Les films du grenier

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Les films du grenier

Message par Administration le Mer 5 Oct 2011 - 3:07

d) Les films du grenier

J'ouvre ce topic pour présenter et centraliser dans un seul topic des films très intéressants mais qui commencent à dater un peu, cela nous évitera d'ouvrir des tonnes de sujets de discussions dispersés dans cette section et qui finiront pas passer inaperçus ou à la corbeille.
Vous pouvez bien sûr y faire la présentation de vos films coup de cœur à vous, les commenter ou donner votre avis sur les films présentés par les autres membres...

SVP, essayer de faire des présentions complètes des films, avec au minimum le nom du réalisateur, une affiche, le synopsis et une vidéo si vous en trouvez (ce qui ne devait pas être trop difficile...).


Donc je commence...


agila aigle1 agila


Je commencerai en présentant un petit film de série B s'inspirant d'une nouvelle de Lovecraft, très Mythe de Cthulhu.


d) Dagon de Stuart Gordon



Origine du film : espagnol
Réalisateur : Stuart Gordon
Acteurs : Francisco Rabal, Uxia Blanco, Ezra Godden,
Genre : Thriller
Durée : 01h35 min
Date de sortie : inconnue Réalisé par Stuart Gordon
Année de production : 2001

synopsis :

Paul et sa charmante petite amie Barbara fêtent le succès de leur nouvelle société on-line avec Howard, leur riche investisseur, et son épouse Vicki. Les deux couples passent quelques jours agréables sur le voilier d'Howard, navigant le long de la côte espagnole.
Leur croisière idyllique s'achève brutalement lorsque leur bateau s'échoue sur un récif, emprisonnant Vicki et Howard sous le pont inférieur. Paul et Barbara cherchent du secours à Imboca, le village la plus proche. Au premier abord, cette bourgade de pêcheurs en ruines semble désert. Pourtant, ses habitants font vite se révéler être des fanatiques de Dagon, un dieu de la mer qui se délecte de sacrifices humains.




affraid horus


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Re: Les films du grenier

Message par Roboutte Guilliman le Mer 5 Oct 2011 - 11:53

ça faisait longtemps que j'avais pas vu Innsmouth cheers


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Re: Les films du grenier

Message par Administration le Dim 23 Oct 2011 - 4:35

d) Présentation du film Le Soleil Vert !




Soleil vert (Soylent Green) est un film américain d'anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman Soleil vert de Harry Harrison.


- Fichet Technique :

* Titre : Soleil vert
* Titre original : Soylent Green
* Réalisation : Richard Fleischer
* Scénario : Stanley R. Greenberg, d'après le roman Soleil vert, de Harry Harrison
* Production : Walter Seltzer et Russell Thacher
* Musique : Fred Myrow, Symphonies no 6 de Beethoven et Tchaïkovsky, Peer Gynt de Grieg
* Photographie : Richard H. Kline
* Montage : Samuel E. Beetley
* Direction artistique : Edward C. Carfagno
* Costumes : Pat Barto
* Pays d'origine : États-Unis
* Langue : anglais
* Format : Couleurs - 2,35:1 - Mono - 35 mm
* Genre : Science-fiction
* Durée : 97 minutes
* Dates de sortie : 19 avril 1973 (New York), 9 mai 1973 (États-Unis)


- Synopsis :

Soleil vert se déroule en l'an 2022. New York baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels mangent un aliment de synthèse, le « Soleil » (Soylent), produit par la multinationale « Soylent ». Des émeutes de citoyens affamés sont fréquentes et sévèrement réprimées.

Thorn, un policier « de premier ordre », vit avec son ami Sol Roth, un vieillard, dans un petit appartement new-yorkais. Sol peste contre l'état du monde et est nostalgique du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle.

Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent, est tué chez lui ; Thorn est chargé de l'enquête et découvre que ce meurtre qui semblait passer pour un crime crapuleux se révèle en fait être un assassinat pour l'empêcher de révéler un terrible secret. Thorn va découvrir que le garde du corps de Simonson, Tab Fielding, est complice car il était absent au moment du meurtre.

Puisque le garde du corps est propriétaire d'un bel appartement mais aussi parce qu'il a les moyens d'acheter de la nourriture naturelle, telle que de la confiture, les soupçons du policier sont éveillés. Thorn se révélant trop curieux, Donovan, l'homme chargé de la sécurité de l'État, décide de le supprimer par l'intermédiaire de son tueur à gage, Gilbert, qui se révèle être également l'assassin de Simonson.

Profitant d'une émeute due à l'épuisement des stocks de nourriture, Gilbert tente de tuer Thorn en lui tirant dessus mais échoue par deux fois tellement la foule est dense. Thorn finit par maîtriser Gilbert et l'envoie sous une dégageuse, sorte de camion-benne servant à prendre des gens au hasard sans ménagement dans la foule et à les enfermer dans le réservoir, où ils finissent écrasés.

Pendant ce temps, Sol se rend à l'échange, bibliothèque où se réunissent les gens instruits et apprend que Simonson a été assassiné parce qu'il a été jugé inapte à conserver un secret ; en apprenant ce secret, Sol décide d'aller au Foyer, endroit où l'on se fait euthanasier. Thorn arrive trop tard pour l'en empêcher mais découvre ce qu'était le passé, des paysages magnifiques, la vie sauvage, la beauté de la nature.

Sol lui demande de trouver une preuve de ce qui se passe ; Thorn se glisse dans un camion emmenant les cadavres à l'extérieur de la ville et découvre que le soleil vert est fabriqué à partir de cadavres humains. Pourchassé par les tueurs au service de l'État dont Tab Fielding, il n'a pas le temps de révéler ce qu'il sait à l'échange mais tout en étant sérieusement blessé, il parvient à prévenir son supérieur et le supplie de tout révéler.


- Contexte :

Soleil vert, comme 2001, l'Odyssée de l'espace, Orange mécanique ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation « intellectuels », prophétiques, inspirés par un avenir lourd de menaces, en l'occurrence celle de la surpopulation et de l'épuisement des ressources naturelles. Soleil vert est, lui aussi, devenu un classique et, de surcroît l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisés. Il exprime parfaitement la peur, selon les mots de Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort »[1].

Le titre anglais Soylent Green, bizarrement traduit par « Soleil vert » (peut-être un écho de greenhouse effect, effet de serre, alors que « Soylent » est la contraction de « soybean-lentil » soit « soja-lentille ») est le nom d'une multinationale imaginaire, la « Soylent Company », géant agro-alimentaire produisant des tablettes vitaminées sans goût ni texture, métaphore répugnante d'un progrès sans joie. Elle vient, au début du film, de lancer un nouvel « alicament », le Soylent « green », censé être à base de plancton.

Soylent green est tiré d'un roman peu connu de Harry Harrison, publié en 1966[2]: Make room, make room, (en français : « Dégagez, faites de la place ! » ; voir Soleil vert, le roman) qui décrit un New York surpeuplé où s'entassent des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulent plus et où règnent le rationnement et la violence. L'action se situe non pas en 2022, mais en 1999. Cette date paraissait assez lointaine en 1966 pour être crédible.

Make room, make room! diffère sensiblement du film (dans le roman, la théorie qui fait des cadavres humains la base de la fabrication du Soylent est absente). Le thème en est centré sur le risque d'explosion démographique, encore porteur à une époque où la dénatalité n'a pas encore remplacé le baby boom, et où l'opinion conservatrice (aux USA) s'oppose au contrôle des naissances pour des raisons principalement religieuses. Le sujet était débattu à l'époque : la pilule va apparaître massivement comme moyen contraceptif et les pays en voie de développement sont encore loin de montrer le moindre signe de décollage économique : l'entassement, le manque de place (Make room!) menacent donc au Nord comme au Sud. Par ailleurs, la violence urbaine fait son apparition. Enfin une nouvelle culture est en train de naître dans le quartier bohème de San Francisco, résolument anti-industrielle : les hippies. C'est dans ce contexte que naît Make room, make room!, un récit moins écologiste que malthusien.

Le film en revanche est tourné en 1973. Une décennie plus tard, l'air du temps a changé. Le thème de l'explosion démographique, qui s'éloigne dans les pays industrialisés, passe désormais, sans disparaître complètement, derrière une nouvelle peur millénariste : la destruction de l'environnement et la raréfaction des matières premières (nous sommes en plein premier choc pétrolier). La pollution devient un thème récurrent dans l'actualité, les partis et groupes de pression écologistes s'organisent. Les premiers producteurs de produits biologiques critiquent l'agriculture intensive, le club de Rome vient de sortir le rapport Meadows (1972) Halte à la croissance ?, puis Sortir de l'ère du gaspillage : demain ; enfin un essai terrifiant du sociologue britannique Gordon Rattray Taylor, Le jugement dernier (Calmann Levy, Paris, 1970) annonce la fin du monde si rien n'est fait pour inverser les tendances. Soleil vert arrive donc, commercialement, dans un contexte idéal.

Pourtant, comme souvent à Hollywood, Soleil vert a failli ne pas se faire. La MGM n'aime pas le scénario de départ, la seule utilisation du thème de la surpopulation leur paraît insuffisante : c'est une bonne idée, mais il faut rendre le film plus frappant. Harry Harrisson devra donc batailler pour éviter la dénaturation de son œuvre, puis reconnaîtra plus tard que les idées « imposées par le studio », étaient excellentes : à la surpopulation seront donc ajoutées l'euthanasie des vieillards, puis une idée encore plus terrifiante : les tablettes vitaminées (le pain synthétique Soylent green) s'avèrent faites à partir de cadavres (industrialisation du cannibalisme) au lieu de plancton (« L'océan agonise, hurle Charlton Heston, le plancton a cessé d'exister ») ; et surtout sera créée (presque au dernier moment, avec des stock-shots choisis par le monteur du film) la scène la plus célèbre, où E.G. Robinson, avant d'être euthanasié, se voit montrer, dans un endroit qui fait penser aux dômes IMAX d'aujourd'hui, des documentaires animaliers, des films sous-marins, des paysages naturels magnifiques, images banales mais qui, après deux heures de plans généraux d'un New York à aspect de bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, agité d'émeutes dégagées au bulldozer, prennent une tonalité bouleversante : le spectateur comprend que tout cela n'existe plus, a été détruit par la pollution et l'empoisonnement planétaire qui en résulte. Légèrement marqué à gauche[réf. nécessaire] (Richard Fleischer avait déjà réalisé le Génie du mal, avec Orson Welles, film anti-peine de mort), le film décrit en outre des politiciens corrompus, des capitalistes cyniques, et des scènes d'émeute qui, de façon subliminale, évoquent des images de camps de concentration.

C'est encore Harry Harrison qui conseillera la réalisation du « main title » saisissant, qui montre en accéléré l'essor de la société industrielle moderne du XIXe siècle à nos jours et au-delà, par un montage de photos fixes, et son effondrement au XXIe siècle. Le film est bien plus compréhensible grâce à cette introduction servie par une musique de Fred Myrow, sorte de blues symphonique à la Lalo Schifrin.


- Bandes annonces et extraits :









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Re: Les films du grenier

Message par Invité le Dim 23 Oct 2011 - 6:32

Je vois que mon petit mot d'hier sur Soleil Vert a fait des émules. rire1
Bravo quand même, c'est bien de remettre en avant ce genre de film culte de la grande époque. Et puis dans ce film Charlton Heston était franchement pas mauvais, et le final assez troublant.
bravo plusun

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Re: Les films du grenier

Message par Mechanicum Noir le Dim 23 Oct 2011 - 6:41

C'était un bon film, ca m'avait un peu trauma quand je l'avais vu étant petit.
Entre celui là et l'Age de Cristal, ca m'a toujours troublé de me représenter la fin de vie étant enfant.


.
Il s'agit d'un code libre de toutes les entraves des lois naturelles auxquelles se soumet l'humanité
.

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Re: Les films du grenier

Message par Invité le Dim 23 Oct 2011 - 6:56

Bonne pioche, dommage qu'il est un peu mal vieilli. Je verrai bien un remake réalisé par un grand réalisateur du moment, genre Steven Spielberg ou Peter Jackson, qui ne dénaturerait pas le message du film.
Les thèmes de la surpopulation et de l'alimantation des masses grouillantes est toujours d'actualité et il pourrait s'accentuer dans les années à venir si les politiciens du monde continuent à laisser faire et à fermer les yeux sur ce qu'il se passe sur le reste de la planète.

Croissez et multiplez vous mes enfants, mais pas trop quand même.

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Re: Les films du grenier

Message par Leman Russ le Jeu 3 Nov 2011 - 23:55

Suite a un sujet :

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Re: Les films du grenier

Message par Dakka le Jeu 3 Nov 2011 - 23:59

Ils avaient un magnifique stade olympique là-bas, l'équipe locale avait remporté le Championnat d'Europe, mais pas la Coupe du Monde...

Bon, j'arrète avec mon humour façon second degré, c'est un superbe reportage. Mais le procés restera une des plus grande farce de l'Histoire. Le Documentaire Apocalypse est pas mal aussi.


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Re: Les films du grenier

Message par Leman Russ le Ven 4 Nov 2011 - 0:10

Vous en avez pour 3 heures. Wink
A titre d'information : A voir mais je ne cautionne ni le bien,ni le mal.C'est juste de l'histoire. Wink





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Re: Les films du grenier

Message par Roboutte Guilliman le Ven 4 Nov 2011 - 11:57

Et L'Histoire, est toujours écrite par les vainqueurs....


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Re: Les films du grenier

Message par Administration le Sam 5 Nov 2011 - 3:44

Ce matin, présentation du film Orange Mécanique :



Orange mécanique (A Clockwork Orange) est un film britannique de Stanley Kubrick, sorti sur les écrans en 1971.
Adapté du roman d'Anthony Burgess, L'Orange mécanique (A Clockwork Orange dans son édition originale britannique)[1] publié en 1962, ce film est à classer dans les films d'anticipation, mais peut également se voir comme une satire de la société moderne. Ici, c'est une vision d'une cité urbaine où les jeunes ont pris le pouvoir qui est présentée au spectateur. Le film est aussi un peu futuriste, très violent, très psychologique, avec un côté drôle et parfois dramatique. Dans ce film, Stanley Kubrick semble surtout privilégier le climat malsain et dérangeant qui se dégage, ainsi que le côté viscéral, plutôt que la violence graphique visuelle.




- Synopsis :

En Angleterre, dans un futur pas forcément éloigné mais à l'ambiance très futuriste (décors, mobiliers), Alex DeLarge, jeune délinquant passionné par la musique de Beethoven (« Ludwig van ») est obsédé par le sexe et adepte de la violence (ultraviolence dans son propre jargon).

Alex et sa bande, les droogs ou droogies, s'expriment dans un argot anglo-russe auquel l'auteur du roman, Anthony Burgess, a donné le nom de Nadsat, le mot droog faisant ainsi référence au mot « ami » en russe. Leur boisson préférée est le Moloko+ (lait en russe), un lait « dopé » (speed, crack et mescaline synthétique). Ils errent dans la ville en enchaînant passages à tabac, viols et affrontements avec bandes ennemies.

Un jour, un cambriolage dégénère en meurtre et, trahi par ses « fidèles droogs », Alex est arrêté par la police et condamné à 14 ans de réclusion criminelle. Deux ans plus tard, pour sortir de prison, il se porte volontaire pour tester une thérapie révolutionnaire, financée par le gouvernement dans le cadre d'un programme expérimental d'éradication de la délinquance. Le traitement est basé sur un principe semblable à celui des réflexes de Pavlov, consistant en un conditionnement classique. Il s'agit d'amener Alex à associer certains stimuli (des scènes de violence ou de sexe projetées sur un écran qu'il est forcé de regarder) aux douleurs provoquées par les drogues qu'on lui administre au cours de ce traitement. Lors d'une des séances est projetée une série de scènes de l'Allemagne nazie dont la bande-son est la Symphonie n° 9 de Beethoven, ce qui va paradoxalement transformer son admiration pour ce chef d'oeuvre en une profonde aversion, montrant l'évidente efficacité du traitement. Après sa remise en liberté, il apparait totalement inadapté et sans défense face au reste de la société.

En effet, par un concours de circonstances, il rencontre successivement un vagabond qu'il avait auparavant passé à tabac, puis deux de ses anciens droogies, reconvertis en policiers depuis son arrestation, qui vont tous profiter de son impuissance pour le violenter. À bout de force, il se réfugie chez un homme, qui s'avère encore être une de ses anciennes victimes. Celui-ci, désireux d'affaiblir le gouvernement en place en dénonçant ses procédés totalitaires, décide de « faire d'une pierre deux coups » en utilisant la sensibilité d'Alex à la Neuvième Symphonie pour le pousser au suicide : de cette manière, il compte venger l'agression qu'il avait subie tout en faisant ensuite attribuer cet acte à la cure critiquée. Mais la tentative de suicide échoue et Alex est finalement sauvé et pris en charge par le ministre de l'Intérieur. Celui-ci décide d'instrumentaliser les penchants d'Alex pour en tirer profit.




- Critique sociale et controverse :

Tant l'« ultra-violence » qui sous-tend tout le film que la dernière réplique d'Alex, disant « Je suis guéri », simplement parce que le lavage de cerveau n'agit plus, peuvent conduire à une mauvaise interprétation du film.

Ce sont sans doute les paroles de l'aumônier qui résument au mieux le sens du film : « Quand un Homme cesse de choisir, il cesse d'être un Homme ». Kubrick entendait démontrer que la société ne prône pas le bien, mais force l'individu à se conformer extérieurement au bien. Celui-ci n'est donc pas choisi mais adopté sous la contrainte de l'éducation, de la loi et de la répression. Ces thèses behavioristes sont illustrées par le terrifiant traitement « Ludovico » qui impose à un criminel de faire le bien contre sa volonté, alors que le for intérieur reste identique. Il n'y a aucune rédemption dans ce comportement artificiel. Un individu forcé à « bien » agir n'est donc pas nécessairement « bon » pour autant. Le film, montrant une société cynique et des pouvoirs publics maniant la dernière démagogie, critique un ordre social où le bien, la morale, ont fait place à un simple utilitarisme policier et technocratique. Ainsi, dit Kubrick, très pessimiste, citant Aaron Stern, psychiatre : « Alex représente l'homme dans son état naturel ; lorsqu'on le « traite », cela correspond au processus même de la civilisation. »[2].

Cette critique virulente de l'immoralisme de la société se retrouve dans de nombreuses œuvres d'anticipation. Torturé pour avoir voulu braver le système (et Big Brother), le Winston de 1984 parvient lui aussi à surmonter sa « maladie » et à aimer Big Brother. Le système « Ludovico » employé pour rendre Alex non-violent s'inscrit dans le même processus : le droit chemin, autrement dit le conformisme social doit être imposé ; faute de quoi l'individu ne doit plus avoir le choix de refuser. D'où l'humiliation subie par Alex ou les aberrations finalement acceptées par Winston : « 2 et 2 font 5 ou tout autre résultat décidé par Big Brother ». Ces thèmes sont toujours d'actualité. Au fil des pérégrinations d'Alex et de sa bande, on s'aperçoit qu'ils ne sont que de purs produits de la société et que, lorsque le vernis craque, les citoyens honnêtes leur ressemblent plus que ce que l'on aurait pu croire.

Après la sortie du film, plusieurs délinquants britanniques ayant perpétré des actes de violence gratuite ont déclaré avoir pris exemple sur le film[3]. Les lettres de protestation, voire de menaces, envahissent alors la boîte aux lettres de Stanley Kubrick (qui avait quitté les États-Unis pour l'Angleterre) et des mécontents se groupent devant chez lui[4]. Pour protéger sa famille[5], il demande à Warner Bros. de retirer le film des salles de cinéma britanniques en dépit du grand succès du film[4]. Fait unique, la société de production obtempère et le film est retiré[4] après tout de même 61 semaines de projection en salles[5]. Ce n'est qu'en 2000, c'est-à-dire après la mort de Kubrick (le 7 mars 1999), que le film est à nouveau projeté au Royaume-Uni. À la sortie du film en 1972, l'opinion publique s'était dite extrêmement choquée que la violence du film soit représentée de manière esthétique, lui donnant des ambiances de fêtes notamment dans les actes commis par Alex et sa bande au début du film, ce qui entraîna une censure. Dans les bonus du DVD du film, il est dit que les censeurs n'ont au final rien trouvé à redire sur le film et se sont même déclarés étonnés de sa réputation sulfureuse au vu de son contenu réel qui justifiait selon eux la violence gratuite du début du film.

Source d) Orange Mecanique





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Re: Les films du grenier

Message par Dakka le Sam 5 Nov 2011 - 3:54

Welly, welly, welly, welly, welly, welly, well !


Un de mes film préféré. J'avais lu le livre à l'époque ou j'étais au collège.
J'ai dû voir le film pour la première fois vers 8/10 ans, je l'avais adoré dés le début et l'avais surtout trouvé trés drôle.
En fait grâce au Nadsat, qui cache les mots violent, on en vient à aimer le personnage d'Alex.


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Re: Les films du grenier

Message par Administration le Sam 5 Nov 2011 - 4:08

C'est vrai que le bouquin est très bizarre aussi, mais très intéressant. livre

Par contre, pour l'époque, ce film avait fait polémique aussi à cause de son "extrême violence" (violence qui de nos jours serait totalement passée inaperçue... Rolling Eyes ). Il faut le replacer dans le contexte de l'époque (début des années 70) pour imaginer l'impact qu'il a eu sur les gens.

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Re: Les films du grenier

Message par Abaddon le Sam 5 Nov 2011 - 4:12

Ce sont sans doute les paroles de l'aumônier qui résument au mieux le sens du film : « Quand un Homme cesse de choisir, il cesse d'être un Homme ». Kubrick entendait démontrer que la société ne prône pas le bien, mais force l'individu à se conformer extérieurement au bien. Celui-ci n'est donc pas choisi mais adopté sous la contrainte de l'éducation, de la loi et de la répression. Ces thèses behavioristes sont illustrées par le terrifiant traitement « Ludovico » qui impose à un criminel de faire le bien contre sa volonté, alors que le for intérieur reste identique. Il n'y a aucune rédemption dans ce comportement artificiel. Un individu forcé à « bien » agir n'est donc pas nécessairement « bon » pour autant. Le film, montrant une société cynique et des pouvoirs publics maniant la dernière démagogie, critique un ordre social où le bien, la morale, ont fait place à un simple utilitarisme policier et technocratique.

Ça me dit quelque chose, ce que tu as écris là Horus, ce ne serait pas L'Impérium !!



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