Les Primarques - 12 - Konrad Curze: Hante-la-Nuit de Guy Haley

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Message par Nico. le Lun 26 Aoû 2019 - 16:44

Douxième volume d'une série dérivée de l'Horus Heresy, 1 par Primarque.

Présentation:




==> Konrad Curze: Hante-la-Nuit Premium

De tous les fils immortels de l’Empereur, les primarques, c’est Konrad Curze dont la légende est la plus sombre. Né dans l'ombre de Nostramo, un monde d'assassins, de voleurs et, pire encore, est-il étonnant qu'il soit devenu la figure de l'effroi connu sous le nom de Night Haunter? Écoutez maintenant le récit tragique de la créature Konrad Curze, maître de la Légion des Night Lords, sur sa transformation en monstre et en arme de terreur. Celui qui avait autrefois servi l'Imperium a vu la vérité dans un univers affolant et l'hypocrisie d'un père sans amour et a adopté la seule chose qui avait un sens: le chaos. Depuis les gouttières ensanglantées de son enfance sur un monde ruche jusqu'aux derniers jours de son existence malheureuse, Curze est un primarque unique en son genre et son récit en est un pour refroidir les os…

240 pages • Septembre 2019 • ISBN 9781780304953 • Illustration par Mikhail Savier


Les Primarques - 12 - Konrad Curze: Hante-la-Nuit de Guy Haley D8f39710

Ma critique lors de la sortie VO:

Spoiler:
- Scénario et mise en scène : 4/5

Le scénario se passe à plusieurs époques chronologiques. Curze parle à une statue de l'Empereur faite par lui même avec de malheureux contributeurs humains, le soir même où il va se faire assassiner par M'Shen. Cela permet de narrer l'histoire, il conte ses souvenirs à son père. On assiste alors à divers moments de sa vie, lorsqu'il était Night Haunter sur Nostramo (quelques chapitres tout au plus) ou un peu pendant la Grande Croisade. Mais le plus important reste sur la transition entre l'Hérésie et Sanguinius qui le balance dans l'espace dans un coffre stase et comment il va rejoindre sa Légion. Oui, ce livre permet de faire un lien et d'expliquer ce que devient le Primarque flottant dans l'espace et pourquoi on ne le voit plus du tout pendant l'Hérésie: il va rester une trentaine d'année là dedans avant d'être récupéré par un vaisseau qui passait par là (aidé par l'Assassinorum qui le cherchait depuis des années).

Pour Konrad, Horus a perdu grâce à lui (il a aidé Sanguinius, Guilliman et le Lion a sortir du Ruinstorm) mais ils ne lui ont donné aucune gratitude, les autres Primarques l'ont toujours méprisés. Ses tactiques sont jugées barbares, torturer et massacrer la population d'une ville ou ses dirigeants, alors que leurs façons de faire seraient plus nobles. Sauf que pour Konrad, les bombes et invasions de masse tuent plus que massacrer quelques uns. Curze sait qu'il a été créé par l'Empereur pour apporter la justice dans l'Imperium, c'est son but. Pour lui, la seule et unique route vers une justice totale est la peur, sans celle ci les humains ne respectent pas l'ordre établi, il y'en a toujours pour se croire spéciaux, au dessus des lois. La peur permet d'intimider quand les armes non, le sang versé en sauve d'avantage. Pour Konrad, la terreur est une lame propre qui désarme ses adversaires sans leur faire de mal. Pour capturer une planète, la terreur est une alliée très utile, peu doivent mourir en souffrant pour que tous les autres vivent en paix. La peur est la route vers la civilisation. Curze est très attaché à son sens de la justice, jamais il ne tuera quelqu'un qui n'a rien fait (du moins, avant que sa folie ne prenne le dessus), il ne punit que les fautifs de crimes (même si sa notion de crime reste relative...). C'était le credo des Night Lords, sauf que la Légion va se pervertir petit à petit, l'amenant à sa chute. Certains vont commencer à infliger de la douleur pour le sport, à utiliser la terreur pour se divertir. Là est le début de la corruption de la Légion des Night Lords, lorsque le gouverneur de Nostramo est renversé par des gangs qui désormais n'ont plus peur du Night Haunter parti depuis trop longtemps, ils seront "aidés" par le silence de certains NL pour qui cela convient très bien ce changement de régime et qui vont accueillir avec joie les nouvelles recrues qui ne sont plus des gens compétents et choisis mais des prisonniers, des bandits, des meurtriers, etc. Ces recrues vont gangrener la Légion pendant des années avec que le Primarque ne s'en rend compte (faut dire aussi qu'il n'a jamais été très attentif au fonctionnement de sa Légion).

Bref, je ne vais pas tout raconter mais ce livre permet de voir la corruption des Night Lords et aussi de Konrad. Il est très perturbé, sa vie n'a jamais été facile, il en a marre que les autres le méprisent, d'être désavoué alors qu'il ne fait que ce pourquoi l'Empereur l'a créé. Il y a régulièrement le point de ce qui est juste, de la justice, on comprend les motivations de Konrad mais sans jamais vraiment pouvoir y adhérer. Il est trop extrême dans sa notion de la justice, il va détruire Nostramo (on le voit dans le livre, pourquoi et comment) par principe de justice en faisant fit des sentiments (le fait que ce soit sa planète et celle de ses troupes). Toute sa vie il est perturbé par ses visions, il voit le futur comme Sanguinius, les multiples possibilités résultant de ses actes, mais contrairement à son frère il va toujours penser que la plus sombre va se réaliser. C'est son plus grand défaut, il est tellement persuadé d'avoir raison quant à ses visions, qu'il ne prend pas le temps de réfléchir aux alternatives potentiellement meilleures.

Le livre aborde bien la personnalité de ce Primarque si spécial ainsi que sa Légion, on voit toutes les têtes connues des NL (Sevatar est toujours le plus cool). Ce roman a la particularité de placer la plupart de ses événements après l'Hérésie, on voit comment Konrad est retrouvé (d'ailleurs j'ai pas mal aimé sa "cohabitation" avec un simple humain lui servant de pilote et passe temps), puis comment il va faire revenir ses fils à lui puis préparer sa mort. La fin du livre est juste avant le début du premier tome de la trilogie des NL d'ADB.

- Style et écriture : 4/5

Guy Haley n'a plus à prouver son talent, c'est un des meilleurs auteurs actuels, il sait construire des histoires et traiter correctement les Primarques.

- Intérêt fluff : 4/5

Pas mal de choses sur Curze et les NL bien évidemment, j'ai noté quelques éléments mais il y en a bien d'autres.

Chose étrange, Curze arrive à "voir" depuis l'intérieur de son coffre en stase, ce qui est normalement impossible. Et pourtant il arrive à se lier avec un psykers et voir par ses yeux, il se demande alors si l'Empereur n'a pas un peu utilisé de pouvoirs obscurs lors de la création Primarques.

Sachant que Curze est retrouvé environ 30 ans après la fin de l'Hérésie, il est fait mention des quelques Primarques loyalistes encore vivants comme Guilliman, mais il est dit que Dorn a été "réduit en pièces".

Konrad n'a jamais eu une relation facile avec ses frères, mais il reconnait qu'il en tolère voir respecte ou aime certains. Curze est jaloux de Corax, il est celui qu'il haït le plus tout simplement parce que Konrad "hante la nuit" alors que Corax "possède la nuit". Il reconnait que son frère est bien meilleur que lui pour vivre dans les ombres (ainsi que ses fils qui arrivent à "surprendre" les NL).

On croise rapidement le "Painted Count" qu'Haley avait montré dans ses précédentes publications sur les NL, mais aussi Talos et sa compagnie, Sevatar, Zso Sahaal, Shang, etc. Tous les personnages NL connus y passent. Shang est le plus abordé avec Sevatar, c'est un légionnaire qui idéalise son Primarque, il l'aime tellement qu'il ne pourra jamais le trahir... ce pourquoi Konrad l'a nommé écuyer. Il est un des rares NL que Curze ne déteste pas.

Konrad avait des visions de l'Horus Heresy, il savait avant tout le monde qu'Horus voudrait renverser l'Empereur mais n'a pas voulu en parler.

- Appréciation personnelle : 4/5

J'ai apprécié ce livre, je l'ai lu sans déplaisir, j'ai toujours apprécié ce Primarque et cette Légion. Je pense que tout fan des Night Lords aimera ce roman Primarchs, même si contraîrement à d'autres il ne raconte pas vraiment la jeunesse de Curze ou la Grande Croisade mais plutôt une sorte de testament de sa vie, de ses moments forts et de ce qu'il fait entre l'Hérésie et sa mort. Un bon Primarchs agréable à lire.

Total : 16/20

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Message par Jcpatiti le Mar 17 Sep 2019 - 10:52

Fini hier soir ! Je n'ai pas le temps de faire une review en bonne et due forme, je vous fais un petit retour rapide (et je vous renvoie à l'excellente review de Nico sur la VO).

Ce 12e tome des Primarques s'intéresse donc à Konrad Curze, le Night Haunter (ici traduit "Hante-la-nuit"). Il permet de faire le lien entre toutes les histoires écrites jusqu'à présent sur Curze et sa légion, que ce soit dans l'HH ou dans la fameuse trilogie Night Lords d'ADB.
Cela entraîne des aller-retour permanent dans le roman, entre flashbacks sur la jeunesse de Curze sur Nostramo et la Grande Croisade, le "présent" pendant l'HH
Spoiler:
(après que Sanguinius l'ait balancé dans le vide)
et le "futur", à savoir les évènements post-Hérésie et ceux racontés dans Night Lords (
Spoiler:
en particulier sa mort
.

Le roman est plus court que le tome 11 sur Angron, mais très plaisant à lire. J'ai beaucoup aimé retrouver tous les personnages connus des Night Lords (Sevatar, Shang, Talos, Skraivok...). La philosophie de Curze est bien développée, même si j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de redites par rapport aux autres œuvres sur lui. Autre bémol j'aurais aimé avoir un peu plus de flashback, entre son arrivée et la venue de l'Empereur (mais il me semble que cela a déjà été traité dans l'HH ?).

En bref, un bon Primarques auquel je donnerais la note de 15/20.
Noté "Bon" dans le présent sondage.


J'étais là, le jour où Horus a tué l'Empereur...
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Message par Emperor le Jeu 17 Oct 2019 - 21:35


Par fainéantise et avec la volonté manifeste d'exposer à la vue de tous mon incroyable don de prescience, ce qui au passage passerait presque pour une mise en abyme avec le sujet du livre, je m'auto-quote depuis le topic VO car mon opinion après lecture concorde totalement avec mon pressenti :

Emperor a écrit:Je pense que je le lirai sûrement, même si j'ai toujours trouvé que la réputation de ce primarque (et de sa légion) auprès des lecteurs était surfaite, et que les auteurs en faisaient souvent trop avec lui, que ce soit dans son comportement comme dans leurs tentatives répétées de le faire se légitimer en public. Je pense donc que cette énième profession de foi de Curze (qu'il semble y avoir dans ce livre) va me soûler ^^
Mais ça sera intéressant de voir ce qu'il se passe entre son éjection dans l'espace et les scènes de flashback de la trilogie Night Lords d'ADB en effet.


Comme prévu, moyennement apprécié de voir encore une fois Curze éructer sans discontinuer ses insanités et ressasser ses sempiternels critiques envers ses frères, l'Empereur, la destinée, blabla. C'est du recyclé, il veut avoir raison, et dans ce but l'auteur le fait cabotiner avec excès, une nouvelle fois... La seule réelle nouveauté semble être un changement de ton tenant à l'accroissement de la folie du primarque. Il est par exemple présenté ici sous un angle particulièrement cannibale.

Heureusement, la mise en scène vient rehausser le niveau. Les flashbacks, chronologiquement et géographiquement divers et distillés de manière décousue - autant que l'est la pychée du primarque - sont de qualité variable mais dans l'ensemble apportent premièrement un vrai dynamisme au récit mais surtout des apports fluffiques certains, quand bien même ils soient parfois peu inspirés, faciles, décevants ou quelque peu alambiqués pour coller au mieux aux écrits des autres auteurs.

On a notamment des détails sur la fin de Nostramo, sur l'avant et l'après des événements de Cheraut (ce qui permet dix ans après (!) de bien situer la nouvelle Le Roi sombre d'Abnett ; je n'avais absolument rien saisi au contexte à l'époque où elle est sortie) et comme déjà dit l'histoire fait la jonction fluff entre Ruinstorm et la mort du primarque.

Autrement, on a ici quelques bonnes idées, mais qui malheureusement n'arrivent pas toujours à se concrétiser de manière satisfaisante.

Par exemple :
Spoiler:
A un moment donné, après que le caisson de stase du primarque qui errait dans l'espace ait été retrouvé par un vaisseau, ça part en remake d'Alien le huitième passager, avec Curze qui hante le cargo. C'est cool, de même que la fin de ce fil conducteur avec ce pauvre mec, seul survivant de l'équipage, obligé de servir de pilote et de cohabiter avec l'autre fou pendant des années. Avec le degré de flippe et de mauvais moments que cela implique. Dans le genre SF glauque, c'est juste top.

Sauf qu'au milieu de ça, c'est gâché par une intrigue abracadabrantesque qui met en scène, de manière extrêmement improbable et mal faite, un pseudo sous-assassin random qui est juste là pour expliquer comment l'Officio Assassinorum a pu retrouver la trace de Curze...
En plus ça n'a ni queue ni tête. Le machin a des balises psychiques pour signaler la position du vaisseau à son Temple, sauf qu'il les balancent dans l'espace... Et le vaisseau parcourt plusieurs années lumières suite à ça. C'est juste con. Pourquoi ne pas avoir planqué les balises dans le vaisseau ???

J'aurais aussi aimé avoir un peu plus de matière sur le conflit interne qui apparaît lorsque le primarque annonce qu'il va bombarder leur planète natale. Là c'est expédié, très léger. Le personnage de l'écuyer est intéressant dans le rôle de l'objecteur de conscience, c'est bien introduit, sauf que ça ne va pas plus loin que ça, le mec s'efface un peu trop facilement dans l'histoire.

Sinon rien à dire sur le rôle de guest stars de Talos, Malcharion, Vandred (qui d'ailleurs récupère le pilote du cargo comme esclave, hop encore un perso central évacué de l'histoire sans aucune considération Rolling Eyes ) & cie. C'est de l'ordre du clin d’œil, au mieux du fan-service, l'auteur n'ayant vraisemblablement pas l'autorisation de broder sur la propriété de môssieur ADB. Smile

Au final, noté moyen.
Quelques scènes ma foi fort divertissantes et bien écrites, une ambiance honorablement retranscrite même si pas aussi parfaite que dans la trilogie Night Lords, des persos intéressants dans l'ensemble (sauf Sevatar qui est raté et a perdu ici toute nuance...), quelques trous fluff colmatés à l'arrache, quelques maux de tête et soupirs dus aux élucubrations redondantes du désaxé, et une traduction honteuse de Night Haunter (pourquoi maintenant ?).



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