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Le recueil de nouvelles de Rhydysann

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Message par Rhydysann Lun 18 Mar 2019 - 23:26

Voulant répertorier tous les textes que j'écris(ou poèmes) sur les différents univers de GW j'ouvre ce sujet. Ce dernier comportera des textes écrits lors des LDS ou bien en dehors comme celui-ci.
Bonne lecture et merci de m'avoir lu.
Je posterai d'autres textes dans les jours à venir. Ou bien plus tard.


Souffrance, pleure et traque


Le recueil de nouvelles de Rhydysann Symbol-tristaris


Le monstre se baladait de toit en toit à la poursuite de sa proie. La lune éclairant faiblement la ruelle à ces pieds il pouvait discerner le misérable marchant insouciamment. Tandis que ce dernier s’enfonçait toujours plus profondément dans les rues sombres et mal famées d’Altdorf la créature en eut marre de le filer et décida que le coin était parfait pour exécuter sa proie. Aucun passant, aucune fenêtre donnant sur ce passage.
Elle s’appuya sur ces jambes et bondit en bas. Alors que cette chute aurait dû briser les jambes d’un homme la créature atterrit brutalement sur les pavés mais n’eut aucun dommage.
L’homme se retourna tout en sursautant en entendant l’erreur de la nature atterrir dans son dos.
La future victime avait un teint pâle, un visage arborant une barbe parfaitement taillée et des yeux brillant la bravoure. À la posture directement défensive de l’individu et à son équipement, une armure polie et décorée, des bottes de cuir sans crasse et un fourreau lui aussi élégamment décoré, la créature comprit directement que ce dernier n’était pas n’importe quelle proie. Tant mieux plus la chasse était compliquée plus celle-ci appréciait.
L’homme s’avança et s’exclama avec un accent bretonnien.

-Vile créature, au nom de la dame et de l’humanité je suis venue t’occire

Le monstre en entendant cette phrase sourit. Encore un idiot d’héros aux belles paroles pensa-t-il. Ces préférés. La créature se saisit elle aussi  de son arme et attendit que le chevalier lui fonçât dessus. La danse des lames débuta avec pour seul témoin Morrslieb. Monstre contre chevalier.




Julius Alkrezon, répurgateur au nom du très saint Sigmar, avait été réveillé très tôt par les gardes de la ville pour l’avertir qu’un corps avait était retrouvé cette nuit. Julius accompagné de son équipe avançait dans les ruelles mal famées de la capitale de l’Empire, les citoyens s’écartant de leur passage de crainte, savait ce qu’il allait trouver. Le cadavre ou du moins ce qui en restait du chevalier bretonnien sir Robert Agobert, un de ses anciens hommes.
En effet cela faisait plus d’un mois que le templier de Sigmar et son équipe traquaient la légendaire créature d’Altdorf, « l’abatteur ».
Pour beaucoup de monde et surtout beaucoup de noble ou homme d'État la monstruosité n’était qu’une légende urbaine comme une autre. Il était impossible qu’une créature ait pu vivre plus de cent ans et continuer à massacrer autant d'hommes sans n’avoir jamais été attrapé ou occis. Pour eux cet « abatteur » n’était qu’une légende et les meurtres n’étaient que des règlements de comptes entre plusieurs gangs ou l’acte de divers psychopathes à travers le temps. Plusieurs personnes avaient d’ailleurs déjà était emprisonné pour certains crimes. Même le célèbre détective Zavant était lui aussi arrivé à cette conclusion et avait bouclé plusieurs criminels. Pourtant les meurtres continuaient toujours au fil des ans. Des fois il n’y en avait plus pendant des mois puis ceux-ci reprenaient, un par jour, un par mois, cinq hommes, une femme, trois enfants. Mais la vie continuait son cours à Altdrotf et ces massacres passaient pour quelque chose de banal dans la cité de l’Empereur.
Alkrezon pensait la même chose qu’eux il y avait encore quelques mois mais en cherchant des informations pour sa précédente enquête sur « la sorcière blanche » qui s’était terminé par la mise à mort de cette dernière au bucher, il était tombé sur les rapports d’autopsie des victimes. Et toute se concordait à dire que tous les défunts de la fausse créature avaient longtemps souffert avant de mourir. Un sentiment de doute était alors né dans son esprit de répurgateur expérimenté. Pendant ces dix années en tant que templier de Sigmar il c’était toujours fier à son instinct. Et cette fois-ci n’y ferai pas exception. Julius avait alors entrepris son enquête malgré les railleries de ses camarades serviteurs de Sigmar.
Le groupe arriva dans une ruelle sombre même en plein jour et remplit de détritus où ce te tenait un cortège de garde. Excepté ceux-ci personne d’autre ne se tenait dans la rue. Les habitants du quartier redoutant trop les hommes guet pour s’en approcher.
Les gardes en voyant le groupe voulurent  s’interposer puis en apercevant les habits d’Alkrezonse ravisèrent et les laissèrent passer en le saluant. Leur sergent, un petit gros à la tête d'ahurie et mal rasée s’avança vers lui.

-Herr répurgateur, comme vous nous l’aviez ordonné nous avons sécurisé la zone dès l’apparition d’un cadavre horriblement mutilé. Le cadavre est un peu plus loin.

L’intéressé ne prit pas la peine de lui répondre et se laissa guider. En arrivant devant le corps ou du moins ce qui en restait un sentiment de dégout et de colère s’empara de lui.
En réprimant à peine celui-ci il ordonna d’un ton bourru au garde de déguerpir et de les laisser seul le temps de l’inspection. Ce dernier s’exécuta trop content de s’écarter de la scène du crime. Et il y avait de quoi.
Il n’y avait pas à proprement de corps mais seulement des jambes, toute chair arrachée, disposé en croix et recouvert de tripes. Posée un peu plus loin une main les ongles manquants tenait une tête sans yeux et à la bouche ouverte. Dans la bouche se tenait une amulette en forme de Graal. L’amulette de sir Robert. Celui-ci était partie il y a une semaine sous ces ordres faire des rondes dans les quartiers mal famés d’Altdorf afin de repérer toute activité suspecte. Il n’avait plus donné signe de vie pendant quatre jours. Et le revoici devant leurs yeux.

-Je ne sais pas ce qui a fait sa mais il ne va pas tarder à le regretter s’exclama une voix remplie de hargne.

L’homme ayant parlé s’avança, c’était Angus son acolyte le plus bourru et violent. Un ancien capitaine corsaire de l’Empereur que Julius avait sauvé d’une bagarre de bar ayant mal tourné et qui lui avait alors vu s’offrir les services du corsaire en échange de sa vie. L’homme mesurant près de deux mètres et portant tout un attirail de corsaire chamarré de couleur rouge et verte s’approcha de la tête et ramassa délicatement l’amulette dans la bouche du cadavre.

-J’avais beau ne pas aimer ce fumier de bretonnien, clamant toujours haut et fort ces pieuses valeurs et ne respectant pas Sigmar comme il se devait. Il ne méritait pas cela. Il avait malgré nos différences toujours aidées à combattre la corruption et l’hérétique. S’exclama-t-il de colère.

-La colère ne résoudra rien. Intervint un des trois compagnons du répurgateur.

La voix calme et posée était l’elfe sylvestre Rhyanon. Le plus vieux compagnon de Julius. Aussi bizarre que cela puisse être le répurgateur et l’elfe s’étaient rencontrées lors de la traque d’une cabale d'hérétique près de la forêt d’Arden. L’inquisiteur avait était sauvé par les elfes de la forêt alors que celui-ci était en tomber dans une embuscade tendue par les adeptes du chaos. Les elfes étaient tous reparties comme il était venu sans avant exhorter le répurgateur et son groupe de quitter les abords de la forêt dans les plus brefs délais sous peine de mort. Tout sauf un elfe, Rhyanon. Alors jeune elfe en voyant le corps difforme des hérétiques celui-ci avait décidé de quitter son clan pour purger le monde de ce fléau et pour ce faire avait décidé d’accompagner le répurgateur. Une certaine amitié, très mal vu de la part du temple mais néanmoins toléré tant que l’elfe se rendait utile à Sigmar, avait naquis entre les deux au fil du temps. Celui-ci portait une armure de cuir elfique en peau de cerf, un arc et deux dagues richement décoré. Une capuche recouvrait presque constamment sa tête afin de dissimuler ses oreilles aux yeux des autres. Sous celle-ci brillaient des yeux remplis de malice et affichant constamment un regard hautain. Passait outre ce regard et ses origines Julius savait que Rhyanon était un allié précieux et important lors de ses enquêtes.

-Toi le sauvag… voulut répondre le corsaire mais il fut interrompu par la dernière personne du groupe. Une voix féminine et raffinée les rappela à l’ordre.

-Par Sigmar cesser ces disputes infantiles, quels sont les ordres, que faisons-nous Herr Alkrezon . À la vue du corps nous ne pouvons rien en tirer. Mais nous savons que ce qui a tué sir Robert est assez fort pour occire un chevalier d’expérience Bretonnien en armure complète.

L’intéressé se tourna vers celle-ci. La sœur de Sigma Caroline Sigiurt était tout sauf une belle femme, quoique pas non plus laide. Elle avait le crâne rasé, arborait une cicatrice sous le menton et ces yeux arboraient une dévotion sans failles. Engoncée dans une armure de plate et portant un marteau béni par les prêtres de son ordre elle faisait presque la taille d’Angus. Elle était d’ailleurs plus forte d’épaule que ce dernier. Son corps avait était formé pour le combat et seulement le combat. Son rôle était simple, la destruction des ennemies de Sigmar. Pour Julius sa beauté ne résidait pas à l’extérieur mais dans son foie inébranlable. Il arrivait souvent qu’en cas de doute depuis leur rencontre dans le couvent de celle-ci à Mordheim que le répurgateur se confessait à la sœur. Caroline ne disait jamais rien et ne faisait que l’écouter tout au long de sa confession, puis à la fin le réprimander pour son manquement à son devoir. Le doute n’était pas permis pour un serviteur de Sigmar, et seule la prière et la pénitence, des fois physiques, pouvait effacer ce doute

-Sœur Sigiurt à raison cela ne sert à rien de rester plus longtemps ici. Angus rappelle le sergent et dite lui de renforcer la garde dans toute la basse ville. Je veux des patrouilles renforcées tous les soirs dans les jours à venir. Le plus rapidement possible où je le fais exécuter pour haute trahison envers l’empire. Dite lui aussi de ramener des prêtres de Morr afin de donner les dernières consécrations à ce malheureux.

L’intéressé partit tout de suite sans dire mot mais affichant toujours des yeux remplis de colère.
Au loin on l’entendit hurler sur le sergent les ordres du répurgateur.
Il se tourna vers ses deux camarades restants.

-Quant à nous nous allons tout comme le guet activement participer aux tours de garde. Deux hommes par soir par groupe de deux. Rhyanon et moi prenons le premier soir, Angus et Caroline le second ainsi de suite. Je veux qu’une équipe soit toujours prête à patrouiller et intervenir si possible.

Sur ces mots Julius s’écarta de la scène du crime sans un regard en arrière. Robert n’était pas le premier de ses compagnons à mourir et il ne serait surement pas le dernier. Il s’arrêterait pour pleurer sa mort seulement le jour ou la bête serait occise.




Cela faisait plusieurs jours que la pitoyable garde humaine s’était alourdie. Cela ne faisait ni chaud, ni froid à la créature. Ils n’arrêteraient pas sa traque, ils n’avaient jamais réussi. Au fil des nuits un petit groupe était ressorti, quatre individus avaient l’air de contrôler les autres humains. Des proies parfaites pour son humeur sanguinaire. Son combat contre le chevalier l’avait laissé sur sa fin, et avant de retourner à des proies plus simples il voulait occire quelque chose de plus gros. En observant un de ces duos de proies passer sous ces yeux il repensa aux délicieuses tortures qu’il avait infligées au Bretonnien et à ces doux cris. Il regagna les ombres




-Bientôt trois semaines qu’on recherche la créature et toujours rien, pas même un semblant de piste  pestiféra Julius.

-Patience, te souviens-tu de la cabale de Khorne à Nuln petit homme. Nous avons mis six mois à la démanteler. Et tu n’étais pas si impatient pourtant.

Julius ne répondit pas. Les deux compagnons rentraient dans la vieille chambre d’auberge miteuse qu’il avait louée alors que le soleil se levait au loin.

-J’espère que les autres auront plus de chances maugréa-t-il.

Car le temple commence à se demander ce que je trafique dans la basse ville pensa-t-il.




La créature avait décidé de passer à l’action ce soir et avait décidé de sa proie. Il n’avait plus qu’à attendre que la nuit tombe et il pourrait satisfaire sa divinité.




Julius marchait seul dans le noir, une lanterne à la main son pistolet dans l’autre. Il c’était aventuré dans des coins où personne n’allait même les citoyens les plus pauvres de la capitale, « dans les quartiers de la pestera ». Le quartier tirait son nom de l’étrange maladie qui avait été diffusé par quelques cultistes de Nurgle et avaient touché la population du coin il y a dix ans. Depuis le quartier avait été bouclé et presque personne n’osait s’y aventurer et personne n’oserait s’y aventurer avant encore des années. Le templier de Sigmar n’avait pas peur de la maladie, Sigmar le protégerait, de plus il portait une amulette confectionnée par des prêtresses Shallya le protégeant de la pestera. Son compagnon elfique était plus loin, la maladie ne l’affectant pas non plus à cause de son origine, inspectait un autre quartier. Cela faisait deux heures que leur ronde avait débuté et Morrslieb brillait haut dans le ciel. Julius avait un mauvais pressentiment, il c’était senti toute la nuit suivie et son instinct lui criaient que le monstre n’était pas loin. C’était ce soir qu’il rencontrera enfin la créature il en était persuadé.




La créature suivait l’homme en bas depuis maintenant deux heures. Durant tout ce temps elle avait rêvé aux délicieuses tortures qu’elle lui infligerait. Mais dorénavant elle sentait que sa proie l’avait remarqué. Elle ne savait comment mais il était temps pour elle d’agir d’un bond elle fit son entrée en scène tout comme le chevalier d’il y a quelques semaines.




Julius se retourna lorsqu’il entendit un bruit sourd derrière lui, il se retourna et tira avec son pistolet sans attendre. De toute façon il ne devait y avoir que lui ici. Une silhouette s’effondra au sol. Il s’avança en courant vers cette dernière. À la lumière de sa lanterne il remarqua que la silhouette n’était pas un monstre mais un jeune orphelin, surement un misérable vivant ici par faute de mieux. Il avait surement voulu suivre l’homme au chapeau pour voir quelque chose d’extraordinaire comme la traque d’une sorcière. Il devait avoir chuté au sol en le suivant dans le noir puis c’était relevé avant de s’effondrer d’une balle dans la nuque. Ces yeux étaient vitreux et son corps était agité de spasme.

-Merde ! s’exclama Julius tout en rechargeant. Putain de gamin je ferai mieux de voir si Rhyanon s’en sort mieux que moi. Ce gamin était quand même sacrément discret pensa-t-il à voix haute.




La créature atterrit derrière l’homme qui se retourna directement en tirant une flèche. Le monstre esquiva celle-ci d’un cheveu, ses sens surhumains le sauvant de justesse. Ce faisant la capuche de l’homme était tombée relevant deux oreilles pointues et des cheveux roux. La créature comprit mieux pourquoi ce dernier avait pu le repérer dans le noir et malgré sa discrétion surnaturelle. C’était un elfe. Une telle proie ! Sa divinité serait forte heureuse sourit-il. Il resserra son emprise sur son arme et fonça sur l’elfe qui rechargeait son arc sans un mot




Alors que Julius appelait son amie de longue date il entendit le fracas de combat au loin. Il courut directement à travers les rues vides et enténébrées pour rejoindre le combat. Ses pas faiblement éclairés par la lanterne. Après dix minutes de courses effrénées il y arriva. Il se figea un instant à la vue de la scène surnaturelle se déroulant sous ces yeux. L’elfe et la créature se battaient dans un silence de plomb entrecoupé seulement par le son des lames s’entrechoquant. La créature n’était d’ailleurs pas une créature mais un homme. Son crâne était rasé, il portait une armure de cuir clouté recouvrant son torse, mais laissant ces bras musclés nus, accompagné d’un pantalon noir. Un fourreau décoré de signe étrange était accroché dans son dos. Le pire était son visage. Son crâne était couvert de cicatrices tout comme ces bras et ses mains. Ces yeux jaunes respiraient la malveillance et ces pupilles avaient la forme de celle de chat. Il se dégageait indéniablement quelque chose de malsain et surnaturelle chez cet homme.
Il n’avait jamais vu sa mais il réussissait à tenir tête à Rhyanon dans un combat rapproché, non il le surpassait même. Sa lame couverte de rune illuminait la pénombre et repoussait les dagues de l’elfe. Julius voulait aider son amie mais il ne pouvait tirer au risque de le blesser. Il posa sa lanterne et voulut se joindre au combat tout en dégainant son propre sabre. Mais ce fut trop tard. L’homme avait désarmé Rhyanon et lui trancha un bras tout en le repoussant d’un coup pied il se retourna vers Julius. L’elfe retomba au sol en hurlant de douleur. Le répurgateur cria de rage et s’avança tout en tirant les deux balles que contenait son mousquet.




Le répurgateur était arrivé de nulle part et avait perturbé sa traque. Lui qui avait tout fait pour être dans de bonnes conditions. Une rue assez large pour manier son épée, une proie juteuse et un défi à sa hauteur. Et ce vermisseau par sa simple présence avait gâché son plaisir. Une des balles tirées par le nouvel arrivant rata sa cible mais la seconde se figea dans son épaule. L’abatteur cria de douleur autant que de plaisir et fonça vers le répurgateur. Les lames s’entrechoquèrent une fois, deux fois puis chaque assaillant recula afin de s’examiner.




Voyant que ces balles ne l’avaient même pas ralenti un instant il sut directement que quelque chose clochait avec cet homme. Il devait surement être affilié au dieu du chaos mais avait pourtant vu mainte hérétique au cours de sa carrière mais celui-ci ne ressemblait à aucun. Et il ne transparaîtrait aucun signe non plus de mutation. Sa seule déformation était ces yeux de chat.

-Qui es-tu par Sigmar ? cria Julius. Qui vénères-tu pourriture ?

L’homme ne dit rien et reparti à l’attaque sans un mot.




Le tueur était pris dans la fureur du combat et sentait que le répurgateur flanchait. Sa lame « misericodioso » allait à nouveau se repaitre de sang frais dans quelques instants. Il le désarmerait puis lui infligerait mille et une tortures. L’abatteur sentit alors une douleur sourde au creux des reins. L’elfe s’était relevé et l’avait poignardé maladroitement comme il l’avait pu.




Julius afficha un sourire en voyant son compagnon poignardé dans le dos son adversaire avec la force qu’il lui restait. Un sourire de courte durée lorsque le tueur décapita net d’un revers l’elfe d’un revers de sa lame tout en se retournant. Julius fou de rage en profita pour le transpercer de part et d’autre. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque celui-ci se retourna d’un geste sec en arrachant l’arme des mains du templier de Sigmar. L'arme toujours plantée dans son torse il la retira comme si de rien n’était et la jeta au sol, ces yeux étaient alors devenu extrêmement jaunes. De peur Julius recula en cherchant son second pistolet et trébucha au sol.

-Putain de monstre, bredouilla-t-il. Par Sigmar comment peux-tu encore marcher !

-Mère Tristaris ne va pas être contente tu sais à cause de toi j’ai tué ma proie parla pour la première fois son adversaire tout en s’avançant vers lui. Sa voix était dans un premier temps remplie de tristesse puis il reprit de plus belle cette fois-ci avec une voix remplie de fierté.

-Tristaris ne me donne pas ces biens faits pour rien tu sais. Je suis Cornelius Kronger, fils préféré depuis des années de Tristaris, mère des lamentations, reine de la douleur. Je suis l'abatteur. La souffrance est ma raison de vivre. Ma lame mon bras. La douleur n’est qu’éphémère pour moi, il faut l’accueillir avec bien fait. Sourit-il d’un ton paternaliste.

Il trouva enfin son second pistolet mais n’eut le temps de l’utiliser que Cornelius lui trancha la main. Julius hurla de douleur et tint son moignon ensanglanté de son autre main. Des larmes chaudes, de douleur, coulaient sur ces joues

-Tu ne comprends pas petit homme ! Le réprimanda le tueur tu es comme les autres. Accepte la douleur, accepte les pleurs. Ce monde est perdu, seule la souffrance peut te délivrer. Regarde moi j’ai accepté cela et je suis enfin libre des chaines de vos pathétiques dieux !

Le tueur s’accroupissant près de lui il put voir que ce dernier n’avait plus aucune des blessures infligées pendant le combat mais seulement des nouvelles cicatrices à la place. De plus pendait au coup de Cornelius une amulette avec la moitié d'un visage pleurant par son unique œil à moitié fermé.

-Tues moi sale monstre bredouilla une nouvelle fois Julius.

En souriant d’un regard mauvais Cornelius Kronger lui répondit par ces mots

-Le soleil n’est pas encore levé et tu as privé ma déesse de son offrande. Réjouis-toi je vais donc la remplacer par toi ! Et ce afin de t’apprendre la joie de la souffrance et des pleurs !




Julius n’avait alors jamais autant vu quelqu’un crier que lui-même. Même ses propres séances de torture au nom de Sigmar paraissaient un jeu d’enfant à supporter comparé à ce que Cornelius lui infligea. Alors que la mort lui tendait les bras, le répurgateur avait maudit bien des fois Sigmar et avait embrassé un nombre incalculable de fois les caresses froides et cruelles de Tristaris avec bonheur. Il se savait damner. Tristaris serait sa nouvelle maîtresse dans le haut delà, il ne serait qu’un jouet pour elle. Et il n’en avait cure.




Sœur Sigiurt était assise depuis plus d’une heure dans la petite chapelle d’une église quelconque dans la basse ville d’Aldtrof. Elle ne savait pas même pas si cette dernière avait d’ailleurs un nom. Cela faisait sept jours que Julius et Rhyanon avaient disparu, sœur Caroline ne se faisait pas de faux espoir ils ne reviendraient jamais. Elle était en train de prier à même le sol pour l’âme du répurgateur quand un garde fit irruption.

-Frau commença le nouvel arrivant.

Celui-ci arrêta net sa phrase en voyant le regard que la femme lui rendit. Il attendit alors que Sœur Sigiurt finisse sa prière. Sa prière terminée elle jeta un dernier regard à la misérable statue en bois représentant son Dieu, Sigmar, ramassa son marteau qu’elle avait déposé en biais sur un des bancs de prière et se tourna enfin vers le garde à qui elle fit signe de sortir dehors. Celui-ci obtempéra directement. Les deux se retrouvèrent à l’entrée de la piteuses l’église.

-Parle mon enfant, qu’y a-t-il lui intima-t-elle d’une voix à la fois chaleureuse mais autoritaire.

-Des pauv…des citoyens ont trouvé deux corps l’un d’un elfe, l’autre non identifiable mais horriblement mutilé « dans les quartiers de la pestera ». Her Angus est directement partie sur place et m’a demandé de vous prévenir.

-Bien, amenez-moi à ceux ayant découvert les dépouilles ordonna-t-elle sèchement.




Angus en arrivant près des corps sentit sa gorge ce nouer en les voyant. En effet l’un des cadavres était méconnaissable mais le chapeau à ces pieds l’identifier directement comme Alkrezon. L’autre encore intact mais commençant à pourrir était directement reconnaissable à ces oreilles pointues et sa grande taille. En tombant à genoux il voulut à la fois crier de colère, pleurer de désespoir ou rire de folie. La dépouille horriblement mutilé du répurgateur avait quelque chose de profondément malsain à regarder. Ce qui le perturbait le plus était ce sourire figé et l’œil restant affichant un regard d’intense satisfaction que la dépouille de Julius avait. Il ne put bouger pendant quelque instant comme aspiré par le travail de torture de la bête sur son ancien employeur.
Des pas ce firent entendre dans son dos, il ne prie même pas la peine de se retourner totalement hypnotisé. Le nouvel arrivant ne dit rien pendant quelques minutes.

-Sigmar purifie son âme et m’accorde la vengeance marmonna l’individu d’une voix faible.

Puis il repartit au bout de quelque seconde comme il était venu, dans le silence.
Angus ce retourna à ce moment pour voir la silhouette d’une femme chauve en armure de plate complète marcher au loin. Ces pas résonnant durement sur le sol.


Dernière édition par Rhydysann le Dim 3 Jan 2021 - 1:09, édité 3 fois


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Message par Rhydysann Dim 7 Avr 2019 - 21:43

Le second texte est mon premier texte écrit lors de la LDS 15 sur les sales nabots.
J'ai corrigé quelques fautes et tournure de phrase. Même s'il doit surement en rester...
Bonne lecture.


Sacré Surprise !

Le recueil de nouvelles de Rhydysann 76f9045742043432f35c7c512f40a92a

La porte s’ouvrit avec un gémissement, révélant un étroit couloir qui disparaissait dans les ténèbres .Ils entendirent des bruits de pas résonner entre les murs décrépis et sans âge, puis un cri, étrange, inquiétant. Ils se regardèrent. Ainsi les autres disaient vrai. Ils empoignèrent leurs armes avec plus de vigueur, puis s’engouffrèrent à l’intérieur.


...


Banfur et ses compagnons nains savaient qu’ils ne pouvaient reculer maintenant, que leurs destins étaient devant eux dans cette grotte et leur tendaient les mains. Banfur et ces longues barbes avaient été envoyé ici dans l’unique but d’enquêter sur la disparition de plusieurs fiers et braves ouvriers nains dans la galerie six des mines de Zhufbar, où l’on prélevait abondamment du mythril. Cette partie de la mine avait d’ailleurs été spécialement évacué pour eux, afin qu’ils mènent à bien leurs recherches. Ils avaient marché pendant trois jours dans la galerie et n’avaient pendant tout ce temps rien trouvé. Ils étaient sur le point de rebrousser chemin quand ils entendirent ce cri lugubre qui provenait de derrière une porte située dans une petite galerie annexe à celle du numéro six. Maintenant que tous savaient que quelque chose cloché, ils se devaient sur leur honneur de nains d’éclaircir ces étranges disparitions dans la mine.
Banfur prit les devants, tenant sa hache de ses deux mains, sa torche accrochée à son casque éclairant le sombre corridor il emboitât le pas à ses camarades. La petite galerie était très étroite et les longues barbes pouvaient à peine passer. Ils devaient passer chacun leurs tours pour pouvoir circuler correctement. Après cinq minutes de marche ainsi, le tunnel s’élargissait considérablement sur une petite salle lugubre et faiblement éclairée par une unique torche accrochée sur le mur face à l’entrée de la petite chambre. Un autre couloir continuait directement à droite de l’entrée mais le vieux Longue Barbe préféra attendre ses camarades. Quand tous les nains purent rentrer dans la salle Banfur en profita pour les compter. Ils étaient tous présent, la petite douzaine de ses compagnons qui formaient sa fierté, tous de beaux nains. Petit, avec des belles barbes, engoncés dans les plus belles armures que pouvaient forger les maîtres ingénieurs nains. Ils étaient la crème de la crème et avaient tous combattu dans de nombreuses escarmouches souterraines ou grandes bataille et avaient survécu en ce couvrant de gloire. Et aujourd’hui encore s’ils trouvaient d’où venaient ce cri et ces bruits de pas ils reviendraient couverts de gloire.

-Onz’fait quoi chef ? Pourquoi on s’arrête ?  demanda un nain à la barbe rousse tressé.

-J’tenais à r’compter si on était bien tous là Zarder ! S’agirait de pas avoir paumé un des nôtres derrière,  bon c’est bon le compte y est continuions répondit alors Banfur en souriant et en  dévoilant ces dents jaunes pourries

Tout le petit contingent se remit en branle, et s’engouffra dans le sombre couloir. Celui-ci était moins étroit que le précédent et les nains pouvaient maintenant avancer par deux. Banfur se tenaient à côté de Zarder, le nain à la barbe rousse tressée. Celui-ci était engoncé dans une grande cotte de mailles en fer, portait des lourdes bottes en métal, et à sa ceinture étaient attachées deux petites haches de jet. Entre ses deux mains il tenait sa fierté, sa hache « brise Rat », avec qui il avait pourfendu nombre et nombre vil rats que les nains nommés Skavens. Sa tête n’était pas couverte d’un casque, ayant  toujours prônai  que « les casques c’est que pour les petites barbes ». Banfur n’était pas d’accord, un casque était toujours une excellente protection et ne pas en mettre c’était mettre son visage et sa vie en péril. D’ailleurs l’on pouvait le voir car derrière sa barbe le visage de Zarder était couvert de cicatrices.

-Eh chef, t’pensais c’était quoi ce cri ? Un de ces ignobles rats ? dit celui-ci impatiemment en montrant sa hache.

-J’n’en sais rien, peut-être mais n’fait pas l’enfant, n’sois pas si impatient de voir ce que l’on découvrira le sermonna sévèrement le nain.

Le nain à la barbe rousse fit la moue et se tut. Zarder était le plus jeune des longues barbes et n’avait que trois cents ans, il n’avait pas encore acquis toute la sagesse qu’avait Banfur du haut de ces sept cents ans. Celui-ci était d’ailleurs le plus vieux nain de tous envoyait fouiller la mine. Cela se voyait notamment par le fait qu’il avait la plus longue barbe d’entre eux, une longue barbe blanche qui touchait presque le sol poussiéreux de la galerie. Dans le silence ils continuèrent à avancer au son de leurs pas résonnant entre les murs et des grincements de leurs lourdes armures. Ce silence était pesant, et tous étaient aux aguets ce qui était inhabituel. En temps normal ils seraient en train de parler en marchant comme ils l’ont fait durant ces derniers jours. Mais maintenant qu’il savait que quelque chose n’allait pas, Banfur avait ordonné de marcher silencieusement. Après dix longues et interminables minutes ils débouchèrent sur une autre salle ou le couloir se séparait en trois. Le vieux nain fit signe aux autres de faire une pause et tous s’arrêtèrent. Il en profita pour regarder sa carte des mines et remarqua que le tunnel qu’ils avaient emprunté n’était marqué nulle part sur la carte. Pourtant c’était bien des nains qui avaient l’air d’avoir fait la porte qui gardait l’entrée de celui-ci. Surement une vieille galerie perdue est peu importante, il n’était pas rare que certaine galerie naine ne fût pas marquée tellement elles étaient peu importantes ou qu’elles avaient été prise par l’ennemie pensa-t-il.

-Bon v’là l’topo mes p’tits gars, on va se séparer en quatre groupes de trois pour fouiller tous les couloirs. Un groupe va rester ici pour surveiller nos arrières, les trois autres partiront fouiller les couloirs. J’veux qu’dans une heure on s’retrouve tous ici, et qu’chacun fasse son rapport ok ? demanda Banfur

Tous les nains hochèrent silencieusement la tête en signe d’approbation.

-Bien, Rawks tu pars à droite avec  Borm et Brond. Grindol à gauche avec Morek et Thoragrim. J’irais dans c’lui dans face avec Wulfram et Krudd. Le reste restera ici avec Zanfur pour garder nos arrières. En route mes gaillards !

Et les trois groupes se dispersèrent pour pénétrer dans les sombres et étroits corridors qui leur étaient affectés en laissant derrière trois de leurs compagnons seul.





Banfur et ses camarades nains avaient marché pendant trois quarts d’heure sans rien trouvé, le tunnel débouché seulement sur un cul sac rempli de toiles d’araignées et de poussière, rien de bien intéressant. Puis ils avaient rebroussé chemin en courant pour revenir à leurs points de départ comme convenu. Quand le petit groupe du vieux nain arriva enfin au point de rendez-vous il remarqua qu’ils étaient les premiers à être revenu.

-Zarder au rapport tonna alors le vieux nain de sa forte voix.

Le rouquin  s’empressa de ce relevé surpris.

-Rien d’particulier Banfur, vous êtes les premiers à arriver tout c’que j’peux te dire.

-Huuum, bien on va donc attendre un peu alors, prenez du repos mes gaillards» dit-il en s'adressant aux deux nains qui l’accompagnaient.

Wulfram et Krudd n’attendirent pas plus et s’assirent par terre directement. Après deux, trois minutes d’attente le second groupe dirigeait par Rawks arriva. Après un cours rapport de celui-ci où il expliqua que lui et son équipe n’avait comme eux, rien trouvait de convaincant et avait fait demi-tour. Les deux nains étaient toujours en conversation quand cette fois-ci ils n’entendirent pas un, mais plusieurs effroyables cris provenant du tunnel de gauche que le dernier groupe de nains avaient emprunté. Certains cris n’étaient pas de provenance nainesque, mais qui semblaient familières à Banfur. Par contre d'autres étaient bien des cris de douleur et de rage nains.

- Par ma barbe ! C’quoi ça ? On fait quoi chef ? demanda nerveusement Zarder

-Stupide question p’tite barbe on fonce ! Tout le monde par deux et au galop.

Tous les nains obéirent directement, certains se remirent vite debout, d’autres ramassèrent leurs armes par terre, d’autres encore rangeaient leurs rations qu’ils étaient en train de déguster et tous partirent en courant en rang de deux dans le profond couloir d’où venaient les effroyables cris. Banfur encore une fois avaient pris la tête de l’expédition, avec à sa droite le jeune nain roux, pour mener à bien ces hommes. En courant à travers le corridor faiblement éclairé de sa torche frontale il faillit plusieurs fois trébucher et tomber, mais à chaque fois in extremis il se rattrapait. Dieu qu’il détestait courir et se précipiter la tête la première dans un peut-être éventuel piège mais ces frères avaient besoin de leurs aides. Après dix minutes d’une course folle, les neuf nains restants arrivèrent dans une grande caverne peu éclairé, hormis par certains champignons fluorescent. Et le spectacle qu’ils virent leurs retournèrent l’estomac, plusieurs nains gisaient ici et là à moitié dévoré pour certains, pour d’autres complètement. Certains cadavres étaient vieux, d’autres très récents. Le petit groupe de nain en colère de voir un tel carnage avança au milieu de la caverne à travers les corps et les champignons. La caverne puait le sang, la putréfaction et les déjections.

- Chef, v’nait voir c’est Grindol ici

Tous se retournèrent à l’unisson pour voir et se rapprocher du nain qui avait parlé. C’était le «jeune » nain roux Zarder, et à ces pieds se tenait Grindol. Son armure était éventrée et ces boyaux se répandaient sur le sol. Son corps était couvert de morsure et des parties entières de sa peau avait été arrachai. Banfur fut pris d’une terrible colère de voir son ancien compagnon déchiquetait ainsi et jura sur son honneur par tous les dieux de le venger, quitte à y passer toute sa vie. Quand soudain il entendit des gloussements tout autour de lui dans le noir. Un déclic alors apparu et le vieux nain reconnu ces gloussements, mais il le savait il était trop tard. Il tenta alors de prévenir ses compagnons en criant le plus fort qu’il le put.

-Squigs, par Grimnir et tous les autres dieux, aux armes ! C’te une saloperie de caverne à squiqs ici !

Des centaines de petits yeux jaunes perçants apparurent alors dans les tréfonds de la caverne. Incrédule tous les nains regardèrent ceux-ci apparaître en tenant fermement leurs haches ou marteaux entre leurs mains. Des dents apparurent peu à peu puis des sortes de corps sphérique orange. Après un petit moment d’attente intenable les squigs se jetèrent à l’unisson sur les vétérans tel un mur de dent et de croc sauvage et hystérique. Banfur sa hache tenant sa hache de ses deux mains l’abattit sur l’un des horribles monstres. Le coup l’envoya valdinguer un peu plus loin dans la caverne en projetant du sang vert sur le visage du vieux nain. Il en profita pour s’en débarrasser de deux autres qui tentaient de s'approcher de ces jambes.

-Par Valhala, battez-vous mes frères, faites honneurs à vos ancêtres ! hurla-t-il à plein poumons.

Mais aucun de ses camarades ne répondit. Pour toute réponse il ne reçut que les cris de douleur à sa droite  de Zarder qui venait de tomber à terre, renversait par la masse de monstruosité qui s’attaquait à son armure et à son visage. Il essaya désespérément de se relever mais n’en eut jamais l’occasion. Très vite Banfur fut le dernier nain encore vivant dans la grotte à Squigs. Pour autant il ne désespéra pas. Tant qu’un nain était encore en vie, la flamme et l’ardeur de ses camarades morts et de ses ancêtres resteraient toujours en lui. Et ils leurs feraient honneur en massacrant un maximum de monstruosité avant de succomber à son tour. En criant de rage il abattit sa hache encore et encore jusqu’à à son tour disparaître sous la masse de sphère orangée gloussante.





Deux semaines plus tard quelque part dans la cité de Zhufbar un vieux nain ouvrit un vieux livre en cuivre et à la reliure dorée, et y marqua ces quelques lignes :

« Par Grungni et tous nos ancêtres la disparition de la douzaine de longues barbes commandés par l’honorable nain Banfur sera retenue aux mines de Zhubfar et potentiellement aux créatures qui y siège. Par tous les dieux Nains une expédition punitive sera envoyée à l’endroit où ceux-ci ont disparu. Nous nains de Zhufbar fessons le serment que ces lignes ne seront effacées à la seule condition que bous retrouvons les corps de ces braves nains, et abattus ce qui les a terrassés. »


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Message par Rhydysann Dim 3 Jan 2021 - 1:07

Une petite balade écrite sur le personnage de Cornelius Kronger pour le portrait de noël de 2018, en lien avec la nouvelle plus haute "Souffrance, Pleure et Traque". Qui était censé être mon écrit original pour ce portrait.


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Cornelius Kronger


Enfants de Sigmar, une histoire laissez-moi vous compter
Que seul les plus vertueux écoutent celle-ci
Ou point peur de la mort vous n’avez
Voici l’historiette de sieur Cornelius Kronger, l’obscurcit
Fils préférée de la déesse Tristaris
De la souffrance celle-ci ce nourrie
Tout comme son fils le pourrie
Nul ne sait d’où provient le massacreur
Mais de notre souffrance il s’en rie
Que Sigmar nous délivre de l’abatteur !

Énoncer son seul nom me fait angoisser
Et vous partagez ces infamies me fait craindre qu’il ne m’occis
Priez pour que votre plus grosse erreur ne soit point de le croiser,
Sinon celui-ci prendra un malin plaisir de vos membres à vous circoncis
Car seule la souffrance lui cis
Son nombre de victime au nombre des ans point ce tarie
Et même si nombre de héros ont essayé, de ces crimes, de l’absoudre ce conjurateur
Ils ont tous en l’affrontant péri
Que Sigmar nous délivre de l’abatteur !

Un conseil citoyen d’Aldtrof point la nuit n’allez-vous balader
Même les disciples des sombres dieux quatre fois maudits
Les égarés du dieu Sigmar eux même n’ont réussi à le trucider
Pour Cornelius point de distinction il n’y a entre preux chevaliers, citoyens, hérétique ou bandit
Alors écoute jeune agneau si la nuit derrière toi une présence tu sentis.
Ne combat pas mais fuis
Ne sois par la prime de sa capture séduit
Car plus fin que toi il est bretteur
Et le lendemain la garde ne retrouvera que ton cadavre mutilé et bleui
Que Sigmar nous délivre de l’abatteur !

Alors gente dame et seigneur maintenant que son histoire vous connaissez
Priez Sigmar Sa Seigneurie
Peut-être celui-ci consentira-t-il pour de bon à nous en débarrasser
Et ainsi finira cette duperie
Que Sigmar nous délivre de l’abatteur !


Dernière balade du poète et barde Kurt "main d'or" avant sa mystérieuse disparition.


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Le recueil de nouvelles de Rhydysann Empty Re: Le recueil de nouvelles de Rhydysann

Message par Rhydysann Sam 16 Jan 2021 - 0:41

Un texte écrit lors de la LDS 17. Avec une fin comme je les aime. Je n'ai toujours pas pris le temps à mon plus grand regret de corriger les fautes (correction en cours). Mais je voulais insérer le texte ici tout de même avant l'arrivée prochaine de celui Blood Bowl.
Je vous invite à vous renseigner sur les fimirs et la déesse Arianka avant la lecture de ces lignes.
Bonne lecture.


Happy End?

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Les deux se faisaient face, en silence, leurs corps cinglés par les embruns qui s’écrasaient de manière incessante sur l’îlot. Des vagues régulières s’adonnaient à un assaut côtier qui n’aurait pas de résultats concrets avant plusieurs millénaires, une patience élémentaire dont ne disposaient pas les êtres carbonés qui occupaient actuellement la masse de terre. Lorsqu’elle fut détectée, l’odeur des toxines poussa l’un des deux à l’action.

Éloïse le savait, les champignons qui pullulaient sur la plage de sa chère petite île, Alcais, lâchait des gaz pouvant être extrêmement toxique pour l’organisme si l'on en inspirait trop. Mais son adversaire lui ne le savait pas et c'est bien pour cela que celle-ci l'avait emmené ici. Si elle le forçait à ce battre assez longtemps proche des champignons elle pourrait s'en débarrasser aisément. Celui-ci se tenait face à elle mais la jeune pirate ne pouvait que vaguement le discerner.

"-Fichu brouillard, quand va-t-il partir ?" marmonna celle-ci en serrant plus fort son épée qu'elle tenait entre ses mains.

L'ombre se rua alors vers elle. Elle dégaina son mousquet et tira un coup vers ce qui approchait en courant. Son tir fut loupé. Le spectre arriva à sa porter et leva alors son gourdin pour lui fracasser le crâne. Elle l'esquiva habilement d'une roulade sur le côté et se releva aussitôt pour lui harceler le flanc droit. Son épée s’enfonça dans la chair de son adversaire qu'elle ne pouvait toujours percevoir. Éloïse essaya de retirer son sabre mais n'y arriva pas. Celui-ci était coincée dans la graisse de son adversaire. Alors elle vit venir le gourdin qui vint lui cogner le crâne du côté gauche. Sa dernière vision avant de s'évanouir fut le visage de son adversaire. Ou plus précisément l'unique œil que celui-ci avait au milieu du front.


...

La jeune pirate se réveilla avec un mal de crâne de tous les diables. Elle était étalé nu et frigorifiée sur un plancher en bois. Elle se leva doucement et ne vit pas grand-chose au premier abord car la salle où elle se tenait était plongé dans les ténèbres. Elle se savait sur un navire néanmoins, car elle sentait le plancher ballotté au fil des vagues sous ces pieds. Et elle savait de quoi elle parlait. La jeune femme était pirate depuis bientôt deux ans, plus précisément corsaire. Au service de l'empire et de son capitaine« Qu'une oreille » elle avait écumé toutes les mers et vaincu mainte ennemie de l'empire à bord du « Glory for Sigmar ». Elle tâtonna dans le noir pour rejoindre un des murs de la cabine. Sentant celle-ci du bout de ces doigts elle s'aida du mur pour chercher la sortie. Comment avait-elle bien pu atterrir ici ? Elle se souvenait avoir fait une escale elle est ces compagnons sur Alcais leurs repères. Puis du brouillard ce levant sur l'île.
Des premiers boulets de canon et de la pagaille qui suivit. Elle se rappela ses camarades mourant les uns après les autres sans pouvoir voir leurs adversaires. De l'ombre qui la poursuivait. De sa fuite sur la plage, là où elle comptait tendre un piège à la silhouette. De son combat contre celle-ci. Et de l’œil. L’homme qui l'avait vaincu n'avait qu’un œil. Un seul grand et rond au milieu du visage. Elle trouva alors la porte et tâcha de l'essayer de l'ouvrir rien à y faire, elle était bien fermée. Elle réfléchit alors pour l’ouvrir et essaye mainte technique. Elle pesta mais rien à y faire. Elle se recroquevilla alors dans un coin pour essayer de réchauffer son corps. Une heure vint, puis deux. Elle perdit le compte mais au bout d'un moment la porte s'ouvrit et une silhouette s’avança dans l'embrasure de la porte. Elle put distinguer la créature grâce aux fins rayons de lumière que la porte récemment ouverte fit filtrer. Et elle eut un hoquet de terreur. Ce qui se tenait devant elle était grossièrement humanoïde, d'une taille plutôt grande, 1m90 jugea telle à la vite. Le monstre avait les épaules carrées, des jambes courtes se terminant par trois orteils aux longues griffes et de long bras musclés qui allait à même le sol. La créature avait aussi une longue queue parsemée de nœuds osseux et terminée par une excroissance qui ressemblait à une lourde masse qui traînait au sol .
Mais ce qui était le plus horrible était sa tête chauve. À la place du nez son tortionnaire avait un groin, à la place des oreilles deux trous et pour finir à la place de deux yeux un énorme et unique œil au milieu de son visage.
Sans pupille et de couleur ambre dans lequel il était aisé de s'y perdre.

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Prise de panique elle voulut forcer le passage et s'enfuir mais celui-ci l’arrêta d'une main ferme. IL y avait donc des muscles sous ce corps de graisse pensa-t-elle. Le monstre la plaqua contre le mur et commença à la renifler de son horrible groin. Elle sentait son horrible haleine sur sa nuque. Et ses mains, lisse qui ressemblait à du cuir au toucher commençaient à devenir baladeuse. Elle essaye de se dégager mais n'y parvint pas. Elle mordit alors à pleine dent dans son épaule. La créature beugla de rage et l'envoya valdinguer au fond de la pièce. Son tortionnaire se dépêcha alors d'enlever son pantalon et sa chemise de lin qu'il portait comme unique vêtement puis à déposer par terre sa masse et s'approcha doucement d'elle. Éloïse allongé au fond de la cale avait les yeux pleins de larme de rage et de douleur.

"-Je ne peux pas finir comme sa par Sigmar !" chouina-t-elle.

La créature la saisit par ces cheveux noirs de jais et la redressa puis la relança à terre d'un rire rauque. Lorsqu’il s’avança de nouveau vers elle, la jeune pirate essaye de ramper plus loin. Mais rien à y faire. Le monstre la rattrapa et la cloua au sol. Et alors elle comprit que tout était fini, et que la créature allait abuser d'elle. Elle qui ne l'avait encore jamais fait. Elle cria alors de rage en sentant la créature ce rapprocher.
Puis un boum retentit au dernier moment, la cale fut percer et plusieurs shrapnells de bois volèrent en tout sens. Un boulet de canon emporta la tête de son tortionnaire. Éloïse fut asperger de sang. Sous le choc elle força son corps à réagir. Se releva et vit ce qui se passait dehors. Un autre bateau était en train d'aborder celui des monstres. C'était sa chance, maintenant ou jamais. Elle essuya ces larmes et alla chercher la masse du monstre, la prit à deux mains et sortir par la porte vers la lumière.


...

Emilio se tenait sur le pont de son vaisseau impérial le « destroyer of Créature». Son joyau, un navire de 32 canons, avec une longueur de 40 mètres et ayant trois grandes voiles. Le plus rapide de tous. Cela faisait deux jours qu'il cherchait le navire ayant occis le « Glory Of Emperor ». Son vaisseau de guerre avait rencontré au milieu du brouillard une barque seule au milieu de la mer avec trois hommes pas loin de la cachette du capitaine « Qu'une oreille ». Par chance pour eux à bord du navire d'Émilio se tenait un mage que celui-ci devait transporter en secret vers Aldtrof. C'est celui-ci qui avait alerté de la chaloupe ce tenant au milieu de l'océan. Et qui avait par ce fait éviter la collision entre les deux bateaux. Les trois survivants avaient raconté leur histoire. Et pour il ne sait qu'elle raison le mage avait alors ordonné de poursuivre le navire. Il avait parlé d'une créature nommée fimir et de survivante pour il ne sait qu'elle raison. Au premier abord Émilio avait refusé de les poursuivre dans le brouillard. Mais il était sous les ordres du mage et celui-ci dut céder à ces caprices. Après deux jours de navigation il avait enfin rencontré le soi-disant navire fantôme que les marins survivants du « Glory Of Emperor » avait parlé.
Le magicien était alors monté sur le pont et avait dissipé le brouillard en récitant il ne sait quelle incantation dans une langue inconnue. Ils purent tous voir alors le navire spectral sous un soleil flamboyant et un ciel bleu sans nuages. Rien de bien impressionnant, une petite galère noire qui ne faisait pas le poids contre son vaisseau de guerre.
Mais le magicien avait ordonné de ne pas couler le navire et de le capturer. Emilio avait alors demandé pour qu'elle raison mais le sorcier lui avait répondu de suivre ces ordres et c'est tout. Et c'est ainsi qu'il c'était retrouver aux côtés de la barge ennemie, laissant les commandes du navire de son second et prêt à débarquer sur celui des ennemies. Il s’élança alors à l'aide d'une corde suivit de ces hommes et tomba sur le pont. Il dégaina aussitôt ces armes et ces hommes firent de même. C'est ainsi qu'il vit ses adversaires qui se ruèrent vers lui, une vingtaine de créature les plus moches qu'il n'avait jamais vus. Il resta un moment là à attendre leur furieuse charge mais se ressaisit aussitôt. Ce n'était pas la première monstruosité qu'il avait vu et pas la dernière. IL avait bien combattu les terribles drucchi et même les nordiques adorateurs des dieux sombres et avait survécu ! Ce n'est pas ici qu'il tomberait.

-À vos armes bande de chiens galeux ! Chargez pour Sigmar. Beugla-t-il pour réveiller ces hommes, tous des valeureux vétérans qui s'élancèrent à sa suite pour rencontrer les créatures à un œil.

Tout fut alors flou, et il ni n'eut que cris et fracas d'armes. Emilio virevoltait entre les créatures avec son sabre d'acier elfique, reçu par le compte électeur d'Aldtrof lui-même, comme le vent. Il paraît là une estoque, ripostait et le flot de combat l'emmenait vers un autre adversaire ainsi de suite. Un des hommes à un œil essaya de le fendre en deux d'un énorme coup de hache qu'il esquiva d'un bon habile en arrière. Il dégaina alors son mousquet à un coup et tira dans l'unique œil de la créature.

"-Bouffe sa enfant de catin!"

Une autre monstruosité prit la place de la première et commença alors un échange court mais bref de coup et esquive entre le capitaine et son adversaire. Puis son ennemie lança sa massue pour lui briser le crâne, Émilio se baissa, passa sous sa garde et passa derrière lui tout en lui tranchant la tête qui vint rebondir sur le sol du navire d'un coup d'épée bien placer.
La tête d'un de ces hommes virevolta alors vers lui et tomba à côté de celle de son défunt adversaire. Il vit celui qui avait occis son camarade. Un monstre encore plus gros que les autres, portant une armure de maille, une cape noire et deux haches à double tranchant. Le capitaine. L'homme se fraya un chemin à coup d'épées et d'estoc vers sa nouvelle cible et arriva enfin à son adversaire. Celui-ci venait de terminer de fendre en deux le corps de Raoul, un brave homme de son équipage. Et se tourna vers lui en beuglant dans une langue inconnue. Emilio ne lui laissa le temps de rien et se jeta à toute vitesse sur lui. Mais l'autre l'attendait,l'esquiva facilement et Émilio dut se retourner vite fait pour parer une attaque de flanc. Un nouvel échange de coup commença, sans qu'aucun des deux ne prît l'avantage. Après un moment le capitaine commença à fatiguer, ces bras devenaient lourd et il lui était de plus en plus difficile de parer les coups de la créature. Son arme, le monstre des brumes ayant était forcé de lâcher une de ces armes lors du combat, sifflant près de ces bras et de sa tête. Des filets de sang coulaient des bras d'Émilio et de la sueur perlaient sur son front. Il fallait en finir vite.
En puissant dans ses dernières forces il s’élança sur le côté droit, feinta ce qui força la créature à parer de sa hache et porta un coup droit sous l’aisselle de son adversaire qui était non protégé par son armure. Manque de pot il rata son coup et le capitaine ennemi se tourna pour intercepter de son armure sa frappe et lui porta un coup de poing à la figure. Son nez fut brisé sous l'impact et il fut envoyé valdinguer sur le ponton. Son épée au loin. Le monstre grogna et s'approcha, posa son pied à trois orteils et griffu sur son torse, leva haut sa hache... Mais ne la rabattit jamais. Une jeune femme nue d'une splendeur inégalée aux cheveux noir de jais et aux yeux bleus sortis de la cale en beuglant une massue à deux mains entre les mains. Et l'abattit sur le crâne du monstre ennemi le lui broyant. Sans un mot ni un regard pour lui, la femme s’élança dans la mêlée telle une déesse en assommant et brisant les os de ces adversaires. Emilio ramassa son épée qui était au loin et la suivit. Il pouvait suivre cette incarnation de la déesse de la vengeance et de la loi Arrianka jusqu’en enfer. La déesse qu'il vénérait depuis sa plus tendre enfance

"-Pour Sigmar, pour Arrianka" beugla-t-il.


...


"-Les combats furent alors vite terminés. Sur les soixante hommes que le brave capitaine Émilio avait fait débarquer sur le navire des fimirs seuls treize en revint en vie. Mais tous se battirent valeureusement contre les horribles monstres. Ainsi trente horribles créatures du brouillard furent occis par les braves de l'Empereur. Les femmes prisonnières du navire furent délivrer. Le navire revint rempli de richesse, les vaillants marins ayant récupéré le butin du monstre. Et les hommes pleins de gloire et d'honneur furent accueilli en héros à Aldtrof après qu'un pigeon fut envoyer par le magicien pour prévenir de leur arrivée et de leur aventure à la fin de la bataille."

"-Et l'incarnation d'Arrianka et le capitaine Émilio que sont-ils devenus maman ?" Demanda une jeune fille.

"-Eh bien tu connais la suite dit la femme en rigolant. Le capitaine s'est rendu compte à la fin de sa bêtise que la déesse n'était autre qu'une dame qui était prisonnière des créatures à un œil . Et en plus nu, il l’emmena dans son bateau et la ramena à Aldtrof. La jeune corsaire avait juré de ne plus jamais quitter la terre après son aventure. Et elle tint son serment. Le jeune Émilio fou amoureux de la femme lui fit la cour les jours suivants. La femme finit par céder. Il vendit son navire et abandonna son équipage pour se marier avec sa promise et devint l'un des plus éminents profs à l'université d'Aldtrof. Le jeune couple eut deux enfants charmants et vécut heureux, fin de l'histoire."

"-Elles sont devenus quoi les autres femmes ?" Demanda la voix d'un petit garçon.

"-Ça c'est un mystère mon petit bonhomme. Maintenant il est tard il est tant de ce coucher. Bonne nuit." Dit Éloïse d'une gorge serrée.

Elle embrassa ces deux enfants et descendit en bas rejoindre son Émilio dans le salon.
En ce faisant elle repensa aux autres femmes sur le navire. Au magicien ordonnant de les tuer, qu'elles portaient toutes déjà un enfant du diable. Corrompus par les dieux sombres. Qu'il avait détecter dans toutes sauf Éloïse une forme de vie. Qu'elles était fécondé par le mal. Elle revit le massacre des femmes, le désespoir dans leurs yeux, leurs cris et leurs pleurs avant qu'Émilio et les marins survivants ne les passent au fil de leurs épées les laissant là se vider de leurs sangs. Au fait qu'elle-même aurait pu être à leur place. Qu'elle-même aurait pu mourir de la main de son marie s'ils étaient arriver un peu plus tard. Le magicien n'avait cessé de ressasser à Éloïse que ce sort était plus envisageable pour ces femmes que d’accoucher d'un monstre. Et qu'elle avait eu de la chance. Et que toute histoire disparaîtrait bientôt de sa mémoire. Ce ne fut jamais le cas, jamais elle ne pourrait oublier leurs sorts et ce que font ces horribles créatures aux femmes. Leurs uniques œils, leurs peaux lissent au toucher. À cette pensée pour ces défuntes victimes des monstres une unique larme coula sur la joue d’Éloïse.


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