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Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden

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Message par Nico. Jeu 1 Sep 2022 - 15:05

Présentation:





==> Échos d'Éternité Relié

Les murs sont tombés. Les défenseurs sont brisés. Le Palais Intérieur est en ruines.

Les hordes du Maître de Guerre avancent à travers les flammes et les cendres du dernier souffle de Terra, pressant les loyalistes dos au Rempart Delphique, les murs du Sanctum Imperialis. Angron, Primarque des World Eaters et Héraut d'Horus, a atteint l'immortalité par l'annihilation. Désormais, il mène une armée de damnés en une vague rageuse, détruisant tout ce qui se dresse devant elle tandis que le warp commence à corrompre le sol même de Terra.

Pour les forces acculées de l'Empereur, la fin est proche. Le Khan est aux portes de la mort. Rogal Dorn est cerné, livrant sa propre guerre sur le Bastion de Bhab. Guilliman n'atteindra pas Terra à temps. Sans ses frères, Sanguinius, l'Ange de la Neuvième Légion, attend sur les ultimes remparts, espérant rallier des défenseurs et des réfugiés désespérés pour un dernier carré.

560 pages • Septembre 2022 • ISBN 9781800262263 • Illustration de Neil Roberts


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Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden Empty Re: Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden

Message par Variel Jeu 1 Sep 2022 - 18:55

Le seul fait qu'on retrouve ici Angron à l'affiche fait de ce livre celui qui me hype le plus de tous ceux sortis cette année : aucun auteur autre qu'ADB dans Félon n'a vraiment réussi à en faire autre chose qu'un géant en colère incapable de formuler une phrase complexe, ce qui est immensément dommage au vu du potentiel narratif du personnage. J'espère qu'ADB saura lui redonner une seconde fois le charisme et la puissance qui lui sied parfaitement, et j'espère réussir à être objectif si c'est le cas Very Happy


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par PetitPierre Lun 5 Sep 2022 - 8:10

Ca fait plaisir de retrouver ADB, et j'ai lu qu'il y aura 2 tomes pour le dernier roman ?


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Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.
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Message par Jotabe Lun 5 Sep 2022 - 9:20

PetitPierre a écrit:Ca fait plaisir de retrouver ADB, et j'ai lu qu'il y aura 2 tomes pour le dernier roman ?

Je pense bien. En tout cas, il y aura plus d'une partie, puisque le T8 présenté s'appelle "Siege of Terra: The End and the Death: Volume 1" : voir ici

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Message par Sha'Romnin Lun 5 Sep 2022 - 13:54

Le dernier tome est en deux volumes par le même auteur oui...
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Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden Empty Re: Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden

Message par PetitPierre Mar 6 Sep 2022 - 19:59

Ok merci les copains.


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Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden Empty Re: Le Siège de Terra: Échos d'Éternité d'Aaron Dembski-Bowden

Message par Variel Ven 9 Sep 2022 - 13:58

Acheté avant-hier, commencé et terminé hier, j’en fais une review pendant que c’est extrêmement frais dans mon esprit.


Scénario et mise en scène : 4.0/5


Si encore c’était possible, la situation est encore pire que dans le tome précédent pour les défenseurs de Terra. Le palais de l’Empereur est envahi par endroits, la barrière teleathésique ne protège plus guère que le Sanctum Imperialis et les forces loyalistes sont diminuées et isolées les unes des autres (dynamique déjà retrouvée dans le Faucon, qui instaurait un changement brutal dans la logistique du conflit avec le retrait de Perturabo et la chute du Mur d’Éternité). Si ça ne suffisait pas, Jaghataï Khan est mort, ou suffisamment proche de la mort pour que ça ne change plus grand-chose, et Rogal Dorn est enfermé dans le Bastion de Bhab, littéralement assiégé par les traîtres. Le Warp contamine Terra jusqu’au plus profond de son noyau, et c’est en vérité le premier constat que nous avons sous les yeux. Plus aucun doute possible, maintenant, c’en est définitivement terminé de la guerre des légions. Ce qui se livre sur Terra est un affrontement d’un autre genre, et tout est fait pour nous le faire ressentir. L’influence corruptrice du Warp est partout, sature Terra à tous les niveaux. Les morts se relèvent. L’espace et le temps deviennent presque impossibles à déterminer. Les renégats sont autant impactés par tous ces changements brutaux, et souvent même plus encore, puisqu’elle avance dans leur sillage. Petit à petit, ils sombrent dans la folie, tous autant qu’ils sont, car personne ne pourrait rester sain d’esprit dans un tel monde. En orbite autour de Terra, les vaisseaux eux-mêmes subissent des avaries surnaturelles qui sont la conséquence de leur transmutation par le Warp. La guerre touche à sa fin. Les survivants loyalistes se retrouvent pour la plupart sur un seul front, le seul qu’il est encore pertinent de tenir. Car si le Rempart Delphique tombe – et il va tomber, la question est de savoir quand – les renégats seront enfin libres d’entrer dans le Sanctum, et ce sera la fin. Il incombe à Sanguinius, le seul Primarque loyaliste encore en capacité de se battre sur le terrain, d’organiser la résistance et de se battre coûte que coûte, sa légion avec lui. Mais en face, il y a Angron, et il anéantit tout sur son passage. Il est lui aussi le dernier Primarque renégat encore sur le terrain, et il s’approche du Rempart Delphique, apportant sur son passage un carnage défiant l’imagination. Car même si les renégats ont perdu presque toute organisation, la vision de cette étoile qui tombe du ciel pour mettre fin à toute vie (et la coordination de rares individus encore sains d’esprits) les fait avancer vers le dernier front, le seul qui valle encore la peine.

C’est le tableau d’ensemble que nous dresse Aaron Dembski-Bowden avec une justesse et un réalisme saisissant. La manière dont il dépeint la guerre et l’influence du Warp rend l’immersion instantanée, servi comme toujours par sa capacité à faire vivre l’histoire par les yeux de personnages très bien écrits. On a une multitude de points de vue, même si moins qu’à l’accoutumée (et c’est bien normal, car tellement sont déjà morts), dans les deux camp, et on suit malgré tout un éventail très large de personnalités dans une optique de montrer la variété de ceux qui participent à cette guerre. Ici, la représentation globale du conflit ne passe pas tant par une capacité à traiter globalement toute la guerre (ou plutôt, si, mais comme elle s’est presque limitée à un seul front, tout le monde est enfin concentré à un seul endroit), mais par tous ceux qui la vivent différemment et qui sont pourtant unis d’une certaine manière. On ne suit que peu les Primarques, encore une fois, et la guerre est ramenée à une échelle très humaine, ou transhumaine, ce qui ne la rend que plus saisissante encore.


Deux légions sont mises à l’honneur par Aaron Dembski-Bowden dans ce livre, comme dans le précédent. Ici, du côté loyalite, on suit les Blood Angels, principalement avec trois personnages : Sanguinius, évidemment, mais également Nassir Amit et Dominion Zephon. On retrouve le second quasiment là où on l’a laissé dans Saturnine, d’ailleurs, ce qui permet de connecter une intrigue de ce livre, même si c’est assez fugace. Amit a deux intérêts principaux, celui d’avoir été le frère de chaînes de Kargos pendant la Grande Croisade, et celui d’avoir vécu l’avant et le pendant de la découverte de Sanguinius. Je parlerai de ces deux points dans la partie Intérêt Fluffique. Sanguinius est très important pour le moral des défenseurs, il est le seul à pouvoir les faire tenir encore, et la scène de son discours au Rempart Delphique est très bien exécutée, et très forte. Dembski-Bowden a extrêmement bien géré cette partie là, avec les réactions des humains qui l’écoutent, et ce à quoi ça aboutit.

Du côté renégat, on retrouve les World Eaters, même si en l’occurrence, ils sont moins présents que leurs homologues loyalistes. On suit majoritairement Kargos, Crache-Sang, apothicaire de la 8ème compagnie d’assaut déjà présent dans Félon, dans sa progression sur le champ de bataille. Le personnage est extrêmement bien rendu, l’influence des Griffes est mise en scène de façon très intelligente et crédible, et c’est probablement le personnage que j’ai préféré suivre. Et puis il y a Angron. On ne le suit que peu (et c’est plutôt logique, car il ne fait que détruire, et ça aurait vite pu devenir redondant), mais il est là, et on le sait. Personnellement, j’ai été un peu déçu du traitement du personnage, même si c’est entièrement subjectif, car ça paraît plutôt évident :
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Pour le reste, on suit beaucoup le technoarchéologue Arkhan Land, personnage que j’ai également adoré suivre, notamment pour son effet de ressort comique très bien géré et la skitarii Transacta-7Y1, que j’ai trouvé plutôt attachante. De l’autre côté, on suit Lotara Sarrin, capitaine du Conqueror
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Et la princeps Ulienne Grune de l’Hindarah de la Legio Audax dans son périple jusqu’au front
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Enfin, une dernière intrigue assez importante se déroule :
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Cependant, certaines intrigues manquent à l’appel, et certains personnages, qu’on suit pourtant dans chaque livre ou presque depuis parfois le tome 2, sont absents de celui-ci. En fait, toutes les intrigues secondaires sont absentes, et Aaron Dembski-Bowden n’en a intégéré aucune. Mis à part la mention rapide de Shiban Khan tenant avec ses frères le spatioport, de Corswain tenant l’Astronomican, aucun signe de Basilio Fo, d’Euphrati Keeler, de Garviel Loken, de Katsuhiro, d’Oll, John, et tout leur groupe, de Sigismund, de Valdor, de Tauromachian ou  de Sindermann. J’ai trouvé ça un peu dommage, ça m’a donné l’impression d’être amputé d’une partie du récit, pourtant importante à bien des égards. Ce n’est pas fondamentalement grave, surtout au vu de ce qu’il reste encore au siège, mais un peu dommage quand même.


Le temps est perturbé sur Terra, et à ce titre, le rythme est un peu chaotique. Pas d’inquiétude, c’est un chaos assez maîtrisé, on s’y retrouve malgré tout, mais il y a des irrégularités qui mettent parfois le doute. Tout semble parfois se ralentir, voire s’arrêter, et ça a du sens quand on comprend exactement où on est dans le siège :
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A ce stade de l’histoire, un gros point noir et la surprise face aux morts et aux survivants. Pour un certain nombre de personnage, nous savons déjà s’ils vont survivre au siège ou pas. Et pour les autres, et bien, la plupart des personnages importants qui devaient mourir sont morts, ravagés par l’hécatombe Saturnine. Ce qui fait qu’il est difficile d’être surpris, maintenant. Et l’auteur semble prendre un malin plaisir à jouer là-dessus, à rappeler pour certains personnages qu’ils seront encore là ensuite, ou à faire dire à Sanguinius qu’il sait que la plupart des soldats ont entendu parler du fait qu’il se lançait dans des combats parfois désespérés parce qu’il savait qu’il n’y mourrait pas. C’est bien tenté, et parfois ça marche, mais dans l’ensemble c’est loin d’être suffisant. En réalité ce n’est pas tant un problème, de toute façon c’est comme ça.


L’espoir et son contraire occupent une place importante dans le récit. Aaron Dembski-Bowden joue beaucoup dessus, notamment grâce au personnage de Sanguinius. Parfois, tout s’éclaire. Et la plupart du temps, tout est obscur. Mais ceux qui sont encore là se savent déjà condamnés, et n’on peut-être plus rien à perdre. Les paroles d’Arkhan Land à Zephon forme à ce compte une des scènes de dialogues les plus importantes du livre, qui offre à réfléchir sur la différence entre l’humain et le transhumain d’une manière inédite, par rapport à leur propre finalité. Et pourtant, comme l’auteur le dit très bien, ″la fin du monde les rendait tous égaux″. Il y a tout au long du récit un jeu de miroirs, de dualités qui s’effectue, offrant à réfléchir ou tout au moins à relativiser sur certaines choses. Le procédé est évidemment connu, mais Aaron Dembski-Bowden parvient toujours à s’en sortir brillamment.

La dualité entre Sanguinius et Angron est à ce compte là plutôt bien réussie. Elle prend place dès la citations de Lorgar juste après le Dramatis Personae, sur le parallèle qu’ils entretiennent face à l’Empereur. Et puis après, tout devient évident. Les deux ont des ailes. Les deux sont les derniers Primarques se battant encore sur le champ de bataille. Le parallèle se passe jusque dans la relation entre Kargos et Amit. Le combat final est pourtant décevant, déconsidérant les enjeux qui étaient pourtant bien réels. Même niveau mise en scène, sans être totalement un ratage, c’est loin d’être parfait. Là où il demeurait une incertitude (une petite, vraiment vraiment petite, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) dans le combat entre Jaghataï Khan et Mortarion, ici tout est tracé de A à Z, et l’auteur se permet en plus de cela d’humilier Angron. Tout ça m'a saoulé :
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Et d’ailleurs :
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C’est un problème un peu récurrent dans le livre, il ressemble pas mal au tome précédent. Tout est fait pour atténuer cette similitude, mais il est difficile de ne pas s’en rendre compte. Deux légions mises à l’honneur et engagées dans un seul point crucial dont dépend à un instant donné l’essentiel de la guerre. Deux Primarques ennemis dont l’affrontement est inévitable. Même genre de fin. Même progression allant du désespoir à l’espoir. Il manque à Échos d’Éternité une vraie identité lui permettant de se démarquer un peu plus. Pas trop, sinon cela ressemble à l’assemblage douteux formé par les trois premiers tomes, dont l’alchimie est encore à prouver, mais un peu plus quand même. Ce livre manque quand à lui d’une ″âme″, il fait le travail très bien (peut-être même ″trop bien″) mais il manque de quelque chose qui le rendrait effectivement proche de la perfection.


Je ne vais pas m’éterniser dans cette rubrique. L’ayant lu en une seule journée, j’ai perdu de vue certains détails, et de toute façon, certains complèteront probablement. Si je devais synthétiser, je dirais que dans l’ensemble, c’est très bien fait, que ce soit l’action ou les personnages, mais que la fin est royalement bâclée. J’ai eu l’impression qu’Aaron Dembski-Bowden était peut-être moins impliqué dans ce roman que dans certains autres qu’il a pu écrire au niveau de l’histoire. C’est un peu dommage, mais ça reste vraiment bien. J’ai mis 4/5 à cette rubrique, même si en réalité il s’agit plutôt d’un 3.75. Mais la majorité est tellement efficace que les défauts n’entachent pas à ce point là la qualité générale du livre.


Commentaires subjectifs en vrac:


Style et écriture : 4.5/5


Ce n’est pas une surprise étant donné l’auteur de ce roman, mais Échos d’Éternité est particulièrement bien écrit, et servi par divers points forts dont Aaron Dembski-Bowden est assez coutumier.


Premièrement, si le récit est aussi vivant et, dans un sens, réaliste, c’est parce que les descriptions sont extrêmement bonnes. Aaron Dembski-Bowden décrit juste ce qu’il faut, à mi-chemin entre un réalisme tout à fait terre-à-terre et un onirisme quasi irréel, et ça marche très bien. Chaque phrase percute à sa manière, tout prend vie sous nos yeux en faisant défiler les lignes, puis les pages. Très peu d’approximations aussi, on voit où il nous emmène sans problème. La manière dont il traite du Warp et de la façon dont il influence la réalité est excellente, extrêmement dérangeante aussi. En fait, Aaron Dembski-Bowden dépeint exactement le siège qu’on aurait du avoir depuis le début. On est loin des égarements métaphysiques de French ou de Haley, loin du côté plus plat et terre-à-terre de Thorpe ou Wraight. Les combats, les mouvements nous sont décrits avec un réalisme saisissant, et je pense notamment à ceux de Kargos, notamment grâce auquel l’auteur nous montre toute sa capacité à jouer avec le rythme et à créer des environnements cohérents pour chaque personnage qu’il aborde. Un vrai régal de ce côté-là, donc.
Petit bémol quand même, si statiquement c’est extrêmement bien géré, l’action a un rendu un peu moins cinématographique que ce que j’attendais avec Dembski-Bowden. Hélas, les combats qui en pâtissent le plus sont ceux de Sanguinius à la fin du livre, qui le fait terminer à plus d’un titre sur une vraie fausse note.


Les dialogues sont aussi très efficaces. Dembski-Bowden jongle avec les ambiances, avec les émotions des personnages, et encore une fois tout résonne parfaitement. L’humour ou la légèreté sont dosés juste ce qu’il faut, le désespoir est parfaitement rendu, tout comme son contraire. L’auteur construit des individualités dont il construit des alchimies rudement efficaces, que ce soit par rapport à leur prochain ou par rapport au désastre qui les entoure. Il les dote d’humanité avec justesse, et si c’est globalement des points positifs du siège dans sa globalité, ça n’a été aussi vrai qu’ici seulement dans Saturnine.
En vérité, je me suis surpris à rire à l’humour noir d’Arkhan Land et quelquefois de Lotara Sarrin et de Kargos, à avoir les larmes aux yeux pendant et juste après le discours de Sanguinius, et de traverser toute une palette d’émotions tout au long du récit, sans exagération aucune.


La transhumanité est relativement bien gérée. Pour cela, c’est surtout la relation entre Zephon et Arkhan (et encore, j’y reviens), ou d’une manière générale entre Zephon et les humains qui l’entourent, qu’elle transparaît. Je l’ai déjà mentionné, mais la façon dont Aaron Dembski-Bowden intègre un prisme nouveau sur la question est extrêmement bien vu. Cela dit, sur ce plan, c’est probablement l’un de ses moins bons romans. Il y a le reste du temps une forme de lissage qui fait qu’on a du mal à ressentir tout cela. Le personnage de Lotara n’aide pas, elle qui se tient comme l’égal des Astartes qu’elle sert, et celui d’Arkhan non plus, tant son excentricité et son absence de gêne joue sur l’histoire en elle-même. Pour ce qui est des Primarques, Sanguinius s’illustre bien comme le demi-dieu qu’il est, mais même ainsi, il manque quelque chose. Pareil pour Angron, qui pourtant est présenté comme un dieu de la guerre auquel rien ne résiste. On y croit, mais il manque un petit quelque chose qu’Aaron Dembski-Bowden parvenait très bien à montrer dans Le Premier Hérétique et Félon. Un peu dommage, donc.


Malgré quelques défauts, on à là un roman pourtant excellent sur la forme, auquel je mets donc une note de 4.5/5.


Intérêt Fluffique : 3.0/5


Comme pour Le Faucon, je ne vais pas m’étendre énormément sur cette partie puisque je sais que certains le feront mieux que moi, je me contenterai de parler brièvement de ce qui est dit :


Pas mal d’infos sur les Blood Angels, notamment grâce aux 3-4 chapitres du milieu du livre qui nous replongent dans la Grande Croisade avec la légion avant qu’elle ne retrouve Sanguinius, avec ses pratiques et mœurs, puis la découverte de Sanguinius par l’Empereur, puis les retrouvailles entre Sanguinius et sa légion. C’était très plaisant à lire, et ça nous apprend diverses chose sur une légion très peu exploitée pendant le siège.


Côté World Eaters, il y a quelques éléments qui consolident ce que nous avions déjà appris dans Félon, notamment entre les combats de gladiateurs sur le Conqueror. on y découvre le lien entre Kargos et Amit des Blood Angels, et si ce n’est au final qu’un détail peu important dans la globalité de l’histoire, ça ajoute une dynamique bienvenue entre un loyaliste et un renégat.


Mis à part ça, pas grand-chose ceci dit. Quelques éléments par-ci par-là sur la Toile, sur Ka’Bandha, sur le caméo très efficace et bien vu d’un Space Wolf, sur le Warp en général, et cetera.


Dans la même veine que Le Faucon, je lui mettrais la même note.


Appréciation Personnelle : 3.5/5


J’ai aimé Échos d’Éternité, parce que :
- Le tableau qui nous est dépeint est particulièrement réaliste et ce à divers niveaux. On y  croit le plus clair du temps à 100%. Les ambiances sont en outre extrêmement bien faites. Ce sont, et de loin, les plus gros points forts du livre.
- Les personnages sont eux aussi très bien écrit, et leur diversité offre au livre un vrai point fort. Leurs relations sont très bien dépeintes. Kargos est à mon sens excellent, de même qu’Arkhan Land.
- On a pas mal d’infos sympathiques sur les Blood Angels et sur leur Primarque, et on prend plaisir à les suivre. De même pour les World Eaters, même si en réalité on ne suit vraiment que Kargos.


J’ai moins aimé Échos d’Éternité, parce que :
- Le livre ne se démarque pas assez du précédent en terme de construction scénaristique. Il  lui manque une identité propre qui lui serait très profitable. D’une certaine manière, il lui manque un petit quelque chose qui se retrouve pourtant dans les romans d’ADB habituellement.
- Le personnage d’Angron m’a déçu, je m’attendais à mieux. En l’état ce n’est pas mauvais (sauf la fin), et c’est même plutôt logique, il n’empêche que ça reste un gros point noir à mes yeux.
- Le fait que l’essentiel des intrigues secondaires manquent ici ampute le livre d’une partie du contexte global du siège à mon sens.


Ce sont ici les points positifs et négatifs principaux de ce livre à mon sens. Je n’y ai indiqué que ceux que j’ai le plus/moins apprécié, aussi cette rubrique n’a pas vocation de conserver une exhaustivité sur ce que j’en pense (les trois autres sont là pour ça).


En vérité, tout à fait subjectivement, j’ai eu un peu de mal avec certains points qui n’entachent pas la qualité du livre au sens le plus absolu : j’ai du mal avec le Warp et avec tout ce qu’il déclenche, ce n’est pas quelque chose qui le plaît vraiment. Je suivais principalement les renégats du fait de Perturabo, et maintenant qu’il a quitté le siège, je ne suis plus autant concerné par le chaos. De toute façon, ça ne ressemble pas vraiment à ce que j’imaginais, je ne pensais pas que ça allait être à ce point dépeuplé. Il me semble qu’il était dit que la mort d’Horus brisait les renégats qui préféraient s’enfuir, mais au rythme où ça va, avec ce qui nous est dit, je me demande même s’il restera des renégats pour fuir. Donc voilà, c’est ici ma déception personnelle, même si cet état de fait a au moins en partie du sens (pour ce qui est de la guerre des bêtes plus que pour l’effectif restant des combattants).
Spoiler:
Si j'essaie d'être objectif, je le mets sans doute dans le top 3 des romans du siège, mais subjectivement je crois lui avoir préféré Le Faucon et La Guerre Solaire. Cela dit, mon avis peut encore évoluer, et j'éditerai si ça change ^^


Ce livre est bon à n’en point douter, mais il m’a fatigué (l’avoir lu en une journée a pu jouer, honnêtement) et malgré tout, je commence à être content que ça se finisse bientôt. J’espère qu’Abnett offrira au siège la conclusion qu’il mérite. On verra !


Total : 15/20 = BON


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par Nero Dim 11 Sep 2022 - 6:58

Salut Variel 😀 merci pour ce super retour, on voit que tu t es donné à fond !
En ce qui me concerne, lu en 48h, très bon livre, plein de fluff concernant le palais assiégé, les primarchs et tous les protagonistes autour. Entre autre les capitaines BA, Kargos, et puis Land bien sur!
A noter que mon meilleur moment reste la retraite ultime sur la Voie Royale, c'est épique et sanglant ! la fin quoi!
Mais tout de même, on ne ressent toujours pas j'ai l'impression ( à part dans Saturnine) la même pression/tension que dans la 1ere trilogie. Et puis même si j'ai adoré le traitement de l'auteur sur les 2 légions principales de l'œuvre, j'aimerais être rassuré à l'idée que les Night Lords, une légion qu'ADB chérit bcp, nous sera un peu plus dépeinte dans une nouvelle. ( peu voire pas évoquée dans le siège)

Cependant, j'ai 2 points que j'aimerais qu'on m'eclaircisse:

- j'avais entendu parler de la Rage Noire chez les BA, laquelle est bien decrite via le personnage d'Amit ( j'en dirai pas plus pour pas spoiler), de fait ma question est la suivante, cette dite Rage Noire ne concerne t elle du coup que les anciens membres de son chapitre pré intégration à la IX legion?   Ou est ce qu'elle a été transformée en ce fameux rite post mortem chez les R******* afin de mieux connaître l'ennemi ? Ce qui expliquerait pourquoi je n'ai pas vu une charge de BA ou un excès de rage chez eux lors du dernier assaut/baroud d'honneur?
- et ma seconde question : qu en est il de la contre attaque des custodians  dans les jardins soi-disant ? Cela sera t il pour le dernier opus ou dans une des fameuses 12 nouvelles encore à paraître ??


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Message par - Ghost of Arkio - Mer 14 Sep 2022 - 12:25

J'ai dépassé la moitié, et je me demadne si je l'ai pas vu passer :

Spoiler:

Ca manque aussi de personnages.. Abnett, Haley, même French tartinent des dialogues avec des 2nd et des 3e couteaux et là on a que 2 officiers astartes de chaque camp à se mettre sous la dent, même Kharn fait un peu tapisserie.. petite diète avant le tome d'Abnett en Michael Bay?


Dernière édition par - Ghost of Arkio - le Dim 18 Sep 2022 - 9:21, édité 1 fois
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Message par Auberon Mer 14 Sep 2022 - 15:45

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Message par - Ghost of Arkio - Dim 18 Sep 2022 - 10:38

Fini.
et 1 fois de +, j'ai l'impression de ne pas avoir lu le même livre que vous.

Spoiler:

Nombre de personnages et attentes du lecteur d'1 tome à l'autre :
En faire trop et donc tôt ou tard le faire mal, c'était pas le reproche un peu partout sur Saturnine ?
ADB a choisi, il s'est limité pour se concentrer sur ce qu'il avait recu l'ordre de la maison d'édition de traiter, en refusant de le noyer dans une suite des styles de Haley, French ou Abnett, prq pas?

Il faut aussi tjrs garder à l'esprit et se répéter depuis le début que les auteurs ont des chasses gardées.
ils en parlent souvent pendant les BL weekender, intel traite ce perso, intel cette légio, etc. Saturnine donne un bon aperçu des privilèges de monseigneur [=mais aussi des restrictions des autres]

- mettre des NL alors que le centre du récit étaient autour des WE et BA?
- Oil person et sa bande = c'est le bébé d'Abnett depuis Calth, donc ca ne m'a pas du tout manqué vu le thème traité ici; on reste cloitrés avec le Sanctum et ca colle avec le scénario. pas besoin d'espoir.

Idem donc pour le côté répétitif des duels de primarques:
On peut prendre des libertés avec le lore canon, mais obligation quand même de respecter les fans et 1 minimum le scénario original de William King.

Angron humilié :
Spoiler:

Duel Vulkan/Magnus
Spoiler:

Horus le "faible"
Spoiler:

D'ailleurs : Sanguinius le badass
Spoiler:
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Message par - Ghost of Arkio - Jeu 29 Sep 2022 - 22:22

Avant dernier tome du siège ! et j'ai encore 2-3 trucs à dire :

Contexte d'écriture : please read this. ADB a fait une tentative de suicide pour ceux qui ne le suivent pas.
Il va mieux : il a quitté les réseaux sociaux en avril. Tous. Il explique les déboires d'écriture/publication de ce tome livré depuis nov 2021. Force&honor à lui..  écrire sur une victoire loyaliste lui a fait du bien.
Donc, il ne faut jamais lire ses histoires en pensant à lui comme une victime, mais au contraire :
comme le survivant qu'il est devenu.


------------------------------------------------------------------------------------------

"L'Hérésie démontre combien tout le monde a tord"


Cover : Scène introuvable dans le roman, comme d'hab. Le seul moment qui aurait pu correspondre dans le roman est quand il vient de jeter Ka'bandha sur la voie processionnelle mais avec un genou à terre et entouré de ses légionnaires. Idem pour la porte à caissons façon baptistère St Jean de Florence --> ADB gros consommateur de fanart a plutôt l'original de John Blanche en tête).

Titre : "Échos d'éternité" en référence au paragraphe de la nouvelle de William King sur la défense de l'Eternity Gate par Sanguinius seul avec sa legio et des bribes des autres loyalistes SM, humains et custodiens.
"Échos" pour les coups et cris jetés sur cette porte, échos de l'histoire mythique qui sera largement déformée à travers le temps futur, échos de la mort imminente de Sanguinius dans le sang de sa Legio ? On sait déjà que les hordes d'Horus ne franchiront jamais cette porte donnant sur le château et le labo de l'Empereur, protégé par les boucliers les plus solides de la galaxie (tech ésotérique de la longue nuit ).  


- Scénario et mise en scène = 3,5/5
Un scénario concentré entièrement sur les 2 légions Blood Angels et World Eaters avec leur primarque. Formidable parallèle, MAIS un choix très réduit de persos pour narrer cette légende du fluff :
Spoiler:

Flashbacks : Beaucoup de digressions dans ce tome..
Spoiler:

Jusqu'où le scénario va :
Spoiler:

Ce que le scénario ne contient pas :
Spoiler:

- Style et écriture = 4/5
C'est le ADB plus posé moins foufou et toujours aussi crépusculaire, déjà visible dans Emperor of Mankind.
Le rythme est + lent, solennel, intimiste, ADB sait que ce sera son dernier de l'HH, que les fans attendent depuis 15ans de le voir lui, traiter WE et BA avec leur primarque qui prennent ici la place principale du scénario.
ADB avoue avoir écrit très lentement, et ca se ressent dans le rythme souvent coupé de la narration par des digressions ou des flashbacks.
Reste de belles scènes de combat épiques et de personnages travaillés comme Amit, Zephon, Kargos et Land.

Surtout il décrit bien l'état d'épuisement total des défenseurs et l'orgie de massacre générale :
Spoiler:


- Intérêt fluff = 3,5/5
Kargos
Spoiler:

Inzar
Spoiler:

Lotara
Spoiler:

Zephon
Spoiler:

Amit
Spoiler:

Angron
Spoiler:

Sanguinius
Spoiler:

Vulkan
Spoiler:

Magnus
Spoiler:

Horus
Spoiler:

L'Empereur
Spoiler:

La IXe pré-hérésie - "the Revenants"
Spoiler:

Ka'bandha, "Fléau de la IXe"
Spoiler:

Arkhan Land
Spoiler:


État du Sanctum
Spoiler:


- Appréciation personnelle = 4/5
Lent à démarrer, j'ai fini par apprécier le récit et la mise en scène d'ADB ; avec son climax dans les duels de primarques attendus, ainsi que les rares persos humains et astartes (et Skitarri) intelligemment mis en scène.

+1 pour la 1er mise en scène du passé de Sanguinius et de la XIe, pour moi ADB n'a raté ni la rencontre Sanguinius/Empereur, ni celle entre Sanguinius/Revenants, ni le discours aux défenseurs du Sanctum, ni la manière d'avoir triomphé des 2 princes démons.

Pourtant, on attendait plus. Bien trop peu de persos à l'échelle d'une telle bataille, certaines théories intéressantes sur l'Empereur Sanguinius ou Vulkan sont juste effleurées, et l'absence de certains font tâche (Azkaellon, Raldoron et la garde sanguinienne censés coller aux basques de leur papa dépressif H24 ont fait pshiiit Neutral ).

On attend d'Abnett la même richesse que dans Saturnine, mais j'espère sans les défauts.



- Note globale = 15/20
(... on paierait cher quand-même pour voir tout ca en film/anime...)


Dernière édition par - Ghost of Arkio - le Ven 30 Sep 2022 - 19:20, édité 1 fois
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Message par Historiae Imperiales Titi Ven 30 Sep 2022 - 17:09

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas fait de critique en bonne et due forme, c'est parti pour un avis 100% subjectif sur le tome 7 du Siege ! Je précise que j'ai rédigé ma critique avant de lire les autres avis, toutes mes excuses pour les éventuelles redites...

Scénario et mise en scène : 3,5/5

C'est l'heure du dernier carré, les Loyalistes n'ont plus aucune issue que de reculer sur leur dernière position : le Sanctum, protégé par le rempart Delphique et la Porte d'Eternité. Dorn piégé dans le bastion de Bhab, le Khan mourant et Vulkan posté en sentinelle dans la salle du Trône, c'est à Sanguinius qu'il revient de coordonner la dernière bataille. Il a pour cela la totalité de ses Blood Angels et des White Scars survivants, ainsi que les régiments de l'Armée Impériale et les forces de l'Adeptus Mechanicus encore en état de combattre.
Face à lui, les renégats ne font plus état d'une once de bon sens stratégique ou de coordination militaire : c'est la ruée, la curée finale et leur nombre seul paraît suffisant pour mettre fin au Siege... Sans parler des démons qui se multiplient au fur et à mesure de l'affaiblissement de la barrière psychique de l'Empereur (et agissent à leur guise). Parmi les forces des traîtres figurent en bonne place les World Eaters dont bon nombre se font posséder par des entités démoniaques, à l'image de leur primarque-démon Angron.

A l'instar du tome précédent qui apportait un point final à l'arc des White Scars, ce dernier tome semblait tailler pour mettre en exergue les Blood Angels. Certes, Sanguinius est mis en avant, et on a droit à des flashback qui étoffent un peu son histoire et celle de sa légion (j'y reviendrai en section fluff). Toutefois, ADB fait du ADB : au lieu de nous peindre le conflit à son échelle globale, il s'attarde sur le destin de quelques personnages. Certain bien installés dans les tomes précédents (Zephon et Land, Vulkan, Sanguinius), d'autres qui reviennent sur le devant de la scène (Angron, Magnus...).
Mais c'est bien la relation entre Amit des Blood Angels et Kargos des World Eaters qui est au centre du livre. Anciens "frères de chaînes" dans les fosses du Conqeueror, ils vont se retrouver ennemis sur le champ de bataille...

Que dire en résumé sur cette section ? J'avoue que, pendant les 2/3 du livre, la déception a primé sur le reste. Oui, ADB dépeint très bien les personnages et résume très bien les enjeux auxquels ils font face. Oui, on sent bien la lassitude, la résignation mais aussi la résolution des principaux protagonistes. Mais, jusqu'au dernier tiers, on n'a pas de vue d'ensemble du conflit. Là où Abnett mobilisait presque trop de personnages dans Satrunine, ADB s'en tient à une dizaine . C'est peu... D'ailleurs, certains personnages majeurs sont complètement évacués : Dorn, Valdor ou Sigismund sans parler des perpétuels. Heureusement, la fin du livre renoue un peu avec le gigantisme du Siège et on sent la dimension épique de ce dernier carré. Mais je reste un peu sur ma faim, d'où ma note...

Style et écriture : 4/5

Du bon ADB même si cela manque un peu de rebondissement et de surprises. La fin du Siège est proche et la fin connue de tous mais cela entraîne une impression de scénario tout tracé et convenu. Les scènes mettant en scène Zephon et ses serfs sentent beaucoup trop le réchauffé pour ceux qui ont lu la trilogie Night Lords...

Fluff : 3,5/5

Je diviserai le fluff en trois parties :

• Une vision de l’organisation des défenses ultimes du Palais Imperial. On nous décrit les bastions défendant l’accès au mur Delphique, celui-ci ainsi que son point faible (la porte homonyme), l’accès à la porte d’Eternité et au donjon impérial.

• Du fluff sur les Blood Angels : la vie de la légion avec l’arrivée du primarque à travers l’expérience d’Amit ; la rencontre Sanguinius/Empereur et les retrouvailles avec la légion.

• Du fluff sur les World Eaters, avec une description de corruption qui gagne peu à peu l’ensemble de la légion, y compris les humains qui la servent.

Ici, je n’ai pas trop compris pourquoi on avait autant de fluff sur les BA… Alors oui on les a très (trop) peu vus dans cette Hérésie, mais le titre Primarchs sur Sanguinius n’est pas encore sorti, c’est autant d’intérêt et de matière enlevés au bouquin…

Appréciation personnelle : 3,5/5

J’ai aimé ce roman surtout pour son dernier tiers, sa capacité à faire ressentir la lassitude des assiégés et la folie contagieuse qui se saisit des assiégeants. Le désespoir est bien palpable parmi les défenseurs mais leur résolution n’est pas encore totalement évaporée.
J’ai par contre moins aimé ce roman que d’autres du Siège (notamment Saturnine ou le Faucon), par la faible ambition première d’ADB au niveau des personnages. Leurs parcours sont presque trop détaillés et cela nuit à la grandeur de l’ensemble.
Malgré tout cela reste très bien écrit et contrairement à d’autres tomes comme Le premier rempart ou Mortis je ne suis jamais complètement sorti de la lecture, justement parce que les personnages choisis avaient malgré tout assez d’épaisseur pour me tenir en haleine.

Note globale : 14.5/20


J'étais là, le jour où Horus a tué l'Empereur...

Pour la liste de mes coups de cœur, mes coups de gueule et aussi mes coups de flemme, c'est ici que ça se passe !
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Message par - Ghost of Arkio - Ven 30 Sep 2022 - 19:44

+1 subjectivement votre Wink

Qui est le perso central du roman? on est d'accord que les primarques sont hors jeu, mais j'ai trouvé que la plus grande partie des dialogues, réflexion sur la personnalité et interaction avec d'autres persos secondaires revenaient au tandem Zephon/Land (avec les serfs qui donnent des infos supplémentaire sur le parcours et la personnalité de Zephon)

Amit: on a des infos inédites mais il reste assez monolithique ^^..

-----------

Je te rejoins sur le rythme et l'absence de rebondissements ; en même temps, privé de tant d'histoires parallèles que se réserve Abnett (Oil, Fo, Corswain) l'avantage de se focaliser sur un thème via le passé de Sanguinius ne veut pas dire qu'il aurait pu faire intervenir plus de persos et de suspens.

Pendant 1an que le manuscrit est atterri sur les bureau de l'éditeur, BL a fait des coupes et des modifications? P.e. aussi la période où il sort de dépression lui donne envie de moins mettre le paquet dans ce genre de projet et retrouver un meilleur équilibre avec sa vie privée.

Trop de fluff BA?
AB illustre le nouveau fluff déjà connu depuis 2019, publié par Forge World
https://wh40k.lexicanum.com/wiki/The_Horus_Heresy_Book_Eight_-_Malevolence

Mais développer du lore ou la personnalité d'1 primarque n'a jamais été réservée à la série du même nom, au contraire la série nous avait plutôt habitué à en faire l'attraction numéro 1 dans les tomes de la série HH.

Les serfs de Zephon /copie de la trilogie NL ?
- Je pense pas = baalites loyaux comme des chouans, 1 couple avec 1 seul fils, ils sont très différents d'Octavia Secundus ou Talos.
- le + serait à la limite les questionnements du fils né sur un vaisseau, éloigné des traditions baalites et qui remet en question la prétendue liberté qui leur serait attribuée en tant que serfs de la légio.
Ca et la scène où son père lui fait visiter la galerie d'art des BA (ordre de faire de l'art par Sanguinius ^^) pour leur rappeler qu'on peut voir le monde autrement que par la guerre.
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Message par Solaris Sam 1 Oct 2022 - 18:19

Au sujet de Zephon :
Spoiler:
J'avais pu voir sa figurine lors de ma visite au Warhammer World (dsl pour la photo bof) : https://imgur.com/gallery/3fzrLKo
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Message par Emperor Dim 5 Fév 2023 - 21:51


Assez mitigé je dois dire, mais pas étonnant puisqu’on est dans la droite ligne de Félon et de Maître de l’Humanité, deux livres qui m’avaient laissé circonspect et témoignaient déjà des profonds changements opérés par (sur ?) l’auteur depuis la période du Premier Hérétique et de la trilogie Night Lords.

Sur la forme, rien à dire ou presque, j’ai bu du petit lait. L’ambiance est crépusculaire comme il faut, le style est savoureux, la narration pittoresque (mais j’adhère) et certaines tournures de phrase tout simplement brillantes.

Le chapitrage pourrait presque paraître décousu mais il n’en est rien, nous offrant toute une collection de superbes petites scènes illustratives qui en soi sont de vrais petits bijoux d’écriture et résonnent puissamment chez le lecteur, mais qui recontextualisées dans le déroulement du siège fonctionnent souvent moins bien j’ai trouvé.

Nonobstant la qualité intrinsèque de l’écriture, je me suis quand même surpris plusieurs fois à rusher ces magnifiques passages à vide, lorsque l’auteur s’attarde longuement sur des thématiques qui laissent à fond transpirer ses névroses (…) alors qu’il y a tant à raconter par ailleurs sur cette fin de siège, quand bien même s’agit-il de choses prosaïques et bassement matérielles qui laissent moins libre cours aux envolées fleuries - ou devrais-je dire fanées - et à la réflexivité personnelle de l’auteur.

Bien aimé par contre ces moments "intello" où ADB dévoile ses thèses, par exemple sur sa définition à lui de la célèbre maxime "Et ils ne connaîtront pas la peur". Ou lorsqu’il argumente sur la condition des space marines, sur leur fonction-outil et leur stricte arsenalisation, avec le ressenti des Astartes sur la chose, certains d’entre-eux l’admettant et faisant avec tandis que d’autres le réfutent complètement et se voient un rôle après la guerre. Spoiler alert : on retrouve les deux courants dans chacune des deux forces en présence. Un point commun tout juste effleuré mais autrement plus intéressant que le parallèle berserker établi entre les WE et BA j’ai trouvé.

Sinon, toujours pas fan du compartimentage thématique du siège, pour ne pas parler de segmentation marketing… qui restreint le scénario aux WE et aux BA, chose que ne laissait pas forcément augurer cette Dramatis Personae plutôt bien fournie, avant de me rendre compte que le reste n’était que figurants ou éphémères guest stars (le SW, Corswain, Archamus, Rann, Dorn, Shiban Khan,…).

Comme d’autres, j’ai trouvé que ça manquait de réels personnages secondaires, et globalement de dialogues et d’interactions.

Pour certains, comme la team de Perpétuels, le crew à Loken ou Basilio Fo, je peux encore le comprendre, on laisse les coudées franches à Abnett-san. Mais pour les autres ?

Quid de Valdor par exemple, qui à la fin du précédent livre partait pourchasser les démons dans les soubassements du Sanctum, accompagné du tribun Diocletian, qu’on est seul à voir ici, sans explication aucune sur ce qu’il advient du garde du corps principal de l’Empereur en ces moments forts critiques. Je présume qu’il surveille Fo pendant que l’autre prépare son virus tueur de Primarques/Astartes, mais bon.

Le Sigillite, qui passe la quasi totalité de son faible temps de présence ici à se morfondre et à reluquer la maçonnerie du donjon de l’Empereur. On aurait pu penser que le GRAND MAÎTRE DES ASSASSINS, au vu des considérables ressources dont il dispose et tel qu’on nous l’a laissé entendre dans Némésis, aurait réservé quelques petites surprises de dernière minute (voire quelques chausse-trappes psychiques) aux démons et renégats, non ? Bah non.

Pourquoi Dorn continue-t-il invariablement d’être mis au placard de la sorte, totalement déconnecté de la défense du Sanctum (il n’est même pas présent en conf. call lors du Conseil final des assiégés !), n’ayant droit qu’à un mini chapitre qui n’a de cesse de le dépeindre comme un autiste monosyllabique, mâchant ses mots et incapable même de grogner de simples adieux stoïques à Sanguinius (WTF ?).

L’ennemi est à la Porte d’Eternité, n’est-ce pas le moment pour que le Prétorien mette enfin en branle son plan d’exflitration de l’Empereur, tel qu’annoncé dans l’un des premiers tomes de la série ? Quel meilleur moment que celui-ci pour que le Phalanx vienne ratisser les armadas ennemies assiégeant le Sanctum ? Après l’heure, c’est plus l’heure, non ?

Et on nous dit que son rôle va au-delà de cette bataille, qu’il a le commandement stratégique global, ok mais alors pourquoi son statut de commandant suprême continue d’être snobé :
Spoiler:

De même, j’aurais aimé avoir de vrais persos Imperial Fists et White Scars - dans le sens qui soient un tant soit peu développés - ; au moins un de chaque faction histoire d’introduire un peu de variété dans un récit monocentré et parfois à la limite de la sclérose.

Dommage pour toutes ces restrictions éditoriales, il n’est vraiment plus temps d’en garder sous le coude là…

J’espère au moins que le début du prochain tome d’Abnett sera concomitant à celui-ci et viendra combler les blancs. Ça n’a aucun sens autrement.


Un aspect que j’ai trouvé intéressant par contre c’est que d’entrée de jeu, ADB joue sur les perceptions, quelquefois au service de l’intrigue mais toujours au service de l’ambiance générale en tout cas, on peut pas lui retirer ça.

Que ça soit la fumée et la poussière des combats, les manifestations Warp qui enserrent Terra comme la griffe d’Horus sur l’hololithe de la planète et qui boostent et/ou siphonnent les assaillants selon les cas et nous font donc nous interroger sur l’état réel des chaoteux (possédés ou non ?, morts-vivants ou vivants morts ?), le combat d’arène où on ne sait pas précisément qui tape sur qui, ou lors du duel dans la Toile où il y a trois variantes d’affrontement.

Rien n’est clair ou binaire, les possibilités sont multiples, parfois même elles s’additionnent en dépit de toute logique, dans les scènes et chez les protagonistes les plus imprégnés par le Warp notamment. Jusqu’au final où ça s’éclaircit enfin et qu’ADB amorce des débuts de réponses en venant enfin tuer son chat de Schrödinger scénaristique Smile

Et c’était pas mal, j’aime bien quand les auteurs louvoient de la sorte, même si ça a parfois pour méchant corollaire de nous priver de moments dantesques plus cinématographiques. C’est presque de l’anti-McNeill dans l’esprit ^^


Autrement, j’ai eu moi aussi la sensation qu’ADB recyclait ses thèmes et rebondissements de prédilection. J’ai clairement eu l’impression de lire un mix de Félon et de Maître de l’Humanité, assaisonné d’éléments en provenance de ses autres productions … : ce ressort d’excentricité que forment Land et son psyber-singe en contrepoint d’une histoire autrement démoralisante, Sanguinius en rapace de combat qui rappelle Corax sur Istvaan V, les relations serfs-Astartes, le Sanguis extremis à tout-va, le coup des griffes d’Ursus (d’ailleurs, la porte d’Eternité a les meilleurs boucliers de la galaxie mais pour ce qui est des matériaux qui la constituent on repassera, ce n’est que du blindage de base que les Griffes traversent comme du beurre xD), etc.

Puisqu’on en est aux titans : quelqu’un sait à quoi a servi l’énormissime Warmonger qui piétine entre le mur Ultime et la porte d’Eternité ? Le truc est teasé comme le boss final du coin, le dernier des pare-feux, mais il ne fait strictement rien à part servir de point de chute à Sanguinius et Angron lors de leur duel. Lorsqu’il y a des brèches dans le mur, il n’intervient pas. Ka’bandha arrive, osef. Les Warhounds ennemis chargent, on en entend toujours pas parler. Quelle mascarade. Mais bon, pas plus mal si ça a pu lui éviter une humiliation totale à base d’harponnage de griffes d’Ursus (cf. Félon).

Aussi, depuis le début du siège, Sanguinius enchaîne les titans de ligne avec une facilité déconcertante. C’est assez drôle de voir les auteurs persévérer avec ce biais militaire et continuer de penser qu’une paire d’ailes offre un tel avantage par rapport à un primarque à pieds par exemple. Cf. über Angron pré possession qui galérait au sol contre un simple et unique Warhound. Entre les deux le gap est un peu grand quand même…

En parlant de Sanguinius : après le coup de Ka’bandha, le duel avec Angron était peut-être de trop oui (Sangui régèn sa mana comme un dingue xD). J’aurais pensé qu’avec le bannissement de Magnus, l’Empereur aurait rétabli son bouclier anti-Warp et que du coup, Angron, dégoûté et frustré de ne pouvoir atteindre la substantifique moelle, se serait barré.

Ka’bandha d’ailleurs, il n’était pas censé se faire briser l’échine sur le genou de Sanguinius comme dans un WrestleMania ? :/
Je l’aurais bien vu mener une cohorte de buveurs de sang tiens, histoire d’avoir un truc à la hauteur de l’événement. Car du buveur de sang en solo, c’est un peu un classique à 40K. Et d’autant plus qu’avec Ka’bandha on est là pas mal inspiré de la mythologie de Tolkien, avec son alter ego Gothmog, prince des balrogs, qui allait lui au combat à la tête de plusieurs d’entre eux dans le Silmarillion, cet autre Siège de Terra Smile. D’ailleurs ici Sanguinius rappelle fort Echtelion, gardien lui aussi de l’ultime Porte (de Gondolin cette fois) Wink

En tout cas je comprends la satisfaction des fans de l’Ange après cette lecture, ils ont bien de la chance de voir leur primarque traité de la sorte, c’est-à-dire avec une vraie personnalité, des faits d’armes épiques (comme cette lance interceptée à Mach 1 Surprised) quoi qu’un peu cartoonesques par moments, et des flashbacks solides qui illustrent très bien sa relation particulière avec sa légion - elle aussi bien servie sur tous ces aspects d’ailleurs.
Si seulement Dorn et les IF avaient droit à ne serait-ce que la moitié d’un tel traitement Rolling Eyes

Passons à Vulkan et à Magnus.
Spoiler:

Par contre, la Toile paraît vraiment déserte. Tous les démons sont au Portail ? J’aurais imaginé un bouchon de démons sur tout le tronçon du truc moi. Petite facilité scénaristique donc, mais on aura vu pire. Sinon je suis le seul qui s'attendait à ce que Magnus ou Vulkan rencontrent Ra dans le labyrinthe ? ^^

Dernière petite remarque sur le final :
Spoiler:


Noté Bon quand même, parce que le style est superbe.
Je le redis mais dommage que le livre soit aussi perclus des névroses de l’auteur.
Dans le fond ça convient assez bien au thème apocalyptique et participe même sur le plan littéraire à l’efficacité de tous ces moments maussades et de ces scènes au catastrophisme ambiant.
Mais ça en vient quand même à parasiter un peu trop l’intrigue, au détriment de la cohérence d’ensemble et d’une focalisation que j’aurais aimé beaucoup plus large et variée (tu peux pas dire que Bhab, l’Astronomican et le Spatioport continuent de tenir envers et contre tout sans en parler au moins un peu), un peu plus méthodique et davantage portée sur le conflit en cours plutôt que sur cette pluie d’effets-miroirs, de fragments hallucinés et de relationnel à la sauce dépressive.

Et maintenant, eu’ch final ! Go, go Abnett, c'est le moment de nous boucler tout ça comme tu l'as si bien démarré ! ange



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