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Le Siège de Terra : Mortis de John French

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Message par Nico. Dim 9 Mai 2021 - 14:37

Présentation:





==> Mortis Hardback

Les victoires de Saturnine et les sacrifices au spatioport du Mur d’Éternité rejoignent les espérances passées. Frustrés mais pas vaincus, les traîtres intensifient leur assaut sur le Palais Impérial. Les principaux spatioports étant aux mains d'Horus, le Maître de Guerre peut faire pleuvoir ses réserves. À mesure que la pression s'accroît, la puissance du Chaos grandit. Les jours des défenseurs ne sont que désespoir, et leurs songes nocturnes les transportent dans un paradis illusoire. Alors que les défenses se délitent et que les combattants perdent courage, Horus ordonne aux titans de la Legio Mortis d'abattre les remparts. Face à eux, la solidité du Mur Mercure et la vaillance de la Legio Ignatum. Rivales de longue date, les machines divines des deux Legios s'affrontent pendant qu'à l'abri des murailles une poignée d'individus cherchent désespérément un moyen de refouler l'influence maligne du warp. Un peu partout sur Terra, guerriers et voyageurs égarés parcourent des désolations et des jardins de l'horreur pour regagner leur foyer en vue d'un futur incertain.

560 pages • Mai 2021 • ISBN  9781780305615 • Illustration de Neil Roberts


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Message par Variel Dim 9 Mai 2021 - 18:12

Ce que je note déjà et que je ne savais pas, c'est que le bouquin faisait une telle taille. 560 pages, c'est autant (même un tout petit peu plus à 4-5 pages près) que Saturnine et même si je n'ai eu vent d'aucune review concernant ce livre, je trouve que ça augure du bon, c'est appréciable comparé aux 400 pages habituelles (d'ailleurs, ça fait déjà deux fois, j'avoue être surpris ^^)


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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- Les Demi-dieux Brisés : Chroniques de la 19e Grande Compagnie
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Message par Nico. Dim 9 Mai 2021 - 18:25

Si tu savais... je l'ai terminé. Les anglo-saxons l'ont globalement détesté et défoncé dans les critiques. Very Happy

Je ferai une critique j'espère en début de semaine si j'ai le temps. Après chacun a ses goûts et attentes, mais c'est pour moi, et pas mal de gens, le moins intéressant des Siege. Après, j'ai une allergie envers le style de John French, je n'ai aimé aucun de ses livres. Very Happy


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Message par Variel Dim 9 Mai 2021 - 19:34

Ah, bon, t'as potentiellement tué ma hype dans l'œuf là Razz
Je vais me raccrocher au fait que ça me paraît difficilement envisageable de l'aimer moins que Le Premier Rempart, en attendant ta critique que je lirai partiellement ^^ (j'imagine cela dit être moins hermétique que toi au style de French, sans que ça soit non plus mon auteur préféré de la BL, et je suis globalement certain de préférer les affrontements de gros robots que toi, alors bon Very Happy)
(Mais bon, on va voir...)


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
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Message par Ivan le Fou Dim 9 Mai 2021 - 20:28

Je viens juste de réaliser, après avoir posté ma "review" de Tallarn, que Mortis est de John French.

Bon, je le lirai quand même hein.


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Message par Nico. Mar 11 Mai 2021 - 1:17

Gros tome de 560 pages, pas mal de choses à dire pour un avis mitigé. Je ne vais pas tout raconter, j'en dis déjà assez et ce n'est que mon avis, donc cela dépend des attentes/envies/goûts de chacun. Je n'aime pas les Chevaliers/Titants et combats de mecha, donc forcément tous les passages avec eux m'ont laissé indifférant, ce qui influe sur la note.


- Scénario et mise en scène : 3/5

Le Siège continue, Perturabo a subit un revers à Saturnine mais maîtrise quand même le bataille, Dorn est acculé il n'attend plus que les renforts et même Horus le félicite comme quoi il a réussi. Pour Perturabo ce n'est pas terminé mais Horus lui ordonne d'attaquer avec toute sa Légion en même temps et qu'il compte envoyer aussi toute la Légio Mortis sur une section des murs. Horus en a un peu marre et veut accélérer le mouvement. Toute la promesse du livre, dès le titre, réside dans l'intervention de cette fameuse Légio Mortis. A partir du moment où ils sont déployés et détectés par les loyalistes, à chaque fin de chapitre l'auteur met le nombre de kilomètres restants avant d'atteindre les murs. Le livre est ainsi une course contre la montre pour les défenseurs (être prêts à temps). Le côté renégats est très peu abordé, plutôt au début, c'est surtout un livre sur les défenseurs.

On suit donc: Dorn (pas énormément non plus) qui pour une fois doute et sent qu'il est un peu acculé, mais aussi le trouffion Katsuhiro déjà vu dans quelques tomes précédents, la commandante du mur attaqué, Sinderman/Keeler, Corswain, Shiban Khan, des pilotes de Chevaliers et enfin Ollanius Persson qui arrive finalement sur Terra. Oui cela fait beaucoup de personnages à suivre, pas mal de lieux différents et coupures pour suivre la progression de chacun/chaque groupe. Vu le nombre d'intrigues différentes, je ne sais pas trop comment développer la partie scénario, surtout si je veux vous laisser des choses à lire, donc je vais résumer globalement "le but" des histoires principales.

Les pilotes: c'est simple, ils découvrent l'avancée des renégats et l'arrivée de la Legio Mortis, ils vont régulièrement faire des escarmouches pour retarder l'avancée. Je ne développe pas plus, j'ai zappé rapidement leurs passages vu que cela ne m'intéresse pas du tout les combats de mechas. On retrouve les femmes pilote de Titandeath et diverses Legio.

Katsuhiro est avec quelques survivants de divers régiments, ils tentent de survivre, ils sont là pour montrer l'exhaustion des troupes humaines et le délitement des lignes. J'ai bien aimé ses passages parce que la GI c'était toujours cool.

Spoiler:

Shiban Khan a survécu à son crash dans Saturnine, mais il est gravement blessé. Il va passer tout le livre à ... marcher jusqu'aux défenses. Il va rencontrer un lieutenant humain survivant qui a décidé de sauver un bébé au milieu du carnage. En gros, ce n'est pas très intéressant. J'ai beau aimer le personnage de Shiban Khan, le voir marcher pendant des plombes avec des voix dans sa tête et tenter de protéger l'humain et le bébé. Mouais. Il ne fait pas grand chose.

Spoiler:

Corswain, les premiers DA à arriver sur Terra après avoir reçu 10 000 légionnaires tous frais de l'Ordre de Caliban (Corswain ne sait pas qu'il sont des semi-traitres fidèles à Caliban). Par contre il faut avoir lu Luther pour le savoir ça, coucou le livre hors HH qui parle d'un truc important pour la suite du Siege. Sachant qu'il n'y a pas encore de VF, c'est ultra con et vous n'allez pas comprendre ce qu'il fait là avec autant de DA et qui ils sont. Bref. Lui sa mission est de rallumer l'astronomican ... dont il n'avait jamais été dit qu'il était éteint auparavant mais là si parce qu'il lui faut un but: le rallumer pour guider la flotte du Lion. On ne le voit pas souvent et ça sert surtout à placer d'autres intrigues, vu qu'avec les DA vous savez qu'il y a toujours plus que ce que les gens disent ou laissent voir... les Légionnaires de l'Ordre sont fidèles à Caliban, pas à l'Imperium.

Spoiler:

Sinderman/Andromeda-17/la "commissaire" de The First Wall: eux ils sont là pour faire sortir Keeler de prison et l'utiliser pour rebooster subtilement le moral des défenseurs en diffusant les thèses interdites de la divinité de l'Empereur.

Spoiler:

Ollanius Persson et les gens avec lui depuis Calth, lui cherche à retrouver John Grammaticus sur Terra. Et ça va prendre tout le livre pour qu'ils arrivent à faire quelque chose d'intéressant, avant c'est du blabla et des téléportations régulières.

Spoiler:

Et la Légio Mortis dans tout ça me direz vous ? C'est justement ce qui a fait râler bon nombre de fans anglophones: ils s'attendaient à un livre de gros affrontements de titans et une Légio Mortis qui défonce tout. Sauf qu'elle ne commence à se battre que dans le dernier quart du livre et qu'il n'y a, finalement, que "peu" de combats de Chevaliers/Titans. Et il n'y a presque rien de fluff sur Mortis, on n'a même jamais de passage de leur point de vue, un comble pour un livre portant leur nom.

Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup d'histoires et personnages parallèles mais paradoxalement, j'ai eu l'impression que rien n'avançait. Franchement, l'auteur aurait pu réduire à 400 pages facilement s'il avait viré tous les trucs inutiles et lents (coucou Shiban et les 2/3 des trucs avec Oll). Ce livre souffre d'un syndrome "filler", on a l'impression qu'il est là pour faire des transitions de personnages/scénarios entre les tomes précédents et les suivants, l'intrigue sert à faire aller divers personnages d'un point A à un point B pour qu'ils soient au bon endroit pour la suite. Je ne suis pas le seul à avoir eu cette impression, j'ai lu plusieurs retours et critiques, la plupart pensent la même chose. Cette histoire aurait pu être raconté plus rapidement ou alors faire l'objet d'une novella pour les personnages qui marchent et laisser plus de place à Mortis ou la défense en elle même plutôt que d'avoir deux groupes de gens qui sont à pied pendant des centaines de pages. Ce qui fait que des fois c'est sympathique voir intéressant, et après c'est pas loin d'être ennuyeux parce que les personnages ne font rien. Et il y a des choses non expliquées, à moins d'être idiot ou de l'avoir loupé je n'ai pas compris pourquoi les défenseurs abandonnent leur poste/se suicident/fuient à l'approche de Mortis, forcément que cela fait parti du plan d'Horus mais rien n'y fait référence. Technique warp mais par qui ? Comment ? Peut-être qu'un lecteur VF plus attentif aura la réponse parce que moi à la fin du livre j'me suis dit que tout ce truc utilisé plusieurs fois dans le livre n'a pas de réponse.

- Style et écriture : 2/5

John French a la particularité d'être le seul auteur dont je n'ai aimé aucune de ses publications ! Que ce soit la trilogie Ahriman dont j'ai même pas acheté le troisième tome, ses deux livres Tallarn chiants ou les autres. Je n'aime pas le style de cet auteur, je le trouve trop pompeux/lourd/ennuyeux/trop long. Je le dis à chaque fois et je continuerai de le dire. Question de goûts sûrement, y'a pas mal gens qui disent que c'est un des meilleurs.  Rolling Eyes

Ah et j'ajoute que quand un Chevalier/Titan utilise un missile particulier, dire que c'est un truc  ultra puissant, dangereux, rarement utilisé parce que pas très éthique, ça marche la première fois. Mais le faire 3 fois dans le livre, c'est inutile. Vraiment plusieurs fois il présente des armes, de quoi faire plaisir aux geeks de mechas/armements, mais c'est similaire en mode "c'est trop dark pour être utilisé normalement, mais là y'a pas le choix".

- Intérêt fluff : 4/5

Il y a des choses, voici une mini liste:

Oll est le premier perpétuel, il était allié à l'Empereur. C'était son "warmaster"...

Spoiler:

Du fluff sur l'Ordo Sinister, ils ne répondent qu'à l'Empereur et ce dernier décide enfin de les envoyer sous le commandement de Dorn.

Nous avons l'origine de l'Enuncia et des cognitae. Oui oui, les mêmes que dans les livres d'Abnett sur l'Inquisition de 40K. On apprendre qu'ils en veulent depuis tout ce temps à l'Empereur parce qu'il les a rasé quand ils voulaient "élever" l'espèce humaine en la formant.

Perturabo est déçu d'Horus, comme l'Empereur il n'utilise que la destruction et brise ses rêves. Pour lui la guerre des Légions est terminée, désormais c'est celle des sorciers et des bêtes. Il décide de quitter le Siège avec toute sa Légion.

Ah, le vaisseau de l'Empereur est utilisé comme diversion pour faire entrer les DA sur Terra. Comment ? En fonçant sur les lignes ennemis et en le faisant péter. Ciao le beau carrosse de papa. Very Happy

- Appréciation personnelle : 3/5

Honnêtement je m'attendais à un gros tome de baston de titans, cela ne m'enchantait pas du tout, j'ai plus tendance à apprécier les histoires d'humains ou marines dans un coin plutôt que les gros combats, mais là j'ai eu droit à soit des chapitres de gens qui marchent, soit des Chevaliers/Titans qui se tirent dessus. Autant vous dire que je me suis un peu ennuyé. Very Happy

Mais malgré tout, je n'ai pas détesté, il y avait des passages sympathiques et surtout pas mal de fluff/liens avec les autres publications, donc du moment que cela fait avancer la chronologie ça me va.

Publicité mensongère crient les anglophones, surtout qu'ils ont tendance à détester les histoires de Perpétuels alors là ils sont très déçus.  Very Happy Il y a en effet "peu" de combats de Titans à grande échelle vu que la Légio Mortis n'arrive en ligne de mire qu'à la fin, mais avant ça ya plusieurs escarmouches donc bon, moi cela ne m'a pas dérangé de ne pas en avoir plus.

J'aimerai voir des critiques d'autres membres avec un avis peut-être différent, c'est sûrement mon aversion pour les mechas et John French qui joue sur ma notation.

Total : 12/20


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Message par Variel Mar 11 Mai 2021 - 9:10

Wow, et ben, quelle critique... +1 bien mérité !

Je comprends sans partager ton aversion pour le style de French, qui m'insupportait dans la série Ahriman mais qui ue trouve s'est amélioré. (Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est l'un des meilleurs de la BL, loin de là même, en y pensant j'ai au moins 5 ou 6 auteurs que je trouve bien meilleurs que lui (ADB, Abnett, McNeill, Haley, Reynolds tout au moins)

Pour ce que tu indiques concernant la taille du livre, je crois que c'est la première fois que j'entends que le réduire d'un tiers aurait été mieux, d'habitude, c'est plutôt l'inverse What a Face

Et c'est vrai que c'est plutôt un comble d'appeler le livre Mortis et de le teaser comme celui qui abordera les actions de la Legio Mortis pendant le Siège pour au final ce que tu décris...
(Bon, j'imagine que c'est pas ce qui t'as le plus dérangé ^^)

En dehors de ça, j'suis un peu ennuyé du fait que les loyalistes soient une fois de plus bien + mis à l'honneur que les renégats, d'autant plus si Perturabo quitte le navire (je resterai donc sur ma faim concernant le rôle des IW durant le siège Neutral )

Après j'ai quand même hâte de le lire, mais je pense que j'aurai moins d'attente (ce qui n'est peut-être pas si mal, en fin de compte)


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par PetitPierre Mer 12 Mai 2021 - 14:21

Rha, franch c'est pas ma cam' non plus. On verra ce que donne ce tome. Etonnant que la BL n'ai pas fait appel qu'a ses meilleurs auteurs pour ce cycle...


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Message par - Ghost of Arkio - Dim 20 Juin 2021 - 16:53

Fini hier,
et agréablement surpris.

Cover : 1/2 spoiler de la fin: les Mortis atteignent les remparts du mur Ultime (à Mercure). 1/2 spoiler car déjà écrit dans l'histoire originale de William King que je vous conseille de (re)lire ici. Je cite :
Spoiler:
Neil n'a pas lu les romans : Dies Irae est passé au Chaos sur Istvaan5 lorsque son Princeps loyal est abattu par ses seconds (in: Les Faux Dieux) noyé au milieu d'une guerre bactériologique entre death Guards loyaux/renégats. Dies Irae revient dans ce tome (on le voit aussi dans Déluge d'Acier) incarné en montagne de métal-mort vivant suppurant de rouille, pus et mouches de Nurgle, vomissant des borborygmes de code corrompu.. pas très ressemblant, Neil.

Titre : Les fans de Déluge d'Acier (Dies Irae avec Forrix, Kroeger) et ceux qui s'attendaient à avoir un tome sur la Mortis (et les IW) vont râler. Vu que jamais son point de vue ni celui de ses princeps n'est montré.


- Scénario et mise en scène = 4/5
J'ai bien aimé. French a intégré fidèlement les lores et personnages des autres auteurs sans négliger les siens et en y ajoutant des petits nouveaux.
Je ne vois pas l'intérêt d'avoir des souffre-douleur, ni de faire un (des derniers) tomes du siège uniquement sur des combats de Titans. Je salue au contraire le choix de French, la variété et la richesse des backgrounds, points de vue et intrigues abordés et pourtant je suis le même qui n'ai pas aimé son Guerre Solaire que je trouvais justement à l'inverse trop superficiel ni surprise ; Guerre solaire que même les "forums anglophones" ont apprécié et qui m'a ennuyé voir facepalmé (le plot twist avec Oliton).
Et je ne comprendrais jamais cet argument comme quoi le fait que l'intrigue n'explique pas toutes les causes soit négatif (le fluff et tous les auteurs jusqu'à Penitent le font allégrement depuis 40ans), ni qu'utiliser une arme, même "terrible", plusieurs fois dans une même bataille est coupable de répétition. (attention à ne pas mélanger missiles Warp et Vortex)

Pas moins de 7 histoires parallèles dont on sent régulièrement les liens entre elles (nspas Gav avec tes rastatroopers?) avec des décors et des ambiances  très différents mais complémentaires, formant un tableau + riche que d'habitude du siège dont on s'était habitué aux battle-porn quasi sans interruption et incapable de sortir des murs.
L'avancé du roman est ponctuée par un décompte de la distance restante entre le raz de marée offensif d'Horus et le mur Mercure, comme le compte à rebours d'une catastrophe naturelle.
Spoiler:

Le point commun entre toutes ces histoires parallèles étant l'approche de la défaite et de la mort du point de vue loyaliste ; leur désespoir face à la certitude grandissante de l'échec, et la difficulté de trouver une raison de se battre, même en vain. (loyalistes donc, qui n'ont pas lu le récit de William King Smile )

"Fin de la guerre des légions" et le Chaos est partout, dans le paysage et dans les rêves, brisant le moral et désorganisant la résistance sur tous les fronts :
Spoiler:

La plus belle scène revenant pour moi à Perturabo quand Argnonis, dépité, vient lui donner ses nouveaux ordres.
Spoiler:


- Style et écriture = 4/5
Le rythme de la bataille frénétique des légions des derniers tomes change ici à tous les niveaux, et French le lie au titre :

Ici les combats sont plus rares mais épiques/tactiques. Le roman ajoute une note presque apaisée en s'ouvrant sur cette description des remparts et défenseurs observant le levé du jour, puis toutes ces scènes sous la pluie, dans le brouillard, de références à un printemps corrompu, les pupitres de la nacelle de Perturabo brisé sont humides de la pluie perçant par les trous du toit.
Bq de description de la nuit, de rues désertes, de nomansland. Le siège est en train de s'achever et "la guerre des légions est terminée", celle du chaos envahissant faune, flore, climat, remodelant Terra, devenant la norme.

French parvient ici à caractériser des factions et des persos très différents. Il reprend l'orgueil des Solaria dans son intrigue contre le psychotique Caradoc des Vyronii; Ignatum est du jamais vu, sorte de bande de punks pré-unité couverts d'electrotatouages et de percings, indépendants de Mars mais loyaux.
ET : ...Beaucoup de filles! 1er roman qui me donne une impression d'équilibre pas par le nombre, mais entre la répartition des rôles principaux féminins/masculins.
Mauer est très différente d'Andromeda17, que d'Acastia, Abhani, Mohana, Nasuba, Katt, Steena, ... aussi importantes que Oll, Shiban, Tetracauron, Cydon, Katsuhiro.

Côté primarques et space marines :
Spoiler:

Empereur dans le warp
Spoiler:


- Intérêt fluff = 5/5
Ignatum, Mortis, histoire des perpetuels, Cognitae, Empereur, Praefectus, Ordo Sinister, Warmasters, le projet secret des EC, l'ordre Cabalite, l'astronomicon, le retour de l'Alpha Legio (!) beaucoup de révélations et plottwist qui auront un impact à court et long terme sur le fluff.

Ignatum (archéofluff)
Spoiler:

Vyronii, Solaria et les survivants de Beta Garmon
Spoiler:

Legio Mortis
Spoiler:

Ordo Sinister
Spoiler:

Perturabo
Spoiler:

Praefectus : Mauer ("=mur" en allemand)
Spoiler:


Andromeda17 et Fo
Spoiler:

Fo
Spoiler:

Keeler / Sinderman / la foi
Spoiler:

Le Paradis (des Emperor Children)
Spoiler:

Astronomican
Spoiler:

Corswain /DA
Spoiler:

Shiban
Ce stand alone fera le lien avec le prochain tome (de Wraight sur la reprise du spacioport de la porte aux lions par le Khan). Symbolique aussi :
Spoiler:

L'Empereur
Spoiler:

Oll et les argonautes
Spoiler:

Qui veut utiliser Oll et John?
Spoiler:

Trivia: Leude  Razz
Spoiler:


- Appréciation personnelle =4/5
J'ai aimé son Praetorian of Dorn, moins son Slave of Darkness, me suis ennuyé dans sa Guerre Solaire, et suis comme d'autres resté imperméable à ses novellas sur les TS.

Pourtant ici j'en ai eu pour mon argent et même si son style n'atteint pas celui d'un Abnett ou d'un Haley, il a fait plus que le job et a traité bien plus d'aspects du Siège que ses précédents camarades, ce qui pour moi ne se compte pas en nombre de primarque ou duels de SM mais dans tout ce qui peut apporter du sens à cette bataille.


- Note globale = Excellent(-)/20

EDIT: pour le prochain tome
Spoiler:


Dernière édition par - Ghost of Arkio - le Mar 6 Juil 2021 - 10:07, édité 3 fois
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Message par Variel Lun 21 Juin 2021 - 10:32

Eh ben, sacré critique ! (à 1000 caractères de la mienne sur Saturnine, donc sans nul doute l'une des plus grosses du forum ^^ Très pertinente en plus de ça, et très complète également !)
+1 pour ça !

J'ai moi-même fini le livre hier soir, et m'apprêtant à en faire une critique également, je ne souhaite pas reprendre ici ce que tu as pu dire. Cela dit, dans l'ensemble, je suis parfaitement en accord avec la majorité des points que tu abordes.
En outre, quelques détails m'avaient échappés, et j'ai pu les comprendre en la lisant.


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par - Ghost of Arkio - Lun 21 Juin 2021 - 10:46

Déjà fini? ben dis-donc, tu as pas chaumé okay

Je me focalise toujours sur les points fluff mais j'ai surement oublié des trucs (j'ai oublié de parler du "carosse", l'1 des 3 navires à avoir porté l'Empereur durant la Grande Croisade, et qui contenait une part de son essence.)

Mais cette histoire de perpetuels, ca relance la machine à conjectures Very Happy on va pouvoir ouvrir les paris sur le rôle d'Oll, Erda et Actae Wink
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Message par Variel Lun 21 Juin 2021 - 10:57

- Ghost of Arkio - a écrit:Déjà fini? ben dis-donc, tu as pas chaumé okay

Disons que c'est tombé à un moment où je pouvais me permettre de lire pas mal, et en vrai je l'ai trouvé très immersif !

- Ghost of Arkio - a écrit:Je me focalise toujours sur les points fluff mais j'ai surement oublié des trucs (j'ai oublié de parler du "carosse", l'1 des 3 navires à avoir porté l'Empereur durant la Grande Croisade, et qui contenait une part de son essence.)

J'ai bien vu, et je t'en remercie, car pour quelqu'un comme moi qui a une connaissance assez large du fluff de ces dernières années (enfin entre 2010 et 2017 surtout) mais pas forcément de l'archéo-fluff ou des points les moins connus d'une manière générale, c'est vraiment cool et utile pour resituer certains éléments, voire en comprendre d'autres...

- Ghost of Arkio - a écrit:Mais cette histoire de perpetuels, ca relance la machine à conjectures

Justement, l'histoire des Perpétuels est quelque chose que je commence seulement à appréhender correctement, et j'avoue que c'est un point que je trouve vraiment intéressant
Spoiler:


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par - Ghost of Arkio - Lun 21 Juin 2021 - 11:23

L' Imperator Somnium..  I love you qqun a déjà fait un mod sur Battle Fleet Gothic Armada ^^ je serais curieux de connaître le sort des 2 autres vaisseaux évoqués (dont le Bucephelus).

Pour les perpetuels, n'hésite pas à te servir du lexicanum, il est là pour ca, et je ne vais pas lire la moindre novella ou édition limité pour un détail. La partie anglophone a déjà intégré pas mal des infos jusqu'à Mortis.

Spoiler:
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Message par Variel Lun 21 Juin 2021 - 11:35

Je serais curieux d'avoir plus d'infos pratique (taile exacte, etc) sur un monstre comme celui-là ! C'était lequel le vaisseau de l'Empereur dans la louvelle avec Horus (le loup de feu et de cendre je crois ?)

C'est là-dessus que j'ai trouvé pas mal de choses déjà !

Spoiler:


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par Ivan le Fou Lun 21 Juin 2021 - 13:09

Terminé hier soir.

J'avais commencé à écrire une review, mais plus ça allait et plus je m’énervais.

Donc non, je n'ai pas aimé ce bouquin. French est parvenu à faire pire que Tallarn en écrivant une nouvelle qui a encore moins de raison de s'appeler Mortis que Tallarn n'a de s'appeler Tallarn.

Des tangentes et "side-quests" douteuses qui peinent à justifier qu'on passe autant de temps sur elles, du mcguffin et des guest-stars en veux-tu en voilà, des effets de style pesants et des mises en scène qui tombent à plat, des éléments de fluff qui ne semblent pas être très fiables, etc...

Mais un roman qui n'est pas entièrement mauvais néanmoins.
Il a deux trois bons éléments.

-La consécration de la Legio Invigilata (qu'on retrouve dans la nouvelle Helsreach).
-Quelques éléments relatifs à l'histoire d'Oll.
-L'Ordo Sinister, bien que son déploiement, ou plutôt la façon dont elle fut déployée, manque de logique si on observe l'histoire de l'Ordo. Ainsi qu'une coquille regardant ses effectifs.
-Corswain qui tente de se faire un "Campanile II" par l'intermédiaire de l'Imperator Somnium.
-Katsuhiro (dont l'étymologie du nom est intéressante).

Mais alors le reste...

Ah et un truc très agaçant, qui n'est pas du fait de French, mais au niveau de l'impression; vers les deux tiers du livre, beaucoup de " ' " sont remplacés par des " > ".


Dernière édition par Ivan le Fou le Lun 21 Juin 2021 - 13:23, édité 1 fois


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Message par Nico. Lun 21 Juin 2021 - 13:17

Ah enfin des retours et tous en même temps, vous vous êtes concertés ? Very Happy

Un roman qui divise donc, il semblerait qu'Ivan et moi soyons d'accords sur le fait que ce roman n'est pas très intéressant et que French est lourd. Et de l'autre côté nous avons un Ghost et un Variel vantant les mérites de ce récit ! Cela montre les attentes différentes de chacun des lecteurs, les fans de neo-fluff qui connaissent pas cœur le vieux récit de l'HH ont l'air d'apprécier les clins d'œil ou reprises. Quant au style de French, c'est radical aussi, soit on déteste, soit on adore. C'est marrant de lire des avis divergents. J'ai hâte de lire ton retour Variel, tu avais l'air d'être le plus impatient de lire ce livre.

De mon côté, j'avais bien prévenu que ce livre aborde des thèmes qui ne m'intéressent pas du tout et que je ne connais justement pas le vieux fluff HH (volontairement pour garder un peu de surprises et être ouvert aux nouveautés scénaristiques). J'espère que le prochain tome, Warhawk, sera encensé à l'unanimité ! (FOR THE KHAGAN !) Razz


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Message par Ivan le Fou Lun 21 Juin 2021 - 13:20

Variel a écrit:Je serais curieux d'avoir plus d'infos pratique (taile exacte, etc) sur un monstre comme celui-là ! C'était lequel le vaisseau de l'Empereur dans la louvelle avec Horus (le loup de feu et de cendre je crois ?)

L'Imperator Somnium est l'un des trois vaisseaux personnellement employé par l'Empereur. Unique, en or, construit sur Terra et non pas Mars.

Malgré son armement, qui semble ridiculiser celui d'un Gloriana en terme de quantité, de variété et d'originalité, ce n'est pas un cuirassé, ou un "vaisseau de combat", mais un "transporteur de commandement".

Pour faire une analogie qui nous serait contemporaine, plus ou moins, prends: un SSV33, auquel tu ajoutes un Orlan et un Krechyet.

En terme de taille il est décrit comme étant "gigantesque", comparable à une des plaques orbitales de Terra.
Donc il est "très grand". Bien que ce terme ne veuille rien dire dans l'univers de WH30k/40k.


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Message par - Ghost of Arkio - Lun 21 Juin 2021 - 19:47

Quels culture de râleurs ces Français, jamais contents comme aux régionales .. Very Happy
Ca me rappelle le bon vieux temps de la réception de Prospero Burns, de The Outcast Dead, Know no fear..  et je vous promets que vous êtes pas au bout de vos souffrances avec les perpetuels et Erda créés par Abnett!
La version papier redevenue disponible sur amazon, on aura que celui-là sous la dent avant Warhawk pas encore confirmé pour cet été.

Variel a écrit:Je serais curieux d'avoir plus d'infos pratique (taille exacte, etc.) sur un monstre comme celui-là ! C'était lequel le vaisseau de l'Empereur dans la louvelle avec Horus (le loup de feu et de cendre je crois ?)

À part traduire l'article du lexi, on peut remonter à la 1ère description oui de cette novella de Graham sur la Croisade d'Ullanor :
Spoiler:

En fait pas grand chose.
Mortis chap.12 : (tjrs pratique le ctrl+F dans les epub)
Spoiler:

Fear to Tread (Swallow)
Spoiler:

Le Somnium a précédé tous les gabarits de Gloriana mais pour une plaque orbitale, il est quand-même plus petit que le Phallanx... scratch un Gloriana XXL moins gros qu'un Abyss.  
Le fait qu'il était bourré de robots et d'IAs a facilité le plan de Corswain.

Mais la mort spectaculaire du Somnius rappelle un autre passage de King :
Spoiler:
On voit bien que les auteurs ont dû faire des adaptations pour sauver le Phallanx... ou pas? on a 3 romans pour le savoir.

Quant au style de French, c'est radical aussi, soit on déteste, soit on adore. C'est marrant de lire des avis divergents. J'ai hâte de lire ton retour Variel, tu avais l'air d'être le plus impatient de lire ce livre.

Boah, on arrachera pas une majorité absolue à 4 ou 6 ici hein ! lol!
Mais ca reste intéressant de voir combien les goûts et les attentes font varier la note.

French c'est pas tout ou rien comme je le disais dans ma conclusion et je ne comprends tjrs pas que vous ayez épargné Guerre Solaire pour étrier autant Mortis Razz
Comme pour Swallow ou ADB (sa trilogie Black Legion) = irréguliers et à côté des attentes de la partie émergée des fans sur les RS (French qui a + de romans dans l'HH validé par Goulding que ADB, Annandale et Swallow réunis)
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Message par Variel Lun 5 Juil 2021 - 15:59

J'ai enfin fini ma critique sur Mortis. Elle m'a vraiment pris beaucoup de temps (d'autant que je n'ai pas pu l'écrire aussi rapidement que je le souhaitais), et elle aurait dû être bien plus courte que ça, mais plus j'y pensais et plus j'écrivais, plus il me venait des choses que je pensais ne pas pouvoir occulter. Donc voilà, elle fait quasiment 8700 mots pour environ 50000 caractères, j'en viens presque à me dire que personne ne la dira, mais c'est ce que m'a inspiré ce livre, alors tant pis What a Face En fait, je ne l'ai pas seulement écrite comme une critique de Mortis, mais aussi comme une critique du siège de Terra, afin de donner dessus mon avis global maintenant que j'ai lu Mortis. J'essaierai à l'avenir de rédiger mes critiques ainsi, elles font un peu "dissertation", mais j'aime bien ^^
(Nico, toi qui disais attendre de voir de ce que j'en avais pensé, tu risques de ne pas être déçu Very Happy )

Elle se veut a priori sans spoiler, mais bon, on ne peut jamais en être sûr, aussi ne la lisez pas si vous ne voulez rien vous faire spoiler !

La critique se découpe comme suit :


I. Rétrospective sur le siège de Terra

  1. En tant que suite
  2. En tant que suite à La Guerre Solaire
  3. En tant que suite à Les Égarés et les Damnés
  4. En tant que suite à Le Premier Rempart
  5. En tant que suite à Saturnine
  6. Conclusion de la rétrospective


II. Mortis

  1. Par rapport au titre, à la couverture et au synopsis
  2. Opposition entre le bien et le mal
  3. La guerre des bêtes
  4. Perturabo
  5. Horus et l'Empereur
  6. Et après ?


III. Conclusion


  1. Avis
  2. Notation




Critique de Mortis



I – RÉTROSPECTIVE SUR LE SIÈGE DE TERRA


              1. En tant que suite


S’il y a bien quelque chose qui change avec le siège de Terra par rapport à l’Hérésie d’Horus en tant que romans, c’est bien le fait que désormais chaque roman est une suite directe du précédent, là où dans l’HH, il y a quelques suites directes (trilogie originale) mais surtout des suites indirectes. Forcément, cette dernière chose induit un détachement plus important vis-à-vis de l’histoire globale, avec une plus grande importance apportée à ses éléments constitutifs. On retrouve forcément les mêmes personnages dans divers romans (Primarques, Space Marines, et cetera) mais je trouve qu’il est plus compliqué de tracer le parcours réel d’un personnage qu’on ne voit que tous les 10 ou 15 romans (hors Primarques, et perso circonscrits à une seule histoire). Et même, par rapport à l’histoire, j’ignore combien d’intrigues principales différentes il y a dans la totalité de l’Hérésie d'Horus, mais j’ai l’impression que l’ordre de lecture du Black Librarium donné une idée assez précise de l’imprécision assez monumentale qu’est en réalité cette série.


Ici, le format change. Bien sûr, ça n’a rien d’étrange, car si l’Hérésie se déroule sur 7 ans (je crois), le Siège le fait sur quelques mois. Forcément, on retrouve un grand nombre de personnages et d’intrigues d’un roman à l’autre, et on observe leur évolution sur un très court laps de temps, comme si en fin de compte on avait un seul immense roman qui relatait tout le siège.
Spoiler:

Si je parle de ça dans cette critique, c’est parce que c’est avec Mortis que j’ai pris pleine conscience de cela. La différence d’intrigues entre La Guerre Solaire et Les Égarés et les Damnés, puis la différence qualitative subjective entre ce dernier et Le Premier Rempart, puis le gouffre qualitatif subjectif entre ce dernier et Saturnine m’avait fait perdre de vue l’idée d’une seule histoire étalée sur un mois à peine (pour l’instant), et c’est avec la stabilité qu’offre selon moi la suite Saturnine/Mortis associée à la pleine utilisation des conséquences de Le Premier Rempart, à certaines intrigues secondaires de Les Égarés et les Damnés et au fait que ce soit le même auteur que La Guerre Solaire que j’ai pu enfin voir ça ainsi sans avoir besoin de me forcer à le faire. En d’autres termes, ce livre m’a montré à quel point les liens entre ceux qui composent la première partie du siège (hors novellas, que j’ai pas lues encore) étaient perfectibles dans ce qu’ils étaient sensés montrer – ce qui constitue selon moi le plus gros défaut des romans du siège – et c’est paradoxalement ce qui m’a le plus plu dans Mortis. L’appréciation que je lui porte m’oblige par conséquent à revoir mon jugement sur ses prédécesseurs, à l’exception de Saturnine, du fait que ce soit précisément le lien entre ces livres qui m’ait fait penser tout ça.


              2. En tant que suite à La Guerre Solaire


Le lien qui peut le plus facilement être fait entre ces deux romans est évidemment le fait qu’il soit écrit par le même auteur, ajoutant une forme de cohérence stylistique au siège (en dehors du fait qu’en termes d’écriture on ait pas mal de ressemblances entre les différents auteurs, ce sur quoi je ne reviendrai pas). En fait, le style d’écriture est même l’une des seules choses qui lie ces deux livres, car outre le Dramatis Personae assez différent (53 personnages cités dans La Guerre Solaire, contre 63 dans Mortis, avec uniquement 13 personnages communs aux 2 livres et encore, parce que 7 d’entre eux sont l’Empereur, Malcador, les 3 Primarques loyalistes, Horus et Perturabo, sont plus ou moins présents toute la première partie du siège), très peu d’intrigues ont quoi que ce soit en commun, à l’exception d’une seule : Le duel psychique entre Horus et l’Empereur, représenté métaphoriquement et présent entre chaque partie de ces deux livres.
Spoiler:


Pour ce qui est du point commun principal entre les deux, soit John French lui-même, La Guerre Solaire souffre encore une fois de la comparaison sur un plan strictement littéraire. Les deux livres ont des défauts similaires : des descriptions parfois laborieuses, une action qui perd à certains moments en clarté, un traitement assez inégal des personnages, et quelques autres bricoles. Toutefois, dans chacun de ces points, French fait d’après moi mieux dans Mortis que dans La Guerre Solaire. Je n’ai pas tant d’exemples précis à donner vis-à-vis de ça, citons seulement :
Spoiler:
Toutefois, les deux livres ont aussi des qualités en commun : en effet, je trouve que French, a la différence de Haley et de Thorpe (au moins pour le siège), arrive bien à représenter convenablement le conflit. Déjà dans La Guerre Solaire, la démesure des l’action était bien retranscrite, et ceci à plusieurs échelles. Ici, c’est un peu pareil, même si le nombre d’intrigues est circonscrit à quelques points. French rend bien les questions d’échelles une nouvelle fois, tant pour montrer la démesure de la puissance des titans par rapport à celle des soldats qu’au niveau de la compréhension de chacun (d’un côté un Katsuhiro dépassé, de l’autre un Oll qui manie des concepts qui écrasent la compréhension du premier).


              3. En tant que suite à Les Égarés et les Damnés



Les liens entre Mortis et Les Égarés et les Damnés sont plus importants. En effet, le siège de Terra commence véritablement dans ce livre, et il initie plusieurs choses qui trouvent leurs conséquences dans Mortis. Par conséquent, les intrigues secondaires peuvent s’y rapporter, notamment celle de Katsuhiro, puisqu’à défaut de se retrouver dans les deux tomes suivants (ou du moins, pas autant qu’elle ne l’est au départ), elle l’est beaucoup dans Mortis. Très bonne surprise de ce livre d’ailleurs, puisqu’elle constitue la seule intrigue à échelle véritablement humaine tant dans les enjeux que dans les perspectives de Katsuhiro, très loin de celles de Space Marines, de Primarques ou de Perpétuels. Par conséquent, comme dans Les Égarés et les Damnés, cette intrigue forme le point de vue humain de l’histoire, l’intrigue à laquelle il est le plus facile de s’identifier, tout en abordant d’une manière à mon sens très pertinente et convaincante la question de la foi (et d’une manière différente que Saturnine) [voir plus loin].


En fait, justement, le principal point commun entre Les Égarés et les Damnés et Mortis est le fait que ces deux livres relatent avec brio les affrontements terrestres du siège sans uniquement se focaliser sur un seul événement comme le font Le Premier Rempart et Saturnine. On y retrouve ces fameux assauts terrestres qui faisaient le charme de ce deuxième tome, en montrant bien la démesure de l’attaque d’Horus en termes d’effectifs ou de monstruosité, et en face la terreur et le manque de temps dans lesquels sont plongés les défenseurs de Terra. Comme pour Les Égarés et les Damnés, on retrouve dans Mortis un ennemi abominable (les pestiférés/Death Guard/assauts de Layak/cultistes dans le premier, les pestiférés/Death Guard/Legio Mortis dans le second) et imprévisible qui prend de court de part un rapport de force légèrement supérieur les armées impériales. Dans Mortis, j’ai trouvé extrêmement bien faite la place non centrale qu’occupe la Legio titanique éponyme car elle rend ces adversaires beaucoup plus mystérieux et terrifiants [voir plus loin]. Les guests demeurent toutefois moins impressionnants dans Mortis, renforçant encore ce côté "guerre sans-visage" : pas de Valdor, beaucoup moins de Primarques (5 dans Mortis contre 10 dans Les Égarés et les Damnés), pas de Raldoron, d’Azkaellon, de Lucoryphus, de Khârn ou de Mournival ici, mais beaucoup de personnages plus ‘’humains’’, au moins dans leur manière d’appréhender les choses, ce qui donne évidemment une multitude de points de vue une fois associés à ceux d’êtres à la condition transhumaine.


              4. En tant que suite à Le Premier Rempart


On retrouve entre ces deux livres deux liens importants qui tiennent aux intrigues, même si l’un des deux est clairement capital pour l’action principale qui donne son nom à Mortis. En effet, la Legio Mortis est la conséquence directe la plus désastreuse (en tous cas dans les actions qui nous sont clairement montrées) de la prise du spatioport de la Porte du Lion (je mets pas de balise spoiler pour ça, je pense que tout le monde est quand même un minimum au courant de ce qui s’y passe). Conséquence pour ainsi dire absente de Saturnine (ce qui a conduit dans mes souvenirs un certain nombre de gens à râler), c’est dans ce tome qu’on la trouve. Les retentissements ne sont pas présentés comme aussi importants que ce à quoi on aurait pu s’attendre, au moins dans ce livre :
Spoiler:
Il n’en demeure pas moins que Le Premier Rempart est capital dans la mesure où il explique comment les renégats ont pu débarquer plusieurs centaines de titans (dont certains dépassent les cinquante mètres de haut) sur Terra dans le plus grand des calmes.


L’autre lien qui a une importance dans la suite du siège (et je dis ça car ce n’est pas dans Mortis que c’est le plus important, le livre se contentant de suivre cette intrigue initiée là et surtout présente dans Saturnine), c’est l’intrigue concernant Sindermann, Keeler, Amon et plus généralement tout ce qui tourne autour du Lectio Divinitatus. Pour ma part et de manière absolument subjective, cela m’avait très ennuyé dans Le Premier Rempart, ce qui m’a nécessairement donné de mauvaises bases quant à l’intrigue qui concerne ces personnages (même si, par rapport à la foi elle-même, ça allait). Aussi, j’aurais très facilement pu décrocher et me moquer éperdument de tout ça dans les tomes suivants, mais ce n’est pas le cas. Sans parler de Saturnine, toute cette intrigue a bien évolué dans le bon sens, puisqu’en substance elle garde des problématiques similaires (des problématiques très intéressantes) tout en y incorporant de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. Le champ de la foi s’est par ailleurs diversifié, et on la retrouve désormais à plusieurs niveaux qui s’avèrent une compréhension de la foi à divers échelles comme pour le reste.
Spoiler:
Il y a en plus de cela une similitude assez sympa dans ces deux livres quant aux illusions qui prennent forme par rapport à la foi et à l’utilisation que peut en faire le chaos :
Spoiler:


              5. En tant que suite à Saturnine


Ce qu’on retrouve directement entre Saturnine et Mortis, c’est les intrigues qui se poursuivent pour ainsi dire là où elles s’étaient arrêtés, ce qui donne enfin l’impression d’une seule et même longue histoire, et ce malgré le découpage peut-être un peu trop particulier qui a été fait pour chaque livre :
Spoiler:
Que ce soit l’intrigue avec Sindermann/Keeler/Amon, Grammaticus, même Shiban Khan (ce qui m’a étonné), ou bien les conséquences directes de l’action principale de Saturnine au mur éponyme, on a un lien très bien fait de causalité et de suite entre ces deux livres, là où d’après moi, les intrigues spécifiques qui se suivaient dans les romans précédentes étaient soit inexistantes, soit trop mal ficelées, soit dans un à peu près qui découlait des visions différentes d’auteurs (ce qui ne nuisait pas forcément à la compréhension, mais qui relâchait d’après moi l’importance qui pouvait être apportée à telle ou telle intrigue par sa mise en œuvre changeante). C’est d’ailleurs par ça que j’ai commencé : je le répète parce que ça a pesé dans l’appréciation que je porte à Mortis, mais ça m’a fait du bien de pouvoir l’assimiler directement à Saturnine, parce que le tout devenait enfin plus cohérent et plus semblable à ce qu’auraient normalement dû être une suite de quatre romans traitant d’une seule et même guerre dans un intervalle de quelques semaines.


Même en prenant du recul par rapport à l’histoire en elle-même et en observant les qualités et défauts que l’on peut trouver aux romans, je trouve (enfin, vu les avis divergents, c’est absolument subjectif) que la suite Saturnine/Mortis offre une certaine stabilité dans les qualités du livre, car là ou la suite La Guerre Solaire/Les Égarés et les Damnés possède d’après moi une certaine homogénéité dans le "plutôt sympa", la suite Les Égarés et les Damnés/Le Premier Rempart marque une différence qualitative assez visible et la suite Le Premier Rempart (je trouve encore le moyen de le défoncer dans une critique deux livres plus tard)/Saturnine crée un gouffre assez profond, l’enchaînement Saturnine/Mortis offre, en plus d’intrigues semblables ou du moins cohérentes entre elles, une certaine stabilité qualitative, même au niveau du style d’écriture (Abnett fait mieux dans l’ensemble, mais non seulement j’ai trouvé French (malgré ses défauts) carrément à la hauteur, et en plus dans certains aspects (j’avais envie de dire "la condition transhumaine", mais c’est pas le truc d’Abnett de tout façon) il s’en sort mieux, et pour autant l’écart entre chaque même aspect pour les deux livres ne se creuse pas tant que ça). Du coup, cela renforce encore une fois cette idée de suite directe et cohérente.


              6. Conclusion de la rétrospective


Bien évidemment, tous ces points ne sont pas ce qui constitue le cœur de ma critique sur Mortis. Ils forment plus une forme de satisfaction personnelle à avoir vu le siège de Terra prendre une forme homogène, bien plus semblable à celle que j’espérais. Ainsi, si ça ne concerne pas spécifiquement ce livre mais plutôt le tableau d’ensemble du siège en lui-même, c’est peut-être la qualité la plus importante qu’il a eu à mes yeux. D’une part, il me permet d’apprécier beaucoup plus les cinq premiers tomes rétrospectivement (en plus de me donner envie de les relire plus ou moins tous), et de l’autre, il me donne de l’espoir vis-à-vis de la suite et fin de cette série. Je n’attendais pas Mortis pour cela, et je suis très content d’avoir été comblé à ce niveau-là, même si évidemment, d’autres n’ont peut-être pas eu cette impression.


En tous cas, dans la suite de cette critique, j’aborderai mon point de vue par rapport à Mortis en lui-même, avec les qualités et les défauts que je lui trouve. Certains aspects, retrouvés dans plusieurs livres de sorte qu’il était complexe de les incorporer dans cette première partie, le seront dans la seconde.



II - MORTIS


              1. Par rapport au titre, à la couverture et au synopsis


De ce que j’ai pu lire, les critiques les plus virulentes par rapport à Mortis sont liées aux titans. Dis comme ça, on pouvait s’y attendre, au vu du titre du livre, évidemment. Par conséquent, ce qui revient le plus souvent, c’est la place de la Legio Mortis dans le livre qui est vivement critiquée :
Nico. a écrit:Et la Légio Mortis dans tout ça me direz vous ? C'est justement ce qui a fait râler bon nombre de fans anglophones: ils s'attendaient à un livre de gros affrontements de titans et une Légio Mortis qui défonce tout. Sauf qu'elle ne commence à se battre que dans le dernier quart du livre et qu'il n'y a, finalement, que "peu" de combats de Chevaliers/Titans. Et il n'y a presque rien de fluff sur Mortis, on n'a même jamais de passage de leur point de vue, un comble pour un livre portant leur nom.
Ivan le Fou a écrit:Donc non, je n'ai pas aimé ce bouquin. French est parvenu à faire pire que Tallarn en écrivant une nouvelle qui a encore moins de raison de s'appeler Mortis que Tallarn n'a de s'appeler Tallarn.
Je pense que la frustration est compréhensible, dans la mesure où Mortis devait, outre de part son titre même et sa couverture, aborder l’un des éléments marquants du siège de Terra, et que malgré tout cela, la place accordée à la Legio Mortis et même aux titans/chevaliers d’une manière générale est assez minime quand on constate la taille du livre. Même si, bon, en vérité, je ne suis pas vraiment d’accord.


Mortis ne nous est certes pas décrite vue de l’intérieur, et les combats les plus acharnés du livre ne commencent qu’aux alentours du dernier quart du livre, ce qui peut nécessairement en avoir gêné plus d’un, pourtant pour moi, c’est une bonne chose, pour plusieurs raisons :


Déjà, les titans sont abordés dès le début du livre. Que ce soit la Legio Ignatum, sur laquelle on a pas mal d’éléments qui donnent une vraie couleur aux passages l’abordant (un cinquième du livre à vue de nez ?), la Legio Solaria ou la maison Vyronii, divers personnages sont décrits et présentés tôt dans le livre, et font figure de personnages quasi centraux de l’histoire (à eux seuls, Tetracauron, Abhani et Acastia doivent couvrir quelque chose comme une moitié du roman).

Il ne faut pas oublier que le siège de Terra ne se résume en aucun cas aux seuls intrigues terrestres comme celle qui concerne la Legio Mortis. Il aurait été impossible de braquer les projecteurs uniquement sur Ignatum, Mortis et les autres, car tout doit avancer simultanément. Au contraire, au vu de toutes les intrigues traitées tout au long de ce livre, soit plus d’une demi-douzaine et dont un tiers uniquement abordent la question des titans, j’ai trouvé que le temps d’exposition de ce qui concerne l’avancée de la Mortis et la défense de leurs ennemis directs (les trois personnages cités ci-dessus surtout, mais d’autres aussi) était non seulement bien suffisant, mais également très bien géré. Dans un roman qui fait suite à des intrigues concernant à la fois la Lectio Divinitatus, les Perpétuels, les Primarques, et cetera, une telle place accordée à ce qui est supposé être le cœur du livre est déjà importante. On ne peut d’après moi en vouloir à French qui, au contraire de Thorpe et de sa focalisation quasi-totale sur la prise du spatioport (ce qui, au vu de sa place dans la chronologie du siège, pouvait encore d’après moi se concevoir), prend le temps de faire avancer, et ce de manière à la fois cohérente et logique.


Ensuite, et pour ce qui concerne plus précisément la Legio Mortis plutôt que les titans d’une manière générale, j’ai trouvé bien vue la manière dont ils sont utilisés. Le compte à rebours, qui détaille à la fin de chaque chapitre qui les concerne le nombre de kilomètres restants avant qu’ils n’atteignent le mur qu’ils doivent anéantir, crée une forme de pression, déjà efficace chez le lecteur (ou en tous cas, elle l’a été pour moi) et ainsi d’autant plus présente chez les défenseurs qui s’affairent à mettre tout en œuvre pour empêcher ce qu’ils voient comme une menace absolument terrifiante de parvenir à leur objectif. Et c’est là que réside pour moi le plus gros point fort de la manière dont est traité la Mortis. En faire, à l’instar d’Abaddon, de Khârn ou de Perturabo (dans une certaine mesure pour ce dernier), des ennemis que l’on suit aurait pu être pertinent, bien sûr, mais aurait amoindri la manière dont ils sont directement perçus par le lecteur. Au contraire, on les voit uniquement ici sous un angle extérieur, comme des adversaires immensément puissants et terrifiants pour ceux qui leur font face, si bien que la pression qui pèse sur les épaules des défenseurs n’en est que renforcée. Ce ne sont pas de simples ennemis que l’on pourrait éventuellement comprendre et appréhender, non : ce sont d’immenses monstruosités de métal perverties en profondeur par le Warp dont la nature échappe totalement à ceux qui leur font face. Ce n’est pas un titan Imperator d’où subsiste en lui une once de sa gloire passée, non : c’est le Dies Irae, un demi-dieu cauchemardesque capable d’encaisser beaucoup plus que n’importe quoi d’autre, fut-ce un autre titan de son gabarit. Tout cela contribue à rendre la Legio Mortis et les autres titans renégats beaucoup, beaucoup plus effroyables qu’ils ne l’auraient été sinon.


Pour ces raisons, j’estime que les titans et plus particulièrement la Legio Mortis sont loin de constituer un défaut, au contraire. Ils demeurent le cœur de l’action du livre, expliquant pourquoi il porte le nom de cette dernière, tout en n’étant ni trop présents ni pas suffisamment impactant. Je trouve que French a su parfaitement se débrouiller dans sa narration, et si je peux concevoir que certains n’aiment pas voir des robots se battre entre eux (personnellement j’ai adoré, mais l’inverse est absolument compréhensible), j’ai trouvé cette partie du livre excellente, bien amenée et surtout bien faite.


              2. Opposition entre le bien et le mal


Un autre aspect très important de l’histoire, dans la lignée directe des tomes précédents, est la question du bien et du mal. Elle revêt diverses formes, notamment celle de la foi, question elle aussi centrale dans cette histoire, et elle est au final ce fil rouge qui lie toutes les intrigues (soit huit pour moi, soit toutes celles données par Ghost plus celle avec Katsuhiro) entre elles, ajoutant au siège une profondeur bienvenue sans laquelle tout aurait été bien plat. On l’a bien compris dans les tomes précédents du siège, la foi est centrale (et elle l’est depuis Le Premier Rempart surtout, avec le début de l’intrigue concernant Keeler, Sindermann, et cetera) et on y retrouve une certaine dualité (et ceci est important, car la dualité, la complémentarité, le yin et le yang est quelque chose de très, très présent dans Mortis, donc j’y reviendrai), à différents niveaux :


D’abord, le côté "lumineux" de la foi, déjà incarné par Olly Piers dans Saturnine et désormais par Katsuhiro (personnage présent depuis Les Égarés et les Damnés, pour rappel) dans Mortis. On nous y montre dans ce dernier Katsuhiro, renvoyé au front avec d’autres soldats. Je ne me souviens plus très bien de la transition à partir de laquelle le personnage avait intégré la foi à son fonctionnement, mais c’est le cas ici et ça fonctionne (d’autant plus dans son évolution, le personnage n’est pas le même au début et à la fin du roman, alors même qu’il est assez peu présent, et c’est très cohérent). On y constate l’influence, minime mais réelle, que peut avoir la foi dans le comportement d’un individu, sans nous dire si l’Empereur lui vient vraiment en aide ou si sa détermination empreinte d’une certaine part de chance (ou de malchance, je me suis posé la question) lui permet de survivre. Toujours est-il que plus il pense que sa survie tient de l’Empereur, plus sa détermination se renforce, et on observe cela parmi les soldats qui l’entourent. On retrouve une forme d’espoir dans cette intrigue, ce qui contraste d’autant plus avec les horreurs que lui et les autres doivent affronter et le tableau extrêmement sombre qui nous est dépeint. C’est très appréciable.


Mais on y retrouve également le côté plus "sombre" de la foi, et ce depuis Le Premier Rempart. La foi permet peut-être de raffermir la détermination des soldats, à permettre à certains réfugiés de survivre dans la mesure où elle l’une des dernières choses qu’il leur reste, mais non seulement elle est vue comme néfaste dans une certaine mesure, mais en plus dans les faits elle est réellement utilisée contre les défenseurs de Terra : dans Le Premier Rempart, elle était le canal utilisé par Cor’bax pour s’infiltrer au cœur même du palais et détruire de l’intérieur la barrière psychique de l’Empereur. Ici, et dans la lignée directe de Le Premier Rempart/Saturnine, on retrouve cette méfiance si particulière à l’égard d’Euphrati Keeler, à la fois vue comme un symbole, comme un ennemi de l’Imperium, et comme une arme dont il pourrait se servir, appuyant encore une fois sur cet aspect "à double-tranchant" de la foi. On y retrouve ici une mission d’exfiltration très bien amenée, très bien décrite qui nous plonge parfaitement dans le climat si particulier de l’administration (au sens large, le mot que je cherche ne me vient pas au moment où je rédige cette critique, et je ne sais pas si j’y repenserai) de Terra, grâce à l’Officio Préfectus et au nouveau personnage très sympathique de Hellick Mauer. On y voit en outre grâce à elle l’influence de la guerre (et potentiellement d’autre chose) sur la psyché des soldats retirés, ce qui ajoute une nouvelle chose au tableau de plus en plus complet du siège de Terra.


La foi n’est cependant pas la seule manière dont est retranscrite la dualité bien/mal, car elle est également associée à l’espoir et à ce qui s’y rapporte. Dans Mortis, la dualité est plus complexe car elle n’est pas montrée de manière égale. L’intrigue dans laquelle on retrouve le plus cela est dans celle qui concerne Ollanius Persson. Je reparlerai de cette intrigue plus tard dans la critique, car elle mérite qu’on s’attarde d’avantage sur elle et ce à plus d’un titre, mais une partie de ce qu’elle décrit est important dans cette partie par rapport à l’opposition bien/mal. Pour faire simple, les Emperor’s Children se sont "désolidarisés" de la guerre après leur défaite sur le mur Saturnine (en même temps, la honte) et Fulgrim lui-même est libéré du joug de Layak, et donc libre de faire ce qu’il souhaite, par conséquent ils décident d’aller conduire leurs massacres un peu partout sur Terra (et ça on le sait depuis longtemps, à la fin du siège, les Emperor’s Children repartent avec énormément d’esclaves et après avoir commis d’indicibles atrocités). Parallèlement, la quête d’Oll Persson et de son groupe, toujours à la recherche de John Grammaticus, va les emmener à la ruche Hatay-Antakya, considérée comme un "paradis" vers lequel se tournent un grand nombre de pèlerins fuyant la guerre.
Spoiler:
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C’est évidemment là que le lien se fait, puisque les Emperor’s Children ont pris le contrôle de la ruche et l’ont remodelés grâce au Chaos. On y découvre derrière cette apparence de paradis un enfer glauque, au moins aussi horrible que le paradis n’aurait été beau s’il en avait réellement été un. Cela ne concerne pas substantiellement le bien et le mal, mais permet de faire la transition avec la partie suivante.


              3. La guerre des bêtes


Ce qui change définitivement les choses dans le siège de Terra à partir de Mortis, c’est cela. Les actions menées par Layak, par Cor’bax, par Samus, par les Primarques Démons, a enfin porté ses fruits. La barrière psychique de l’Empereur s’est définitivement amoindrie, ne couvrant plus que l’intérieur du palais, et l’affluence des forces renégates est si intense que le Warp commence à se fondre avec la réalité. Les deux plans sur lesquels se passaient jusqu’alors la guerre commencent à n’en devenir qu’un, et l’effet le plus destructeur qui soit est l’arrivée des démons. Le bien et le mal, la foi, tous sont des vecteurs d’apparition, dont le Warp se nourrit et remodèle, induisant le fait que les défenseurs luttent contre leurs propres démons (hors blague, puisqu’elle n’est pas géniale, c’est le cas au sens propre et figuré). Les humains craquent, se suicident, tuent leurs proches, leurs alliés, et ce partout sur le siège. L’Officio Praefectus est créé pour cette raison mais plus le siège avance, plus les cas se multiplient, et on s’éloigne désormais de l’enjeu de départ, ou plutôt ce dernier est perturbé. Il fallait gagner du temps, maintenant il faut en perdre le moins possible. A chaque seconde, les chances de victoire s’étiolent, et Dorn est secoué d’enfin apprendre que les secours n’ont plus que très peu de chances d’arriver. L’effet est pernicieux, c’est un véritable cercle vicieux, car les sacrifices faits pour gagner du temps ne sont jamais suffisants et baissent encore les chances de victoire. Jamais dans le siège l’heure n’avait été aussi noire, alors même que le tome précédent s’était conclu plutôt à l’avantage (modéré, mais quand même) des loyalistes.


Où commence le Chaos, et où s’arrête-t-il ? C’est l’une des questions que je me suis posé au cours de ma lecture, car comme souvent avec lui (dès que c’est bien fait, du moins), les limites sont floues. Thaddeus Rhihol-Sen était-il piégé par le Chaos dans sa forme brute, ou seulement prisonnier de ses propres tourments ? Ou les deux, peut-être ? Vassukella luttait contre Corswain et Vassago, mais beaucoup de choses laissent à penser qu’il avait une influence dans les événements d’Hatay-Antakya, voir au moment où les soldats se suicident, sinon quoi d’autre ? (Bah oui, il est quand même surnommé "le Chant de l’Extase sans Fin", on y retrouve des similitudes avec le moyen utilisé contre les pèlerins et contre les défenseurs) On nous laisse comprendre que le Chaos est partout, qu’il influence tout, mais jusqu’où est-ce le cas ? Personne ne le sait. Personne ne semble en saisir la mesure exacte, parce que l’influence du Warp jaillit de partout sans qu’on comprenne pourquoi. Et puis, quel pouvoir l’Empereur a-t-il encore ?


Pourtant, quelque chose n’a pas tourné à l’avantage des renégats. C’est vrai, en fin de compte, la Mortis annihile Ignatum et tout ce qui lui fait face pour battre en brèche le mur Mercure. Le Warp est partout, de plus en plus fort. Les Dark Angels éliminent Vassukella, mais ne rallument pas l’Astronomican. Keeler, considéré comme une potentielle arme par Malcador, disparaît… Tout cela resserre non seulement l’étau sur Terra, mais laisse entrevoir une possibilité de défaite totale des loyaliste. Mais comme je le disais, quelque chose a changé, et ça n’est pas lié aux loyalistes. Comme il n’y a jamais que du mal dans le mal, c’est cette guerre des bêtes, cette arrivée totale du Chaos, qui a peut-être fait pencher la balance en défaveur des renégats. Ce sont les Iron Warriors. C’est Perturabo.


              4. Perturabo


Les actions de Perturabo et de sa légion ont été décisives depuis le début du conflit. Les premiers engagements dans le système Sol, qui ont mis à mal les sphères de défense sur les planètes du système jusqu’à Terra en cachant la véritable menace et en faisant perdre dès le départ du conflit un temps précieux aux loyalistes sont l’œuvre de Perturabo et des Iron Warriors. La chute de l’égide, sans laquelle les renégats n’auraient jamais pu arriver aussi prêt du palais en le laissant avec aussi peu de défense, est l’œuvre de Perturabo et des Iron Warriors. La perte du spatioport de la Porte du Lion, qui a permis à la fois de saper la meilleure voie de repli aux loyalistes et de permettre le débarquement des titans (entre autres) sur Terra, est l’œuvre de Perturabo et des Iron Warriors. Et si la bataille au mur Saturnine aurait pu permettre une victoire renégate extrêmement rapide, ce fut bien grâce à Perturabo. Tout au long de la première partie du siège, le Primarque s’est révélé le pire adversaire de l’Imperium tout entier, offrant sur un plateau tout ce qu’Horus souhaitait. Car ce dernier avait beau avoir sous ses ordres des légions de Space Marines et des milliards de combattants, soutenus par des milliers de vaisseaux et appuyés par les quatre Primarques Démons, jamais il n’aurait pu arriver là où il en est arrivé si Perturabo n’avait pas été là. Horus lui dit par ailleurs qu’il est le seul commandant fiable sur lequel il peut s’appuyer, leurs quatre autres frères étant totalement à la merci de leur engagement envers les dieux du Chaos.


Durant tout ce temps, Perturabo est resté égal à lui-même. Il a agi par vengeance et par allégeance, sans jamais rechercher le Chaos comme une fin en soi, bien au contraire. Il s’est contenté d’utiliser ses capacités méthodiquement afin d’annihiler tout ce qui lui résistait, jusqu’à précipiter l’Imperium vers sa fin par manque de temps et de moyen. Perturabo était très probablement le meilleur atout du Maître de Guerre, et pourtant, Horus va perdre sans que jamais jusque là on ait pu comprendre comment cela allait arriver. Et tout prend un sens dans Mortis.


Perturabo est un être instable, et mentalement perturbé. D’aucuns considèrent qu’il a trahi l’Empereur à cause d’un manque cruel de reconnaissance, et ça n’est pas faux en soi, mais à mon sens, ça n’a pas tant pesé dans la balance que ça. C’est le doute et la culpabilité qui l’ont mené sur la voie de la damnation. Le doute de ne pas être égal à ceux qui le méprisaient, Rogal Dorn en tête. La culpabilité de ne pas avoir réussi à tenir Olympia, surtout. Persuadé comme il l’était que jamais l’Empereur ne lui pardonnerait sa faiblesse (en raison de ce qui est arrivé aux Primarques disparus, à Lorgar et à Magnus, il n’est pas illogique qu’il ait raisonné comme ça), et devant les bras ouverts d’Horus qui semblait être le seul à le reconnaître à sa juste valeur, Perturabo n’a jamais eu le choix. Il était fait ainsi, et ce qui a fait sa plus grande force à aussi fait sa plus grande faiblesse. Perturabo aurait pu être supérieur à n’importe lequel de ses frères, dans le fond. Et pourtant, il a toujours eu une faiblesse qui a empêché tout cela. Lui-même.


Car ce qui caractérise Perturabo et synthétise le paragraphe précédent, c’est sa peur de l’échec inimaginable. Sa considération de lui-même repose grandement sur le fait qu’il parvienne à la victoire. Une seule défaite, qu’il juge en tant que telle, et tout s’effondre. Et Perturabo n’a pas connu la défaite jusqu’à Saturnine. Pire que ça, Horus l’invite au cœur du Vengeful Spirit pour lui dire qu’il sait très bien ce que Perturabo a fait, brisant totalement la confiance que le second accordait au premier (l’autre sens est compliqué à déterminer, Horus étant très peu présent). Ce n’est que le début de la déconstruction du Primarque des Iron Warriors, mais cette dernière est indéniable. Après avoir été présenté comme l’être le plus capable de mettre Terra à genoux dans les trois premiers tomes du siège, on retrouve dans Mortis les conséquences directes des événements de Saturnine, reléguant Perturabo bien en-dessous de ce qu’il espérait pour lui-même, et ce qu’Horus semblait espérer lui aussi.


Ainsi, cette déconstruction extrêmement rapide du personnage qui avait été jusque là porté aux nues par ses exploits phénoménaux s’achève lorsqu’Argonis vient transmettre lui-même les ordres du Maître de Guerre, lesquels désengagent presque complètement Perturabo du conflit alors même qu’il coordonnait une grande partie du siège. Horus fait non seulement paraître des signes avant-coureur de cela en écartant son frère de la vision quasi-totale qu’il avait du conflit, mais l’humilie en plus en le faisant remplacer par Mortarion, l’incarnation parfaite de la "guerre des bêtes". Tout ce dont avait rêvé Perturabo s’effondre. Son rêve de vengeance, cette guerre qu’il concevait d’une manière bien moins terrible qu’Horus en fin de compte, toute la confiance qu’il avait en lui et en son Maître de Guerre.


Qu’Horus n’en ai juste eu que faire de Perturabo et par conséquent qu’il ait précipité sa propre fin sans s’en rendre compte en évinçant son frère du siège, où qu’il ait compris après la défaite de Saturnine que l’égo du Primarque des Iron Warriors commençait à se briser et qu’il ait été contraint à faire un choix difficile, créant sa future défaite en choisissant le moindre de deux maux, on ne sait pas. Les deux sont possibles. Toujours est-il que Perturabo aurait pu être jusqu’au bout celui qui amenait la victoire. Tout aurait été différent s’il avait continué le siège, mais ça n’est pas le cas. Je ne sais pas comment les choses vont se passer au cours des trois derniers romans du siège de Terra, mais quelque chose me dit que c’est au moment où Perturabo a quitté le combat avec les Iron Warriors qu’Horus a perdu la guerre.


C’est cette scène qui est au final également ma préférée. Elle amène une conclusion aux événements qui concernent Perturabo, de manière horrible est en même temps très logique. Le Primarque se rend enfin compte qu’il a depuis le début été manipulé par Horus, comme il avait pu l’être par l’Empereur. Il réalise enfin que son père et son frère sont très semblables, qu’ils sont les deux faces d’une même pièce.


              5. Horus et l’Empereur


L’opposition, la dualité qu’il existe entre l’Empereur et celui qui était jadis son fils favori est claire dès les premières pages de La Guerre Solaire. Outre le parallèle très clair entre Dieu et Lucifer, sur lequel je ne reviendrai évidemment pas tant il est visible, on y retrouve dès le départ cette guerre psychique qui fait rage, bien au-delà des affrontements sur Terra. Si l’Empereur était initialement extrêmement fort et à même de résister à Horus, il recule petit à petit et faiblit, laissant apparaître un équilibre entre ces deux forces inimaginables, puis le bouleversement dans l’autre sens. L’Empereur n’a pas encore perdu, mais petit à petit, il est à la merci d’Horus, et ce duel se retranscrit dans la réalité, dont dépend énormément cet affrontement. Pourtant, tout est déjà joué, et la certitude de la défaite d’Horus apparaît déjà (peu après le départ de Perturabo à l’échelle du siège, et si le lien est loin d’être explicite, je reste persuadé qu’il existe). Paradoxalement, on a donc un Horus qui écrase par sa puissance psychique (et par conséquent, physique) l’Empereur, mais dont la puissance tend à s’effondrer, ce qui offre un équilibre particulier.


Il est compliqué d’aborder plus en détail Horus, car mis à part ses deux apparitions psychiques (dans les premières, et dans les dernières pages) et son apparition physique lorsqu’il parle à Perturabo, le Maître de Guerre ne reste qu’une ombre qui plane sur les défenseurs, celui au nom duquel cette guerre fait rage et qui pourtant est condamné, ce qu’on comprend pour la première fois dans Les Égarés et les Damnés.


Pour l’Empereur, en revanche, on apprend beaucoup de choses. Sa propension a être trahi par ses Maîtres de Guerre, son caractère arrogant qui se précise, car il est persuadé d’avoir raison et d’être le seul, ce qui l’a conduit à ne révéler ses plans à personne et ce qui s’est retourné contre lui (par rapport à Oll, par rapport à Lorgar, par rapport à Magnus, à Perturabo, et cetera). Cet Empereur si fort en lequel Lorgar Aurelian voyait un Dieu, en lequel les soldats et autres ont parfois une foi aveugle, qui s’est servi de Lorgar, qui a menti à Horus, qui par ce qu’on pourrait presque assimiler à de la cupidité a préféré se plonger dans un savoir dangereux. Un homme qui s’est plongé dans un savoir interdit afin de devenir un dieu. Un homme qui n’a jamais ailleurs que loin devant lui. Un être incomplet, à la vision des choses incomplète, mais persuadé d’être ce qu’il y avait de mieux. Assez intelligent pour voir les failles au-delà de ce qu’il était possible, mais pas assez pour se rendre compte de sa propre ignorance, de ses propres limites. Perturabo connaît une déconstruction brutale au fil du siège, certes, mais l’Empereur aussi, et la sienne est bien plus insidieuse. Elle se trouve à un niveau de compréhension bien au-delà de celle de Perturabo, si bien qu’elle ne le menace pas pour l’instant, mais en fin de compte, les choses sont comme elles sont pour Horus. L’Empereur n’a pas totalement conscience qu’il est lui-même en train d’être brisé, il l’entrevoit, mais pas suffisamment. Pourtant, c’est bien le début de sa chute que l’on voit.


Ce n’est sans doute pas grand-chose, mais le moment où l’Empereur parle aux dieux du Chaos d’Horus comme son fils m’a perturbé dans l’image que j’avais de lui. En effet, je l’avais perçu comme loin de tout paternaliste, obsédé par les performances globales de ses fils et par les rendements que ceux-ci pouvaient accomplir (allant techniquement jusqu’à exacerber certains "mauvais côtés" des Primarques, Perturabo et Angron en tête), et le voir mettre en avant auprès des dieux cet aspect d’Horus a changé beaucoup de choses dans la manière dont je le percevais.
Il sera votre perte, dit-il aux serpents. Je l’ai fait. Je le connais, ses forces et ses failles. Pour vous il n’est qu’un esclave, mais il reste mon fils.
Cette dernière phrase sème le doute. Si dans les premières, il semble indiquer qu’il va se servir de ce qu’il connait d’Horus pour le vaincre, la dernière pose le doute de ce que l’Empereur pense d’Horus. Ne le voit-il désormais que comme un ennemi à abattre, ou comme son fils perdu en lequel il reste peut-être encore un espoir, aussi ténu soit-il ?


              6. Et après ?


Je n’ai évidemment pas pu parler de tout ce qui se passe dans le livre, aussi longue soit ma critique. Comme beaucoup l’ont apparemment dit dans leur avis du livre, certaines intrigues ne donnent l’impression de n’être là que pour installer la transition vers les romans suivants, et si dans l’ensemble je ne trouve pas que ce soit le cas, ou alors que les intrigues sont en elles-mêmes suffisamment riches dans Mortis pour que cela ne soit pas gênant, je conçois que certaines aient pu donner cette impression. Pourtant, je trouve que French a toujours réussi à donner une profondeur suffisante pour que lesdites intrigues ne détonnent pas dans ce livre et soient suffisamment riches pour ne pas trop être en deçà des autres. C’est le cas de celle avec Basilius Fo, et de celle avec Shiban Khan. Les angles d’approche que j’ai donné ne m’ont pas permis de faire un lien suffisamment fort avec ces deux intrigues, pourtant je ne les ai pas détestées, loin de là. Celle avec Shiban surtout, en tant que seule présence White Scar dans le livre, permet une évolution satisfaisante du personnage en plus de contribuer à la variété de décors et de personnages qui fait elle aussi partie des qualités de ce livre d’après moi.


Pour le reste, j’attends beaucoup la suite, sans doute autant que je n’avais attendu Mortis une fois Saturnine terminé. Puisque le tome VI sera apparemment centré sur les White Scars et potentiellement la Death Guard (puisque Mortarion a repris une forme de contrôle sur divers aspects du siège), l’intrigue avec Shiban risque de se révéler importante. De même, puisqu’il me semble que les White Scars vont récupérer le spatioport de la Porte du Lion, cela fait encore une fois un lien sur la défaite d’Horus causée au moins en partie par le départ des Iron Warriors.


De la même manière, l’intrigue avec Corswain et les Dark Angels (que j’ai également assez peu abordé dans ma critique) m’a donné un certain intérêt et j’attends beaucoup la suite, par rapport à Corswain lui-même comme par rapport à l’Astronomica et par extension aux Ultramarines qui se rapprochent de Terra.


L’intrigue avec la Legio Mortis m’intrigue toujours, même si j’ai tant été satisfait par la manière dont elle était tournée dans ce livre que je n’en attends pas forcément plus. Bien évidemment, tout est le bienvenu, d’autant que je n’ai que très rarement lu de romans de Chris Wraight, et que je n’ai donc absolument aucun a priori sur lui.


Mais surtout, ce qui m’a le plus intrigué et ce que je vais suivre avec encore plus d’attention dans les romans suivants et la quête d’Oll Persson et de John Grammaticus. Les intérêts que j’y ai trouvés sont multiples, car on y retrouve beaucoup de références historiques (ruche de Hatay-Antakya, tour de Babel (avec l’Enuncia), et surtout les références à la mythologie grecque (Persson est-il Ulysse ? Ce serait vraiment trop cool), des choses qui m’ont rappelé d’autres centres d’intérêt que j’affectionne énormément (les téléportations constantes au début de l’intrigue m’ont évoqué X-Men : Days of Future Past, et les mots de l’Enuncia m’ont rappelé les mots des prêtres noirs dans les comics Avengers de Jonathan Hickman (si vous êtes amateurs de comics Marvel et que vous ne connaissez pas toute cette histoire qui s’étend de 2014 à fin 2016, FON-CEZ)), et surtout le retournement de situation de la fin de l’intrigue :
Spoiler:
Non franchement, aussi intriguant soit le reste, c’est bel et bien ça qui m’intrigue plus que tout !



III - CONCLUSION


              1. Avis


J’avais une hâte immense de lire Mortis, et tout ce que je souhaitais et espérais a été comblé. Cela fait, à l’heure où je rédige la fin de cette critique, presque deux semaines que je l’ai terminé, et plus j’y pense, plus je réalise à quel point je l’ai trouvé excellent, bien meilleur que les trois premiers tomes et proche de Saturnine (cf. première partie). French a vraiment fait du bon boulot pour moi, en liant tous les éléments des premier livres et en ajoutant son lot de nouvelles choses. Jamais je ne me suis ennuyé, même face à des intrigues par rapport auxquelles j’avais moins intérêt. Le rythme est haletant, les différentes intrigues sont très bien gérées, en plus des liens entre elles, et jamais l’action ne dure trop longtemps, jamais l’inverse n’arrive non plus. On alterne à différents niveaux d’intrigues, de compréhension, l’individualité des personnages est bien géré, et cetera.


Le livre prend certes à contre-pied ceux qui espéraient un livre intégralement centré sur la Legio Mortis, ce qui est bien mieux à mon sens puisque la progression du siège s’intensifie à tous les plans, et pour tout ce que j’ai dit au début de la seconde partie de ma critique. La seule chose que je savais de ce livre avant de le lire était le retrait de Perturabo et des Iron Warriors de Terra, ce qui ne m’enchantait pas vraiment, et pourtant, c’est ma scène préférée du livre ! French ne décrédibilise absolument pas Perturabo, et parvient à le traiter encore mieux que les précédents auteurs avant lui, un tour de force au vu de ce qui lui arrive.


L’échelle à laquelle travaille French est en outre bien meilleure que les précédents auteurs avant lui : pas de focalisation sur un aspect ou deux, pas de "9000 soldats qui défendent le spatioport" (bon, pour moi c’est vraiment un des rares défauts de Saturnine, mais quand même), non. French dresse un tableau assez complet du siège, parvenant à lui insuffler une vie qui dépasse le travail d’un Haley ou d’un Thorpe surtout, et c’est véritablement appréciable. On ressent cette guerre comme l’affrontement ultime entre loyalistes et renégats, exactement ce que c’est, donc.


Et même par rapport à son livre précédent, French parvient à faire mieux, en terme de profondeur d’intrigues, en terme de personnages, en terme d’écriture, et cetera. Le livre souffre de quelques défauts, notamment au niveau des descriptions, mais dans l’ensemble cela n’est pas gênant. (Par contre, ce n’est pas de sa faute, mais comme le mentionnait Ivan, le remplacement des "‘" par des ">" était parfois un peu pénible)


Si j'essaie d'être le plus objectif possible, je pense que Mortis a plus de défauts que Saturnine ou en tous cas, qu'il réussit peut-être moins bien dans certaines choses qu'il entreprend que ce dernier, au niveau du talent d'écriture surtout (notamment le fait qu'Abnett soit meilleur pour donner vie aux personnages). Pourtant, non seulement je trouve Mortis meilleur sur certains points, mais en plus je crois que subjectivement je le préfère à Saturnine (pas d'assez pour lui mettre une meilleure note au critère "Appréciation personnelle", mais ça viendra peut-être...)


Je n’ai pas abordé l’aspect du fluff, Ghost l’ayant très bien fait avant moi, mais j’en pense la même chose, évidemment. De toute façon, si j’avais mentionné absolument tout ce que je voulais mentionner dans cette critique, elle aurait eu une taille largement plus conséquente, et je crois que c’est déjà bien assez. En substance, je suis assez d’accord avec ce qu’à dit Ghost sur le livre par ailleurs, et voilà, je vais m’arrêter là pour Mortis Very Happy


              2. Notation


SCÉNARIO ET MISE EN SCÈNE : 4.5/5
STYLE ET ÉCRITURE : 3.5/5
INTÉRÊT FLUFFIQUE : 4.5/5
APPRÉCIATION PERSONNELLE : 4.5/5

TOTAL : 17.0/20 = EXCELLENT


Dernière édition par Variel le Mar 21 Déc 2021 - 0:43, édité 3 fois


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Le Siège de Terra : Mortis de John French Empty Re: Le Siège de Terra : Mortis de John French

Message par Nero Lun 5 Juil 2021 - 18:06

Et bien! Quel super retour! Une fois encore, un bien beau travail que voilà !  Very Happy On sent que tu dois avoir avoir les mains moites!
Je n'ai pas fait de retour en ce qui me concerne, mais lisant ceux des uns et des autres sur les divers tomes du siège , je suis plutôt en adéquation avec ton retour. 
Je me méfiai qu'il ne puisse s'agir que de combats entre titans ( ce n'est pas non plus ma tasse de thé disons), mais heureusement, J. French a su entremêler de nombreuses intrigues dans son récit, reliant ainsi les nombreux personnages et évènements vers le fil conducteur principal. C'est à dire le prochain tome.
Je trouve logique aussi la réaction de Perturabo, même si on peut se douter que des groupes/des poches de combattants aient pu choisir de rester. Je ne pense pas que l'on en reparle d'ici la fin selon moi, hélas.
Enfin, ca a été plaisant de retrouver tous ces personnages issus des Legios Titaniques et des autres forces armées eux mêmes issus des tomes précédents. Le roman donne une vue plus globale du conflit, avec des chiffres défiants l'entendement, (notamment le 1er et le 2nd tome du SOT), là où selon moi ceux de Dan Abnett dans Saturnine m'ont paru par moment ridicules...

Voilà, bravo à toi! +1  okay


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Message par Variel Lun 5 Juil 2021 - 18:42

Merci beaucoup Nero Smile
Oh bah franchement c'est pas le retour le plus simple que j'ai fait ici, il m'a quand même demandé pas mal de temps, mais content de savoir que tu es plutôt d'accord avec moi !

Pour les Iron Warriors, je suis hélas assez d'accord. Ils ont eu l'importance qu'ils devaient avoir, sur le moment et à moyen et long terme, mais maintenant il ne servirait plus à grand-chose d'en reparler.

Et pour finir je suis d'accord aussi ^^ (l'un des rares défauts de Saturnine, hélas pas des moindres...)


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par - Ghost of Arkio - Mar 6 Juil 2021 - 9:57

Je pense qu'on est en manque de LDS, là... ^^ +1

J'ai pas encore lu entièrement ta review, (pas encore le temps), que je remonte depuis la conclusion, mais déjà pour l'alpha isolé:
Spoiler:

Heureux qui comme Abnett a fait beaucoup de flashbacks...
Spoiler:


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Message par Nico. Mar 6 Juil 2021 - 13:17

Merci Variel pour cette maxi review, officiellement la plus longue du forum, j'ai tout lu ! Je suis content de voir des avis différents du mien et surtout venant de personnes appréciant auant des éléments qui moi m'ont échappés ou ennuyés. Cela montre encore une fois que chaque lecteur a ses attentes et goûts, comme pour les films.

Je vois que tu réfléchis à beaucoup de liens entre les tomes et sujets étudiés lors de l'HH. As tu lu les Siege rapidement d'affilé comme Ghost ? Ayant une très mauvaise mémoire et devant attendre des mois voir presque un an entre chaque tome, j'ai généralement complètement oublié le précédent avant d'entamer un nouveau. Ce qui limite certains points que je pourrai relever/critiquer. Very Happy

En tout cas, c'était agréable a lire et j'ai même compris/réalisé des trucs qui m'étaient passés à côté. Wink


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Message par Variel Mar 6 Juil 2021 - 13:27

- Ghost of Arkio - a écrit:Je pense qu'on est en manque de LDS, là... ^^ +1

J'attends la prochaine avec énormément d'impatience Very Happy

- Ghost of Arkio - a écrit:J'ai pas encore lu entièrement ta review, (pas encore le temps)

D'accord ! J'aimerais beaucoup savoir ce que tu en penses, surtout en ce qui concerne Perturabo (c'est ce sur quoi j'ai fait le plus d'hypothèse, ça me paraît cohérent mais j'ignore si mon jugement est bon ^^)

Spoiler:

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Nico. a écrit:Merci Variel pour cette maxi review, officiellement la plus longue du forum, j'ai tout lu ! Je suis content de voir des avis différents du mien et surtout venant de personnes appréciant auant des éléments qui moi m'ont échappés ou ennuyés. Cela montre encore une fois que chaque lecteur a ses attentes et goûts, comme pour les films.

Avec plaisir Smile Je suis entièrement d'accord avec toi, c'est pour cela que lire et écrire des critiques ici me plaît autant, on remarque bien à quel point des détails parfois peu importants influencent l'avis global ^^

Nico. a écrit:Je vois que tu réfléchis à beaucoup de liens entre les tomes et sujets étudiés lors de l'HH. As tu lu les Siege rapidement d'affilé comme Ghost ? Ayant une très mauvaise mémoire et devant attendre des mois voir presque un an entre chaque tome, j'ai généralement complètement oublié le précédent avant d'entamer un nouveau. Ce qui limite certains points que je pourrai relever/critiquer. Very Happy

Tout à fait, la symbolique apportée aux thèmes de Warhammer 40,000 (et surtout à l'HH) m'intéresse énormément
Je les ai lu assez rapidement, je me suis mis au siège en début d'année et je me suis efforcé d'en retenir le plus de détails ^^ Mais je comprends parfaitement ce que tu dis !

Nico. a écrit:En tout cas, c'était agréable a lire et j'ai même compris/réalisé des trucs qui m'étaient passés à côté. Smile

Merci !
Ah oui ? Quel genre de trucs ? Ça m'intrigue ^^


- Si Variel réchappe vivant de cette folie, il viendra chercher l'enfant une de ces nuits, où que tu te caches.
- Il ne nous trouvera peut-être pas.
L'hilarité de Talos finit par se calmer, mais il continua à sourire.
- Prie pour qu'il ne le fasse pas.

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Message par - Ghost of Arkio - Mer 7 Juil 2021 - 17:08

Ok, alors les autres, vous avez tout lu? les yeux dans les yeux..? Very Happy

En réponse à ta review digne du BAC de Francais Wink quelques remarques :

- l'histoire se déroule non en 1 mais sur plusieurs mois (on était en hiver dans le T2, on arrive au début de l'été à Mortis)
- Le duel Horus/Empereur:
Spoiler:

Totalement d'accord avec le gros + du point de vue humain sur le conflit, et même carrément ça fait du bien ici de mettre en retrait les super-héros (Valdor, Malcador, Les primarques loyaux et renégats, Loken et Garro, etc. ne sont plus les persos principaux ) ++ NON à la marvélisation !

- sur le fait que la menace de Mortis arrive trop tard : au contraire, Horus place tôt contre l'avis de Perturabo la bataille décisive sur le mur Mercure.  
- Amon : abruti? nannn Smile il est l'archétype du Custodien, et Thorpe l'a bien décrit dans son tome:
Spoiler:

- Forums GB: Hou! Méchant French qui a pas fait 400p de titans: pfff...  Rolling Eyes et si on lui disait merci, tout simplement? (comme au Prospero d'Abnett ou son dernier tome sur les Mondes de Sabbat...)

- Oui pour le Dies Irae vu de l'extérieur = un monstre vu de l'intérieur a peu de chance que le lecteur s'y identifie ; il est comme un des monstres de Lovecraft, et son offensive perd toute description technique, c'est devenu la guerre du Chaos et du warp, avec des damnés et des démons de l'enfer. Leur donner des dialogues en anglais les warcraftiseraient.

- 8 histoires parallèles oui! en + j'ai parlé de Kastuhiro et de Bareon!

- Bien et mal = oui! gris justement..
Spoiler:

- Antakya (également appelée Antioche): oui, les références de ville oasis par Oll font référence à l'antiquité, donc la capitale phénicienne et l'influence perse et les légendaires cités en terrasses.

- boucle temporelle: les anglais en mettent partout dans leur SF, scratch Perso, je suis pas très fan, mais logique: à force de déformer le temps en se courant après l'1 l'autre, il fallait bien qu'1 des 2 redevienne statique... Very Happy et rattrape le pitch d'Abnett (Know no Fear)

- Perturabo : sacré Sénéchal du siège par Horus sur Ullanor (Esclaves des ténèbres du même French), il est surtout fidèle à son fluff: borné et frustré, facilement manipulable (par l'Empereur, Horus, Fulgrim, etc.), mais on comprend qu'il se méfie du chaos après ce que lui a fait subir Fulgrim..
Comme déjà dis dans ma review :
Spoiler:

- Arrogance de l'Empereur: hmmmm... en même temps, de l'aveu de Oll et Erda:
Spoiler:

Et après ??
.. que des mauvaises nouvelles? vraiment?
Spoiler:

Tu n'as pas lu Esclaves des ténèbres... ? ha, je comprends que certaines choses aient pu te paraitre bizarres!

Alpharius:
Spoiler:

Comme toi, je suis globalement emballé par ma lecture du siège, et j'attends la suite avec impatience oui


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