[Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

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[Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

Message par vzh le Ven 11 Jan 2019 - 20:58


Dame Elienna De Fressac



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Sur la scène centrale du theatrum, cinq techno-matadors faisaient danser avec grâce un orc.
Régulièrement des piques se plantaient dans la chair du xenos enragé tandis que les voix harmonieuses des huit chanteurs barytons, placés tout en haut de colonnes à parois d’eau enluminés, rythmaient mélodiquement les passes de la corrida.

Les loges anti-grav, grandes sphères ouvertes sur le devant par un balcon, flottaient silencieusement tout autour de la scène du palais impérial.
L’aristocratie Berolienne assistait à ce spectacle, retransmis en direct sur les chaînes-pix du monde de Berolia.  
Les nobles s’étaient parés de leurs plus riches toilettes : Ils portaient pour l’occasion de somptueux tissus en salixinum argentés.

Les caisses du royaume étaient pratiquement vides, la guerre contre les orcs pesait sur les finances, le régiment impérial du 1er de Berolia peinait à exterminer les xenos dans les forêts australes, aussi les grands argentiers avaient organisé cette soirée dans le but non déclaré de les renflouer.

Les loges volantes se déplaçaient au ralenti, leurs occupants variaient de temps à autres les angles de vue et les perspectives.

Dans la loge frappée du sceau de l’aquila et d’une couronne argentée, symbole de la famille De Minos, Elienna De Fressac,  vêtue d’une ample cape aux motifs vifs et changeants, taillée d’une seule pièce dans une étoffe de salixinum magnificum et fermée sur sa petite poitrine par une broche d’optialite violette, se désintéressait des évolutions des matadors  sur la scène.

Ses yeux noirs amandes étaient rivés en permanence sur la loge de la famille De Fressac, marquée de l’écusson du cercle étoilée, située à l’extrémité droite, et qui abritait son frère cadet.

Au bout d’un moment, n’y tenant plus, le Gouverneur impérial, Tarmano De Minos, se pencha sur elle et lui glissa quelques mots à l’oreille :
« Le spectacle vous plaît-il ma dame?
-Je n’y prends absolument aucun goût, mon seigneur! Répliqua-t-elle sèchement sans même daigner regarder son époux.
Pourquoi vous obstinez-vous à me poser ce genre de question ? Vous savez pourtant, mon oncle, que je suis votre épouse uniquement parce que vous m’y contraigniez. »

A dessein, Elienna avait élevé la voix.
Ce fut suffisant pour que quelques têtes des loges voisines se tournent discrètement vers eux.
D’un simple geste de la main, Tarmano De Minos commanda l’élévation de la loge anti-grav qui s’envola dans les airs à une  vingtaine de mètres de hauteur du reste des spectateurs.

« Ne parlez pas si fort ma dame ! Murmura le Gouverneur impérial. C’est le signe manifeste d’un esprit peu sophistiqué. »
Cette fois, elle se tourna vers lui et le fixa avec une violence haineuse dans le regard.
- Ce n’est pas moi qui ai engagé cette conversation mon seigneur! siffla-t-elle.»

Il se mordit les lèvres, elle ne voulait plus lui parler, il bouillait de rage.
Elle lui reprocherait toujours l’exécution de ses parents, et la saisie des terres des De Fressac.
Que s’imaginait-elle, ce n’était pas par gaîté de cœur qu’il s’était débarrassé de feu sa sœur et de son époux, la politique était un art subtil, il avait espéré que Elienna finirait par le comprendre.

Il s’était donné jusqu’à ce jour pour réussir à conquérir dame Elienna, sa belle nièce agée de seize ans, qui s’ingéniait à le dédaigner, à le tenir dans un mépris, une froideur que rien ne paraissait être en mesure d’infléchir.
Au-delà de ce sursis, il s’était juré de renoncer à elle, et de prendre une nouvelle et treizième épouse.
Il était temps d’en finir avec elle, d’une manière radicale.
Une disparition ferait l’affaire.

La loge anti-grav amorça sa descente et se fraya un chemin sinueux entre les loges courtisanes, lesquelles se faisaient un devoir de s’écarter au passage du Gouverneur impérial de Berolia.
Quand la loge eu regagnée sa place centrale, Tarmano De Minos leva la main en l’air, et les matadors exécutèrent promptement la mise à mort du xenos.

En bas de la scène, Verito surveillait la scène avec le reste de son escouade de gardes impériaux.
Il était fatigué de servir ces aristocrates.
Vétéran de la troisième guerre australe, il avait perdu sa femme et ses amis proches au cours du dernier conflit contre les orcs.
Il reprenait le travail après un mois d’hospitalisation à l’apothecarium, où on l’avait soigné de ses angoisses et de sa dépression.

Depuis sa sortie, Verito se sentait en permanence surveillé.
Tout à coup , il eut l’impression que son corps se mettait à fondre comme de la cire chaude.
Son cerveau le brûlait, un ordre mental lui commandait de lever la tête vers la loge du Gouverneur.
Son regard se fixait sur Tarmano De Minos.  
Que savait-il de la douleur de perdre son épouse?  


+++++


L’eau tiède de la douche ruisselait sur le corps nu aux traits d’une finesse extrême de Elienna.
Elle perçut soudain une présence de l’autre côté du rideau opaque.
Inquiète, elle demeura quelques secondes sans bouger.
L’eau crépitait sur sa tête, ses épaules et ses seins.
Au bout d’un moment, la curiosité prit le pas sur la peur, elle éteignit l’eau, enfila une robe auto-chauffante et écarta le rideau.

Elle fut agréablement surprise.
Le prince de son cœur se tenait dans l’embrasure de la porte de sa balnerea.
Vêtu de son uniforme d'Arbitrator, des braises vives de désir luisaient dans ses grands yeux noirs.
« Bonsoir... » Sa voix était chaude.
Des gouttes s’échappaient de la chevelure détrempée de Elienna.
« Telo… Vous avez pris de grands risques pour venir me rejoindre dans mes appartements… »
« Je vous enseignerai mon petit secret… si vous le désirez... »
Elle fendit le nuage de vapeur et le cœur battant elle s’avança pour se donner à lui.

Elle dormait paisiblement quand elle fut éveillée brusquement par Telo.
« On vient ! » chuchota-t-il.
Il se releva et se posta à côté du lit.
Elienna, engourdie, s’assit en tailleur et prêta l’oreille.
Elle perçut des frôlement dans le couloir derrière la porte d’entrée de son appartement.
Sa respiration se suspendit.
« Je dois partir, mon amour. Je reviendrai. » dit doucement Telo.
Le regard affolé de Elienna se posa sur le verrou. Telo avait oublié de fermer la porte avec son actipass.
« Telo, la porte est ouver... »
La porte s’ouvrit doucement.

Un homme masqué s’introduisit dans l’appartement» .
« Ne bougez pas ! » dit-t-il d’une voix menaçante.
L’intrus tira aussitôt sur Telo qui s’effondra blessé au sol.
Elienna se tourna affolé vers son amant, et au moment où un cri d’horreur commença à sortir de sa bouche, un coup de matraque vint l’assommer.


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Ce lieu de désespoir la grignotait lentement, elle s’affaiblissait.
Le froid, l’humidité, la faim, la solitude, tout cela n’était rien à côté de la folie qui s’immisçait dans son esprit.
Elle était cloîtrée ici, dans cette tombe, la sienne qu’elle hanterait peut-être jusqu’à sa mort.
Elle avait découverte qu’elle était enceinte et, trop faible, elle avait malheureusement perdu l’enfant qu’elle portait de Telo.

Incapable de bouger, elle restait prostrée sur son tas de paillasse, dans le noir. Seule, terriblement seule.
Elle venait de trouver un paléo-cafard qui avait réchappé à sa gourmandise.
Elle le prit délicatement entre son index et son pouce gelé, et le croqua d’un coup sec dans sa bouche.
Elle le garda longuement sur la langue, pour savourer cette petite satisfaction.
Elienna était contente.

Où était passé le maître?
Elienna se mit à scruter frénétiquement les ténèbres autours d’elle.
Si les secours étaient encore à sa recherche, peut-être avait-elle une chance de sortir un jour.
Pour ça il fallait qu’elle lui obéisse, qu’elle soit bien sage.
Soudain Elienna réalisa qu’elle avait presque envie qu’il revienne la violenter.
Au moins se sentait-elle exister dans ces terribles instants.

Combien de jours, combien de semaines? Cela faisait sûrement des mois qu’elle gisait ici, enfermée dans ce trou...
Elle mourrait de faim, il ne lui descendait de quoi se sustenter que de temps à autre, et avec de moins en moins de régularité.
S’il y avait bien une chose qu’elle avait remarquée de l’extérieur, c’était les cérémonies noires qu’elle entendait de temps à autre.

Elienna reconnut avec bonheur les chants impies qui se propageaient en ce moment même depuis l’obscurité.
Cela signifiait que le maître viendrait ensuite s’occuper d’elle et lui descendrait à manger.
Ces chants avaient du bon.

Alors Elienna se recula contre la roche de son cachot et, se mit à fredonner.
Sa voix, faible, presque un souffle, se superposait aux litanies lointaines.
« Gloire à toi Malal » dit-elle entre deux respirations. « Gloire à toi mon dieu! »,


+++++


La porte de son hab se referma brutalement.
Il s’effondra dans le fauteuil tout proche.
L’enquête progressait. Pourtant il état confiant. Jamais les autorités ne l’attraperaient, non, jamais.
En revanche cet Arbitrator Telo devenait gênant, il ne lâchait pas l’affaire.
Il avait manqué de lui régler son compte le soir du kidnapping, cela avait été une grave erreur.
Que Verito ne commettrait plus.

Il était exténué et il était déjà tard.
Le manque de sommeil était plus difficile à supporter qu’il ne l’avait pensé.
Ses nuits étaient si courtes qu’il ne rêvait plus maintenant de sa défunte épouse.
Verito cligna des yeux comme s'il se réveillait et observa autour de lui.
Son logement sentait le vieux, vestiges d’un lointain bonheur passé.
Combien de fois avait-il tout jeté à terre, cassé des cadres, brûlé les souvenirs de sa femme par désespoir.
Il sursauta. Il s’agita, en panique, pour trouver l’heure.
Venait-il de dormir à l’instant? Il prit son horologium.

Il soupira. Non il ne s’était pas assoupi.
Verito enclencha la musique pour faire ses prières à Malal, et il lui restait à nourrir sa pensionnaire.
Ce soir, c’était la dernière fois qu’il s’en occupait.
A partir de demain, en fin d’après-midi, il procéderait à son sacrifice en public.
Tout serait alors terminé...
Oh oui, enfin le repos et la récompense du seigneur Malal, la promesse de repartir de zéro.

La justice divine allait s'appliquer sur l'un de ces bourges.
Peut-être qu’alors, l'exécution servirait d'étincelle à une prise de conscience du peuple berolien et qu'ils comprendraient tous enfin.
Peut-être qu’alors, les ruchards verraient la vérité en face, le peuple était fort et pouvait punir l'aristocratie impériale.
Il était temps que cela change sur Berolia, et que les beroliens retrouvent leur souveraineté.

Verito avait élaboré son projet de vengeance à l’occasion de la corrida du Theatrum.
Le moment d’enclencher l'acte final approchait.
Bientôt. Mais il ne fallait pas s’attarder ici, car son autre vie l’attendait.
Celle des apparences en tant que garde du palais impérial.  
Si il ne se dépêchait pas, il se ferait remarquer.


+++++


Telo avait échappé de peu à la mort.
Son corps portait encore la trace de cette terrible expérience, et il avait fallu lui greffer douze implants cybernétiques pour lui sauver la vie.
Bien que le Magistratum ne recherchait plus Elienna, depuis que le Gouverneur s’était remarié avec sa cousine, Telo lui  n’avait jamais cessé de poursuivre l’enquête.
Il avait maintenant retrouvé la trace de Elienna, et il était prêt à intervenir.

L’auspex lui indiquait que le hab du suspect abritait deux formes de vies.
Le psyoculum ne détectait pas d’anomalie psychique.
Telo le savait: porter le premier coup serait sa meilleure chance.
Le ravisseur était endormi. Il subirait le même sort qu'il lui avait fait subir quelques mois plus tôt.
Les electrochandelles étaient éteintes.
Il expira deux bouffées d’air rapidement pour se concentrer.
Il fit exploser la porte d’entrée, il pénétra dans le logement et ils abattit promptement Verito, assoupi dans le fauteuil de l’entrée.

Il fallait qu’il sache ce qui était arrivé à Elienna.
Telo gagna à grandes enjambées le fond du hab d’où un escalier partait vers la cave.
L’odeur de moisissure imprégnait les murs en lithobéton. Il y faisait humide,
En bas de l’escalier une porte sécurisée par un verrou fermait l’espace.

Telo s’en approcha et poussa le loquet pour jeter un œil.
L’urine, la pourriture et l’excrément jaillirent à l’assaut de ses sens saturés.
Quelque chose bougea dans le fond.
Puis un petit être déplia ses membres pour ramper jusqu’au milieu de la pièce, aveugle.
Il leva sa lumilampe au dessus de lui.
Des membres rachitiques, rien que de la peau sur des os, se déployèrent pour caresser la terre dans sa direction.
La forme se mettait en position pour l’implorer.
Et une petite voix gutturale accompagna les gestes :
«- Gloire à toi, Malal, que ton règne sur Berolia débute. Gloire à toi et à tes anges noirs ! »

Elienna contemplait Telo de ses grands yeux hagards, sans le reconnaître, une écume blanche aux lèvres.
Sa tête pivota lorsqu’elle eut détaillé le visage qui la surplombait.
« -Tu n’est pas le maître, dit-elle d’une voix fatiguée ? Tu es son serviteur toi aussi ? »
Il posa un genou à terre pour se mettre à sa hauteur.
Choqué par les blasphèmes qu’il avait entendu, il hésita un instant sur la conduite à tenir.

« Il n’y a qu’un maître c’est l’Empereur Dieu... C’est moi Telo, Je suis venu te chercher mon amour. »
Le visage en face de lui se contracta, soudain terrorisé.
« Me chercher ? Non ! Non ! Je suis à lui ! J’appartiens à Malal ! Non ! »
« Calme-toi ! » fit Telo en lui attrapant le bras.
La jeune femme essayait de se soustraire à son emprise, mais elle n’avait plus aucune force et elle céda, pour totalement s’abandonner au bras de l’Arbitrator.

« Chut c’est fini, je suis là... » continua Telo en la serrant contre lui.
Alors, Elienna craqua et elle se mit à pleurer un torrent de larmes chaudes.
Telo garda Elienna contre lui un moment.


+++++


Il ne voyait plus distinctement.
L’un de ses yeux s’était fermé sous les coups de l’Arbitrator et ne se rouvrirait jamais.
Ses lèvres avaient éclaté, il avait perdu ses dents.
Il avait des côtes cassées. Combien ? Il n’en avait aucune idée.
La femme cagoulée voulait des informations, et, au bout d’un moment, il lui avait tout dit.

Il avait avoué qu’il avait implanté une puce de contrôle mental dans le crâne d’un garde impérial nommé Verito durant son hospitalisation au palais. Il ne savait rien de l’identité du commanditaire qui le faisait chanter.
Aussitôt après, les coups avaient cessé.
Depuis, il était resté agenouillé sur le sol, ses rotules s’enfonçant lentement dans la terre molle…

La femme ôta son masque.
« - Vous savez qui je suis ? » demanda-t-elle au medicae.
L’homme agenouillé acquiesça de la tête et il pleura, mais la femme continua, comme si elle n’avait pas obtenu de réponse :
«Mon doux bébé... il est mort, durant ma captivité… Vous pensiez que je m’abîmerais dans le chagrin, mais j’ai tenu bon. Je n’oublierais pas, je jure que le sang des responsables sera répandu. »

L’homme agenouillé détourna le regard vers le trou devant lui, il ne voulait pas mourir dans cette tombe.
« Pitié ma dame, pitié... Je vous en prie...» implora en pleurs le prisonnier.
Elle leva sa main.
Une ombre passa sur le visage de l’homme à genoux et l’Arbitrator lui tira dans le dos.
Son corps inerte bascula en avant dans la fosse.
« C’est commencé.»  conclua-t-elle satisfaite.


+++++


Elle n’avait pas su le repousser, elle s’était attachée à lui, la vengeance était son dernier lien avec la vie.
Elle espérait en lui.
Malal, dieu de la vengeance.
Le Chaos l’avait bue, sans aucun doute.

Il n’y avait pas de mot pour décrire le vide glacial qui subsistait dans ses entrailles.
Durant sa captivité, son âme s’était répandue dans l’aether.

Elle savait habilement maintenir les apparences à la cour de Berolia.
Bientôt, le torrent de son courroux s’abattrait sur les coupables.

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Re: [Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

Message par Corax le Sam 12 Jan 2019 - 16:50

Encore un très beau texte.


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Re: [Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

Message par Rhydysann le Sam 12 Jan 2019 - 21:27

Très franchement, je suis fan de ton texte.
Tout est bon dedans, du fluff par très utilisé avec Malal, les personnages, l'ambiance, etc...
D'ailleurs d'habitude je trouve tes textes dès fois légèrement lourd dans son style, ici c'était parfait.
Je suis scotché et je te tire mon chapeau.

T'es quand même un sacré écrivain. +1 mérité pour ton texte que j'ai dévoré. Et j'en redemande.

D’où vient l'image/dessin?


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Re: [Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

Message par Argel Tal le Mer 16 Jan 2019 - 22:07

Je vais dans le même sens que mes camarades, un texte vraiment sympa, assez bien ficelé et qui tient en haleine. Je pensais au vu du titre que ton récit allait traiter de Warhammer Fantasy.

La première partie est ma préféré, avec cette ambiance de cour assez guindé et obséquieuse où d'inavouables se chuchotent discrètement, ça à un côté médiéval vraiment plaisant.

En plus je ne connaissais pas du tout le dieu Malal, donc c'est aussi cool d'apprendre de nouveaux trucs Wink
Bref, bien joué de ta part vzh.
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Re: [Portrait de Noël 2018] Dame Elienna De Fressac

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