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[ROMAN 40K] C.O.E.- La Croisade Maudite -Livre I: Egorgeurs des Cieux

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Message par Turielo Ven 9 Mar 2012 - 15:45

Merci les gars! Wink

la suite!

***

BONDISSANT D'UN ROCHER à l'autre tel un prédateur en chasse, Theseus continuait sa reconnaissance, pratiquement invisible, une main serrée autour de son couteau de combat et l'autre plaquant son fusil contre son flanc. Plus il suivait les traces laissées par ceux qu'ils poursuivaient, et plus il s'enfonçait dans une région de plus en plus sombre de la jungle, la luminosité étant par endroits tombée trop bas pour qu'on se croit encore en pleine journée. Les reliefs rocheux se faisaient de plus en plus fréquents, et la végétation de plus en plus éparse et mourante, comme si cette zone avait été asséchée, laissant place à des feuillages brunis et rabougris et des plaques d'argile craquelé au sol. L'air était plus frais et sec et une brume se jetait peu à peu dans les alentours. L'éclaireur contourna un énorme rocher recouvert de lichen noirci et se pencha sur ce qui venait d'attirer son regard. Un nouveau morceau d'étoffe rouge, sale et effiloché. Cette fois, il y avait aussi quelques douilles rouillées et à demi ensevelies dans la terre séchée, ainsi qu'un petit tas de linges couverts d'un sang marron, visiblement abandonnés là depuis très longtemps.
L'adolescent ramassa l'une des douilles et l'examina de plus près, constatant que c'était exactement le même calibre qu'il utilisait lui même pour son fusil. Cela confirma en tout cas qu'elles furent laissées là par des Elèves de la Caserne, mais l'état des douilles abandonnées et des pansements usagés démontrait que cela datait de longtemps. Ce n'était pas le cas du morceau d'étoffe arraché, qui était vraisemblablement tombé récemment à terre, son état loin d'être neuf et propre, mais suffisamment peu abimé et souillé par la terre pour que Theseus soit sûr que celui qui le portait l'avait perdu depuis quelques instants.
Il passa la paume de sa main gauche sur la surface du rocher, tenant toujours le tissu rouge dans l'autre main, et en palpa les contours, à la recherche d'un quelconque indice. Très vite, ses doigts trouvèrent des marques profondes laissées dans la pierre, et Theseus se rapprocha pour constater qu'il s'agissait de traces de griffures, aussi surprenant cela puisse paraître, ou tout du moins démontrant que la bête qui avait donné un coup ici était dotée d'une force prodigieuse pour entamer ainsi le rocher. Il observa les traces profondes et jugea à leur aspect qu'elles étaient probablement assez récentes, ne présentant pas le même coloris que le reste du rocher, oxydé par le temps et le climat, une fine poussière s'étant déposée au creux des marques, au grain clair, prouvant qu'elle était tombé là depuis peu de temps.
L'adolescent se releva et jeta un regard circulaire, les oreilles aux aguets, sentant la jungle palpiter, éprouvant chacun de ses mouvements, de ses bruits, et finit par repérer un tas de buisson aux brindilles cassées en tout sens, traçant un passage chaotique, comme laissé par quelqu'un qui fuyait. Arrivé plus près, il remarqua au sol trois empreintes différentes, appartenant à trois humains différents qui étaient passés par là. Un peu plus loin, il remarqua un mince arbuste étrangement penché, et découvrit également les marques de passage de quatre autres individus.
Plus loin encore, un escarpement rocheux s'enfonçant vers un espèce de ravin descendant sur deux ou trois mètres présentait les traces du passage d'un groupe constitué d'au moins dix personnes.
Et toutes les marques étaient fraîches. Il touchait au but.
Retraçant les différents points de passages, il déduisit qu'un groupe initial d'à peu près quinze personnes s'était regroupé autour du gros rocher aux côtés duquel gisaient les douilles et les vieux bandages. Les marques de griffures indiquaient qu'ils avaient été attaqués par une créature probablement de forte stature et d'une grande force, et avaient fui en se séparant en trois groupes, l'un partant vers le nord, l'autre un peu plus à l'est, et le plus important vers l'ouest, et cet espèce de sentier s'enfonçant sous une grosse masse rocheuse.
Theseus était persuadé qu'ils avaient fui, car aucune trace de combat n'était visible, aucune douille récente, aucune tache de sang, aucun trace d'affrontement au corps à corps. Mais il fut également surpris par le fait qu'il n'y avait aucune trace de la créature ayant porté l'assaut, et pourtant, étant donné la force qu'il avait fallu pour entamer à ce point la roche, elle devait être puissante et grande.
Il chercha durant quelques minutes, en vain, et abandonna pour décider de la démarche à suivre. Il porta un doigt au vox communicateur plaqué à sa gorge, et appela Xanos. Un grésillement résonna dans son oreillette, et il appela à nouveau. Sans succès. Les communications étaient hors service. Impossible. C'était du matériel neuf et leur fréquence était unique. Il était également peu envisageable que ce soit simplement l'humidité qui ait rendu inactif son appareil de communication.
Il poussa un grognement de dépit et renonça à contacter le reste du groupe. Il avait alors deux choix devant lui. Les rejoindre, ou continuer sa surveillance. En tant qu'éclaireur il était dans l'obligation de faire un rapport de situation et ladite situation était suffisamment étrange pour qu'il doivent les rejoindre pour en rendre compte à Xanos. Mais elle était aussi assez étrange pour piquer sa curiosité et il jeta un regard perplexe vers l'endroit où s'était dirigé le gros des fuyards. Si il y avait un caverne par là, il était pratiquement sûr de pouvoir y trouver davantage d'indices pour comprendre la situation.
Les enseignements de la Caserne lui revinrent à l'esprit, et il savait qu'il devait rebrousser chemin. Mais il finit par céder à son envie d'en savoir plus, et parti en direction du sentier de pierre s'enfonçant entre des rochers de plus en plus gros et de plus en plus haut. Il s'engagea dans le chemin, suivant les traces laissées par ses proies et avança prudemment, arme levée et chargée, tout son corps tendu par la concentration et l’excitation.

Au bout d'un court instant, il se retrouva effectivement perdu au milieu d'un labyrinthe de roche, le chemin de plus en plus étroit, les rochers s'élevant bien haut au dessus de sa tête. Et comme il l'avait suggéré, il finit par atteindre l'entrée d'une caverne. En y pénétrant, il fut immédiatement plongé dans les ténèbres, et accueillit avec soulagement une fraicheur plus que bienvenue après qu'il eut enduré l'étouffante chaleur de la jungle.
Il ferma les yeux un instant pour se déshabituer de la lumière extérieure, et le rouvrit, voyant un peu mieux, sa rétine à présent plus à même de percevoir le décorum, plongé dans une obscurité tenace.
Il avança à pas de loup dans l'entrée, laissant derrière lui la seule issue et détailla chaque reliefs attentivement, afin de ne rien manquer. Au bout d'un moment, l'obscurité était trop profonde et il se résolut à user d'un tube de lumière qu'il craqua rapidement pour le placer sous sa toge, afin d'en atténuer l'éclat, tout en s'assurant un minimum de clarté.

Il déboucha finalement sur un vaste hall de roche au centre duquel reposait paisiblement un petit lac d'eau cristalline. Il s'arrêta un instant pour reconnaître les alentours par plusieurs tours de regard, avant de constater qu'il n'y avait rien, pas âme qui vive. La soif vint prendre la place de la curiosité, et, passant son fusil en bandoulière, il marcha d'un pas nerveux vers le lac souterrain et se jeta à genoux pour y plonger la tête, tout son corps frémissant d'un plaisir contenu de pouvoir enfin se désaltérer. Il but plusieurs gorgées, les yeux clos de bonheur, et savoura doucement chaque lampée.
Un craquement soudain le fit se figer et il tenta de se retourner arme en main. Mais avant même qu'il ait touché la courroie de son fusil, il sentit une vive douleur à l'arrière du crâne et sa vision se brouilla instantanément.

La dernière chose qu'il sentit fut la délectable fraicheur de l'eau de source dans laquelle chuta son corps, son ouïe immédiatement assourdie par la plongée dans le lac, et par les ténèbres qui l'envahissaient.
Puis il ne sentit plus rien.


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Message par Corax Ven 9 Mar 2012 - 16:59

Une suite bien mystérieuse pour Theseus et ses collègues et du coup on n'entend plus parler du Chapelain Honorius.


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Message par Logan Grimnar Ven 9 Mar 2012 - 18:43

D'habitude, si l'éclaireur crève, ca ne présage rien de bon pour le groupe.
En attente d'en savoir plus. okay


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Message par Turielo Sam 10 Mar 2012 - 15:47

note: texte commencé à 13h, je tente une prévisualisation vers 14h30 après avoir écrit un sacré pavé, la connexion bug, j'ai tout perdu... si je n'avais pas été à la médiathèque, je crois que j'aurai pulvérisé l'écran sous le coup de la rage... colere mur j'ai horreur de ce genre de bug, d'ordinaire ça me pourri ma motivation...

Bref, recommençons, ce sera juste plus court que prévu, la rembauche ne va pas tarder:

***

TEL UNE OMBRE au milieu de cet enfer végétal, Honorius suivait à distance de sécurité le groupe d'Elèves, se mouvant entre les arbres, les lianes épaisses, les rochers glissants et les dénivellations gorgées de boue, agile comme un prédateur, discret comme un eldar. Il ne quittait pas le groupe un seul instant, ses augmentiques et ses sens génétiquement améliorés ne lui faisant perdre aucune miette de ce qui se passait, percevant chaque parole prononcée, chaque geste effectué. Le Chapelain pouvait sentir résonner les pulsations de leurs coeurs, écouter leurs respirations. Il pouvait presque lire dans leurs esprits comme dans un livre ouvert, par la simple observation de leur comportement.
D'une impulsion nerveuse, il afficha sur ses oculaires son horloge intégrée, et nota que le groupe était dans la jungle depuis maintenant six heures. Selon leurs instructions, ils disposaient encore d'une journée et demi pour mener leurs objectifs à terme.
D'un clignement de l'oeil, il fit s'afficher une carte détaillée de la zone forestière, et pu suivre leur parcours effectué. Il étaient encore peu enfoncés dans la jungle, et étaient vraisemblablement encore distants de leur objectif premier de quelques kilomètres.
Il contourna un énorme rocher, sans les perdre de vue, et grimpa silencieusement une courte colline de mousse et de plante pourrissantes pour pouvoir les observer en hauteur. Levant son regard, il pu constater en l'espace de deux secondes qu'ils arrivaient à proximité d'une zone rocailleuse, cerclée par quelques marécages, bien que la végétation écrasante de la jungle ne diminuait pas pour autant, les arbres toujours aussi serrés et le ciel de plus en plus caché par leurs branches difformes.
D'un autre clignement d'oeil, il fit s'afficher sur sa carte l'emplacement de l'objectif premier du groupe, le lieu de rencontre avec le groupe 2C. Ce devait être un bunker abandonné situé à une dizaine de kilomètres au delà de la zone rocheuse, proche d'une petite clairière située de l'autre côté d'une rivière, le bunker sensé faire office de point de passage contrôlé, à côté du pont qui enjambait le cours d'eau. 2C devaient les rejoindre là bas pour leur remettre des informations importantes quant à leur cible, ainsi que leur délivrer le Bouclier, objet qui leur permettrait de poursuivre leur chasse ensemble.
Honorius n'avait que brièvement parcouru les notes du Disdaskalos, et ne savait pas ce qu'était ce Bouclier, mais cette information ne lui était pas d'une grande utilité, étant donné que sa première préoccupation était de surveiller le groupe d'Elèves afin de pouvoir reconnaître lesquels seraient des recrues de choix. Son choix personnel était déjà en train de se faire - encore fallait il que son favori parvienne à passer les épreuves du Rituel avec succès - et il avait également repéré ceux qui selon lui seraient trop faibles pour triompher de leurs péripéties. Il savait que certains parmi ceux qui ne réussiraient pas feraient des recruteurs de choix, ou au mieux des serviteurs convenables sur Styx. D'autres demeureraient sur Sparta en tant que reclus, vivant en dehors de la civilisation, couverts de honte. Ce n'était pour autant pas une vie si difficile et sans gloire, puisque l'Histoire de Sparta comportait beaucoup d'actes importants auxquels avaient participé ces exclus, certains devenant des ermites, d'autres des mercenaires et d'autres encore de puissant héros solitaires. Mais même dans leur gloire potentielle, ils demeureraient toujours aux yeux du peuple ceux qui avaient échoué dans leur quête d'immortalité, et apparaissaient bien souvent comme des anges déchus, vision fantasque d'une chute irrémédiable.

Le chef de groupe, celui qui se nommait Xanos, leva le poing, faisant immédiatement stopper l'avancée de ses camarades qui se figèrent à l'unisson. Honorius resta sur son perchoir et augmenta la portée de ses capteurs augmentiques pour pouvoir parfaitement percevoir les échanges entre les Elèves, et observer leurs comportements.
Xanos paraissait nerveux, ou préoccupé, et ordonna au groupe de faire halte. Le fait qu'il décréta une pause si soudaine ne manqua pas de surprendre certains de ses camarades, en particulier ceux qui étaient demeurés en arrières, ceux qui se nommaient Priap et Qortos, qui n'avaient cessé durant le trajet d'observer leur leader du moment et leurs camarades. Honorius avait lu de la suspicion dans leurs yeux, et sentait qu'ils se méfiait de quelque chose chez le jeune Xanos. Son changement de tempérament probablement... Il était vrai que l'adolescent avait par moments agit de manière surprenante, sinon totalement étrange, et Honorius s'était alors demandé si l'adolescent n'avait pas cédé à la pression de se retrouver placé à la tête d'un groupe, ce qui constituait toujours une lourde responsabilité pour celui qui n'en a jamais fait l'expérience. Honorius lui même avait connu cela lorsqu'il avait été nommé Chapelain, et il savait qu'il était en train de le revivre en cet instant où ses frères voulaient qu'il devienne leur nouveau Maître Chapelain, ce qui l’amènerait à avoir la responsabilité de la loyauté et de la santé de toutes les âmes du Chapitre, et non plus seulement de sa Compagnie. Cette seule pensée suffit à lui procurer de la sympathie pour ce Xanos, qui en dehors de ses sautés d'humeur, se montrait depuis le début un excellent meneur, prenant toujours l'avis de ses frères, et ne prenant aucune décision à la hâte.

Il vit Xanos appeler celui qui s'appelait Hukarios, et qui semblait être le second meilleur éclaireur après Theseus, celui qui était parti en avant du groupe depuis vingt minutes. Honorius trouvait d'ailleurs que ça faisait trop longtemps, le jeune homme ayant auparavant fait preuve d'une extraordinaire rapidité dans ses reconnaissances, faisant parvenir ses rapports par vox toutes les cinq minutes, ou venant le présenter en personne lorsqu'il le jugeait utile.
Il se trouva que Xanos partageait son avis, et Honorius l'entendit envoyer Hukarios en avant pour retrouver la trace de Theseus. Qortos et Priap s'étaient mis à l'écart, et le plus proche ami du garçon recherché ne quittait pas son chef de groupe des yeux, les sourcils froncés. Celui qui ne parlait jamais, Laros, vint les trouver à son tour, et donna une tape sur l'épaule de Priap, voulant sans doute afficher son soutien en cas de réel problème. Mais Priap ne sembla pas réagir, et se contenta d'observer Xanos encore pendant quelques instants, avant de tourner son regard dans la direction supposée où était allé son camarade.
Xanos héla Qortos, qui transportait la radio portative, et lui ordonna de tenter de joindre Theseus, ce que fit immédiatement l'adolescent, avant de froncer les sourcils en tendant le casque à son leader.
-De la friture. dit il. On dirait que son com vox n'émet plus...
-Essaye encore. ordonna Xanos, son langage corporel trahissant une nervosité grandissante. Si tu parviens à entendre quoi que ce soit préviens moi immédiatement.
-Que faisons nous en attendant? demanda celui qui se nommait Persos, un grand gaillard au teint cuivré.
-Rien. Nous attendons. répondit sèchement Xanos. Hukarios devrait nous communiquer son rapport incessamment sous peu.
-Nous ne pouvons attendre. déclara Priap d'une voix ferme. Nous avons une mission à accomplir, et nous perdons du temps.
-Je croyais que Theseus était ton ami? s'offusqua Xanos. Il est peut être blessé, ou s'est perdu, va savoir, mais nous allons le retrouver. On ne continue pas sans lui.
-Je connais Theseus. affirma Priap, avec la même fermeté. Il ne se perd jamais. C'est le meilleur dans ce qu'il fait. Il nous retrouvera. En attendant nous devons poursuivre notre objectif, nous avons assez perdu de temps comme ça en poursuivant un groupe fantôme. 2C nous attendent, et nous avons encore à peine une journée pour accomplir notre chasse.
-Depuis quand est ce qu'il te revient de donner des ordres? s'énerva Xanos. Je suis chargé de ce groupe, dois je te le rappeler?
-Alors agis en tant que tel. lâcha Priap d'un ton glacial. Nous ne pouvons attendre Theseus davantage! Il faut avancer.
-Et s'il est blessé...ou pire? tenta Xanos, la mâchoire crispée par la colère.
-L'Empereur veillera sur lui. répondit Priap avec assurance. Et s'il succombe, alors nous devons d'autant plus honorer sa mémoire en accomplissant notre devoir.

Les paroles du jeune homme semblèrent faire effet, car Xanos ne répondit pas, tandis que tous écoutait Priap d'un air conquis. Il avait un grand talent d'orateur, et se servait prodigieusement bien de sa foi pour enhardir ses camarades, ce qui était une qualité à surveiller de près se dit Honorius.
Xanos secoua la tête de dépit et se détourna de Priap avec un geste de la main méprisant.
-On bougera quand j'en donnerai l'ordre. siffla-t-il avec hésitation, comme pour s'en convaincre lui même. Qortos, est ce que Hukarios a fait son rapport?
-Non frère, toute la fréquence semble perturbée. Je ne reçois rien, et je crois que je n'émets rien non plus...
-Frères, test de com vox immédiat! ordonna Xanos, le regard sombre, en joignant l'acte à la parole, appuyant sur son oreillette pour l'enclencher. Il se tordit immédiatement en grimaçant de douleur avant d'arracher l'objet de son oreille en le jetant par terre.
D'autres Elèves vécurent la même expérience désagréable, et Honorius perçu les horribles sifflements qui jaillissaient des oreillettes, qui crachaient un flot ininterrompu de bouillie sonore. Il comprit alors que leurs transmissions étaient brouillées, et, consultant ses fichers, s'assura qu'ils n'étaient pas encore rentrés dans la zone noire, cette zone qui était effectivement brouillée par les Maîtres, seulement sur la fréquence des groupes déployés, afin d'observer leurs réflexes d'organisation. Le Chapelain fronça les sourcils derrière son masque de mort, alors que la carte et les données qui s'affichaient sur ses rétines oculaires assuraient qu'ils se trouvaient en dehors.

Un bruissement soudain de feuilles attira l'attention de tout le groupe, qui leva les armes, avant qu'un Hukarios essoufflé apparu. Xanos marcha vers lui avec une vague expression d'espoir.
-Alors? L'as tu trouvé? demanda-t-il.
-Non. Aucune trace. Sa piste s'arrête non loin de ces petits massifs rocheux. J'ai trouvé un autre bout d'étoffe rouge, ainsi que des traces anciennes de campement. Mais rien d'autre. Il semble qu'il ait disparu.
Xanos sembla se ravager l'espruit à chercher une solution, tandis que Priap se rapprochait de lui.
-Il n'y a rien à faire pour lui, du moins pour le moment. dit il. Nous n'avons aucun moyen de le joindre. Nous devons continuer, en priant les Ancêtres de le protéger. La mission, Xanos. C'est ce qu'il aurait choisi...

Le jeune leader ne répondit pas tout de suite, la mine extrêmement sombre, avant de lâcher un grognement rageur. Il ramassa son paquetage et ordonna aux autre de faire de même, avant de reprendre la route. Il suivit les conseils de Priap, et le groupe progressa à nouveau vers leur objectif premier.
Honorius glissa au bas de son point d'observation, et les suivit prudemment, jetant au passage un regard vers les reliefs de pierre vers lesquels devait s'être égaré le jeune Theseus. Au fond de lui, le vieux Chapelain espéra que rien n'était arrivé. Il replaça sa concentration sur le reste du groupe et recommença à progresser comme un fantôme, indécelable.
Au summum de sa concentration, il ne remarqua pas les parasites envahissant ses transmissions peu à peu, faisant frémir sa vision oculaire et grésiller ses écouteurs...


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Message par Corax Sam 10 Mar 2012 - 18:02

Que de suspens pour savoir ce qui s'est passé pour Theseus. Honorius voit de plus en plus qui deviendra un Scout .


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Message par Logan Grimnar Sam 10 Mar 2012 - 19:30

Comme d'habitude mon cher Turielo.
Toujours aussi intéressant. Very Happy


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Message par Turielo Mar 13 Mar 2012 - 15:46

Ce chapitre ci clos, on passe tout en suspens au IV, et retour aux simples mortels! Smile

***

LA SUEUR LUI collait les vêtements à la peau tandis qu'il descendit de son lit de camp en essayant de faire le moins de bruit possible. La nausée lui tenaillait les entrailles et d'affreux vertiges lui assaillaient la tête, mais il parvint à quitter le dortoir 25-3, bottes à la main, et se faufila dans le couloir sombre à pas de loup, laissant ses camarades ronflants derrière lui. Une fois dehors, il s'adossa un moment au mur sale, fermant les yeux et respirant profondément, un goût cuivré plaqué dans la gorge et une sueur glaciale sur le front et dans le dos. Le sentiment d'enfermement était affreux et il se sentait de plus en plus claustrophobe, incapable de se soustraire à cette terrible sensation d'écrasement, ces bruits lointains qui lui torturaient l'esprit, et l'idée vertigineuse d'être bloqué à l'intérieur d'un amas de ferraille suspendu à plusieurs centaines de kilomètres au dessus du sol de Sparta. Il savait que c'était un sentiment parfaitement normal chez ceux qui se retrouvaient en orbite stationnaire pour la première fois, et il savait que le pire allait venir, mais c'était déjà un véritable martyr pour lui.
Hector chaussa ses bottes sans quitter son appui mural, sentant résonner dans son dos les vibrations lointaines du vaisseau, ses oreilles bourdonnantes incapable de les ignorer un seul instant. Le Gladius était en cycle nocturne, ses lumiglobes réduits à faible régime, et tous les Gardes regroupés dans des dortoirs par sections établies par compagnies, puis divisées par pelotons.
Deux Gardes de faction au regard fatigué passèrent devant lui sans lui adresser plus qu'un regard las et Hector ravala une fois encore sa salive avant de se mettre en route vers le mess local, titubant toujours sous l'emprise des vertiges et d'une migraine lancinante qui ne l'avait pas quitté depuis qu'ils étaient montés à bord, vraisemblablement depuis la veille si on pouvait encore faire confiance aux chrons affichés ça et là dans l'immense vaisseau en mouillage au dessus de Sparta.
Sur son chemin, il croisa encore quelques Gardes patrouillant calmement, ainsi que un ou deux serviteurs ou adeptes allant et venant au gré de leurs occupation respectives. Il longea durant quelques minutes le long couloir des dortoirs correspondants à la 25ème Compagnie, sa nausée menaçant parfois de le faire s'arrêter pour renvoyer le maigre repas qu'il avait eu tant de mal à avaler. Parfois, son pied tombait dans des vestiges odorants témoignant d'autres soldats qui n'avait pas eu autant de force que lui...
Au bout du couloir s'ouvrait un étroit carrefour auquel se rejoignaient les voies menant au dortoirs de la 23ème et 24ème Compagnies et la voie menant aux quartiers communs. Il tourna donc à droite et se retrouva dans un nouveau couloir, légèrement plus éclairé par quelques veilleuses rubicondes et arpenté par quelques soldats à la mine aussi affligeante que celle qu'il devait lui même arborer, par d'autres un peu plus tenaces aux visages de vieux requins, et par une tripotée de serviteurs lobotomisés, de soldats en patrouille, de magos aux robes souillées de cambouis ou de diverses personnes aux tâches variées.
Il prit immédiatement sur sa gauche et arriva à destination, le petit mess offrant une luminosité verdâtre agressive, des tables à la propreté douteuse et quelques groupes de soldats aux visages grisâtres, le regard perdu dans le fond de leur verre.

Hector se laissa lourdement tomber dans un fauteuil métallique bancal, et demanda à être servi d'un geste fatigué de la main avant de joindre les deux pour laisser reposer son front humide et tenter de refouler sa tenace envie de vomir. Le tenancier du bar militaire devait avoir compris ses envies - ou devait avoir l'habitude de soldats dans son cas - et lui envoya un grand verre d'eau glacée et un miche de pain à l'aspect fort peu ragoûtant. Hector, gardant les yeux fermés pour tenter de dissiper ses vertiges, chercha à tâtons le verre qui lui avait été porté, et bu l'eau à grandes goulées avant de reposer le verre vide avec un soupir de soulagement, parvenant à rouvrir ses yeux rougis par le malaise et la fatigue.
Sans le voir directement, le jeune homme senti que quelqu'un l'avait rejoint et s'était placé face à lui. Il ne mit pas longtemps à deviner qui, une fumée âcre emplissant bientôt l'espace entre eux en lui redonnant une furieuse envie de régurgiter ce qu'il venait d'avaler et tout le reste.
-Korbas, enfoiré! grogna-t-il entre deux quintes de toux humide. Foutez moi la paix!
-Allons allons, garçon. fit l'intéressé en tirant de grosse bouffées de fumée infecte. Tu vas t'en remettre. Dans quelques jours tu seras habitué à tout ça. Tiens, bois un autre verre.
Il fit glisser un verre du bout des doigts vers le jeune homme accablé, et Hector leva un regard soupçonneux au travers de ses mains plaquées sur son front glacé.
-C'est de l'eau j'espère? bafouilla-t-il.
-Pourquoi? Tu préfère du tord boyaux? ricana Korbas, son sourire déformant un peu plus son visage mutilé. T'en fais pas, petit. J'ai beau être un salaud de première, je sais ce que c'est que d'être à ta place. Bois, ça te fera du bien.

Hector but le verre offert, non sans un nouveau soupir de soulagement, cette fois plus pour le fait qu'il s'agissait en effet d'eau bien fraiche, et non d'une blague douteuse. Il reposa le verre vide et renifla en se frottant les yeux, jetant un regard alentour. Le petit bar était rempli d'une dizaine de soldats en uniforme Praetor, dont plus de la moitié étaient des jeunes engagés dans le même état que lui. De dehors, il pouvait entendre quelques discussions discrètes de soldats plus expérimentés, et toujours et encore cet infâme grondement montant des entrailles du vaisseau.
Korbas sourit en faisant remonter sa casquette fatiguée de FDP du bout du pouce, son mégot de cigare fumant vissé au coin de sa bouche déchirée, le regard à la fois goguenard et bienveillant. Il se laissa glisser dans son fauteuil, croisant les jambes, et demanda un verre d'amasec au barman.
Il riva son regard de meurtrier endormi sur Hector, qui commençait à reprendre un peu de couleurs, et, l'air satisfait, lui tendit son paquet de cigalho.
-Merci, non. fit le jeune homme. Je ne fume pas.
-Ca viendra. fit Korbas en remettant son paquet hors de vue.
-Vous avez déjà vécu ça? demanda Hector, en commençant à picorer son morceau de pain.
-Ouais, plein de fois au début. répondit le balafré en pouffant. Faut dire qu'à l'époque on nous a pas ménagé, l'Ennemi était à nos portes. Si tu savais le nombre de fois que j'ai dégobillé... T'as l'air de vachement bien tenir le coup à côté.
-Vous avez été enrôlé pendant la Croisade Noire? demanda Hector.
-Non, j'étais déjà dans les rangs des FDP avant que ça claque, mais j'ai vécu mes premiers déploiement extra-planétaires lors de cette fichue Croisade Noire. C'était assez moche ce qui s'est passé, j'ai perdu pas mal de bons copains.
-Un homme de mon escouade nous a dit la même chose... Il a perdu un bras lors d'un affrontement.
-Cette bonne vieille brute d'Urkos! ricana Korbas.
-Vous le connaissez? s'étonna Hector.
-Ouais, pour sûr! J'ai bien failli le buter plus souvent que les hérétiques l'ont tenté! déclara-t-il en partant d'un rire gras. On a eu des...disons...différents. Son escouade a pas trop bien pris le fait que nos gars les aient cueillit dans leur ligne de mire. Un bombardement allié comme on appelle ça.
-Je...vois... fit Hector, embarrassé. Ca arrive souvent ces choses là?
-Normalement non. avoua le Balafré. Mais dans les circonstances qu'on a connues, c'est compréhensible. En fait je connais la plupart des ptits gars de notre peloton, parce qu'on s'est croisé là bas. Urkos c'est une vieille histoire, mais avec la plupart, ça va. Rassure toi, t'aura pas à nous séparer, pour ma part, c'est du passé.
-C'est un peu bizarre d'avoir mélangé les ex FDP avec nous, enfin j'veux dire, les..."bleus"? demanda Hector d'un ton mal aisé.
-Pas tellement. J'ai beau vous gueuler dessus à chaque fois que j'en ai l'occasion, c'est plus pour vous mettre les chocottes. Dis toi que c'est une bonne chose qu'on soit là avec vous, sinon, bonjour la chair à canon inutile!
-C'est pas tellement l'avis de ceux d'en haut, soldat... grommela un homme de dos, avant de se retourner, affichant un visage de rat que Hector reconnu aussitôt.
-Major? fut surpris Korbas. Ben ça alors, je pensais plus que vous seriez de ceux à trainer au grand mess des officiers avec toutes les huiles!
-Pas vraiment soldat... Je les évite comme la peste, tant que je peux. grogna Oktokos en vidant son verre d'alcool d'un trait. J'suis un soldat, pas un planqué.
-Bon à entendre ça, Major! ricana Korbas. J'ai jamais pu saquer les officiers à cause de ça. En général, au dessus de lieutenant, ça vaut pas grand chose...

Oktokos sembla d'accord avec le soldat défiguré puisqu'il leva son verre à son attention avec un sourire vicieux en coin, et Korbas commanda une nouvelle tournée, incluant sans son accord le jeune Hector, qui se résolut à combattre les caprices de son estomac et accepta le verre d'alcool fort.
-Et vous Major? Vous avez connu la Croisade Noire? demanda Hector en réprimant un hoquet qui l'aurait sûrement obligé à recracher l'alcool.
-Pour sûr, gamin, que j'y étais! répondit Oktokos d'une voix sèche.
-Bah vas-y Major, racontes nous! l'invita Korbas en proposant son verre à trinquer. Le gamin meurt d'envie de savoir vers quoi il va aller pour le restant de ses jours!
Oktokos regarda Korbas avec un sourire mauvais, puis retourna son attention sur Hector, au visage encore embué par son état de claustrophobie, mais tout à l'écoute de ce que le Major aller bien pouvoir lui raconter. Tant pis pour Hulter qui aurait bu chaque parole aussi sûrement qu'il buvait de la bière, mais le bougre ronflait sûrement à cette heure là, terrassé par une grosse poignée de calmants.
-Bon les gars, qui commande une pleine bouteille de ce sacré breuvage dans ce cas? demanda Oktokos, convaincu. La nuit - si nous y sommes - risque d'être longue...


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Message par Corax Mar 13 Mar 2012 - 17:14

Sympatique suite avec la Garde Impériale en partance vers la Guerre dans le Gladuis.


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Message par Turielo Mar 13 Mar 2012 - 22:29

suite directe à la précédente! (et Corax, careful, ils ne sont pas en route pour la guerre... pas encore...Wink)

***

Hector et Korbas se regardèrent dans les yeux, l'un impatient d'entendre le récit d'un vétéran, l'autre curieux d'entendre parler d'évènements qu'il avait vécus, mais d'un autre point de vue que le sien, tandis que dans la petite salle, les soldats délaissèrent un instant leurs verres pour tendre l'oreille.
Oktokos se servit un verre généreux et pris un cigalho offert par Korbas, avant de poser les deux coudes sur la table, assis à l'envers sur sa chaise de métal, s'appuyant le buste sur le dossier, sa casquette d'officier rejetée en arrière, tirant de grosses bouffées de tabac aux volutes grises et bleues.

-Lorsque survint le début de la Croisade Noire, j'étais un jeune officier des FDP de Sparta, un jeune con prétentieux parmi tant d'autre, et à part réprimer quelques émeutes par ci par là ou démanteler des trafics en tout genre, on avait jamais fait grand chose. Mythos était loin des combats, et tout le monde se disait qu'on risquait pas grand chose, à part peut être s'ennuyer raide pendant que certains allaient là bas se faire crever glorieusement la couenne. On a vite déchanté. L'un de vous a-t-il entendu parler des Seekers of Flesh? Enfin, nous on les connais sous un autre nom ici...
-Les Tourmenteurs? hasarda un jeune soldat au teint aussi verdâtre que la luminosité ambiante et qui fumait la pipe.
-Eux mêmes. acquiesça le Major. Ils ont débarqué quelques semaines après le début de la Croisade contre Cadia, et ils ont foutu une sacrée merde, anéantissant un système complet et se répandant dans Mythos et les voisinages comme la peste. Ca a pas mis longtemps avant qu'ils ramènent leurs culs maudits par ici, et leur première cible fut le système de Romae, un véritable carnage. Les Praetors se sont fait presque entièrement exterminer, et une de leur planète fut même réduite en tas de cailloux en apesanteur. Ils ont été frappés par une force combinée de Sky Slaughters et de Repenters juste avant qu'ils ne s'attaquent au reste du système, mais quelques une de leurs bandes de sadiques sont passées entre les mailles du filet. L'une d'entre elles a contourné le barrage des Astartes et sont rentrés de plein fouet dans Olympus. Une foutue boucherie. Hades fut la première touchée, et sous l'urgence, on a tous été déployés là bas à l'arrache.
-Mais, et nos maîtres? Où étaient ils? demanda Hector.
-Les Sky Slaughters étaient empêtrés dans un bain de sang dans Romae pour sauver la peau de nos présents employeurs. Ca a pas été joli, on raconte qu'ils ont perdus deux Compagnies presque entièrement et que les Repenters ont pris très cher aussi. Les autres étaient déployés ailleurs. Les Sun Hawks en ont pourchassé vers Caldris et sont tombés sur des peaux vertes en prime, les Futharks ont pris le gros de l'armée de revers avant de se faire pourrir la tronche par plusieurs bandes de chaotiques et l'Ordre de l'Epée est allé...eh bien un peu partout... Nous, on a vu que Hades et c'était déjà l'enfer complet.
-Sans blague... grommela Korbas en se grattant inconsciemment la cicatrice qui lui barrait le visage.
-J'ai été déployé dans le sud de la planète avec trente milles des miens pour repousser le siège de la ruche Gamatras. En deux semaines, on s'est retrouvés à moins de six milles et on se faisait écraser. Face à des cultistes c'est déjà compliqué. C'est des fous furieux qui ont plus rien à perdre et qui se laissent aller aux pires atrocités. Mais contre des Space Marines du Chaos, alors là... Fallait être vraiment droit dans ses bottes pour pas se vautrer dans la folie. Beaucoup de mes potes ont préféré se foutre en l'air tout seuls comme des grands plutôt que d'affronter ces monstres. Fallait être bien cinquante pour en buter un seul. Ils étaient plusieurs centaines... Les FDP de Hades sont tous morts jusqu'au dernier durant le conflit ainsi qu'une bonne partie des civils conscrits en dernier recours, et on a entendu certains d'eux hurler pendant des jours. Crois moi, dans ces cas là, c'est la pire chose qui peut t'arriver. Parce que tu peux rien y faire, tu sais pas ce qui se passe, et tu veux surtout pas savoir! Et y'en a qui en ont plus bavé que nous pourtant...
-J'étais dans les Plaines du Passeur. fit Korbas d'un air absent, comme pour approuver ce que disait le Major. Je sais même pas comment on s'en est tiré...
-J'en ai entendu parler, oui... Dur, soldat... T'as de la chance d'être encore entier, et je parle pas que physiquement. répondit amèrement Oktokos.
-Qu'est ce qui 's'est passé là bas? demanda innocemment Hector.
-Cherche pas à le savoir, ptit gars. fit Korbas d'une voix endeuillée. Imagines toi juste être enlisé dans un marécage s'étendant sur des kilomètres et qui est entièrement constitué des corps liquéfiés de millions de tes frères et soeurs. Et dis toi que c'est la partie facile. J'y ai réchappé, je veux pas y repenser.
-On a tous vécu l'horreur pendant trois mois, jusqu'à ce que les Space Marines nous retrouvent. repris le Major. Ce fut un bien beau massacre. Le festival de la triperie, crois moi! On a été nombreux à être choqué de voir nos seigneurs sous ce jour là. Pas exactement le type de demi dieu que t'es habitué à concevoir.
-C'est ce qu'Urkos m'a dit... acquiesça Hector.
-Ouais, il est pas mal placé pour le savoir. remarqua Korbas, avant de rajouter à l'attention du Major. Un copain qui est allé reprendre la ruche Tartarus.
-Je vois... fit ce dernier comme si l'horreur de la chose lui repassait devant les yeux. Lui aussi il a de la veine d'être encore entier.
-Ouais, enfin pas tout à fait entier, major... ricana Korbas.
-Qu'est ce qui s'est passé ensuite? demanda Hector.
-On a pu éjecter les Tourmenteurs restants hors d'Olympus, et c'est là que les Futharks les ont pris en tenaille aux abords de l'amas de Maya. répondit Oktokos. On sait pas trop ce qui s'est passé, d'une part parce que nous on est resté ici, d'autre part parce que ça a été classé par l'Inquisition et enfin, parce qu'après ce qu'on avait vécu, on s'en contrefoutait. Toujours est il que les Tourmenteurs se sont barrés grâce à une anomalie Warp qui a pulvérisé un ou deux mondes du coin, et qui est restée ouverte depuis. Il se raconte que leur Seigneur du moment a bien failli tuer Maître Grivus... Ces deux là se vouent une haine tenace depuis.
-Vous voulez parler de la Bouche du Néant, Major? demanda un des soldats à l'écoute. Dans la zone interdite?
-Exact soldat. confirma Oktokos. L'Ordre a dressé une zone de sécurité depuis, et surveille constamment l'activité de l'anomalie toujours ouverte. Personne n'est repassé par là depuis, mais la surveillance ne lâche pas. Pour les Tourmenteurs, j'ai entendu dire qu'ils étaient réapparus sur Nubia quand nos seigneurs y sont allé pour réprimer l'insurrection, et que Maître Grivus y a obtenu sa vengeance.
-Ouais c'est c'qu'on dit... fit Korbas en haussant les sourcils, le regard perdu dans ses pensées. Paraît que ça a été un joyeux foutoir là bas aussi...
-Personne n'y a pris part chez nous? demanda Hector.
-A part nos seigneurs de l'Astartes? Non, personne d'ici. répondit Oktokos. J'ai entendu dire que les Repenters et les Futharks y ont également pris part en nombre, ainsi qu'un groupe de Sun Hawks... Mais surtout, tout le monde sait qu'ils furent tous dirigés par le Purgateur.
A la mention du nom, les soldats se redressèrent inconsciemment. Olympus tout entier, et même Mythos dans son ensemble savait qui était le Purgateur, l'une des têtes pensantes de l'Ordre, mais surtout celui qui était parvenu à souder tout le secteur, le rendant par ses alliances et ses règles établies, presque imprenable. Pourtant, tous savaient à quel point il était passé près de l'échec durant la campagne du système d'Eris, en particulier sur Nubia, et le secteur tout entier avait durement encaissé son exil. A l'instant, à peine une centaine de personnes était au courant de son retour.
Hector avait toujours entendu dire que le Purgateur, s'il était aimé au sein de Mythos et plus ou moins dans ses alentours proches, il était passablement détesté dans le reste de l'Imperium pour sa vision de reproche envers ce qu'il qualifiait ouvertement comme un empire décadent et indigne de la Vision de l'Empereur. L'Ordre avait longtemps essuyé des tentatives de zélés de l'Inquisition ou d'autres organismes impitoyables de Terra pour faire destituer le Purgateur et ses plus proches collaborateurs, mais à chaque fois ils avaient échoués, et très peu avaient eu une seconde chance pour essayer à nouveau.

Pendant qu'Hector repensait à ce qu'il avait entendu au sujet de cet être mystérieux dont tout le monde parlait mais que si peu avait entraperçu, les autres s'échangeaient divers souvenirs de guerre et les jeunes recrues les écoutaient avidement. Oktokos parlait avec la froideur et le négativisme d'un vétéran aigri après avoir vécu et vu tant d'horreur, alors que Korbas était plus le type à se vanter de façon très macabre de ce qu'il avait fait ou observé, même si par moment un souvenir désagréable l'assombrissait soudainement, et alors il se refusait à continuer, ses mains tremblantes et ses yeux perdus dans le vague.
Le temps passait lentement, et Hector en vint à oublier ses crises récentes de paranoïa dues à l'enfermement dans cette immense boite de métal en orbite. Il écoutait d'une oreille tantôt distraite tantôt attentive les déboires et les récits héroïques de ses camarades, officiers et hommes de troupes réunis, comme ils l'avaient toujours fait en tant qu'habitants d'Olympus et continueraient de la faire. Les barrières militaires étaient existantes, bien sûr, mais personne n'en jouait outre mesure et il en découlait un fort esprit de camaraderie.
Le serveur ne cessait de remplacer les bouteilles de liqueur vides et quand quelques uns des soldats se montrèrent pas mal éméchés, Oktokos eut la bonne idée de demander à ce qu'elles soient remplacées par des bols de récaf, dont Hector se délecta, accueillant avec bonheur une boisson chaude après que son estomac eut été aussi durement mené.
Il aperçu du coin de l'oeil un groupe de soldats entrer dans le petit mess, et reconnut Hulter à la tignasse encore ébouriffée par un profond sommeil, en pleine discussion avec leurs camarades d'escouades Urkos, Alekos, le sergent Laikos et la belle Urela, suivis de loin par un Dakos taciturne, visiblement peu à l'aise sans la compagnie de ses amis Donarkos et Halatos. Le groupe se planta au comptoir pour vider quelques bols de boisson chaude versée généreusement par le tenancier, et Hector perçu les bribes d'une discussion à propos de la chasse aux grisabrés, un prédateur félin commun aux climats tempérés de tout Olympus. Le jeune sourit en voyant son camarade de toujours rirent et débattre avec ses interlocuteus, heureux de concevoir l'idée que pour la première fois ils avaient tout deux des amis. Non, pas des amis. Pas vraiment. Une famille. Ils avaient trouvé une nouvelle famille.
Hector repéra d'autres visages familiers, comme ceux qu'il avait rencontré avec Oktokos dans la taverne de l'astroport de Taygète qui répondirent à son salut par de brefs hochements de têtes avant de se regrouper entre eux et de se laisser aller à leurs discussions. Il vit également certains de ceux avec qui il avait vécu le transport vers le Gladius, reconnaissant Harros, Darkos, Garidos et d'autres à la mine patibulaire de vieux briscards en ayant vu d'autres.
Il y avait dans la petite salle et en dehors un mélange de jeune bleusaille et de vétérans et aucun ne se toisait hautainement, chacun reconnaissant chez l'autre un frère ou une soeur d'Olympus.

Au bout d'un moment, dodelinant de la tête, Hector senti le sommeil le rattraper, et, débarrassé de sa migraine et des effets néfastes d'une première journée en orbite, repris le chemin des dortoirs après avoir salué ses camarades. Chacun lui souhaita chaleureusement un bon repos, au milieu d'un chapelet de blagues scabreuses et de paroles bourrues, et le jeune homme s'en alla, l'esprit apaisé, heureux de faire partie de cette grande famille.
Mais il en pu s'empêcher intérieurement de penser que dans quelques temps certains de ces visages de fiers gaillards appartiendraient à des morts, et son coeur se serra à l'idée qu'il soit parvenu à tisser des liens aussi forts grâce à la guerre...


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Message par Turielo Mer 14 Mar 2012 - 14:59

***

ASSIS DEVANT LE bureau ployant sous le poids de nombre de rapports, dans sa cellule confinée et plongée dans une obscurité quasi totale, le colonel Tardius était encore à rédiger un énième document de recensement de ses effectifs, les yeux rougis, la fatigue lui donnant des vertiges. Un serviteur aux yeux vides s'approcha de lui en claudiquant, ses bras amputés et remplacés par deux barres parallèles supportant un plateau chargés de parchemins et de blocs de données. Tardius lui adressé un regard las avant de le congédier d'un geste de la main fatigué. Il se frotta les yeux en soupirant, avec l'impression qu'on lui forait le crâne depuis des heures. Lâchant un autre soupir qui se transforma en grognement, il signa négligemment le rapport qu'il venait de rédiger et repoussa la plaquette sur un coin de table encombré, où un autre serviteur voûté et monté sur de petites chenilles crasseuses était occupé à trier les documents pour les faire suivre jusqu'à leur destination finale.
Tardius se laissa doucement tomber dans son fauteuil de cuir, chauffé par son corps depuis des heures qu'il n'était pas sorti, crissant et couinant à chaque mouvement. Il secoua sa chemise ouverte pour s'éventer un peu et passa une main tâchée d'encre dans ses cheveux en bataille avant de lorgner vers son lit accroché à la paroi de sa chambrée, désireux de s'y laisser choir et de dormir jusqu'à la fin des temps. Il se leva en s'appuyant sur les accoudoirs trempés de sueur de son fauteuil et marcha dans sa cellule pour se détendre les jambes et aérer son pantalon d'uniforme devenu moite. Il tendit la main sans la suivre du regard, tandis qu'un serviteur à l'apparence enfantine et lui arrivant à peine à la ceinture lui tendit un verre de vin frais que Tardius avala en prenant le temps de savourer les arômes fruités tirés des meilleurs cépages de Juno. Il apprécia de sentir le liquide lui glisser dans la gorge, s'enrouler dans son œsophage, pour aller s'écraser au fond de son estomac comme une cascade de fraicheur bienvenue. Il reposa le verre sur un des rares coins dégagés de sa table en lâchant un souffle satisfait et tira les bras vers l'avant pour s'étirer, tout engourdi qu'il était.
Il se passa une main sur les bords de son menton étroit, sentant au bout de ses doigts la barbe naissante, et secoua la tête devant tant de négligence avant de se diriger vers son coin d'ablution. Il saisit son rasoir à manche d'ivoire et entreprit de retrouver son faciès juvénile et dur, ses yeux couleur de glace fixés sur son reflet, comme si il fixait un de ses hommes, s'apprêtant à le réprimander pour sa négligence.
En définitive, il avait toujours était aussi dur avec lui même qu'il l'avait été envers ceux dont il avait la charge. Il reposa le rasoir sur le bord de la cuvette de porcelaine blanche, et attrapa un peigne pour remettre sa chevelure en état, sèchement tirée en arrière, droite et disciplinée, pas un cheveux en désordre. Comme une armée devait l'être, pensa-t-il. Satisfait du résultat, il hocha la tête et quitta la petite pièce exigüe pour passer son uniforme d'officier. Il était plein de manie, plein d'obsessions vis à vis de lui même et de son apparence. Certains appelaient ça du narcissisme, lui appelait ça une contrainte nécessaire à pleinement représenter la pureté que devait arborer un Garde au service de l'Empereur de l'Humanité.
Vissant sa casquette sur son crâne, il jeta un coup d'oeil à l'horloge qui battait la mesure au dessus de son bureau. Ils allaient arriver d'un moment à l'autre. Il se pressa en sortant de sa cellule, accordant au passage un salut sec aux deux Gardes fichés dans un garde à vous parfait devant sa porte, et partant d'un pas énergique dans les couloirs menant hors du quartier des officiers. Sur sa route, il jetait sans arrêt des regards furtifs aux alentours, observant ses nouveaux soldats patienter en attendant l'inévitable ordre de départ. Il vit des hommes et des femmes aux attitudes très différentes des siennes, qui passaient le temps du mieux qu'ils pouvaient. Il en vit qui discutaient entre eux, d'autres accoudés dans des bars, d'autres encore riant bruyamment en racontant des blagues de mauvais goût... Indisciplinés. Ce fut le seul terme qui lui vint immédiatement à l'esprit. Il savait très bien que les manières des gens d'Olympus étaient bien différentes de celles des natifs de Romae, et il comprenait qu'il devrait faire avec, se contentant de leur inculquer les bases d'une discipline saine, mais il sentait tout de même honneur martial de Praetor entaché et tourné au ridicule par ces attitudes désinvoltes. C'étaient ses hommes. Ses soldats... Et le fait de penser qu'il ne pourrait les changer totalement lui crispa l'estomac de frustration.
Mais d'autres régiments arrivaient, et bientôt, il sentirait à nouveau la rigueur bienvenue de véritables Praetors, et il espérait pleinement que ses hommes allaient en prendre de la graine.
Au détour d'un couloir, il déboucha sur un ascenseur gardé par deux soldats de faction, dans une posture impeccable et vigilante, mais il en pu s'empêcher de grogner de colère quand il les entendit parler entre eux. Un soldat devait s'employer pleinement à son devoir, et à rien d'autre! Alors qu'il s'approchait de la porte de l'ascenseur, les deux hommes se turent et se redressèrent, l'un d'eux actionnant l'ouverture du sas d'entrée.
Tardius hocha la tête de la même manière sèche que d'habitude, et passant entre les deux soldats, ne put s'empêcher de lâcher:
-Vous êtes de garde, soldats, pas dans un salon de thé! Cessez de bavassez et accomplissez votre devoir en silence.

Il entra dans le compartiment élévateur, non sans ressentir de la satisfaction en voyant les soldats se figer, frappés de plein fouet par son ordre cinglant. Les portes se reformèrent et il sentit l'ascenseur commencer son élévation en ronronnant doucement. Il s'accorda un sourire, devant la perspective de retrouver certains de ses frères de Romae. Le message était arrivé dans la matinée et il l'avait accueillit avec un mélange de satisfaction et de gravité. Les 11ème et 14ème régiments Praetor venaient les rejoindre pour prendre part au conflit, sur requête du Consul lui même, après que Maître Grivus leur ait expliqué la situation locale plus en détail. Le Consul avait jugé nécessaire d'envoyer deux régiments de Romae expérimentés en plus du convoi militaire pour aller rejoindre le gros des forces impériales déployées dans Caldris, et ce pour deux raisons, la spécialité distincte de chacun de ces deux régiments, et le fait qu'ils pourraient évidemment donner un exemple de la perfection Praetor aux nouvelles recrues d'Olympus.
Deplus le message stipulait que sitôt que les occupations en surface des Sky Slaughters seraient achevées, ils partiraient immédiatement pour Caldris avec un ordre de mission bien spécifique, celui de sécuriser Caldris Tertia, planète morte possédant toutefois encore de riches gisements d'énergie fossile, et suceptible d'être une des cibles prioritaires des Orks. Ainsi, le convoi se retrouvait renforcé par un croiseur de classe Overlord provenant de Romae, le Victoria, et accueillerait les trois premiers régiments levés dans Olympus, envoyant en échange sur le Gladius le 14ème Praetor.
Le 11ème Praetor était un régiment d'à peine vingt milles hommes, composé essentiellement de commandos et de blindés, recrutés et entraînés sur la dure planète Victor, la plus proche de l'étoile Roma, un caillou hostile et aux conditions climatiques extrêmes. Ses natifs étaient nés pour être parmi les meilleurs de Romae. Le 11ème Praetor était l'un des seuls à avoir survécu avec presque l'ensemble de ses effectifs à la Treizième Croisade Noire du Fléau. Et son colonel, l'acariâtre Caius Cladinius, était une légende chez les Praetors, après avoir éradiqué un bataillon blindé renégat entier avec sa seule escorte personnelle, composée d'une dizaine de chars, pendant que le reste du régiment blindé était déployé ailleurs.
Le 14ème Praetor quant à lui, c'était le régiment de vétérans de l'infanterie par excellence, braves parmi les braves, en réalité constitué des restes de plusieurs autres régiments Praetor décimés par les armées des Tourmenteurs, puis placés sous la férule du colonel Lucius Bellicosus, réputé pour diriger ses armées d'une poigne de fer et de collectionner les victoires. Il ne pouvait y avoir de meilleur exemple de rigueur militaire chez les Praetors, et Tardius, qui l'avait maintes fois rencontré, était devenu l'un de ses proches amis, ce qui constituait un privilège très rare pour ceux qui avaient approché le vieil officier.

La porte s'ouvrit en chuintant, et Tardius déboucha sur une allée perpendiculaire, dont la paroi face à lui était constituée d'un épais vitrage donnant vue sur l'un des vastes hangars du Gladius. Une tripotée de navettes noires aux reflets ors étaient déjà stationnées dans le vaste hall d'atterrissage, et déversaient leurs cargaison de soldats aux uniformes impeccables, avançant en rangs parfaits, pas un ne progressant à un rythme différent de l'autre, et dans un tel silence que seuls retentissaient leurs bottes ferrées dans une cadence remarquable, les ordres secs de leurs officiers, et les sifflements des navettes. A chaque cri bref se succédait un seul mouvement exécuté à l'unisson; là une compagnie s'arrêtant et attendant l'ordre suivant, là un peloton partant en avant pour dégager le terrain, là des hommes en attentes, en position de repos, arme sur le côté... La discipline à l'état pur. Tardius avait rarement vu de tels exemples de strict militaire, à part chez les Gardes Mordians, ou la Garde de Zalafis II.
Des pas cadencés claquèrent derrière lui tandis qu'il observait ce spectacle hallucinant en bombant la poitrine, et il parvint à s'en détacher pour accueillir un homme droit et fier marchant à sa rencontre, son visage dur et anguleux, cerclé d'un courte barbe grise argentée et de courtes boucles de cheveux du même éclat, une paire d'yeux d'un bleu polaire irradiant de sévérité et d'impartialité. Sa casquette de colonel vissée sous le bras, arborant son plastron doré au motif de l'aigle bicéphale impérial, le colonel Bellicosus adressa un sourire féroce à Tardius, hochant brièvement la tête.
-Cela doit faire du bien de pouvoir à nouveau admirer la perfection de ses frères et de ses soeurs, Colonel. tonna-t-il d'une voix de basse aux accents forts et tranchants.
-C'est un spectacle qui me manquait, en effet... admit Tardius en saluant le nouveau venu, puis lui tendant la main qui fut serrée avec force et vigueur. Bienvenue à bord, Lucius. Vous allez vite comprendre à quel point j'avais besoin de donner un exemple vivant de nos traditions à nos nouvelles recrues...
-Je n'en doute pas. J'ai reçu une transmission du Colonel Cladinius me rapportant ses impressions sûr les régiments qui l'accompagne et il à l'air assez dubitatif quant à leur bonne idée de ce que sont l'ordre et la discipline...
-Les natifs d'Olympus sont... différents... Ceux qui sont confinés ici sont sans doute les pires, mais je suis confiant quant à leur devenir. Une fois que nous auront fait le tri, ils feront de bons éléments.
-Nous verrons cela. Ça devrait les aider un peu de pouvoir constater par eux mêmes ce que veux vraiment dire être Garde Impérial. Et avec l'aide des autres officiers présents, ça devrait aller vite.
-Que l'Empereur vous entende, Colonel. Venez, ils nous attendent.


Dernière édition par Turielo le Mer 14 Mar 2012 - 20:36, édité 1 fois


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Message par Corax Mer 14 Mar 2012 - 17:43

Ces deux parties sont de trés bon intermèdes avant que la Guerre ne commence contre les Orks.


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Message par Logan Grimnar Mer 14 Mar 2012 - 19:29

Franchement, tu maitrise les scènes de dialogue à fond.
Je suis impressionné par la répartie des personnages. Shocked
Et bien entendu la description de la situation géopolitique passe crème à travers leurs conversations.
Bravo et bon continuation my dear. Very Happy
(Encore une fois, je répète que je ne flatte jamais, mais dis toujours ce que je pense sincèrement.)


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Message par Turielo Ven 16 Mar 2012 - 15:49

Merci beaucoup pour le compliment! ça me fait plaisir parce que justement j'essaye de progresser niveau écriture depuis le début, et je commence à m'y retrouver. Pour les dialogues justement, j'essaye d'en faire le meilleur moyen de donner une véritable image du personnage sans passer par une description classique.

***

LA NOUVELLE S’ÉTAIT vite propagé au sein de la flotte, l'arrivée soudaine de renforts de la Garde Praetor ne pouvant signifier qu'une chose. Le départ pour le conflit était proche. Le croiseur Victoria était ancré aux côtés de son jumeau Gladius au dessus de Sparta, un groupe de petits transporteurs, de cargo et de frégates d'escorte dans son sillage tel de petits poissons parasites suivant le mouvement d'un léviathan abyssal. A l'aube du troisième jour de la levée des troupes, la tension commençait à se faire sentir au sein de la Garde Impériale, les natifs d'Olympus confrontés pour la première fois à leurs nouveaux frères, les Praetors en titre, soldats forgés dans l'art de la perfection militaire selon les traditions du système voisin de Romae. Beaucoup de rumeurs et de légendes avaient circulé depuis des siècles sur cette jeune branche de la Garde Impériale, formée d'hommes et de femmes ayant grandit dans un climat d'élitisme social, de pureté d'esprit et de justice impartiale. Romae était un système à la vie rigide et sévère, la loi impériale appliquée de telle façon par son Gouverneur et le Sénat local que l'ensemble des planètes affichaient un taux extrêmement faible de criminalité, chacun de ses citoyen étant un exemple type du citoyen impérial loyal et juste, ses vices durement réprimés et sa foi en l'Empereur et Sa Parole étant leur arme la plus affutée. Le Gouverneur Julius Equileus avait gagné les faveurs du Sénat de Roma voilà bientôt douze années et avait depuis cumulé plusieurs mandats avec une bénédiction presque unanime du peuple et de ses représentants. C'était un homme strict et toujours en quête de pousser son peuple sur la voie de l'excellence. Les planètes de Romae cumulaient les chefs d'oeuvre à la gloire de l'Imperium, des temples grandioses à la mémoire de ses héros, des infrastructures aux règles respectées à la lettre, aux casernes très prisées et aux rendements industriels élevés. Lorsque l'infâme Croisade Noire du Fléau avait menacé d'engloutir le système dans la destruction totale, les Gardes Praetors avaient toujours été à la pointe de l'assaut, prêts à se sacrifier pour leurs mondes et pour sauvegarder le domaine de l'Empereur, ses rangs décimés continuellement renouvelés par une masse de citoyens désireux de verser leur sang pour l'Imperium. Si il ne s'agissait pas de la Garde elle même, nombreuses furent les batailles où l'on vit des milices auto-formées de citoyens se lançant au coeur des combats les plus violents sans que rien ni personne ne les arrête, hormis la mort elle même. Depuis des siècles d'existence, le système de Romae avait acquis une réputation de combattants zélés mais justes, guerriers à la discipline exemplaire sans aller pour autant dans un excès malsain, leur seul défaut bien connu étant leur orgueil démesuré, qui faisait d'eux des soldats méprisants vis à vis des formations moins réglementaires, exécrant l'indiscipline ou les excentricités malvenues, exhortant chaque individu à se consacrer pleinement à servir l'Empereur jusque dans le trépas, avec foi, honneur et fierté.
Toutefois, comme leurs semblables de l'Ordre, seule véritable connexion entre eux et le reste du sous secteur de Mythos, ils entretenaient une méfiance virulente envers Terra et ceux qu'ils jugeaient fanatiques au delà même de la Parole de l'Empereur, et rechignaient obstinément à considérer ce dernier comme un dieu tout puissant, le voyant Homme, Père et Fondateur de leur glorieux empire.
L'Ecclesiarchie et les branches les plus fanatiques de l'Imperium n'avait de cesse bien entendu de dénoncer ces discours blasphématoires envers l'Empereur Dieu, que ce soit envers les Praetors ou les autres peuples et corps armés de Mythos ou reliés à l'Ordre de l'Epée, mais il était extrêmement rare que ces protestations entraînent des répressions, étant donné l’indéfectible loyauté de ceux qu'ils accusaient d'hérésie. Il était indéniable que tous se battaient à la gloire de l'Empereur et en Son Nom, lorsqu'on voyait les Praetors, les Futharks, ou les Astartes des Chapitres Sky Slaugthers, Sun Hawks et surtout Repenters à l'oeuvre. De plus, tous savaient que la question sur le divin de l'Empereur n'était pas un cas isolé, et même un problème récurant pour l'Ecclésiarchie au sein de nombreux Chapitres Space Marines, et de surcroît, Mythos disposait aussi de groupuscules religieux parfaitement intégrés, d'une Sororité fervente et de nombreux lieux saints et de pèlerinage. Si la position de l'Ordre était claire quant à leur idée d'un Empereur Homme, tous savaient que le débat faisait toujours rage entre les membres de cette alliance souvent décriée. Il se disait même que le Purgateur, pointé unanimement du doigt pour s'opposer ouvertement à la déification de l'Empereur était un ami très proche de la Chanoinesse Mathilda Egeria de l'Ordre de l'Epée Flamboyante, fervente religieuse prêchant la Vérité édictée par l'Eglise de l'Empereur Dieu et dont la Sororité était pourtant depuis longtemps rattachée à l'Ordre.
En définitive, Mythos recelait autant de cultes de l'Empereur Dieu que de citoyens le considérant comme un humain extraordinaire et non un dieu, et tous vivaient parfaitement les uns aux côtés des autres, dans la tolérance et la fraternité, unis dans leur combat de tous les jours pour défendre l'Imperium des dangers extérieurs comme intérieurs. La loyauté du sous secteur, malgré qu'elle fut parfois critiquée par certains puritains, demeurait inébranlable et nul ne pouvait douter que chaque citoyen de Mythos était un citoyen impérial à part entière.

Romae pour sa part, et de manière relativement proche d'Olympus, observaient un respect profond et quasi religieux envers leur ancêtres défunts, et les héros de l'Imperium étaient célébrés comme le seraient des saints. L'Empereur avait pris une figure paternelle, un exemple pour tous à suivre. Le culte de l'Empereur Dieu était très minoritaire dans ces deux systèmes, non pas par rejet de la population, mais parce que ses prêtres ne parvenaient pas à trouver une audience adéquate, tout en comprenant que les superstitions développées dans Romae et Olympus étaient une glorification passive de la figure divine de l'Empereur. Il était vénéré comme un dieu, même si personne ne lui attribuait ce titre. Après quelques décennies d'hésitation, l'Ecclesiarchie dans la majorité avait pardonné puis toléré les déviances superstitieuses conservées envers les esprits des morts et des martyrs, car ils avaient senti une véritable unité devant l'image de l'Empereur et avaient ressenti la même ferveur chez les natifs de Romae ou Olympus que chez un religieux impérial lambda. L'Eglise de l'Empereur Dieu était beaucoup plus méfiante à l'encontre des Futharks et surtout des Sun Hawks, bien plus mystiques, et radicalement contre l'image de l'Empereur divin, glorifiant la science et le savoir. Ce qui pour beaucoup de seigneurs et dignitaires impériaux était choses dangereuses.
La grande différence, au delà de ces idées d'ordre théologique, qu'il y avait entre Romae et Olympus restait le principe de l'ordre et de la discipline. Si Olympus était un système paisible et depuis longtemps propice à l'art et la spiritualité, Romae qui n'avait connu que trop la guerre était l'avatar même d'une dure discipline. Cette différence entre les deux systèmes était assez grande pour que souvent des rumeurs se transforment en stéréotypes puis en méfiance, chacun se considérant avec un respect éternel, mais parsemé de brèches formées par une trop grande différence de moralité.

Natif de Roma, planète principale de Romae, le Capitaine Varus était un homme à la sévérité reconnue par tous, tout autant que l'étaient ses qualités d'homme juste et équitable. Mais à la différence de ses frères de Romae, il avait passé beaucoup de temps au sein d'Olympus, ainsi que d'autres systèmes très éloignés de la philosophie martiale et élitiste de son système d'origine, et cela l'avait maintes fois amené à se trouver face à tout ce débat de différences politiques, éthiques, morales, ou théologiques. Il avait enduré bien des fois les moqueries voire les critiques acerbes de ses confrère de la Flotte Impériale de même origine que lui, les enfants de Romae plus que réticents à s'ouvrir à d'autre philosophies, pour en pas dire qu'ils considéraient qu'ils étaient un exemple assez forts pour que tous le suive. Varus n'en faisait pas partie. N'en faisait plus partie. Il avait dépassé son mépris pour l'étranger et était parvenu à s'ouvrir à d'autres cultures, d'autres morales, d'autres façon de penser. Il en était ressorti un homme à l'esprit de fer, à la pensée large et fournie, qui pouvait tempérer en quelques mots le plus implacable des fanatiques.
Mais aujourd'hui, pour la première fois depuis près de dix ans, depuis la Croisade du Fléau, il réalisait combien cette ouverture d'esprit qui lui avait été tant bénéfique l'avait éloigné inexorablement de ses frères et de ses soeurs. Aujourd'hui il ressentait avec aigreur le côté rigide et obtus des Praetors. Et il réalisa à quel point l'exemple que les natifs de Romae se prétendaient donner était terni par un aveuglement primitif.
Il observait le croiseur qui venait directement de sa patrie, et malgré ce que lui criait son coeur, on esprit voyait là un croiseur étranger...

Varus se retourna quand la porte du pont s'ouvrit dans un grand chuintement, laissant entrer les officiers en charge des régiments Praetors, avec à leur tête l’exécrable Colonel Octavius Pilate.

*rembauche - to be continued*


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Message par Logan Grimnar Ven 16 Mar 2012 - 18:39

Merci pour ce cours d'histoire sociologique impérial professeur Turielo. rire1 Smile
Bien inventif tout ca.
bravo okay


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Message par Turielo Sam 17 Mar 2012 - 15:44

*suite directe du précédent post*

Varus s'arracha à la contemplation de la flotte en regroupement et descendit calmement les marches de la petite estrade qui donnait sur la grande baie d'observation, mains jointes dans le dos, son regard de givre furetant du côté des hommes d'équipage en agitation sur le pont, acheminant informations diverses, ordres de déploiements ou surveillant leurs moniteurs pour s'assurer que l'ordre régnait au sein du Gladius. Il accrocha un instant du regard son second, celui ci hochant silencieusement la tête, signe convenu entre eux pour signifier que personnes ne viendrait les déranger, avant d'appeler deux gardes d'un geste de la main pour les envoyer aux côtés du Capitaine. Les deux soldats de choc partirent d'un pas parfaitement contrôlé se placer légèrement en retrait de Varus, leurs fusils radiants plaqués contre leur plastron doré, leur casques fermés par la visière au visage d'ange typique des Praetors. Sans un mot à l'encontre des nouveaux arrivants, Varus leur indiqua d'un geste de la main la direction d'une salle attenante au pont, afin qu'ils puissent s'entretenir en privé.
La salle était longue et étroite, ses murs complètement dissimulés derrière des rangées de cogitateurs laissant échapper une pâle lueur bleuté ou verte, ceignant l'espace intérieur d'une faible clarté fantomatique. Une table toute en longueur était fixée au centre de la pièce, entourée de vingt fauteuils, une protubérance en son centre faite de canaux de projection montés en ligne droite. Seul l'un d'eux était actif, projetant une image tridimensionnelle de la planète Sparta et de sa lune, des runes écarlates clignotantes figurant les vaisseaux de la flotte regroupée, le tout tournant paisiblement dans le vide, image translucide de ce qui se déroulait à l'extérieur. Ils passèrent par une petite porte anti explosion afin d'accéder à l'intérieur obscur, prenant garde de ne pas s'empêtrer dans les innombrables câbles qui serpentaient par terre, ne prêtant nulle attention aux quelques serviteurs fixés aux murs et chargés du bon fonctionnement des systèmes d'information et de briefing. A l'autre bout de la pièce, face à la porte d'entrée, un grand écran éteint était fixé au mur, entouré par deux lourds bougeoirs ruisselants de cire encore chaude tandis que des cierges fatigués se consumaient lentement en exhalant une odeur cendreuse, leur lueur tremblotante étant la plus forte de la salle.
Varus alla s'asseoir dos à l'écran et tendit un bras pour éteindre la projection holographique de Sparta avant d'inviter les officiers Prateors à s'asseoir, tandis que les deux Gardes d'élite allèrent se planter à l'extérieur de chaque côté de la lourde porte qui se ferma dans un sifflement étouffé.
Le vieux Capitaine parcouru ses hôtes du regard en silence, avant de croiser les mains sur la table de plastek anthracite et de briser le premier le silence.
"Messieurs, je pense que nous sommes au complet. déclara-t-il de sa voix dure comme le blizzard. Je souhaite la bienvenue aux représentants des 11ème et 14ème Praetor à bord de mon vaisseau. A moins que quelqu'un ai quelque chose à dire, je suppose que nous pouvons procéder...
-Merci de votre accueil, Capitaine Varus. répondit le Colonel Cladinius en hochant brièvement sa tête au visage ravagé par les cicatrices. Je suppose que vous avez déjà reçu les ordres émanant de Roma concernant notre déploiement et le partage des effectifs?
-Ce matin même, Colonel. acquiesça Varus. J'en ai fait immédiatement envoyer une copie au Tribun afin qu'il prenne connaissance des volontés du Consul. En ce moment même, les effectifs au grand complet des 85ème, 86ème et 87ème Praetor sont en transit vers le Victoria et ses transporteurs, et je crois avoir compris que le 14ème est déjà à mon bord...
-Il reste encore six Compagnies à embarquer, Capitaine. indiqua Bellicosus. Nous avons reçu dès l'arrivée des premiers éléments votre message concernant les quartiers qui nous ont été attribués. J'avoue avoir été surpris par votre choix de nous loger à l'opposé des autres régiments... Peut-on en connaître la raison?

Varus fixa le Colonel droit dans les yeux, sa simple présence suffisant à l'irriter. Le Capitaine du Gladius avait déjà croisé la route de Bellicosus quelques années auparavant, durant la Croisade Noire, et les deux hommes étaient devenus des amis très proches, combattant ensemble le Chaos venu ronger leur patrie. Varus n'a jamais su ce que son ami d'alors avait vécu sur Juno, mais lorsqu'il l'avait retrouvé, Bellicosus était devenu un être aussi dur qu'un coup de fouet, violent et intraitable. Les deux soldats étaient pour un temps restés amis malgré ce changement flagrant de personnalité, jusqu'à ce que le 14ème Praetor ne participe à la purge de Kelacri Secundus, dans un sous secteur voisin. Alors que le monde forge avait été débarrassé de la présence du Chaos après quatre longs mois de bataille, la population d'une cité ruche anéantie devait être escortée jusqu'à une autre encore entière, et le 14ème en fut chargé. Mais à peine quelques heures après qu'ils aient été déployés, Varus, qui supervisait l'opération depuis l'orbite reçu l'ordre d'effectuer un bombardement orbital sur la cité ruche de destination, sous prétexte que l'ennemi y était encore retranché. Surpris, il avait alors demandé confirmation, et l'ordre s'avérait émaner de Bellicosus lui même. Des bandes du Chaos formaient encore des poches de résistance partout sur la planète, et il était alors possible que la ruche soit compromise. La demande fut suffisamment répétée et argumentée pour que l'état major de la campagne ne le confirme et les canons du Gladius réduisirent leur cible en poussière, creusant un immense cratère de plusieurs kilomètres de diamètre, après un largage de bombes de deux heures. Lorsque le rapport de l'opération lui parvint, Varus appris avec effarement que nul ennemi n'avait été décelé aux environs de la cible, et que pour couronner le tout, les réfugiés récupérés par le 14ème y avaient été placés avant que Bellicosus ne fasse sa demande. Arguant que les civils montraient des signes évidents d'hérésie et de corruption, Bellicosus ne montra strictement aucun remords, et l'état major en la personne du Seigneur Général Califris, d'une Garde locale, décida de passer le massacre sous silence. Mais une ruche entière réduite en tas de gravats avec des centaines de réfugiés à l'intérieur passa difficilement inaperçu, et des officiers de campagne demandèrent des explications. L'affaire tourna rapidement au vinaigre, et Varus lui même pris partie contre le Général Califris, et par là même contre Bellicosus, qu'il avait jugé comme devenu complètement fou. Le Commissariat mena enquête, et au terme d'une semaine de procédure, Califris et le reste de l'état major furent exécutés pour trahison et massacre de citoyens impériaux, mais Bellicosus passa entre les mailles du filet, faisant porter l'entière responsabilité aux coupables désignés par le Commissariat. Avant que l'affaire ne se poursuive, une bande massive d'hérétiques tenta une attaque désespérée aux abords même des ruines de la cité martyre, contre les lignes du 14ème bloqué sur place par l'enquête. Plongés dans un combat plus que bienvenu, Bellicosus fit preuve d'une ardeur fanatique et éradiqua la menace en une journée, récoltant les félicitations de ceux qui le soupçonnaient juste avant, son honneur lavé aux yeux de tous, sauf en ce qui concernait Varus.
Il s'avéra par la suite qu'une majeure partie de la population de Kelacri Secundus fut exécutée pour trahison et hérésie sur ordre de l'Inquisition dépêchée sur place, et tout soupçons furent à jamais écartés de Bellicosus. Varus lui reparla une unique fois afin de lui demander si il avait réellement eu des preuves avant de demander le bombardement. Le Colonel avait alors simplement répondu que là ou le Chaos posait le pied, nul pardon en pouvait être accordé, et que corrompus ou non, ceux qu'il avait massacrés méritaient de mourir.

C'était la première fois depuis l'affaire que Bellicosus adressait la parole au Capitaine, et ce dernier continuait de le fixer en silence, mâchoire crispée, voyant en face de lui un infâme boucher au fanatisme décuplé par la haine. Son ami d'avant était mort sur Juno...
Bellicosus soutint le regard lourd de condamnation, et finit par lâcher un soupir d'exaspération, détournant la tête pour s'adresser au Colonel Pilate.
-Cette ... réponse me suffit. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de poursuivre là dessus...
-A votre guise. concéda Pilate, en jetant un regard torve à Varus toujours muré dans son silence accusateur. Centurions Tracius et Justanius, vous le savez sans doute déjà, j'ai demandé à ce que vos régiments soient passés en revue par vos Commissaires respectifs sous la supervision du Magister Militum Augustus afin de faire le tri entre la bonne et la mauvaise graine. Vous comprendrez sûrement que nous ne pouvons pas nous permettre d'accepter dans nos rangs des sauvages primitifs qui entacheront notre honneur par leurs comportements outranciers. J'en avais déjà fait part au Capitaine Varus, et malgré ses réticences, je continue de penser que c'est notre devoir de nous assurer d'avoir des effectifs adéquats. Bien entendu, je compte sur votre pleine coopération dans le processus...
Les deux Colonels désignés hochèrent du chef en signe de compréhension, l'ordre donné n'appelant aucune protestation.
Pilate poursuivit à l'attention de Bellicosus et Cladinius.
-Je pense qu'il est inutile de vous demander de montrer le parfait exemple de ce que nous sommes à ces arriérés, Centurion Bellicosus? demanda-t-il, sans cacher son amusement.
-Qu'en est il des régiments qui m'accompagnent? demanda Cladinius.
-Ces trois là sont composés de vrais soldats. répondit Pilate. Rien à craindre de leur part, si ce n'est une difficulté temporaire à intégrer nos traditions. Il semblerait d'ailleurs qu'ils ne soient pas les seuls... Je trouve que le capitaine Varus a beaucoup perdu de son tempérament de natif de notre glorieuse Roma.

Varus riva immédiatement son regard glacial vers celui qui se moquait ouvertement de lui, et Pilate n'eut pas la même force de caractère que Bellicosus, baissant presque aussitôt les yeux en prétextant une relecture maladroite de sa plaquette de données. Laissant passer un moment de silence, Varus finit par se lever lentement, considérant de son regard insupportable chacun des Colonels présents. Il commença à marcher hors de la table, mains dans le dos, sans les quitter des yeux, son visage comprimé par une froide colère.
-Il semblerait donc qu'aucun de vous ne soit ici pour organiser notre départ ou observer les ordres que nous avons reçu... siffla-t-il enfin avec une moue de mépris. Pour être honnête, je m'y attendais. Il y a longtemps que certains de vous attendent ce jour où ils auraient l'occasion de m'abaisser plus bas que terre, se jouant de mon autorité de capitaine de vaisseau. Mon absence de Romae vous a-t-elle donc à ce point irritée?
Personne ne répondit, Bellicosus et Pilate levant evrs lui des regards emprunts de haine, tandis que les autres officiers se contentaient de l'écouter, ne tenant pas à prendre par à un règlement de comptes.
-Sachez messieurs que je demeurerait toujours un natif de Romae, même si j'ai eu l'audace, à vos yeux, d'adopter une ouverture d'esprit qui par ailleurs m'a été forte utile en de nombreuses occasions. continua Varus de sa voix cinglante. Le fait que j'ai perdu quelques similarités avec vous ne fait pas pour autant de moi un étranger, et votre intolérance à mon égard et à l'égard de ceux qui ont le même état d'esprit que moi commence à outrepasser les limites de ma patience. Visiblement je ne parviendrai pas à faire entendre mon autorité à bord de mon propre vaisseau, et vous continuez de considérer ceux qui verseront leur sang à vos côtés comme des immondices vivantes. Si j'ai fait appel à vous ici et maintenant, c'est que je savais qu'ensemble vous tenteriez de faire entendre raison à votre orgueil démesuré en prétendant pouvoir "purifier" ces hommes et ces femmes qui se sont engagés pour vous aider.
-Capitaine Varus, je tiens à vous signifier que je n'apprécie pas vraiment d'être inclus dans toute cette histoire. grogna Cladinius en croisant les bras de manière farouche. Si vous avez tout trois des comptes à régler, faites le en dehors de notre devoir.
-Colonel, je vous prie d'excuser toute cette mascarade, mais hélas, ce n'est pas moi qui vous y ait inclus d'office, mais bel et bien vos camarades ici présents...
Pilate lui jeta un regard meurtrier, alors même que Cladinius levait un sourcil intrigué vers le responsable nommé par le Consul pour lever des troupes en Olympus. Accrochant au passage l'expression de dégoût marqué sur le visage de Bellicosus à l'encontre du Capitaine, Cladinius comprit enfin ce qui se tramait et secoua la tête de dépit, avant de la hocher à l'attention de Varus, affichant son soutien.
-Il semblerait donc que de plus en plus d'entre nous ne supportent pas le résultat de notre faiblesse face à ceux qui ont bien failli nous effacer de l'Histoire Impériale il y a dix ans de cela... fit il d'une voix lourde de reproches. Fort bien, Capitaine Varus, il est temps d'en finir avec ça.
Varus lui renvoya son hochement de tête, reconnaissant, avant de retourner son attention vers ses opposants.
-Depuis trop de temps, comme l'a mentionné le Colonel Cladinius, notre Garde est devenue orgueilleuse, méprisante et élitiste. Depuis trop longtemps, certains de nos frères sont devenus des êtres aigris, et des horreurs en sont même venues à êtres commises, au nom d'une prétendue pureté, à peine digne du plus médiocre des fanatiques du culte de l'Empereur déifié.
-Ne crachez pas sur sa sainte personne en proférant Son Nom avec autant de mépris, Capitaine, vous dépassez les limites de l'acceptable. cracha Pilate, faisant soudain tourner toutes les têtes vers lui, à l'exception notable de Bellicosus qui se contenta de faire un signe de l'aquila emprunt de déférence.

Varus secoua la tête en fermant les yeux, parvenant à peine à croire ce qu'il venait d'entendre tandis que Cladinius, Tardius et Justanius se contentaient de fixer leurs deux confrères avec un mélange de colère, de dégoût et d'incompréhension.
-Voilà donc l'origine de tout cela... murmura Varus avant de se reprendre, s'adressant à Pilate avec une voix calme. Ne voyez vous pas comme le fanatisme vous invite à haïr même vos frères et vos alliés? Je n'ai nul mépris envers l'idée de l'Empereur aimé de tous élevé au statut de divinité, sachez le, et ce même si je ne partage pas cette idée. Mais par le Trône, vous rendez vous compte ce que vous vous apprêtez à faire? Voulez vous par votre attitude déclencher un conflit civil au sein de l'Imperium que nous défendons?
-Je ne supporte pas votre faiblesse Varus! siffla Pilate. Je ne l'ai jamais supportée. Vous qui tournez le dos à nos traditions même les plus basiques...
-Octavius je vous en prie, dites moi qu'il ne s'agit que d'une rancoeur personnelle, et non pas d'une conversion de masse... gronda Cladinius, outré par tant de haine.
-Je fais mon devoir de fidèle serviteur de l'Empereur Dieu, frère Centurion. répliqua sèchement Pilate. Et les blasphèmes que vous ont transmis l'Ordre de l'Epée vous ont détourné de la voie de la pureté.
-C'en est assez! déclara brutalement Tracius en se levant. Je ne suivrait personne dans ce débat honteux qui nous détourne de nos priorités. L'ennemi menace notre sous secteur et vous vous entredéchirez pour des questions purement théologiques! Je n'ai pas à rester ici, j'ai un régiment à entraîner.
-Tout autant que moi, en tant que croyant en l'Empereur Dieu, mais avant tout en tant que soldat à Son service. ajouta Justanius. Ma foi personnelle ne sera jamais un vecteur de haine envers mes propres frères. Honte sur vous, Centurion Pilate, pour avoir tenté de nous détourner de notre devoir pour de si honteuses raisons!
-Je retourne sur l'heure à bord du Victoria. déclara Cladinius. Sachez d'avance messieurs que je compte faire un rapport auprès du Consul en personne concernant cette histoire scandaleuse!
-Nul besoin Colonel. le stoppa Varus en levant une main pour les retenir un peu plus. Il est déjà au courant de tout.

Il tendit un bras assuré vers la table de contrôle devant lui et activa une touche d'ivoire, le grand écran derrière lui s'allumant aussitôt, révélant les traits d'un homme au visage patriarcal et sévère, ses cheveux noirs et bouclés ceints d'une couronne de lauriers tressés d'or et d'argent, ses mâchoires angulaires aux joues tendues et rasées de frais entourant un regard émeraude acéré. Le Colonel Pilate laissa échapper un couinement de stupeur, son visage devenu pâle comme un linceul, tandis que tous les autres officiers se mirent dans un garde à vous parfait, Bellicosus baissant la tête honteusement, les yeux exorbités fixant ses pieds tandis qu'il suait à grosses gouttes.
Varus alla se placer en retrait de l'écran, mains derrière le dos, le visage fermé en une expression inquisitrice, alors qu'il révélait à ses adversaires son atout le plus puissant. Il avait beau être parti de Romae depuis longtemps, il n'en demeurait pas moins un Praetor, et avait de plus conservé des personnalités importantes dans son entourage, au gré de ses services rendus à l'Ordre.
Dardant les occupants de la salle obscure d'un regard empli de déception et de remontrance, les lèvres, entourées d'une barbe finement taillée, de l'homme au visage rendu géant par l'écran bougèrent, faisant résonner dans la pièce étroite une voix débordante de charisme patricien, de sagesse et de justice.
-Centurion Pilate, vous me décevez grandement. Il est temps que je vous rappelle quel est votre devoir véritable, et ce qu'est le véritable honneur auquel doit prétendre un fils de Romae. fit le Consul Augustus Justius.


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Message par Corax Sam 17 Mar 2012 - 22:58

Enorme partie, on voit que tu as eu beaucoup d'inspiration sur cette suite.


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Message par Logan Grimnar Dim 18 Mar 2012 - 13:16

J’avoue, encore une belle suite. bravo
Tu as vraiment de l’imagination à revendre pour faire des situations si complexe. Et c’est pour ca qu’on aime te lire. Wink


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[ROMAN 40K] C.O.E.- La Croisade Maudite -Livre I: Egorgeurs des Cieux - Page 3 Empty Re: [ROMAN 40K] C.O.E.- La Croisade Maudite -Livre I: Egorgeurs des Cieux

Message par Turielo Mar 27 Mar 2012 - 14:45

après la "petite" semaine CFA (durant laquelle j'étais en fait occupé à stresser comme un fou par l'approche de mon fest et du je-m'en-foutisme bordelais...j'aime pas le stress, mais lui m'aime bien) me revoilou pour deux semaines de taf en entreprise pour me changer les esprits, et donc retourner à mes écrits.
Ce qui me fera du bien, étant donné que j'ai vraiment eu du temps pour rien ces derniers jours (exit le CDA, pour de bon, j'ai accumulé trop de retard pour reprendre bon train je pense...snif!...)
En passant, anniversaire pépère mais cool, malgré qu'il fut court (boulot, fest, stress, argh...routine quoi...) et un pote fort sympathique qui m'a offert le Crimson Fist collector de GW sur lequel je lorgnait en me disant que je pouvait pas me l'acheter... donc tout est bien qui finit bien.

Mais bon revenons à nos Gardes Impériaux et autres colosses génomodifiés....

***

L’ARRIVÉE DU 14ème Praetor fit monter la tension d'un cran au sein du Gladius, les natifs de Romae vite confrontés aux nouvelles recrues d'Olympus, et les premières frictions étant inexorablement sur le point de se déclencher. Même si par ordre du Capitaine Varus le 14ème fut placer à l'autre bout du croiseur impérial, les soldats se croisaient sans cesse, notamment lors des rassemblements inévitables des mess ou lors des entraînements, malgré tous les efforts des officiers en charge des régiments levés sur Olympus pour éviter les troupes du 14ème.
Un malaise renforcé par les rumeurs qui couraient sur l'intervention du Consul en personne qui avait semble-t-il réprimandé durement le Colonel Pilate et son homologue du 14ème régiment, duquel il se disait que son caractère s'était considérablement durci depuis, l'humiliation trop forte pour être refoulée par Bellicosus. Aucune information n'avait filtré sur les faits qui avaient provoqué les remontrances du Seigneur Général des Praetors, mais il était avéré que les officiers politiques s'étaient immédiatement rangés à ses côtés pour mener enquête, le Magister Militum en tête, démontrant publiquement à quel point sa proximité avec Pilate n'était plus qu'un lointain souvenir et ce dernier était depuis resté muré dans un silence coupable. Quelques heures après la dispute, le Tribun déchargé par le Consul était arrivé à bord du croiseur pour avoir une discussion privée avec les colonels des régiments en garnison à bord, et il se disait partout que la situation était beaucoup plus tendue qu'il ne semblait, et que cela relevait d'un problème plus grand encore que la simple rivalité entre officiers.
Les rumeurs allaient bon train, et le Commissariat ne cessait de réprimander les soldats peu scrupuleux qui les propageaient.

Hector passa l'essentiel de son quatrième jour à bord du Gladius en compagnie des membres de son escouade, les vétérans comme Urkos ou Laikos leur enseignant l'art de démonter, récurer et remonter leur arme dans les plus brefs délais, et tout cela sous l'oeil attentif du soldat affecté à la garde de l'armurerie, un personnage replet au regard embrumé, qui les regardaient d'un air absent en mâchonnant son mégot derrière son comptoir.
Hulter ne suivait pas tellement la formation de Laikos, déjà rompu à l'art de l'entretien des armes, et s'employait plutôt à aider son maladroit compagnons qui ne cessait de faire sauter les différentes pièces de sa carabine en l'air sous les moqueries de ses compagnons d'armes. L'exercice en soi n'était pas très utile, la plupart des membres de l'escouade - probablement même tous à l'exception d'Hector - sachant manier un fusil, mais il avait été commandité par le lieutenant qui souhaitait s'assurer que son peloton saurait se montrer à la hauteur de leurs camarades du 14ème.
Hector poussa un grognement énervé alors qu'un ressort lui échappa pour la énième fois des mains pour aller rebondir au plafond, et il laissa retomber les pièces huilées sur la serviette étalée devant lui. Il secoua la tête de dépit et se leva hors de la table de métal terne pour aller chercher la pièce de fusil qu'il venait de transformer en projectile infernal. Laikos leva les yeux de son propre travail pour lui adresser quelques paroles encourageantes, immédiatement contrées par les taquineries d'Urela qui venait de remonter avec succès son fusil pour la onzième fois en moins de dix minutes.
Alors que le jeune homme alla se rasseoir d'un air renfrogné pour retenter d'assembler correctement son arme, Alekos se tourna vers Urkos pour reprendre la discussion qu'ils entretenaient juste avant qu'un ressort ne leur passe au ras du nez.
-Sérieusement, ces gars sont si doués que ça? J'veux dire, j'en ai pas encore croisé un seul mais à entendre tous les autres, j'ai l'impression qu'on va avoir droit à des espèces de pantins tout droit sortis d'un manuel de la Garde.
-Ben, y'a un peu de ça... sourit Jurkos en hochant la tête. Quand j'étais dans la milice des industries du clan Tiberus, on a croisé une fois un détachement de Romae, venus escorter un haut dignitaire de leur bercail. Déjà le rond de cuir c'était un sacré phénomène. Sûr qu'il vait pas un balai dans le derrière, mais bien toute une fabrique. Mais alors les troufions qui l'accompagnaient... Ah lala! Fallait voir la parade! Ils sortent pas des manuels, mon gars. J'suis sûr que ce sont les manuels qui sont écrits par eux!
-N'exagérons rien... pouffa Urkos, amusé par l'image. J'en ai moi aussi croisé quelques uns quand je suis allé au casse pipe contre l'Archennemi, et ouais, c'est du beau spectacle. D'autant plus que à ce moment là, ils étaient à ça de se faire exterminer, et ils se battaient avec la fureur de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Leur caractère, par contre, faut pouvoir le supporter...
-J'espère qu'ils croient pas qu'on va se mettre à cogiter comme eux... grommela Donarkos dans son coin. J'aime pas qu'on me dise comment que j'dois penser! Ca me stresse, et quand on me stresse...ben... je suis nerveux...
-Sans blagues... ricana Jurkos en regardant Laikos et Urkos qui considéraient le nerveux d'un air embarrassé.
-Peut être qu'ils apprendront de nous autant qu'on peut apprendre d'eux...suggéra innocemment Hulter.
-Espère pas trop, petit... le tempéra Urkos en souriant. Ces gars veulent que tout le monde leur ressemble, mais c'est pas demain la veille qu'ils vont ne serait-ce qu'envisager d'apprendre d'un étranger. Ils sont trop orgueilleux pour ça. Pas méchants, juste stupides, peut être...Mais je peux t'assurer que c'est vraiment quelque chose de se battre à leurs côtés. Ces mecs là savent y faire.
-J'ai hâte de voir ça! soupira Halatos en levant les yeux au ciel d'un air ennuyé.
-Vous en aurez très prochainement l'occasion, soldat! intervint une voix grinçante derrière eux, et ils se mirent immédiatement au garde à vous en reconnaissant les traits disgracieux du major Oktokos.
-C'est bon les gars, c'est bon, reposez donc vos culs sur vos chaises, vous savez que j'aime pas ça! dit il en levant une main agacée.
-On vous voit décidément beaucoup par ici, major! observa Urkos avec un sourire.
-Pourquoi, je vous emmerde? répliqua l'intéressé avec un sourire pour sa part empli de mesquinerie.
-Non, non, pas du tout... Je... balbutia Urkos en renfonçant sa casquette vers l'avant pour cacher son embarras.
-Ouais bon ça ira, Urkos. Je suis pas là pour me faire passer de la pommade. Comme je disais auparavant, vous allez bientôt avoir l'immense privilège d'être le premier peloton à être confrontés aux ptits pantins du 14ème. Exercice dans la zone de test B-Prima, dans soixante minutes. Souriez mes ptits agneaux, z'en avez de la chance! annonça-t-il d'un ton empestant la moquerie.

Il tourna les talons sans rien ajouter d'autre et laissa l'escouade à son étonnement. Du dehors leur parvinrent les mêmes paroles sardoniques du major adressées à une autre escouade du 3ème Peloton, et Laikos hocha du chef en se levant.
-On dirait que ton voeu, tout aussi sincère eut il été, vient d'être exaucé, Hal'. Félicitations. fit il.
-Génial! grommela-t-elle dans une grimace de joie affreusement simulée. J'en suis toute retournée...

*hop! rembauche, désolé, je finirai la prochaine fois!*


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Message par Corax Mar 27 Mar 2012 - 18:31

Et oui il y a des jours où on ne fait pas ce qu'on veut.

Pas de soucis, j'attendrais ta suite ...


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Message par Turielo Mer 28 Mar 2012 - 14:03

Or donc, la suite de la suite précédente interrompue.

***

-Je croyais que la zone B-Prima était réservée pour les simulations de combat à armes réelles? s'étonna Dakos tout en finissant de remonter son fusil pour le passer en bandoulière sur son épaule.
-C'est ce qu'on nous a notifié... acquiesça Laikos. Je suppose que l'état major a voulu passer à la vitesse supérieure et qu'on va pas tarder à partir pour le front.
-A moins que ce ne soit une de leurs manières de régler leurs différents autrement qu'en se foutant purement et simplement sur la tronche, les fumiers! pesta Halatos.
-Ca m'étonnerai pas mal d'officiers Praetors, Hal'. la tempéra le sergent en secouant la tête. Non, ça ressemblerai plus à une façon de nous habituer au 14ème et à leur façon de combattre. Après tout, nous portons le même uniforme qu'eux, et je suppose que les huiles tiennent à nous faire savoir ce que ça signifie vraiment.
-Le 14ème serait donc là pour nous montrer la marche à suivre? tenta Hulter.
-Quelque chose comme ça... opina Laikos. Mais rassurez vous, c'est pas parce qu'ils vont chercher à nous en mettre plein la vue qu'on va si facilement se laisser faire!
-Sans blague, j'attends que ça! minauda Halatos.
L'escouade armée et prête, Laikos pris la tête du groupe et ils sortir de l'armurerie pour se joindre aux autres formations du 3ème Peloton, chacun se saluant brièvement et avec ces expressions de fierté typiques de ceux qui font route pour défendre leur honneur face à quelqu'un qui tente de leur rafler.
Arrivés au bout du hall d'armurerie, les dix escouades se mirent en rangs sur deux lignes de cinq groupements, et attendirent les ordres qui ne tardèrent pas à arriver en la personne de leur lieutenant, son escouade personnelle sur ses talons. Dorokos alla se ficher devant ses soldats, le visage ferme et les yeux étincelants, poings sur les hanches. Un serviteur vint se mettre à ses côtés, portant ses armes et son casque d'un air absent, un autre le dépassant pour aller remettre des plaquettes de données à chaque sergent d'escouade.

La salle de rassemblement était déserte, les effectifs du 3ème Peloton mis à part, et certains soldats s'étonnèrent de ne pas voir d'autres soldats de leur régiment aux alentours, que ce soit pour récurer leurs armes ou s'entraîner dans les petites salles adjacentes. Tout était silence.
Donokos sentit le malaise qui se mettait en place, et, tandis que les plaquettes étaient distribuées aux dix sous officiers, il brisa le silence pour garder ses hommes dans un bon état de concentration.
-La major vous l'a sûrement appris, nous allons être les premières recrues d'Olympus à rentrer en contact avec un régiment originaire de Romae. déclara-t-il sans avoir besoin de hausser la voix tant le silence était de plomb. Premièrement, je tiens à vous préciser que l'ordre vient d'en haut, et que je ne sais absolument pas sur quels critères de sélection notre état major s'est basé pour nous choisir nous. Je tenais à ce que ceci soit parfaitement clair, donc pas la peine de me demander ce qu'on fout là, je n'en sait rien, et je m'en contrefout. Nous avons des ordres, c'est tout ce qui compte.
Un murmure d'approbation se mêla à un autre de compréhension dans les rangs et Donokos poursuivit, joignant ses mains gantées derrière son dos, et marchant vers ses soldats pour les passer en revue.
-Les autres unités de notre régiments ont été renvoyés à leurs quartiers, et je me suis laissé dire que leur tour allait venir. En ce moment même, je sais que chaque homme et chaque femme de ce régiment qui est en attente subi un entretien avec un Commissaire.
Sentant un vent d'incompréhension cette fois se lever dans les rangs, il s'empressa de poursuivre.
-Cette décision n'a aucunement pour but de réprimander qui que ce soit ou de chercher des ennuis. Le Colonel Tracius m'a communiqué cette information il y a vingt minutes, et il s'agit simplement d'un contrôle anodin afin de confirmer que toutes les recrues sont en condition d'aller combattre. La demande a été faite par le Consul lui même, et appuyée par notre gouvernement d'Olympus. Donc pas de panique, personne n'est menacé...A moins bien sûr que certains d'entre vous soient coupables de délits répréhensibles, mais j'ose espérer que vous êtes trop abrutis pour avoir fait une telle connerie.
A sa satisfaction, la vague d’appréhension qui s'était abattue sur les rangs se transforma en rires, les hommes rassurés, et Donokos passa à la suite de son briefing, un sourire en coin.
-Bien, ceci étant dit, vos chefs de groupe ont chacun reçu une plaquette de données concernant la zone de déploiement ainsi que les objectifs désignés par l'état major. Nous serons divisés en trois groupes d'intervention, et devrons travailler en binôme avec des escouades du 6ème Peloton de la 2ème Compagnie du 14ème. Aucune précision sur la nature des hostiles, ni de leur nombre. Nous évoluerons en terrain urbain, pas d'armes lourdes embarquées, pas de blindés. Ce ne sera pas une ballade de santé, je vous le dit tout de suite. Tout le monde sait je pense que B-Prima est une zone de tir à balles réelles, donc considérez vous tous comme en danger. C'est plus un simple exercice de routine, c'est une mise en condition de ce qu'est la vraie guerre.
Le lieutenant observa un instant de silence pour s'assurer que l'avertissement avait bien été compris par chacun des soldats. Une erreur, même infime, pouvait les conduire à une situation fatale, et pour l'honneur du régiment et la sécurité de ses hommes, Donokos comptait bien insister sur la dangerosité de l'exercice à venir. Considérant que le message était passé, il reprit sur un ton moins ferme.
-Voilà ce qu'on attends de nous. Escouades Alpha, Bêta, Gamma et Delta, vous formerez le Groupe Aspis, et avancerez en premiers. Escouades Epsilon, Stigma, Dzêta et Êta, deuxième ligne, vous serez le Groupe Sarisse. Enfin escouades Thêta et Iota, vous formerez le groupe Pelekos. Quant à moi, mon escouade sera nommée Xiphos, et marchera aux côtés du groupe Pelekos. Notre objectif principal et de prendre et tenir les ruines de la basilique située au nord est de la zone de déploiement, supposée aux mains de l'ennemi. Une fois arrivés, l'état major compte sur nous pour protéger des reliques menacées par l'adversaire et d'attendre l'arrivée des renforts.
-Pardonnez moi, lieutenant... l'interrompit le sergent Korioos de l'escouade Delta. Quels renforts? On dirait vraiment qu'on va au sol... Cette zone n'est elle pas...
-A bord du Gladius? coupa à son tour Dorokos. Si en effet, sergent. Quant aux renforts, sont ils avérés ou non, je ne peux l'affirmer. Je vous rappelle que le but de cette manoeuvre est une mise en situation réelle. Donc ça se passe comme pendant un vrai conflit. Je vous l'ai dit, rien à voir avec des exercices de routine.
Korioos hocha la tête en signe de compréhension, et Dorokos reprit son briefing.
-Aspis progressera donc en première ligne afin de faire office de bouclier face à l'ennemi, pour que Sarisse et Pelekos avancent convenablement, et soient en mesure de délivrer un assaut décisif et sans détours une fois arrivés à la basilique. Sarisse sera chargé de s'occuper des forces ennemies, et Pelekos devra s'assurer de la pacification des lieux. Une fois la basilique sécurisée, Aspis se déploiera autour de la zone protégée, et Sarisse se déploiera sur leurs arrières afin de consolider notre position et de supprimer tout ennemi qui se pointe.
-Nous sommes l'appât, en somme. observa Laikos, en charge de l'escouade Gamma.
-C'est cela même, sergent. approuva Donokos, notant au passage les expressions de sauvage fierté des sergents du groupe Aspis. Votre groupe doit faire faire tampon contre l'ennemi, et sera en fait à la fois l'appât et le premier exécuteur. A vous le premier sang en principe. Sarisse aura une tâche d'élimination pure. Pas de corps à corps tant qu'Aspis tient le coup. On prends et on tient.
-Et on se fait du concours de tir. ricana le sergent Afarkos de Dzêta. Ca me va...
-Tant mieux. fit Donokos, tandis que l'escouade Dzêta appuyait bruyamment et avec force de jurons la déclaration de leur sergent. Pelekos enfin aura un rôle purement protecteur. Vous purifiez la basilique, vous récupérez les reliques, et vous restez sur place de telle manière que même un ouragan tout droit venu de l'Oeil de la terreur ne vous en délogerait pas. Si on schématise, parce que je sais que vous êtes des crétins, Aspis protègera Sarisse qui protègera Pelekos qui protégera les reliques. Compris, les gaillards?
Les soldats acquiescèrent à l'unisson et Dolokos hocha du chef avec un sourire.
-Et le 14ème, ils foutent quoi dans tout ça au juste? demanda soudain un soldat de l'escouade Epsilon.
Donokos considéra un instant la question, tête légèrement penchée, puis se redressa en poussant un soupir bruyant, ne cachant rien du ressentiment qu'il portait envers le 14ème, quoi qu'il en eut dit au début de son discours.
-Je ne sais pas soldat. déclara-t-il. Nos données signalent juste qu'ils progresseront à nos côtés, mais aucune information sur ce qu'ils sont supposés faire.
-Alors on y est... La compétition pure et simple. Quelle bande chiens arrogants! cracha Halatos avec mépris.
-Silence, soldat! siffla Laikos, devenu blême, tout en sachant que la ganger déclarait tout haut ce que tout le monde pensait.

Donokos garda le silence, levant une main pour signifier à Laikos que la question n'était pas si malvenue. Il se dirigea vers l'escouade du vieux sergent et considéra un instant ses membres, d'Halatos, furibonde, à Ulkos se forçant à garder son calme, passant par chacun d'eux, les jaugeant, avant de répondre à la ganger rouquine.
-Je sais que l'état major n'approuve pas ce genre de pratique, ni le fait que le 14ème tiens tant à nous tourner en ridicule, mais c'est bel et bien ce qui se passe. Nous sommes en compétition. Pas pour que l'un de nos régiments remporte les félicitations pour une mission menée à bien, mais au nom de nos systèmes respectifs eux mêmes. C'est une lutte d'influence entre les valeurs de Romae et celles de notre bien aimé Olympus. Ce sera une confrontation de nos moeurs, de nos traditions, de nos combattivités. Et tout cela devra se faire dans l'entraide fraternelle qui se doit d'exister entre soldats servants sous la même bannière. J'attends de chacun d'entre vous qu'il se comporte en véritable enfant d'Olympus et fasse honneur à nos ancêtres et aux Lois de l'Empereur. Nous allons montrer aux Fils de Romae que nous ne sommes pas des sauvages, mais nous allons le leur montrer avec sagesse.
La voix du lieutenant enfla tandis qu'il parlait, et il sentit des regards se raffermir, des torses se bomber, et une union fraternelle rendue indestructible. Ils étaient prêts à en découdre, et avant toute chose, ils étaient prêts à représenter les peuples d'Olympus avec honneur. Satisfait, Donokos repartit en direction de son escouade, et se tourna à nouveau face à ses soldats, campé sur ses jambes dans une posture sévère et fière.
-Soldats, vous avez vos ordres. Rompez. Direction votre test final! dit il.

Les escouades se dispersèrent avec discipline pour rejoindre le réseau de transport magnétique qui traversait le Gladius et les emmèneraient vers B-Prima pour la mise en situation. Donokos pour sa part venait d'être rejoint par un homme à la silhouette élancée et pourtant à forte carrure, sa gabardine noire et sa casquette frappée d'un aquila de bronze le présentant sans doutes possibles comme étant un Commissaire Impérial. Les deux officiers partirent en direction d'un petit véhicule antigrav qui les attendaient en flottant paisiblement, et ils semblaient en proie à une discussion riche en sujets crispants, au vu des changements d’expressions successifs de Donokos. Hector les regarda s'éloigner, puis monter dans le véhicule qui s'éloigna dans un sifflement semblable au feulement d'un chat, se demandant si leur lieutenant allait passer l'un de ces fameux "tests" que venaient d'instaurer le Commissariat, ou si on venait tout juste de lui donner de nouveaux ordres. Hulter lui donna un coup de coude pour le ramener à la réalité, et l'ensemble de l'escouade Gamma entra dans un compartiment mobile monté sur un rail magnétique ronronnant sourdement.
Les deux jeunes hommes se laissèrent presque tomber sur les banquettes en plastek parfaitement inconfortables, et étirèrent leurs jambes un instant, avant que l'espace ne leur manque pour pratiquer ce geste, tant il se remplissait de soldats.
L'escouade Gamma fut rejointe par les escouades Delta et Dzêta, et Hector reconnu les visages patibulaires de Korbas et de ses camarades, qui le saluèrent par de simples hochements de têtes. Toute sympathie venait d'être mise au second plan, chacun se préparant pour les combats à venir.
Hector sentit une légère secousse et comprit que le transport venait d'amorcer son trajet. Il serra instinctivement le canon de son arme, les mains moites, et se surpris à prier ses ancêtres, espérant qu'il n'avait pas mal remonté l'arme dans l'empressement du rassemblement.
Il serait plutôt malvenu qu'elle lui éclate en plein visage alors qu'il allait enfin en avoir besoin...


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Message par Kairos le Tisseur Mer 28 Mar 2012 - 14:45

Toujours très passionnant. Bravo. What a Face plusun
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Message par Logan Grimnar Mer 28 Mar 2012 - 18:56

Intéressant, intéressant. reflexion
Continue comme ca. okay


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Message par Corax Jeu 29 Mar 2012 - 17:50

Rien à signaler, continues sur ta lancée.


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Message par Turielo Sam 31 Mar 2012 - 13:26

Kairos le Tisseur a écrit:Toujours très passionnant. Bravo. What a Face plusun
wouhou! un niveau de plus! rire2
Merci les gens! Wink

***

-VOUS PENSEZ QU'ILS sont prêts, monseigneur?
Tracius se tenait devant la baie vitrée d'observation, large d'une dizaine de mètres et indécelable de l'autre côté, qui surplombait la zone d'entraînement B-Prima. Mains jointes derrière son dos, il portait son uniforme au complet, sa cuirasse polie reflétant les éclats de lumière solaire artificielle qui éclairait le vaste terrain urbain factice, et sa casquette était posée sur une table non loin, chargée d'entremets et de pichets de vin. Non loin de lui se tenaient les Commissaires Atrius et Augsutus, et les Colonels Pilate et Bellicosus ainsi que le Tribun Nostradus, qui consultait une énième fois les plans hololithiques de l'exercice.
La question n'était pas destinée à quelqu'un en particulier, pourtant Nostradus consentit à laisser les blocs de données et à se rapprocher du Colonel du 88ème régiment. Il vint se placer à ses côtés et toisa un moment le vaste terrain d'exercice encore désert, avant de pivoter lentement sur lui même pour accrocher le regard préoccupé de Tracius.
-Cet exercice a pour but de nous le prouver, Centurion. déclara-t-il d'une voix sereine mais ferme. Je fais pleinement confiance aux recruteurs d'Olympus et aux décisions du Colonel Farkos, bien que je doute toujours du bien fondé d'avoir engagé des rebuts destinés aux pénitenciers les plus sévères. Mais, comme le Consul vous l'a rappelé à tous, nous sommes en Olympus, pas chez nous, et ici les manières de faire sont bien différentes des nôtres. Si ces parias font de bons soldats, alors qu'il en soit ainsi. Sinon, cet exercice aura pour conséquences de les faire définitivement sortir des rangs.
Tracius hocha la tête, et ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil par dessus son épaule à Pilate, la mine sombre, toujours en proie à la honte après que le Consul lui ait fait part de son mécontentement. Bellicosus pour sa part était muré dans un silence orgueilleux, la tête haute, refusant d'admettre qu'il avait frôlé la disgrâce par la faute de son confrère. Tracius revint vers ses observations précédentes, et promena son regard sur les faux champs de ruines qui avaient été fabriqués de toutes pièces par des centaines de serviteurs au court des derniers mois.
Six hangars avaient été dégagés afin de ne former qu'une seule et gigantesque pièce, longue de plusieurs centaines de mètres et haute de près de vingt mètres, éclairée par des batteries de lumiglobes censés reproduire l'éclat du soleil. La vaste structure avait quatre points d'entrées, dissimulés dans les parois recouvertes d'un enduit massif qui reproduisait à la perfection de la roche éclatée; chaque centimètre carré de la salle d'exercice avait méticuleusement été maquillé de manière à figurer un champ de bataille urbain. Un soin digne d'un maniaque avait été apporté à chaque détail, de la vieille bicoque éventrée par un quelconque obus aux débris de poteries disséminés sur un rayon correspondant au micron près à une déflagration résultant d'un bombardement d'arrière ligne; Des rangées de bâtisses en ruines côtoyaient des barricades de fortune ou des tranchées creusées dans un sol de terre, profond d'une dizaine de mètres. Au centre de la carcasse urbaine fictive se dressait l'ossature torturée d'une basilique semblable à des milliards au sein de l'Imperium, ses flèches brisées étalées tout autour et des réseaux de barbelés défigurant ses délicats pourtours baroques, des statues à la surface finement sculptée grêlées d'impacts résultants de fusillades qui n'avaient pourtant jamais eu lieu. Les architectes de cette mise en scène macabre avait poussé le vice jusqu'à former des ruisseaux d'eau boueuse desservis par les réseaux d'eaux usées du Gladius , et un brouillard épais jeté sur le faux champ de bataille par des grilles de ventilations évacuant les relents des réacteurs ou des zones du vaisseau dont seul un adepte du Mechanicus particulièrement tordu pouvait comprendre la fonctionnalité.
Tout était factice, tout était du vent. Et pourtant cela paraissait très réel. Trop peut être pour des nouvelles recrues n'ayant jamais connu de zones hostiles.
L'idée avait fleuri dans la tête de Nostradus lorsque le Consul l'avait chargé en personne du recrutement dans le système Olympus, le Tribun absolument convaincu que les recrues devraient être mises au plus vite en condition martiale, et non pas passer des lunes à pratiquer des exercices qu'ils oublieraient dans la seconde même où il entendraient le premier tir dirigé contre eux. Tel était le credo de Romae. Un vrai soldat se devait d'être forgé directement dans les feus de la guerre, qu'il soit prêt ou non. De manière générale, les nouvelles recrues Praetor de Romae étaient envoyées en zone de conflit à peine deux jours après leur incorporation, le temps d'être équipés puis embarqués à bord des vaisseaux de la Flotte. En l'absence de zone de guerre appropriées, les nouveaux soldats étaient acheminés vers des zones à risques comme des mondes sauvages ou des ruches sujettes aux émeutes, ou étaient envoyés en transit lointain pour rejoindre un front, n'importe lequel. Ce qui faisait qu'actuellement, plus des trois quarts de la Garde Praetor étaient déployés dans des secteurs bien lointain du leur, et n'étaient jamais revus. Une politique d'expansion militaire visant à toucher excellence martiale qui était vivement critiquée par les autorités locales, un des rares points pour lequel l'Ordre de l'Epée et l'Administratum étaient d'accords. Mais le Consul était toujours resté sourd aux mises en gardes et comptait sur une poignée de régiments d'élite pour défendre Romae et les sous secteurs voisins. Alors que les Futharks avaient pour habitude d'aller et de venir de leurs mondes aux zones en guerre, les Praetors quittaient les leurs pour ne jamais les revoir. Le Munitorum, dans un premier temps suspicieux quant à la bonne morale des Praetors, finit par y voir un exemple de dévotion pure, chaque soldat Praetor quittant à jamais son foyer pour guerroyer pour l'Empereur et pour rien d'autre.
Voilà quelle était la tradition de Romae la plus importante que voulait transmettre Nostradus aux conscrits d'Olympus. Le devoir avant tout. Et on ne pouvait apprendre cela que durant un long parcours semé de mort et de destruction, et sans jamais un seul un moment de repos.
Tracius se détourna de la baie vitrée pour aller cueillir un verre de vin fraichement servit, et apprécia fugacement l'arôme fruité produit par les cépages de qualité de Sparta, avant de laisser son sens du devoir reprendre le dessus sur des sentiments si insignifiants. Il agrippa un parchemin jauni sur lequel avait été griffonné un rapport à la va vite, et reconnu la signature énervée de Donokos. Les hommes étaient en route, et le Lieutenant avait parfaitement suivi ses ordres.
-Vous avez raison, comme toujours, Tribun Nostradus. fit il en laissant choir le rapport sur un tas d'autres parchemins abîmés. Plus tôt ils auront conscience du danger, mieux ce sera.
-Heureux de vous l'entendre dire, Centurion. répondit le Tribun. A première vue, je ne pense pas que beaucoup échoueront. Les peuples d'Olympus sont peut êtres décadents, mais ils ont un moral d'acier.
-Ils ne peuvent pas être meilleurs que mes hommes. grommela Bellicosus, sans ciller, son regard froid toujours perdu dans les étendus du champ de bataille factice au dehors. Nous sommes les meilleurs, parce que nous sommes des Romae.
-Méfiez vous des Olympiens, Centurion, ils pourraient vous surprendre... l'avertit Nostradus sans reproches. Le temps que j'ai passé en compagnie de leurs chefs m'a permis de rencontrer des gens à fort caractère et qui ne semblent pas concevoir l'idée même de défaite ou d'échec. Il n'y a qu'à voir comment ils traitent ceux qui ont échoué dans leur vie... Non pas en parias, mais en miraculés. La vie leur a donné une seconde chance, et ils doivent surpasser leurs faiblesses. Je trouve cette façon de fonctionner plutôt intéressante...
-Et laisser ainsi fleurir l'anarchie et la décadence, la luxure et le crime? s'indigna Pilate, en délaissant enfin son verre de vin, emplit et vidé pour la sixième fois depuis son arrivée. Tribun, je vous en conjure, ouvrez les yeux! Regardez les statistiques qui nous ont été transmises par les forces locales de l'Arbites! Le crime est tout aussi présent que partout dans l'Imperium, et ils ont des légions de criminelles en liberté! C'est impensable d'offrir à l'un d'eux l'immense honneur de porter l’emblème de Romae!
-Centurion Pilate, encore une fois, vous n'êtes pas en Romae. Nos valeurs n'ont pas cours ici. répondit Nostradus comme s'il expliquait une chose à une enfant de trois ans pour la énième fois. De plus, je sais qu'en dehors de ces différences notoires de culture, ce n'est pas cela que vous reprochez en premier aux Olympiens. Je vous sens sur le point de l'évoquer. Et vous n'en ferez rien. Je suppose que le Magister Militum Augustus n'a pas besoin de vous rappeler la mission qu'il a reçue du Consul en personne vous concernant?
Pilate pâlit d'un coup et se servit un septième verre d'une main tremblante pour le vider d'un trait, tout en faisant tout son possible pour en pas regarder Augustus caresser la crosse de son pistolet bolter en fixant le Colonel du regard. Bellicosus pour sa part se contenta de lâcher un soupir d'exaspération et de colère contenue, sachant que le fameux ordre le concernait aussi, et il trouvait ça particulièrement injuste. Mais le Consul n'y était pas allé par quatre chemins, et, considérant que le conflit naissant entre des personnes comme Varus et des fanatiques comme Pilate ne pouvait être toléré, avait ordonné que quiconque provoquerait une nouvelle polémique d'ordre théologique devrait être exécutée sur le champ pour tentative de trouble à l'Ordre Impérial. Varus avait humblement accepté l'ordre du Consul en priant Augustus de l'abattre en plein coeur si cela devait arriver, afin que cesse de battre l'organe qui battait pour l'Empereur et pourtant l'avait blessé, selon ses propres termes.
Le mot s'était vite répandu dans les rangs de l'état major, et les Commissaires avaient redoublé de vigilance afin de savoir qui était de proche du culte de l'Empereur Dieu et qui était susceptible d'être à l'opposé. Les adeptes rattachés au bureau d'Augustus croulaient sous des kilomètres de pages regroupant les noms de chaque soldat selon ses préférences théologiques. De plus, le Consul avait tenu à en avertir l'Ordre de l'Epée, de manière à ce que celui ci tempère les choses en tentant d'apaiser les tensions entre l'Ecclesiarchie et les partisans d'un Empereur Humain.
Nostradus laissa Pilate à sa rancoeur et se tourna à nouveau vers Tracius.
-Centurion, j'espère que vos hommes seront à la hauteur. dit-il en haussant un sourcil. L'exercice va commencer d'ici quelques instants. Nous allons voir qui du 14ème et qui du 88ème se détachera du lot.
-Le 14ème a eu ses ordres? demanda Tracius, comme pour se rassurer.
-Oui, c'est fait. répondit sèchement Bellicosus, sans pour autant changer de posture, comme si il lui faisait horreur de se tenir là parmi ses pairs. Il progresseront en quatre groupes d'intervention, parallèlement aux trois groupes du 88ème. Leur objectif est de sécuriser la basilique avant les Olympiens, et de les empêcher de se mettre à l'abri. Séparation en deux groupes. Deux pour garder les reliques, deux pour occuper le 88ème et supprimer les ennemis.
-Les a-t-on autorisés à ouvrir le tir sur les miens? s'inquiéta Tracius.
-C'est une compétition, Centurion. cracha Bellicosus. A votre avis, est ce qu'ils vont travailler main dans la main pour des objectifs différents?
-Répondez à ma question, Bellicosus! siffla Tracius, qui sentait sa colère monter, sentant que les ordres du 14ème n'étaient plus les mêmes qu'au début.
-Oui. fit le Colonel du 14ème, quittant enfin sa pose rigide pour fixer son confrère et rival, droit dans les yeux.


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Message par Corax Sam 31 Mar 2012 - 16:35

Trés belle suite ...


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