa « cabale ».

Noté bon.

Tyrion60
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Magos de Dan Abnett Empty Re: Magos de Dan Abnett

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